22 avril 2017

Après l'incendie, Robert Goolrick

apreslincendie

Il faut le dire, et la photo ci-dessus l'atteste, tu as passé tes vacances de Pâques à manger du sucré en famille... ce qui ne va certainement pas te préparer au mieux pour la plage cet été. Mais tant pis. Car tu as aussi beaucoup lu, et c'est finalement tout ce qui t'intéresse... Bref, après quelques lectures plutôt douces, et quelques oeufs en chocolat très très bons, c'est ce Robert Goolrick là qui t'a tendu les bras... Tu te souvenais en effet du captivant et terrible La chute des princes, et tu avais envie de retrouver ça, ce New York des années 80, violent et clinquant. Tu t'attendais à une ambiance similaire. Et re-bref, car il s'avère que tu ne lis jamais vraiment les quatrièmes de couverture, ou tu les oublies très vite, et tu t'es retrouvée bien surprise, parachutée ainsi dans les décors de Autant en emporte le vent... Quel dépaysement ! Au début du siècle dernier, Diana vit en effet dans une des plus belles maisons du Sud des Etats-Unis. Mais ce privilège est aussi une malédiction. La famille est criblée de dettes. Diana doit absolument trouver un mari riche pour sauver le domaine, assurer un avenir à Saratoga et perpétuer le souvenir des Cooke. Diana a été élevée pour ça, pour attirer le mari idéal. Elle le croise assez vite en la personne du Capitaine Copperton, amant idéal qui s'avèrera très rapidement un mari odieux. Mais Saratoga est sauvée... au moins pour quelques années, jusqu'à ce que le Capitaine Copperton décède, que leur fils soit enlevé à l'affection de sa mère, qu'elle soit de nouveau sans le sou, et que la décrépitude reprenne ses murs d'assaut. Et comme toi, lectrice, tu as finalement beaucoup aimé accompagner cette jeune femme à la fois pleine de caractère et fragile dans les pages de ce livre. Aimer à ce point une maison, en sacrifier autant pour elle peut sembler absurde. Mais tu as aimé dans ce roman les magnifiques descriptions, les détails des tissus, de l'ameublement, tous ces petits objets qui peuplent une vie. Tu as aimé aussi la sensualité de ce texte, que rien ne soit caché de ce qu'une femme ressent, redoute ou espère. Une lecture à la fois cruelle et très belle qui annonce dès les premières lignes sa dimension tragique. 

Une nouvelle suit le roman, Trois lamentations, qui n'a pas grand chose à voir avec le reste, et qui semble conter la jeunesse de l'auteur... Et même si elle est de bonne facture, et assez passionnante, j'ai trouvé dommage qu'elle soit ajoutée là. Le roman se suffisant largement à lui-même, de mon point de vue !

Editions Anne Carrière - Janvier 2017


21 avril 2017

Week-end

Ecrire un texte pour lundi, inspirée par cette chanson qui signifie beaucoup dans ma vie ... Les débuts d'un voyage à deux qui fête ses 18 ans dimanche. Bon week-end !

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19 avril 2017

Dans l'ombre de Lena, Katarina von Bredow

danslombredelena

Tu aimes décidément beaucoup le choix éditorial des romans jeunesse de chez Magnard... et comme cette couverture est jolie, n'est-ce pas ?! Les tranches de leurs livres font également un bel arc-en-ciel dans ta bibliothèque. Tu prends décidément goût à cette littérature pour adolescents qui se dévore. Et puis, comme il est amusant d'imaginer dans ce titre ta propre fille (en seconde générale option Arts plastiques) à la place de cette jeune Elsa, également au Lycée, passionnée par la peinture et qui souffre de n'être qu'une pâle copie de sa soeur Lena, sa jumelle, plus lumineuse, plus vivante, plus populaire. Car Elsa flashe sur les yeux d'elfe d'Elliot, et pense n'avoir plus aucune chance quand sa soeur déclame en cours de théâtre que le jeune homme a des yeux trop sexy. Son sang ne fait alors qu'un tour, surtout qu'elle avait déjà fait de gros efforts pour passer une soirée entre amis contre ses cuisses, mis trois heures à rédiger un sms pour lui proposer de jouer seulement pour elle de la clarinette. Elsa est réservée, un peu coincée, et malgré les signes favorables envoyés par Elliot, elle est certaine que les garçons préfèrent Lena, plus extravertie. Peut-être est-il temps de briser cette répartition des rôles ? Elsa va choisir en une seule journée, de devenir elle-même, et de renoncer à l'amour naissant qui lui a mis depuis peu des papillons dans le ventre, puisqu'il le faut... C'est en toute conscience qu'Elsa va prendre les rênes de sa vie, surprenant sa famille, ses amis, mais se surprenant aussi elle-même... Le lycée est le moment où éclosent les personnalités des enfants. Elsa est seulement devenue celle qu'elle était depuis toujours... Un récit de naissance que tu as aimé, que tu as trouvé dynamique et vrai, et que tu vas poser ensuite entre les mains de ta fille (dont c'est la fête aujourd'hui), comme une évidence.

Editions Magnard - février 2017

Sandrine l'a lu aussi [clic]

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18 avril 2017

Nos âmes la nuit, Kent Haruf

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On se fait parfois de drôles d'idées sur un roman d'après sa couverture... et tu pensais à tort détenir un livre qui enverrait ses personnages sur les routes. Grosse erreur ! Tout était dans le titre. En effet, l'aventure cachée dans Nos âmes la nuit est surtout humaine. Et c'est une bien drôle de proposition que fait Addie, veuve de soixante quinze ans, à Louis (à peu près du même âge), professeur de littérature retraité, que de venir passer de temps en temps la nuit chez elle, dans le même lit, pour discuter, pour ne pas être seule. Ils sont voisins, dans cette petite ville de Holt, où les allées et venues du vieillard vont très vite se remarquer, et choquer la population. Mais que voulez-vous, il faut bien s'occuper, et la vie est bien trop courte pour se préoccuper des commérages. Louis et Addie prennent plaisir à ces moments incongrus, apprennent à mieux se connaître... Mais tout à coup, débarque chez Addie, son petit fils Jamie, dont les parents se sont séparés. Le petit garçon est apeuré et désorganise un peu le duo qui avait trouvé rapidement ses marques. Il s'agit d'apprivoiser l'enfant, avec des câlins d'abord, de l'attention, des bébés souris dans le jardin, et puis par l'arrivée d'un chien... Le trio apprécie la routine qui se met en place, mais tout cela n'est pas vraiment du goût du fils d'Addie, qui pose rapidement des ultimatums... A quel âge s'arrête donc la liberté d'aimer et de vivre ce que l'on veut ? Et toi, lectrice, tu as aimé la douceur des échanges de ces deux êtres sans âge qui chuchotent dans le noir en se tenant parfois la main, les confidences, et ce sentiment fort de liberté qu'ils dégagent, ainsi que l'organisation minutieuse et tranquille de la vie qu'ils partagent. Nous sommes parfois tellement prisonniers des conventions, et du qu'en dira-t-on, de ces peurs qui font tellement de mal et peuvent même parfois briser des vies. Et tu as aimé l'écriture aussi, ces dialogues insérés dans le texte qui sont comme des murmures, ou de la poésie... Tout cela a le mérite de ne pas tomber dans la mèvrerie (ce que tu détestes en général) mais de rester dans le réalisme douloureux du temps qui passe. Un délicieux coup de coeur !!

Editions Robert Laffont - Septembre 2016

Encore un livre gagné chez Jérôme (attention je suis en train d'y prendre goût) !!

Keisha l'a lu aussi

17 avril 2017

Atelier d'écriture

cafe-fred-hedin

Immédiatement, il y a cette sensation de banquette brûlante sous mes cuisses. Ton regard bleu qui me transperce. Le reflet du ciel sur le verre de tes lunettes foncées. Je refrène le petit cri de surprise qui me monte à la gorge. Je suis assise à côté de toi, dans ta voiture, et tu voudrais que je ne sois pas là. Je te dérange. Tu es venu me chercher parce que je te l'ai demandé. Tu ne sais pas dire non. Tu m'as donc répondu oui, mais dans ta voix au bout du fil une cascade de réticence l'accompagnait. Il fait chaud. Ton front brille. Ta chemise colle à ton torse et la transpiration zèbre tes côtes. J'ai mis une robe légère qui vole sur mes jambes. Tu as relevé le toit ouvrant. Tu ne démarres pas tout de suite. Tu attends que je t'explique, ce que nous faisons là, tes roues à demi sur le trottoir, devant ce lycée où je travaille. Je sens ton impatience, ton agacement, et j'esquisse un sourire parce que tu ne sais pas combien tu es beau, là dans la lumière, blond, brillant et fragile. Je t'emmène dans ce café où il fera presque frais, loin du bruit et de la circulation. Je les emmène tous là. Ce n'est pas un piège, c'est une habitude, une superstition. Mes histoires d'amour ne peuvent éclore que sur le bois dur d'une chaise de bistrot, naître dans les bulles d'une limonade fraîche, sous le regard bienveillant de Virginie. Je lui demanderai son avis ensuite, sur nous, sur toi. Pour l'instant, je ne suis pas là-bas, je fais des gestes, je monte des échafaudages d'explications. J'espère que rien ne s'écroule, que mon plan pour te voler du temps te séduise, je réclame ton aide. Juste un moment, s'il te plaît. Tu regardes mes mains mouliner l'air, tu te détends un peu. Allons-y. Je regarde tes doigts attraper le volant, passer la première. Tes gestes pour te faufiler dans la circulation et m'emmener avec toi sont précis. Ils me rassurent. Ils augurent bon. Dans ma poitrine, mon coeur saute. Il va exploser avant le prochain feu rouge. Je m'aggripe fermement à ta portière. Tout fonctionne comme prévu. C'était donc possible ? Tu n'es pourtant pas si facile à kidnapper, mon amour.

Ceci est ta participation à l'atelier d'écriture de Leiloona, sur une photo de Fred Hedin...

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16 avril 2017

A ma source gardée, Madeline Roth

amasourcegardee

Parce que dans la vie il faut parfois être un peu folle, tu joues encore à des jeux pour gagner des livres... oui mais là tu avais des excuses puisqu'il s'agissait de gagner une des pépites jeunesse de Noukette et Jérôme pour fêter les trois ans de leur collaboration. Les cloches ont été en avance cette année et ont apporté ce cadeau là dans ta boîte aux lettres cette semaine !! Merci à eux pour cet excellent choix que tu as dévoré presque dès réception !! Car ton petit coeur a vibré, effectivement, pour Jeanne, pour son amour non réciproque pour Lucas, pour ce bébé dans son ventre qu'elle devra oublier et tout ce qu'ils ont vécu ensemble et qui semble n'avoir eu d'importance que pour elle. Tu es plongée dès les premières pages dans LA scène, avec Jeanne, jeune lycéenne qui débarque par surprise à ce bal, voulant rejoindre Lucas qu'elle n'a pas vu depuis longtemps, et qui se retrouve face à ce baiser échangé entre lui et Tom. Elle ne comprend pas. Elle se souvient. Elle n'a pas pu se tromper pourtant, même si il n'assumait pas devant les autres, les amis de vacances, leur relation. On est juste amis, parce quand on se voit, on se fait la bise, mais en vrai on est amoureux. Elle se souvient qu'ils ont fait l'amour, à plusieurs reprises, de leur complicité évidente et discrète, et combien c'était fort entre eux. Le gouffre dans lequel Jeanne tombe est immense, malgré l'été, ce mois passé à s'occuper des vestiaires à la piscine, loin de lui. Ce court roman jeunesse est un poignant monologue qui porte toute la détresse de l'amour non partagé, des renoncements et de la cruauté de la perte. J'ai adoré ! 

Editions Thierry Magnier - 2015

La lecture de Noukette, et celle de Jérôme... grand merci !

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15 avril 2017

Le grand amour

En lien avec ton prochain billet de lecture, et parce que ce clip est beau autant que ton souvenir du dialogue entre Albin de la Simone et Brigitte Giraud, vu en spectacle l'année dernière... [extrait de son tout nouvel album L'un de nous

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14 avril 2017

Ecoute-moi, Margaret Mazzantini ~ objectif pal d'avril

ecoutemoi1

Depuis quelques mois, tu essayes de choisir ta lecture de PAL en fonction de ce que te présente le hasard... Ainsi, tu as regardé il y a quelques jours ce film, emprunté à la médiathèque, Venir au monde, tiré d'une oeuvre de Margaret Mazzantini. Tout n'était pas parfait dans ce film, mais il t'a suffisamment marqué, et tu t'es suffisamment renseignée à son sujet pour te rendre compte que tu avais un autre roman de l'auteure dans ta PAL, acheté il y a longtemps en bouquinerie. Le choix était donc évident pour ce mois d'avril !! Margaret Mazzantini est une auteure très célèbre en Italie, elle a déjà remporté le Prix Goncourt italien (le Premio Strega). Comme pour Venir au mondeEcoute-moi a également été porté à l'écran, avec Penelope Cruz dans un des rôles principaux... Dans cet opus, tout commence par la chute de la jeune Angela, son accident de scooter, et son arrivée à l'hôpital. Son père y est chirurgien et comprend très vite que sa fille peut mourir. Alors il décide de lui raconter la passion qu'il a vécu avant sa naissance avec Italia, sa maîtresse, dans une tentative désespérée de pardon et de miséricorde. Qu'on ne s'y trompe pas, pas de feel-good book ici, Margaret Mazzantini décrit les débuts de cette passion telle une scène de viol terrible... Comme dans Venir au monde, l'amour - chez elle - semble se nourrir de détermination et de violence. Timotéo rencontre cette femme lors d'une journée de forte chaleur, alors qu'il est tombé en panne dans un quartier pauvre et qu'il cherche à joindre son épouse, Elsa. Italia lui propose de se servir de son téléphone, et l'accompagne chez elle. Timotéo abuse d'Italia alors que tout chez elle le repousse. Tout cela est d'une violence inouïe et d'une crudité vulgaire que tu n'avais pas croisé dans un roman depuis longtemps... Alors, comment expliquer le fait que tu as été très vite séduite et subjuguée par la qualité du texte de Ecoute-moi ? Malgré ta gêne et parfois ton dégoût. Parce que - sans doute - l'on sait quand on a à faire à un auteur de talent, et que le talent chez Margaret Mazzantini est ici évident. Elle nous emmène dans une Italie à deux vitesses, dans deux mondes que rien ne rapproche d'ordinaire et regarde ses personnages se débattre dans leurs contradictions, leurs émotions brutes et leurs misères. Un coup de coeur perturbant !!

Existe en 10/18 - juin 2005

objectif pal

13 avril 2017

L'avortement, Richard Brautigan

lavortement

De Richard Brautigan tu ne connaissais rien... mis à part son nom et sa réputation, ainsi que quelques citations et hommages. Et tu as eu envie de dépasser ça, cette faible connaissance, en découvrant un de ses romans. Ouvrir L'avortement par sa préface, c'est déjà tomber sur le regard de Pierre Reverdy sur ce texte. dans cette constatation que jamais personne à propos de ce livre, ou en général, ne dit le mot. Même Annie Ernaux, à propos de l'acte, préférera évoquer L'Evènement. Quand on parle de ce roman, dit Pierre Reverdy, il n'est question que de la bibliothèque, premier personnage évident de ce livre. Et il est vrai qu'elle est fascinante. On se croirait chez Jorge Luis Borges. Dans les premières pages, le narrateur évoque sa situation, sa vie de cloîtré dans ce lieu qui recueille nuit et jour des manuscrits. Les visiteurs sont invités à inscrire leur titre, jamais publié, dans le grand cahier et de le poser sur les étagères de la bibliothèque. L'accueil est chaleureux, bienveillant et respectueux, peu importe la qualité et le sujet des écrits. Un jour, Vida entre dans l'établissement, avec son texte et son corps sublime qu'elle porte comme un fardeau. Les deux solitudes se rencontrent, s'approchent et prennent soin l'une de l'autre, jusqu'à ce qu'advienne l'avortement, qu'il faudra pratiquer au Mexique. Cela signifie laisser la bibliothèque sous la garde de Foster, prendre l'avion et s'en aller dans des lieux inconnus. Et pour toi lectrice, c'est comme suivre un couple à la Boris Vian (L'Ecume des jours) dans une aventure à la fois triste et froide. Tout se passe bien, mais Vida sera dorénavant la plus adepte des pro-pilules, elle le jure. Et tu t'étonnes de la douceur de cette voix d'écrivain masculin sur ce parcours, du féerique qui ne cesse d'entourer cette histoire là du début à la fin, et de ce roman, posé (encore une fois par un homme) comme un acte militant. La première édition date de 1970. Tu ne t'attendais pas à ça... à toute cette douceur et à cette féerie, seulement à cette ironie qui parfois parcourt le texte. Quelle rencontre !

Editions Points - collection Signatures - 13 Avril 2017

Points réédite également d'autres titres de l'auteur en avril dans la collection Poésie. Le samedi 22 avril aura lieu une rencontre à La Maison de la poésie en l'honneur de Richard Brautigan. Toutes les infos ici [clic].

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12 avril 2017

Juliette, Camille Jourdy

juliette

Tu n'as pas beaucoup d'engouement pour la sélection BD du Prix Cezam de cette année (d'ailleurs tu n'en parles pas ici alors que tu as presque tout lu)... Juliette est le premier album qui te fait réellement vibrer. Et quoi de mieux que de lire au soleil, dans son jardin, avec le bruit des oiseaux en fond sonore et sur une pelouse parsemée de petites fleurs cet album délicieux ? Tu avais aimé déjà, Rosalie Blum, de la même auteure. Dans cet opus-ci, Juliette est une jeune parisienne qui vient passer ses quelques jours de vacances en compagnie de son père. Il est un peu mutique, mais elle ne lui en veut pas, elle se sent elle même un peu spéciale, avec ses angoisses récurrentes qui lui gâchent la vie et la rendent fragile. Elle profite de son séjour pour rendre visite également à sa soeur, à sa grand-mère qui perd la mémoire et à toute sa famille. Dans un café du coin, Monsieur Georges, quant à lui, essaye de noyer sa solitude. Tout ce petit monde va se croiser, se chamailler, s'entendre, discuter... et se trouver un peu... Et toi tu aimes quand les personnages se trouvent comme ça, assument leurs défaillances, te font rire de leurs bizarreries... Les petits dessins de Camille Jourdy fourmillent de petits détails amusants que tu as aimé chercher. Les rencontres entre la soeur de Juliette et son amant sont des moments surréalistes que tu as particulièrement goûtés, ainsi que tout ce qui concerne l'éducation du jeune Norbert, le canard. De larges vignettes prennent de temps à autre toute la page et arrêtent parfois le regard. Les couleurs sont vives et joyeuses. Tout fonctionne à merveille, et tu as quitté l'univers de Juliette à regret au terme de ta lecture. Un joli coup de coeur printannier, amusant, mélancolique et revivifiant !

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Editions Actes Sud - Février 2016

Ceci est ta BD de la semaine, tous les autres liens sont chez Noukette aujourd'hui

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