04 août 2017

En voiture, Simone !, Aurélie Valognes

envoituresimone

Tu avais besoin de faire une petite pause pendant tes lectures de rentrée... (Et tu peux déjà dire, tandis que tu rédiges ce billet, que six titres attendent déjà bien au chaud le 24 août pour apparaître par ici...) Raisonnablement, tu devais aussi piocher dans ta vieille PAL... Mais nous sommes bien toutes pareilles... Comment résister à ce joli petit poche fleuri qui vient juste d'intégrer ta Pile à Lire ? Surtout que Monsieur Antigone venait tout juste de le dévorer. Et puis mince, c'est l'été !! Ce livre a auparavant été publié chez Michel Lafon, et en grand format, sous le titre Nos adorables belles-filles, et c'est bien d'elles dont il s'agit dans ce roman... des belles-filles. En effet, Martine et Jacques ont trois fils, et donc trois belles filles, aux caractères bien différents. Stéphanie est une mère de famille plutôt râleuse. Laura est végétarienne, ce qui n'est pas très pratique pour les repas. Et Jeanne, une sommelière rousse au caractère féministe assez affirmé, vient tout juste de commencer une relation avec le plus jeune des fils du couple, Nicolas, cuisiner de son état. Lorsque tout ce petit monde se retrouve chez les Le Guennec, dans leur maison en Bretagne, ça chauffe un peu, surtout que Jacques a un don particulier pour braquer son entourage... Même Martine, après bientôt 40 ans de mariage, commence à en avoir assez. Elle n'envisage pas sa retraite sans ses enfants et petits-enfants et sermonne Jacques sur le fait que sa mauvaise humeur éloigne les autres... L'intégration, dans ces conditions, est encore plus difficile pour les belles-filles qui en arrivent à traîner des pieds face à la perspective de vacances en famille... Et toi lectrice, tu étais pleine d'à priori face à ces couvertures qui fleuraient bon le feel good et le happy end mais tu as été séduite malgré toi par cette joyeuse bande qui ne cherche rien tant que de trouver des moyens de bien vivre ensemble... C'est léger, mais pas que, ça donne aussi mine de rien matière à réfléchir à ses propres comportements. Un bien joli livre pour l'été !! A glisser sans crainte dans son sac de plage... Tu l'as dévoré aussi.

Editions du Livre de Poche - avril 2017


01 août 2017

Roland est mort, Nicolas Robin

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Et oui, Roland est mort... et qui peut imaginer que ce soit si absurdement drôle. En effet, Roland est le voisin de notre narrateur, qui se voit attribué, après son décès, son caniche Mireille et l'urne funéraire de cet homme, isolé et sans famille. Le jeune homme était pourtant bien tranquille avant, à subir sans broncher les vocalises de Mireille Mathieu, en provenance de l'appartement voisin, à regarder toute la journée des films pornographiques affalé sur son canapé, à comater dans cette vie de chômeur désabusé, qui est son quotidien depuis que celle qu'il aimait est partie. Bref, Roland est mort, et ce n'est pas si facile de se débarrasser des restes de sa vie, de son chien, de ses cendres... Mais le voisin de Roland a-t-il vraiment envie de s'en débarrasser ? Surtout quand la délicieuse Chantal vient toquer à la porte du disparu pour une de ses séances de massage mensuelle, surtout quand il apparaît peu à peu qu'il a été choisi par le défunt, en toute connaissance de cause, pour recevoir ce qu'il reste de lui... Difficile de décrire le charme de l'écriture de Nicolas Robin dans ce livre, qui allie avec talent humour caustique, tendresse et finesse. Car en effet, malgré la somme de situations rocambolesques contées, malgré les portraits désopilants imaginés par l'auteur, il est surtout question de solitude dans ce roman. Tu l'as lu, ou plutôt dévoré, en une journée. Et tu as aimé la dose d'espoir qu'il distille aussi, sur la possibilité des imprévus, sur les rencontres fortuites, et sur tout ce qui permet de changer sa vie à tout moment... Une très chouette lecture de poche !!

Le livre de poche - mai 2017

Séverine du blog Blablablamia l'a lu aussi

30 juillet 2017

La fiancée du facteur, Denis Theriault

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Tu avais été plutôt séduite par ta lecture du Facteur émotif, qui vient tout juste de sortir en format poche... sous une belle couverture jaune (voir ci-dessous), tu as donc été tentée de lire cette suite, qui en réalité n'en est pas vraiment une... Effectivement, dans le premier opus de Denis Theriault, si nous suivions principalement les tribulations de Bilodo, facteur de son état, il s'agit là de retracer exactement la même histoire, mais du point de vue de Tania, son amoureuse transie... Alors, quelle est donc cette histoire ? Bilodo est un facteur rigoureux, qui a pour seul vice de prélever de temps en temps quelques lettres personnelles pour les ouvrir le soir chez lui à la vapeur et les lire dans le secret de son appartement. Les lettres sont remises au courrier dès le lendemain et personne ne peut se rendre compte de cette indélicatesse. Bilodo aime particulièrement lire les missives de Guadeloupe d'une certaine Ségolène. Elle rédige de brefs haïkus pour un poète solitaire, un certain Gaston Grandpré, que Bilodo a aperçu une ou deux fois, un barbu excentrique, toujours vêtu d'un kimono rouge. Mais ce dernier décède subitement lors d'un accident, et Bilodo redoute la fin des lettres de Ségolène. Prendre la place de Grandpré dans cette correspondance apparaît très vite comme LA solution. Cependant, Bilodo doit apprendre à rédiger des haïkus crédibles, et s'attribuer la personnalité et la vie de Grandpré est en passe d'aller un peu trop loin... Tania est donc là, la serveuse du restaurant où les facteurs déjeunent chaque jour, qui surveille, aime en secret le jeune homme et fera tout pour attirer son attention et l'éloigner de Ségolène. Mais manipuler les sentiments de quelqu'un par amour ne donne pas toujours des résultats satisfaisants, Tania va l'apprendre à ses dépends, quand les situations se compliquent et l'assemblage de ses mensonges devient de plus en plus difficile à tenir... Tu n'avais plus tellement de souvenirs de ta lecture du premier opus, deux années sont passées par là, seulement un sentiment poétique qui perdurait depuis. La fiancée du facteur est du même acabit, poétique, douloureusement amoureux et prenant. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu Le facteur émotif pour apprécier cette lecture, et se laisser porter par la poésie des haïkus, l'émoi qu'engendre les amours non réciproques... mais tu regrettes sans doute un peu d'avoir eu le sentiment d'un plat que l'on te ressert, dans une assiette différente. Malgré ce bémol, voici un bien joli moment de lecture, léger, à emporter sur la plage par exemple.

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Editions Anne Carrière - avril 2017

 

 

 

 

 

 

 Editions du livre de poche - mai 2017

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29 juillet 2017

Le camion qui livre ~ Le livre de poche

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Tu as bien fait de partir à la rencontre du camion du Livre de poche pendant tes vacances dans le Finistère... car en postant la photo de tes achats (ci-dessus) sur Instagram avec le hashtag #lecamionquilivre tu as encore gagné dix titres supplémentaires !! Quelle chance, quelle joie (même si tu ne manques pas vraiment de lectures) et surtout quelle surprise !! Tu conseilles donc aux aoûtiens lecteurs d'aller faire un petit tour sur le site www.lecamionquilivre.com/ pour voir si il passe près de leur plage cet été... De nombreuses rencontres d'auteurs et ateliers d'écriture sont organisés autour de cette tournée. Tu l'as rencontré personnellement sur le port de Ploubazlanec ce jour-là (voir la vidéo ci-dessous), juste avant d'aller marcher sur l'île de Bréhat (magnifique) !! Plus bas, vous trouverez les photographies des livres de poche reçus cette semaine... De jolis billets en perspective !! Et merci encore aux éditions du Livre de Poche

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11 juin 2017

Plage Sainte-Anne, Joëlle Sancéau

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Tes envies d'été et de légèreté commencent à véritablement poindre leur nez... et quoi de mieux alors que de se plonger dans un roman qui t'emmène directement à la mer ? Les petites cabines sur la couverture de ce livre sont une invitation manifeste à fouler le sable de la Plage Sainte-Anne. Et justement, Simon vend des chichis sur cette plage. Le jeune homme est bien loin de ses études d'ingénieur et de son milieu aristocratique. Mais cela lui convient, bien au contraire. Il ne voudrait certainement pas être ailleurs pour l'instant. Affublé d'un T-Shirt à message, méconnaissable, c'est un plaisir pour le jeune étudiant d'observer les habitués, et les us et coutumes de chacun. Il a notamment repéré très vite la famille Le Doyen, et la jeune Louise, plongée dans ses livres, qu'il finit par aborder. Accepter d'être courtisée n'est pas évident pour Louise, qui a vécu il y a peu un accident et vit mal ses séquelles. Elle a du mal à marcher, et une de ses jambes porte des cicatrices qu'elle juge affreuses. Pourtant, les deux jeunes gens s'apprécient très vite, dialoguent avec vivacité... et devront apprendre à lâcher prise pour donner une chance à leur idylle. Autour d'eux gravitent des adultes plus âgés, affublés de leurs enfants et petits enfants, qui eux aussi profiteront de l'été pour affirmer leurs intentions et leurs choix. Et toi tu as passé un délicieux moment en compagnie de tous ces gens qui t'ont semblé vivants, comme si tu venais tout juste de les croiser au marché... Tu as eu plaisir à les retrouver plusieurs soirs de suite. Un bien joli rendez-vous. Et un roman à la fois léger et profond, émouvant, bruissant de bienveillance et d'été, qu'il ne faut pas hésiter à glisser dans son sac de plage... Tu recommandes chaudement.

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Editions du 38 - juin 2017

Saxaoul l'a lu aussi

Et bravo à Albertine/Joëlle qui fréquente régulièrement l'atelier d'écriture de Leiloona !


06 juin 2017

Le passé aux trousses, Rebecca Scherm

lepasseauxtrousses

Tu as choisi ce roman par hasard au milieu des titres proposés par le dernier Masse critique de Babelio, sur la foi de son résumé alléchant, et tu ne le regrettes pas... Tu apprends dès les premières pages de ce livre que Alls et Riley vont sortir de prison, à Garland, et que Grace, réparatrice clandestine d'objets d'arts à Paris, redoute cet évènement. Ils sont tous les deux ses anciens amis, sont encore très jeunes, et ont été condamnés pour un cambriolage qui a mal tourné. Peu à peu, tu comprends pourquoi la jeune fille s'est décidée à quitter son Tenessee natal, sa communauté, et ce qui la reliait à chacun. Grace détient un lourd secret, et le poids de la culpabilité d'avoir été à la fois amoureuse, manipulatrice, menteuse et elle-même aussi voleuse. La construction de ce roman est assez originale et fine pour un premier roman car c'est la première fois que tu remarques cette manière de procéder, quand le présent explique peu à peu les silences du flash back... Cela donne un effet de suspens assez efficace.  Et tu as beaucoup aimé t'installer parmi cette bande de jeunes confrontés, dans une petite ville sclérosée des Etats-Unis, à la fin de l'adolescence, comprendre très vite que leurs illusions étudiantes, leurs espoirs d'un avenir brillant et surtout leurs fantasmes allaient les faucher en plein rêve. Si vous aimez les histoires d'amitiés, mais aussi celles à la Bonnie and Clyde et que l'art soit présent à foison dans les pages d'un livre... ce roman a toutes les chances de vous plaire ! A glisser sans hésiter dans son sac de plage...

Editions Stock - mai 2017

Lu dans le cadre de l'opération Masse Critique de Babelio

babélio

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11 mai 2017

Hier encore, c'était l'été, Julie De Lestrange

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Hier encore, on passait notre temps ensemble, un temps d'enfance à partager les baignades, l'été et l'insouciance... et puis, tout à coup, on se retrouve à la vingtaine, avec des études à terminer, un job à trouver, une vie d'adulte à commencer. Le cadeau de la majorité. C'est ce qui arrive à Alexandre, Guillaume, Marco, Sophie, Anouk et les autres, liés par l'affection ou le lien du sang. Ils se connaissent depuis toujours, depuis que les deux chalets d'été de leurs aïeuls ont été construits côte à côte et que l'amitié est née de cette proximité. Mais la jeunesse n'empêche pas les désagréments et les peines. Entre choix amoureux, expériences décevantes, et orientations à décider, il est surtout question de la vie en général dans ce roman, avec ses petits pas matériels, ses ratages, ses arrangements et ses belles rencontres. Et comme toi lectrice, tu as aimé suivre ainsi dans leurs hésitations et égarements ce petit groupe, le suivre au fil du temps, sur une décennie. Tu as trouvé que leurs expériences ressemblaient à la vie de chacun de nous dans ce qu'elle a de plus variée. Et comme c'était intéressant d'accompagner ces jeunes adultes dans leurs recherches d'appartement, leurs déboires amoureux, leurs disputes et réconciliations. Bien entendu, il y a aussi de la légèreté dans ce titre de Julie de Lestrange, mais beaucoup moins que tu t'y attendais. Souvent les personnages s'amusent, passent des soirées ensemble, boivent un peu, vont au cinéma, vivent une vie citadine ou l'argent n'est pas tout à fait un problème, bien sûr. Cependant, rien ne leur est épargné non plus de la réalité, des maladies des plus âgés, de la mort et de la solitude. Et tu as aimé cela, que rien ne soit acquis, ni facile, parfois très laborieux. Ce roman se lit comme une fresque et avec son style ample donne naissance à toute une galerie de personnages terriblements attachants ! Si vous avez un poche à choisir pour cet été... n'hésitez pas. 

Editions Le Livre de Poche - Mai 2017

Tu remercies Julie de Lestrange pour l'envoi de ce livre, sa dédicace et la rencontre, furtive mais intéressante et souriante, faite sur Paris, un certain jour, à l'Alcazar... ;) [clic] Grande hâte de lire le prochain ! 

Le carnet parisien recommande vivement cette école de la vie... [clic]

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27 juillet 2016

L'heure bleue, Elsa Vasseur

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 "Zoé fut saisie d'un vertige."

Juste après l'obtention de son baccalauréat, et alors que son été s'annonce vide de projets, Zoé se voit proposer par une amie du Lycée de jouer à la baby-sitter pour son neveu Ben tout en profitant d'un séjour en Grèce en sa compagnie. La jeune-fille a perdu autrefois son petit frère Nino, et est marquée par ce décès qui provoque chez elle régulièrement des troubles alimentaires, elle accepte cependant la proposition de Lise, plus par provocation envers son père qui a remplacé sa mère par une hôtesse d'accueil prénommée Karine que par véritable envie. La famille de Lise, installée pour l'été sur une île grecque privée, Dolos, s'avère à la fois intimidante et étrange. Adam, le père de Ben, peintre, trouble beaucoup la jeune-fille qui ne sait quoi penser par ailleurs de la défection de la mère de l'enfant confié à ses soins, ni des faux-semblants et mensonges de cette famille d'un autre milieu qu'elle...

Je n'aurais certainement pas lu ce premier roman d'une toute jeune fille s'il n'avait voyagé parmi le groupe du challenge des #68premièrefois. C'est une bluette d'été qui se lit très rapidement, il m'a fallu une demi-journée pour l'achever. J'ai aimé y croiser des souvenirs personnels, d'anciens étés à faire moi-même du baby-sitting chez des gens fortunés. La position délicate, entre intimité et rapports professionnels, est ici assez bien décrite même si Zoé ne reste pas un personnage transparent très longtemps, ce qui est généralement plutôt l'apanage des jeunes-filles au pair, denrée interchangeable et éphémère. Les évènements et tensions présentes dans la famille Stein donnent en effet très vite au récit une autre tournure, entre drame et mélodrame. J'ai cependant regretté que ce récit ne se départisse jamais vraiment de ses caractéristiques de roman romantique, son scénario me rappelant étrangement celui de Jane Eyre. J'ai eu par la même le sentiment de revenir à mes lectures adolescentes. Pour autant, les qualités de raconteuse d'Elsa Vasseur sont indéniables et L'heure bleue est rempli de jolis moments suspendus, de peinture, d'été et de couleurs. Un livre à glisser sans hésiter dans son sac de plage pour les amateurs de lectures sentimentales !

Editions Robert Laffont - 18.50€ - Mai 2016

68premieresfois Distrayant mais manquant d'intensité pour Joëlle - Agréable et estival pour Martine, qui est quand même un peu déçue - Un roman léger, pour l'été, au bord de la piscine ou dans une chaise longue au jardin pour Laure des Jardins d'Héléne ! 

... et c'est exactement là que je l'ai lu, sur une chaise longue, dans mon jardin.

21 juillet 2016

Le secret du mari, Liane Moriarty

lesecretdumari "Je n'ai qu'un seul souvenir de votre fille."

Cécilia et John-Paul sont de ces couples que l'on envie ou déteste. Très organisés, parfaits, beaux et souriants, ils sont de toutes les actions bénévoles, sont impliqués dans l'école de leurs trois filles, dans la vie de la communauté. Cécilia organise des réunions Tuperware, activité où elle excelle. Elle rencontre ainsi Rachel, cette femme âgée et solitaire qui a autrefois perdu sa fille. Et elle croise de temps en temps également à l'école Tess, venue pour quelques mois soutenir sa mère accidentée avec son très jeune fils Liam. Mais sous la surface lisse, se cachent quelques désagréments. Le couple n'a plus de relations intimes depuis six mois, et pendant l'absence pour raisons professionnelles de John-Paul, les trois filles révèlent à leur mère le comportement étrange de l'époux de Cécilia, notamment ses pleurs sous la douche et ses regards tristes. De plus, Cécilia découvre par hasard une lettre à n'ouvrir qu'après la mort de son mari, de quoi éveiller une certaine curiosité, voire quelques soupçons, mais Cécilia est encore loin de l'affreuse vérité et de ses conséquences...

J'ai acheté ce poche lors de ma rencontre avec Le camion qui livre du Livre de poche à Morgat (29). C'est une lecture d'été idéale, un roman choral épais, de ceux qui décortiquent avec doigté les faux semblants des communautés bien pensantes, ici australiennes en l'occurence. Le secret du mari pourrait s'être inspiré de quelques épisodes de Desperate housewives, ce qui n'est pas forcément un défaut, bien au contraire. J'ai aimé ce livre, ses personnages attachants, le secret et la tension qui donnent au récit très vite des allures de thriller. Une lecture captivante.

Edtions du livre de poche - 7.90€ - Avril 2016

 

02 juillet 2016

Et pour toujours ce sera l'été, Valentin Spitz

etpourtoujours

 "Je ne suis jamais parvenu à les aimer."

Fils d'un acteur célèbre, Lucas passe à dix-sept ans ses vacances d'été dans la superbe villa que ce dernier possède à Saint-Tropez. Pour autant, ses relations avec son père ne sont pas faciles. L'adolescent profite donc de l'extérieur, des plages, mais surtout de ce qui se passe la nuit, fait des rencontres, notamment cette jeune-fille, Manon, qui partage pour les vacances un appartement avec des jeunes de son âge. C'est à ce moment-là que débarque Marie-Baptiste, l'agent de Marc, que Lucas surnomme Darth Vader. Les deux adultes annoncent au jeune homme leur intention de se marier. Mais Lucas ne pense qu'à sa mère, disparue quand il était enfant, et l'insistance d'Alain Van Meks, un policier, ancien ami de Marc, pour relancer l'enquête, perturbe beaucoup le jeune homme...

Avec ce roman, je pensais rentrer dans une bluette d'été, sans doute un peu orientée par cette couverture estivale. Et puis, dans les premières pages, je me suis assez vite rendue compte qu'il n'en était rien. Ce que je préfère je crois. J'ai finalement surtout pensé très vite à ma lecture de Bonjour Tristesse de françoise Sagan, à cette atmosphère de paresse vaguement érotique que l'été et l'adolescence conjugués générent. Et puis, l'intrigue gagne peu à peu en étrangeté, la violence, le doute, le chagrin s'invitent, en même temps que cette future belle-mère, qui semble s'arroger des droits sur un adolescent visiblement en souffrance. Peu à peu, le lecteur se sent en danger, est troublé, frémit jusqu'au verdict final. Valentin Spitz est chroniqueur sur iTélé, il étudie par ailleurs la psychanalyse et travaille à la Maison de Solenn (une maison pour adolescents). Il est connu pour être l'auteur de deux biographies : une de Najat Vallaud-Belkacem et une de Arnaud Montebourg. Ce roman est son premier roman et il est plutôt réussi.

A glisser dans sa valise pour l'été et à rajouter à ma petite Sélection Plage qui s'étoffe [clic ici].

Editions Jc Lattès - 17.50 € - Juin 2016

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