pied

Créer des liens. Cette chose trop oubliée. Si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Ce sera le jeu. Bien sûr je te ferai mal. Bien sûr tu me feras mal. Bien sûr nous aurons mal. Mais ça, c’est la condition de l’existence. Si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. De loin, je reconnaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres.

Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Mais toi tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Il brillera comme un soleil.

Il faudra cependant être très patient. Tout d'abord, tu t'assoiras un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près, puis tout à côté.

Se faire présent, c'est prendre le risque de l'absence. Alors, sans doute, je pleurerai.
Mais peu importe le chagrin. J'y gagne. 
A cause du bruit de tes pas qui m'appelleront bientôt, comme une musique.
A cause de la vie, moins monotone. 
A cause de la couleur du blé.

© Les écrits d'Antigone - 2014

Très librement et largement inspiré par Le petit prince de St Exupéry
Mais attention ici les phrases sont mélangées, infidèles. Une petite envie de poser ces mots là, ces mots qui me touchent depuis longtemps, et de me les approprier. Ne vous offusquez pas du sacrilège. ;)

Vous pouvez retrouver le véritable texte, l'original [juste ici]

Et en ce moment, il y a également à lire chez kathel [ce billet là] pour continuer à cultiver son jardin, et à suivre son petit bonhomme de chemin de blog... en toute sérénité. Et puis, je trouve que tout cela est cohérent avec mon petit texte du jour, rédigé il y a quelques temps pourtant.