Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, Haruki Murakami
Hajime a vécu une douce amitié avec Shimamoto-San alors qu'ils n'étaient que de jeunes adolescents, tous deux "enfants uniques", aimant les mêmes livres, écoutant les mêmes musiques, voisins, liés d'une complicité qui leur semblait naturelle. Cependant, les déménagements de leur parents aidant, toute relation entre eux dut cesser, avant de devenir amoureuse.
A présent installé dans la vie, marié, père de deux fillettes, proche de la quarantaine, Hajime mène une existence paisible, heureuse, par instants seulement hantée par ses souvenirs. Quel sera donc sa réaction face au retour d'une Shimamoto-San, devenue si belle et si mystérieuse, dans son existence ?
Autant le dire sans ambages, je n'ai pas eu de coup de foudre pour ce livre, qui se lit pourtant sans déplaisir, ni pour son personnage principal, Hajime. L'histoire m'a semblée légère, l'intrigue tenue sur le seul fil des pensées érotiques d'un adolescent, puis d'un homme, un peu égoïste, préoccupé exclusivement des battements de son propre coeur. Oserais-je dire que ce roman m'a semblé bien masculin ? Parfois, cela peut me toucher, à l'instar de Soie, mais ici je suis restée de marbre. Mince ! Je sais pourtant qu'il s'agit ici d'un des auteurs préférés de nombreuses blogueuses...
Un extrait...
"Elle enleva sa main du dossier du canapé et la posa sur ses genoux. Je regardai distraitement ses doigts suivre le tracé des carreaux de sa jupe. Ce mouvement semblait empreint d'un mystère, comme si un fil ténu et transparent sorti du bout de ses doigts tissait un temps encore à venir. En fermant les yeux, je pouvais voir des tourbillons s'élever dans l'obscurité, puis disparaître sans bruit. J'entendais au loin Nat King Cole chanter South of the border. Il s'agissait du Mexique bien sûr, mais je ne le savais pas. Je ne sentais que l'écho étrange de ces mots : "sud de la frontière". Chaque fois que j'écoutais cette chanson, je me demandais ce qu'il pouvait bien y avoir au "sud de la frontière". Je rouvris les yeux : les mains de Shimamoto-San s'agitaient toujours sur sa jupe. Une sorte de picotement doux s'insinua tout au fond de mon corps."
D'autres avis : Sylire, Clochette, Karine, Lisa, Biblioblog, Gambadou, Grominou, Cathe, Malice, Fanyoun, Katell, Arlette, ...
Florinette a lu un autre titre
Chimère vous propose de revenir sur ses lectures de l'auteur...
Commentaires sur Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, Haruki Murakami
Je n'ai pas été touchée moi non plus!
Oui, j'ai lu ton avis qui ressemble au mien !!!
dommage, le sujet me plaisait bien...
"Kafka sur le rivage", du même auteur, semble bien meilleur !!
Je trouve très bien tous ces avis sur différentes lectures.
Un livre n'est-ce pas un coup de coeur ?
Le système du Blogoclub permet de confronter, en une seule fois, le même jour, plusieurs avis, ce qui est plutôt enrichissant, c'est vrai, coup de coeur ou pas d'ailleurs !! Merci pour cette visite Angelita !
je fais partie de celles qui aiment beaucoup Murakami. J'avais un très beau souvenir de ce livre, sans doute correspond-il également à une période de ma vie! je vais lire les autres avis !
Tu as raison GSM, il y a des moments...pour certains livres. Mais je lirai autre chose de cet auteur, c'est certain. Comme quoi, je ne suis pas entièrement déçue.
mon ressenti a été différent mais je comprends ton point de vue... il est réellement égocentrique et ne pense qu'à lui. Toutefois, j'ai apprécié le questionnement sur lequel ce livre repose.
Je suis tout de même plus enthousiaste que toi Antigone. Une petite déception parce que j'ai comparé avec Kafka sur le rivage mais j'ai passé un bon moment. C'est vrai qu'Hajime est très égocentrique mais il a le mérite d'être franc.
Karine : oui, ton ressenti est un peu différent...un petit quelque chose m'a gêné dans ce livre. Il s'agit certainement d'une transposition du caractère de chacune.
Sylire : j'ai eu du mal à passer au-delà de l'égoïsme du personnage, qui m'a rappelé celui de "Neige" de Maxence Fermine...
Mon sentiment à la lecture de ce roman est identique au tien. Cependant, même si je suis d'avoir eu le coup de coeur, je n'ai pas non plus détesté. Je suis restée sur ma faim et Hajime, en proie à ses questions existentielles, m'a semblé un peu trop centré sur lui-même...
Je n'ai pas détesté non plus Fanyoun...mais bon, sans plus.
Tu n'as pas l'air d'avoir trop aimé... pourtant la couverture est très réussie, je suis toujours attirée par la couverture lorsque je flâne mais parfois déçue, ca s'appelle le marketing... donc je suis désormais attentive aux critiques des unes et des autres..
Tu as raison Virginie, la couverture participe au plaisir de lecture et celle-ci est pas mal, c'est vrai... On a le droit de se tromper aussi... J'ai fait de belles rencontres malgré tout, par la magie d'un titre ou la photo d'une couverture...
Une fois encore, nos ressentis sont similaires et cela réconforte de ne pas être seule .
Bonne soirée
Une même sensibilité sans doute ? Bonne journée Arlette ce matin ! Bises.
Certes, Hajime est plutôt égoîste et ses relations avec les femmes sont pour le moins particulières mais j'ai aimé suivre ce parcours intérieur, ses doutes et ses interrogations.
Ce n'est pas une lecture désagréable, Flo, mais je n'ai pas été touchée...
j'avoue n'avoir lu aucun roman de cet auteur... Il faut que je remédie à cela, mais je pense plus me laisser tenter par "Kafka sur le rivage"...
Kesalul : oui apparemment, "Kafka sur le rivage" fait l'unanimité !!
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