06 mai 2009
De retour par ici...
...avec le DVD de Séraphine, que m'a gentiment prêté Aifelle. Merci !
On a déjà tellement parlé de ce film un peu partout, sur vos blogs, de cette peintre, que je me demande ce que je pourrai en dire de plus aujourd'hui ? J'ai ressenti en regardant cet opus, justement primé, beaucoup d'émotions, des envies de retour vers ce qu'il y a d'essentiel dans la vie, des envies d'écrire plus, d'y mettre plus de temps et d'énergie...car peindre je ne sais pas !
Les acteurs, les photographies, tout est beau dans ce moment de cinéma là... La fin tragique de Séraphine est édulcorée - ce qui m'a surprise - mais c'est sans doute mieux ainsi...cette chaise, sous cet arbre.
A voir, oui, bien-sûr, si ce n'est pas déjà fait !
Un extrait...
Ma lecture du livre de Françoise Cloarec
(Merci à vous, pour tous vos petits mots laissés en mon absence !
Lorsque la fatigue se fait sentir, le manque d'attention récurrent, le plaisir moins évident, je préfère m'éclipser quelques temps... Mais ce n'est que pour mieux revenir...!
Heureuse de vous retrouver ;o).)
01 février 2009
Séraphine, Françoise Cloarec
Séraphine est née d'une famille pauvre de l'Oise, en 1864. Orpheline, elle est placée très jeune dans des familles bourgeoises, elle devient alors aide cuisinière, servante, réside quelques temps dans un couvent, puis devient femme de ménage.
Mais Séraphine porte en elle un don mystérieux, Séraphine peint en secret des natures mortes, des fleurs magnifiques, des bouquets chatoyants. Très croyante, elle dit répondre ainsi à un ordre sacré, celui de la vierge Marie.
Le destin de Séraphine bascule lorsqu'un collectionneur parisien, Wilhelm Uhde, venu s'installer à Senlis, découvre sa peinture. La gloire viendra se mêler à la guerre, puis à la folie...
Françoise Cloarec, l'auteure, est psychanalyste et peintre, mais elle est peut-être aussi un peu poète.
J'ai en effet été très conquise par la beauté de son écriture, et par sa manière pudique et respectueuse de faire naître son personnage et de le faire évoluer. Lorsqu'elle était étudiante, "Séraphine de Senlis" était déjà le sujet de thèse de Françoise Cloarec, et ce en psychologie clinique. On sent aujourd'hui à quel point l'écrivain est devenue intime avec cette femme qu'elle n'a pas connu, et combien l'histoire étrange et un peu fantasque de cette artiste peintre est pour elle si dense et si réelle. Un joli livre qui, malgré des passages plus sombres, laisse des couleurs dans les yeux et un désir de plonger plus avant dans l'histoire de la peinture. Un vrai coup de coeur, tout en légèreté.
"Séraphine, tu dois te mettre à dessiner !
Tout a commencé par un ordre.
Impératif.
Il vient de la Sainte Vierge, ou d'un ange, la version varie.
L'aventure de la peinture a commencé comme cela.
De son enfance, presque rien.
Nous connaissons son prénom, ce prénom d'anges de la première hiérarchie, les anges les plus proches de la présence divine. Ardents."
Un livre lu dans le cadre du grand prix des lectrices de
2009
Catégorie Document
ISBN 978-2-75-290364-8 - 12 € - 10/08
La lecture de Lily
09 janvier 2009
Comment résister à l'envie...
...de partager avec vous ces deux tableaux...suite à ma lecture de La vie rêvée de Séraphine de Senlis par Françoise Cloarec pour ELLE, avec laquelle je dois vous l'avouer, je me suis régalée (j'en parle début février).
J'aime ce foisonnement de couleurs et de feuilles, et vous ?
"Il est clair que les fleurs servent à Séraphine à peindre ses tableaux et non ses tableaux à reproduire des fleurs."
André MALRAUX, Les voix du silence



























