08 octobre 2015

Leurs contes de Perrault, Collectif d'auteurs

leurscontesdeperrault

 "De la difficulté d'exercer son libre arbitre, à brûle-pourpoint, en forêt (et de retour à la maison itou)."

Avec cette collection, il est proposé aux écrivains de puiser dans le patrimoine littéraire et d'en faire un remake. Onze auteurs se sont emparés des contes de Perrault, en les réinterprétant, de manière plus ou moins fidèle. plus ou moins originale, tout en cherchant à garder la trame, l'esprit, du conte premier.
Riquet à la Houppe, Cendrillon, Peau d'âne, Le petit chaperon rouge, etc...

J'ai été séduite d'emblée par le concept et séduite aussi par les premières nouvelles, assez amusantes et étonnamment modernes de ce recueil, dont je recommande chaudement la lecture, et dont je fais un coup de coeur de rentrée ! Mais trois nouvelles se détachent nettement. Cécile Coulon réinvente Barbe Bleue, assez méconnaissable ici, mais son récit est d'une grande qualité et m'a beaucoup troublé. Emmanuelle Pagano, qui elle a choisi Griselidis que je ne connaissais pas, est fidèle à son écriture, précise et belle, et nous cueille en fin d'histoire, comme jamais. Mon véritable coup de coeur ira cependant à la version extrêment touchante et délicate de Les souhaits ridicules de Christine Montalbetti car elle met en scène un couple âgé confronté au difficile choix des trois voeux, et la morale de son histoire est si belle que c'en est à pleurer.

Editions Belfond - 17€ - Octobre 2015


05 février 2015

Ligne & Fils, Emmanuelle Pagano

ligne et fils

  "A mon fils, je chantais que pour comprendre le ruisseau, il faut mettre les pieds dans l'eau, comme le petit Indien des Andes. Lors de petits séjours chez mes parents destinés à nous aérer, à prendre l'air, à fuir la ville l'été, en laissant mon mari travailler, je commençais enfin à m'immerger, moi aussi. Nous nous encouragions, mon petit garçon et moi, à faire plouf. Nous prenions autant l'eau que l'air."

Ligne & Fils est la première partie d'une trilogie consacrée plus largement à l'eau et aux rivages. Dans ce premier volet, il est question de rivière et de moulinage mais aussi de toute cette région ardéchoise où coule La Beaume. La narratrice, descendante des anciens patrons d'une fabrique évoque leur passé, le dur travail des petites mains, l'amour du fil et du tissage. On l'a appelée pour qu'elle récupère son fils en pédiatrie, grand garçon ramassé saoul en coma éthylique. Elle le voit rarement, il a été confié tout petit à son père, après leur séparation, suite à cet épisode où elle l'a laissé se déshydrater, presque mourir, sans s'en apercevoir. C'est une occasion pour elle de comparer leur relation tumultueuse et pourtant franche à son plaisir de contempler la rivière et les autres souvenirs qu'elle charrie...

Ce n'est plus un secret que j'aime particulièrement l'écriture d'Emmanuelle Pagano, mais aussi les thèmes qu'elle aborde et sait explorer en tous sens, farfouiller de ses mots. Est-ce parce que j'ai passé tant de temps moi même auprès d'une rivière, ou tellement de temps à regarder l'herbe pousser un livre dans les mains auprès d'elle, qu'il m'a plu encore une fois de plonger dans les pages de ce livre-ci ? Sans doute, ou peut-être pas. Peut-être est-ce simplement parce qu'Emmanuelle Pagano y déploie cette langue qu'elle seule sait si habilement manier, et dont je rapprocherais ici le goût de mes souvenirs de son Tiroir à cheveux [clic]. En effet, pour ceux qui l'aurait lu, on y retrouve cette même impression de maternité incomplète, dure et partagée, entre une mère et son garçon, et puis le paysage alentour, à la fois familier et rude, gorgé d'histoires. J'ai été touchée par tous les épisodes consacrés à la relation mère et fils, mais pas seulement. Il est également très beau d'assister au résultat si fluide et intéressant des recherches de l'auteure sur le moulinage et le travail du fil, et de réaliser combien tout cela est habilement décrit, poétiquement tenu, la technique sublimée, le tout dans une démarche narrative qui ne perd jamais son nord ni sa voie et qui raconte au final une famille. Un coup de coeur rempli d'admiration !

Editions POL - 15€ - 5 février 2015 

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01 février 2015

En cours de lecture...

beaume "Il arrive que mon fils scande notre paresse avec les pointillés que font les cailloux plats rebondissant sur la surface de la rivière. Il est capable d'en aligner plus d'une dizaine d'une rive à l'autre en prenant des diagonales. De là, nous nous lançons parfois dans une tentative de retrouver les paroles des Ricochets de Brassens, dont je connais tout le répertoire par coeur grâce aux anciens voisins de mes parents, mais à part ça, à part ces tangentes chantées que nous nous autorisons à prendre, ces diagonales cassées sur l'onde par la poigne calme de mon fils, nous ne faisons rien qu'être ensemble, tous les deux et l'eau et ses emportements."

Extrait de Ligne et Fils, le prochain roman d'Emmanuelle Pagano, dont la sortie est prévue le 5 février chez POL... ouah comme c'est beau, et comme je me régale.

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18 janvier 2015

En cheveux, Emmanuelle Pagano

encheveux"Du châle, elle savait apprécier la valeur, la délicatesse, la souplesse du tricotage, la finesse des mailles, elle connaissait la rareté de la soie marine. Il était trop précieux pour le rabaisser en faire-valoir, en objet de séduction. Il allait avec ses cheveux, aussi blond qu'elle était brune, mais avec les mêmes reflets, et il allait aussi merveilleusement avec sa peau. Il était doux sur sa peau travaillée par le grand air. Les boucles qui s'échappent du galon chatouillaient cette peau au ventre, aux épaules, à la nuque, dans le dos. Elle se mettait nue devant le miroir pour l'admirer sur elle, elle tournait le dos au soleil pour qu'il lève dans le châle des blondeurs chaudes et consolantes, consolantes d'elle ne savait plus quoi. C'était le seul vêtement de valeur, le seul accessoire féminin qu'il lui plaisait de porter, mais toujours en cachette, et dont elle aimait, à même sa peau rêche, le contact reposant, envoloppant, remontant, depuis les fonds marins, du soleil dans ses mailles."

encheveux1

La narratrice a confié le châle de sa tante à un musée. Ce châle est précieux car travaillé en soie de mer, un fil soyeux élaboré par un coquillage bivalve, la grande nacre de Méditérranée. La rareté de l'objet lui a naturellement donné sa place dans les collections du musée des Confluences de Lyon. Alors qu'elle vient l'observer, obligée de le toucher avec des gants à présent qu'il ne lui appartient plus, elle laisse ses souvenirs remonter à la surface, ceux liés à son étonnante et libre tante Nella principalement, à Bice l'autre soeur discrète, mais également à son père, haute figure fasciste que les femmes de la famille craignaient beaucoup. La sensualité du vêtement se mêle à une histoire de fratrie trouble et tendue, exacerbée par d'anciennes affinités, une vision de la femme italienne conservatrice et des caractères forts. 

Retrouver l'écriture d'Emmanuelle Pagano est toujours pour moi un moment assez précieux. J'ai aimé être de nouveau plongée ici dans une narration qui, partant de l'objet et de la matière, sait aller vers l'imaginaire. Telle est d'ailleurs la volonté de cette collection qui convie des écrivains à traiter comme objet narratif un des éléments du véritable cabinet de curiosités que constitue le fond du musée des Confluences de Lyon. De plus, ayant eu le plaisir de l'entendre jeudi dernier lire quelques extraits de son prochain titre Ligne et Fils en lecture publique dans ma ville, j'ai pu faire le rapprochement entre ce récit et l'intérêt plus large de l'écrivain pour le tissage du fil. Elle nous a parlé de sa manière d'écrire, de ses recherches préliminaires, mais également de son plaisir de partir d'éléments concrets, presque terre à terre, le mot prose et prosaïque étant proches et complètement imbriqués dans son travail. C'est certainement ce qui me plaît beaucoup et me parle infiniment encore dans ce récit. J'ai hâte à présent de découvrir son prochain titre qui paraîtra début février chez POL.

Editions Invenit - Récits d'objets - 10€ - 14 novembre 2014

Les lectures de... Blablamia - Clara - Mirontaine - Pour en savoir plus sur cette collection [clic ici]

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17 janvier 2015

Hideway

[C'est amusant comme ça me rappelle mes 14 ans, la tenue qu'elle porte sans doute, son petit côté Madonna, et puis la danse, le rythme de la musique, la rue...] Sinon, pendant ce temps, je lis En cheveux d'Emmanuelle Pagano (rien à voir) que j'ai eu le grand plaisir d'écouter en lecture jeudi dernier. Pendant trente minutes, nous avons pu entendre des extraits de son prochain livre, Ligne et Fils [clic], que je vous recommande déjà chaudement et qui devrait sortir le 5 février. C'était un moment suspendu. J'ai été ravie de pouvoir échanger de nouveau quelques mots avec elle à l'issue de la séance. Mon billet sur En cheveux très bientôt... Bon week-end, déjà bien entamé !

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09 octobre 2013

Nouons-nous ~ Emmanuelle Pagano ... Rentrée littéraire 2013 (coup de coeur !)

"Nous lisons toujours ensemble, et si nous nous manquons de quelques lignes, nous nous attendons."livre-nouons-nous

"Après son départ, comme si je n'étais pas assez triste encore, je me suis entourée de choses qui font pleurer. De musique en premier, parce que les larmes naissent près de l'oreille, du mineur à m'en noyer, et de promenades près de la rivière en soirée. J'allais au bord de l'eau, vers une lumière brisée, là où la végétation est si tassée que la lumière pour y tenir doit se coucher, oblique pour se glisser à travers les branches basses des arbres ficelant cent fois la rive, que la lumière ne peut être que celle de la fin du jour. J'avais besoin de choses comme ça, finissantes, altérées, déchirantes et fatiguées, pour aller tout au bout de mon chagrin."

"Depuis que je l'ai rencontrée, des éléments manoeuvrent en moi. J'entends de temps en temps le déclic des pièces, dans mon corps, je ressens le souple roulement des engrenages, tout le lent et délicat travail de rouages que je ne soupçonnais même pas. Je ne sais pas quelles fractions de moi jouent, ni comment elles s'entraînent les unes les autres. Je suis à l'écoute de ces rénovations dans ma carcasse soudain docile. Ca bouge, mais qu'est-ce qui bouge ? Elle fait changer mon corps, le remue de fond en comble, sans violence. Elle modifie mon intérieur. Elle a juste gardé l'ossature et la peau, elle régence tout dedans. Je ne comprends pas ce qui se passe."

Dans Nouons-nous, l'amour est composé de petits détails. Et comme Emmanuelle Pagano sait si bien le faire (avec cette voix si unique qui m'enchante à chaque fois que je la lis), nous naviguons ici à fleur de peau, et près du moindre grain de poussière. Car la vie, les sentiments, sont dans les gestes du quotidien, ceux que l'on accepte de partager ou non, ceux qui nous manquent quand l'autre s'absente. Son texte est une suite de fragments qui nous racontent chacun une histoire différente, individuelle, qu'elle soit contée via un regard masculin ou féminin.
Comme toujours chez l'auteure, rien n'est caché, tabou, hors des mots. Et pourtant, rien n'est vulgaire non plus. Les corps réels avec leurs désirs et leurs disgrâces éventuelles, leurs langages particuliers, ont leur place.

L'amour se joue de nous, de ses personnages, noue entre deux êtres un lien fort, et puis parfois décide de le dénouer, ou de le consolider. Contre le pouvoir de l'attraction des corps, que pouvons-nous ? Emmanuelle Pagano, regarde, écoute, prend des notes, et laisse faire. Un tendre coup de coeur pour ce livre fortement poétique !!

Editions P.O.L - 16€ - Octobre 2013

Tout Emmanuelle Pagano sur ce blog - Un excellent billet ici !

Challenge 1% rentrée littéraire : 6/6

challengerentree2013

(clic sur le logo pour plus de détails sur le challenge)

Les coups de coeur des blogueuses

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03 octobre 2013

Deux sorties du moment... et un peu de bla bla

* Mudwoman de Joyce Carol Oates, LE pavé dans lequel je suis plongée en ce moment, avec une délectation bien plus grande que je ne le supposais en début de lecture. Dedans, il y a des phrases comme celle-ci... "Ce que sa vie était devenue lui était incompréhensible, et cependant elle n'avait pas le choix, c'était la vie qu'elle devait vivre." ou "Reconnaître cet amour c'était reconnaître que je ne l'avais jamais connu avant. Comme d'être enfin nourrie. Après avoir été affamée si longtemps."
Je me surprends à être suspendue au souffle de cette femme, la narratrice, Mudgirl, comme l'auteure l'appelle. Mais vous en saurez plus longuement plus tard. (sortie du 2 octobre)

* Nouons-nous d'Emmanuelle Pagano, LE roman de la rentrée pour moi, celui que j'attends sans doute avec le plus d'impatience, tant j'aime cette auteure. Mais ceux qui me suivent régulièrement le savent déjà... Je ne l'ai pas encore acheté, mais cela ne saurait tarder. J'ai hâte. (sortie du 3 octobre)

mudwoman                           livre-nouons-nous

* Et puis, un peu de bla bla pour vous dire que ma vie matérielle ayant changé de rythme je cours un peu après le temps en ce moment. Je suis fatiguée, et je sens bien qu'il y a un pli à prendre qui tarde à se mettre en place. Les billets de lecture vont sans doute être moins nombreux, mes visites chez vous également, mais comme je tiens à ce lieu, ne vous en faites pas, l'impression de jachère ne sera certainement que provisoire...

Bonnes lectures !

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02 juin 2012

Un renard à mains nues, Emmanuelle Pagano

unrenardamainsnues"Maman détestait surtout consommer, et même les livres elle ne voulait pas les acheter. Le seul bien matériel qui coûtait bonbon à la maison était un ordinateur et nous y avions tous une session privée pour nos propres conneries, révolutions, créations, informations. Il ne fallait pas dire à maman pour les variétoches piquées sur internet, mais je crois qu'elle s'en doutait, de nos coeurs de midinettes. De nos tentations. Se divertir elle ne voulait pas en entendre parler, mais elle nous laissait faire du moment que c'était à peu près en cachette, et que nous avions conscience que ces choses qui se laissent regarder, ces choses qui se laissent lire, c'est juste pour du jeu."

Un renard à mains nues est un recueil de nouvelles, mais d'un genre bien particulier, encore jamais croisé jusque-là. Certaines de ces nouvelles ont auparavant été publiées ailleurs mais toutes ont été retravaillées ou remaniées. Ce qui est particulier est cette manière de croiser et de re-croiser des personnages au fil des textes. Le point de vue change avec le narrateur, des morceaux d'histoires sont conservés, d'autres réutilisés partiellement, et c'est comme si le lecteur était spectateur du travail d'écriture d'Emmanuelle Pagano. C'est une approche étonnante et passionnante d'un genre souvent trop galvaudé...

J'ai aimé retrouver cette auteure que j'aime dans ce livre-là, très dense, généreux. Son univers y est intact, il commence à m'être familier. Je m'en sens proche. Moins crue et sensuelle que dans ses précédents romans, la vie y est pourtant, et de la même manière, à proximité de la nature, parfois cruelle, physiquement rude, remplie de personnages en marge, de rencontres et de sensibilités lumineuses.

Je connaissais déjà Le guide automatique ou La maison-message. J'ai beaucoup aimé La décommande, qui conte l'histoire d'une femme invitée par erreur à un mariage et que la noce expulse avec impolitesse.
La lecture de ces nouvelles demande du temps et également de la disponibilité d'esprit, celle que l'on retrouve avec bonheur pendant les vacances par exemple... Lire Emmanuelle Pagano est toujours un moment privilégié, et assez unique, je suis heureuse d'ajouter ce livre à ma bibliothèque.

"Les personnages de ces nouvelles ne se trouvent pas au milieu du récit, ils restent dans les marges, ils se tiennent au bord de leurs vies, de leur maison, de leur pays, ils marchent au bord des routes, à côté de leur mémoire, à la lisière de l'ordinaire et de la raison, comme il leur arrive de faire du stop : au cas où on s'arrêterait pour les prendre, je les ai pris dans mon livre." E. Pagano.

Editions POL - 19€ - Avril 2012

Un billet de L'Express assez bien fait par ici - Et un autre sur le site de TV5

La fiche du livre et d'autres liens sur le site de l'auteure

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28 mai 2012

En cours de lecture...

livre forêt"J'aime les interférences [...], les intrus, les curiosités, j'aime quand un monde étranger s'invite dans le nôtre, comme ces talons au bord de la falaise, ou encore des paillettes de petite fille découvertes collées dans les pages d'un livre difficile emprunté à la biblio. Quand je tourne des pages c'est toujours pour découvrir de touchantes ingérences, des interactions, des inattendus. Parfois il n'est pas nécessaire de tourner des pages, il suffit d'être à l'écoute."

Extrait de Un renard à mains nues (Nouvelles) - Emmanuelle Pagano - Avril 2012

Quel plaisir que de la lire de nouveau !

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09 août 2011

En poche...

l_absence_d_oiseau_d_eauC'est un échange de correspondance entre deux écrivains, une oeuvre de fiction dans laquelle ils auraient inventé qu'ils s'aimaient. L'un a quitté l'histoire, a repris ses lettres, brutalement, ne laissant que ses vides, son absence.
La lecture de ce récit à une voix, qui se mêle malgré tout à celle de l'autre en creux, questionne profondément sur la place de l'écriture dans la vie d'une femme, mère de famille, épouse, amoureuse. 
Se loge également la faculté accrue de l'écrivain de parler des corps qui se cherchent, se trouvent et se manquent, et ce avec un naturel désarmant, sans tabou. La métaphore trouvée, utilisée, est celle de la rivière, de l'eau et du lit qui la contient, elle parcourt le récit et en façonne la trame. Et tout cela est beau, car ce texte est définitivement composé de poésie. Il nous remplit, nous émerveille et nous chamboule un peu. Il raconte la vie, la vraie, celle qui nous laisse parfois aussi sur le côté avec nos choix et nos défaites. Une vie faite de matière, de cellules humaines et de sentiments. Et rien ne nous est caché, tu. Le réel peut alors sembler cru, je l'ai trouvé moi magnifique.

"Pourquoi j'écris ? Parce qu'écrire m'est indispensable pour vivre, le bonheur comme le malheur.
En ce moment précis, depuis trois mois, j'écris parce que tu me manques, j'écris pour te séduire, pour te garder, pour que tu sois et restes amoureux de moi. Je ne veux pas que tu me quittes. Alors j'écris. Je sais que mes mots ont un pouvoir sur toi, je l'utilise, peut-être même que j'en abuse.
Je t'embrasse."

heart (L'intégralité de mon billet original ici)

Folio - 5.70€ - Juin 2011

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