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Les lectures d'Antigone ...
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Ardoise magique

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Ben oui, à mon tour, j'ai craqué !

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9 décembre 2008

Moi, lectrice...un autoportrait

autoportraitVu et chipé chez Saxaoul, ce questionnaire, qui m'a inspiré...

. Plutôt corne ou marque page ? J’avoue, il m’arrive de corner les pages de mes livres, mais de mes poches exclusivement. Je crois que c’est juste pour le plaisir de la transgression, en fait. 
. As tu déjà reçu un livre en cadeau ? Oui, et la dernière fois c’était pour mon anniversaire… Même si ma PAL est pleine, c’est toujours un plaisir !
. Lis-tu dans ton bain? J’ai essayé une fois et je trouvais cela tellement compliqué, pas pratique, mouillé, que j’ai abandonné l’idée…

. As-tu déjà pensé à écrire un livre ? Euh oui, mais bon…comment dire…un jour peut-être !
. Que penses tu des séries de plusieurs tomes ? J’en lis très peu, voire pas du tout, mon maximum serait de trois je pense, au-delà cela me semble un peu monomaniaque.

. As-tu un livre culte? Oui, et on peut se douter facilement duquel…il s’agit de l’Antigone d’Anouilh.
. Aimes-tu relire? 
Je relis peu…pourtant, le plaisir est souvent renouvelé. Il y a tellement de nouveaux livres à lire !
.
Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu'on a aimé ? J’aime les entendre en lecture, et les voir en chair et en os…mais je suis tellement timide, impressionnée, que je n’ose jamais leur parler ensuite, même si l’occasion se présente. Heureusement, en dédicace, il est plus facile de sortir un mot.
. Aimes-tu parler de tes lectures?
 Oui, énormément. C’est d’ailleurs ce que j’aime avec internet, cette possibilité de partager ses coups de cœur !!
. Comment choisis-tu tes livres? 
Depuis toujours, via les revues…et maintenant via les blogs, forcément. J’aime également choisir des livres au hasard, en bibliothèque ou en librairie, séduite par la couverture ou le résumé, mais j’ai moins l’occasion de le faire en ce moment avec mes lectures pour ELLE. Ce temps là reviendra…
. Une lecture inavouable? Lorsque j’étais adolescente, je dévorais les « Delly ».

. Des endroits préférés pour lire? Une place bien précise sur mon canapé…mais j’aime lire dans les trains, les cafés, ou dans des lieux d’attente aussi…
.
Un livre idéal pour toi serait : Une belle écriture, de l’émotion, des personnages, une histoire… Un livre qui me fait avancer !
. Lire par dessus l'épaule ? Voilà qui est très inconfortable, non ?
.
Télé, jeux vidéos ou livre : Un peu télé…et beaucoup livres.
. Lire et manger ? Oui, cela m’arrive mais ce n’est pas très pratique.
. Lecture en musique, en silence, peu importe? En silence, je préfère…mais j’arrive très bien à me concentrer dans le bruit.
. Lire un livre électronique ?
Ce n’est pas prévu du tout.
. Ma question en plus : une petite manie livresque ? J’aime renifler l’odeur des livres neufs, cette odeur d’imprimerie et de papier, inimitable.

A qui le tour ?

Il suffit de copier-coller les questions et d'ajouter une question en plus à chaque fois.

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5 décembre 2008

L'ange de Grozny, Asne Seierstad

l_angedegroznyAsne Seierstad est journaliste. Elle fut également correspondante de guerre, et a notamment entrepris, dans le plus grand secret, de nombreux voyages en Tchétchénie.

Au tout départ de son récit, partie en quête de "l'âme russe", alors apprentie reporter de vingt-quatre ans, elle séjourne le plus souvent à Moscou. Elle découvrira ensuite lors de ses enquêtes sur le terrain, dans l'intimité des tchétchènes, l'orgueil, la tragédie, les ambiguïtés des régimes en conflit, un peuple dévasté par une guerre dont les enfants sont les premières victimes. Heureusement, ils sont quelques uns à être accueillis par une femme généreuse et maternelle, aimante,  que l'on surnomme "L'ange de Grozny".

Malgré le sujet du document, qui méritait toute mon attention, j'ai eu un mal fou à terminer ce livre. Non que la violence y tienne une trop grande place, non. Je m'attendais, dès la jaquette, aux horreurs que j'y ai évidemment trouvé. Nous parlons ici d'une guerre. Il m'a seulement été très difficile d'apprécier la manière d'Asne Seierstad de conduire son récit, peut-être trop journalistique. De nombreuses interviews, discours télévisés, propos, faits précis, sont reportés longuement, plombant indéniablement le fil de la lecture. Seul le destin des enfants recueillis par cette femme courageuse, Hadizat, a accroché mon intérêt. Je reconnais tout de même une force à cet ouvrage : parler de ce qui est resté sous silence, sous le couvert de la censure, et rendre un constat troublant sur les évènements, loin de tout manichéisme.

bouton3 Note de lecture : 2/5

Un livre lu dans le cadre du grand prix des lectrices de BOOKPAGES 2009
Catégorie Document

ISBN 978-2-7096-3013-9 - 20.90 € - 03/2008

24 novembre 2008

Une pause !

...et je vous retrouve dans quelques jours, pour vous parler enfin des livres lus pour ELLE, sélection de Décembre et de bien d'autres choses...

En attendant, n'oubliez pas de continuer à cliquer ci-dessous...c'est pour la bonne cause...et c'est plutôt sympa. Aucune raison de s'en priver, donc.

mon_beau_sapin

(Monbeausapin.org est un site de bande dessinée en ligne, qui présente un auteur différent chaque jour. Le truc en plus, c'est que toutes les visites sont comptabilisées. Et juste avant Noël, grâce à son partenaire Orange, Monbeausapin.org versera à la Croix-Rouge Française une somme proportionnelle au nombre de visiteurs total. Ce don sera offert à l'opération "Arbres de Noël" de la Croix Rouge, afin d'offrir des cadeaux aux enfants défavorisés.
Il n'y a rien à cliquer, rien à acheter, il suffit de venir lire de la BD, et en parler autour de soi !)

8 octobre 2008

Le fiancé de la lune, Eric Genetet

lefianc_delaluneArno Reyes a quarante ans, une vie amoureuse en demi-teinte, et un travail qui le conduit aux quatre coins du monde. Il est donc tout disposé à tomber amoureux lorsque son regard tombe sur Giannina "visage pâle, perruque rose, comme Scarlett Johansson dans Lost in Translation". Arno se croit dans un film, séduit par sa belle, chanteuse de Jazz à succès.
Le quotidien, la paternité, la grisaille du réel sauront-ils préserver ses sentiments ?

Séduite par la lecture de Clarabel et par cette jolie couverture, je ne me suis pas méfiée des mots "intrigue guère originale", romantique que je suis !! Alors, en effet, ce petit livre est court, écrit de manière "scintillante", moderne, et peut attendrir, mais quelle déception... Je suis sortie de ma lecture, pas très convaincue par ce que je venais de lire, un brin désappointée, il faut bien le dire... Oh mince, dommage.

Un extrait...
"Quand je me suis réveillée ce jour de décembre, une chanteuse de jazz chantait à la radio. Je ne me sentais pas très bien. Je tremblais de froid. Giannina n'était pas près de moi. J'imaginais que quelque chose d'effroyable était arrivé. Puis, comme chaque matin, j'ai allumé mon portable.

SMS
Je t'attends au jardin du Luxembourg. Je t'aime. G.

J'avais roulé la fenêtre de ma 403 ouverte pour sentir l'air frais, pour expulser la fumée de ma cigarette.
Dans Paris.
C'était un moment de perfection."

bouton3 Note de lecture : 2/5

ISBN : 978 2 35087 087 8 - 15€ - Août 2008

Merci Clarabel pour ce prêt !! La lecture de Cathulu.

3 décembre 2008

Dope, Sara Gran

DOPEJoséphine s'en est sortie. Elle ne se drogue plus, ne se prostitue plus. Elle tente aujourd'hui, tant bien que mal, de reprendre le cours de sa vie. Ainsi, lorsque un couple lui propose, contre rémunération, de retrouver leur fille, Nadine, elle accepte, se glissant pour la première fois dans la peau d'une détective. Son atout, connaître le milieu dans lequel la jeune fille recherchée s'est perdue. Mais, revenir ainsi dans l'univers de ses addictions, reprendre contact avec ses anciennes fréquentations, ne sera pas sans conséquences...

Je vais paraître un peu dure, et dire que tout l'intérêt de ce roman tient dans sa jolie jaquette. Je crois qu'il est nécessaire de prendre le principe suivant : toujours se méfier d'un livre qui regorge de propos dithyrambiques sur sa couverture. Effectivement, et c'est en l'occurrence le cas, ce n'est guère bon signe. Pour être honnête, l'écriture est ici plutôt bonne et le personnage de Joséphine assez attachant, oui, mais il est évident que cela ne suffit pas toujours. Ce thriller dont l'intrigue se déroule dans les bas fonds de New York manque, pour mon goût, de rythme, de souffle et de suspens. Je me suis profondément ennuyée à sa lecture, et c'est bien dommage, car il aurait suffit d'un presque rien pour que ce livre soit, ainsi que le clame Bret easton Ellis en préambule, "intime, effrayant, magnifique !".

Un extrait...
"J'ai fait le tour jusqu'à ce que je tombe sur quelqu'un que je connaissais. Monte. Il était assis sur un banc à l'ombre d'un grand arbre en train de fumer une cigarette. Il portait un costume d'été marron clair avec quelques taches dessus et un chapeau à large rebord qui avait l'air d'avoir coiffé une bonne douzaine de types avant qu'il en hérite. Ça devait bien faire trois ans que je ne l'avais pas vu en personne, mais il avait l'air d'avoir pris trente ans depuis la dernière fois, et ce n'était pas un compliment. Il ne devait pas peser plus de quarante-cinq kilos. Il était dégarni, avait égaré une de ses incisives et arborait une nouvelle cicatrice près de l'oreille gauche, sans doute héritée d'une bagarre à l'arme blanche.
Monte, c'était mon mari."

bouton3 Note de lecture : 2.5/5

Un titre lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices BOOKPAGES 2009
Catégorie Policiers

ISBN 978 2 35584 012 8 - 15 € - Avril 2008

La lecture d'Anna Blume
Annie l'a trouvé trop fade

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4 octobre 2008

Le chemin parcouru, Ishmael Beah

le_chemin_parcouruC'est son histoire qu'Ishmael Beah raconte dans ce livre, l'histoire d'un enfant de douze ans qui part dans une ville voisine pour participer à un spectacle de jeunes talents, et qui se fait rattraper brutalement par la guerre. Il ne reverra jamais ses parents.
Nous sommes en Sierra Leone, en 1993, des groupes rebelles ont saccagés des villages, obligeant leurs habitants à fuir. Les familles sont séparées, massacrées, des bandes de jeunes gens errent de village en village, la peur et la faim au ventre. Capturés par l'armée gouvernementale ou par les troupes rebelles, enrôlés, ils deviendront des instruments de guerre, des machines à tuer...

Ce livre est un témoignage. Etrangement, je redoutais de le lire, j'imaginais trop bien ce que j'allais y trouver, sans doute. Effectivement, les horreurs de la guerre sont là, le sang, la violence, et puis l'enrôlement de ces enfants, l'abrutissement. Ishmael Beah raconte et énumère les faits avec un détachement compréhensible, attentif à n'omettre aucun détail, cela m'a pourtant empêchée au départ de m'attacher au récit, d'y accrocher mon émotion. Et puis, lorsque les évènements se sont apaisés en fin d'ouvrage, que l'enfant soldat est pris en charge par l'Unicef, rééduqué, j'ai senti affleurer quelque chose au fond de moi qui ressemblait à de l'horreur et à du soulagement. J'ai refermé ce livre, très mitigée quant à sa qualité littéraire, mais certaine de ne pas oublier son contenu.

Un extrait...
"Nous devions marcher depuis des jours, je ne me souviens pas vraiment, quand deux hommes ont soudain surgi devant nous et nous ont fait signe, du canon de leur arme, de nous approcher. Nous sommes passés entre deux rangées de soldats portant des mitraillettes, des AK-47, des G3 et des lance-roquettes. Ils avaient le visage noirci comme s'il avaient pris un bain de charbon de bois, et nous fixaient de leurs yeux rouges. Au bout de la double haie, quatre hommes gisaient sur le sol, l'uniforme trempé de sang. L'un d'eux, étendu sur le dos, les yeux grands ouverts et fixes, déversait ses entrailles par terre. J'ai détourné la tête et mon regard est tombé sur le crâne fracassé d'un autre homme. Il respirait encore et un endroit de son cerveau palpitait. J'avais envie de vomir, tout tournait autour de moi. L'un des soldats, qui mastiquait quelque chose, m'a regardé et a souri. Il a bu une gorgée à sa gourde et m'a jeté le reste de l'eau à la figure.
- Tu t'y feras, tout le monde finit par s'habituer."

bouton3 Note de lecture : 3/5

Un livre lu dans le cadre du grand prix des lectrices de BOOKPAGES 2009
Catégorie Document

ISBN 978-2-258-07447-7 - 18.70€ - 01/2008

Anna Blume a eu une lecture similaire
Annie a été bouleversée...
Amanda l'a trouvé efficace et fort

Au terme de cette sélection, celle du jury de septembre, mon palmarès reste inchangé. Vous le trouverez de nouveau ici.

2 octobre 2008

Mon traître, Sorj Chalandon

mon_tra_treAntoine, jeune maître luthier, s'est pris de passion pour l'Irlande. Il quitte régulièrement Paris, et son atelier tranquille, pour se rendre au coeur de Belfast, là où règne les combats, entre l'IRA et les britanniques, la aussi où la bière coule à flots et scelle les amitiés... Cependant, la trahison et l'Histoire viendront mettre leur grain de sable dans les désirs de "bien faire" du "petit français"...

Je me suis un peu ennuyée à la lecture de ce livre. J'aurais aimé, sans doute, être emportée par la flamme d'Antoine, par son désir de se faire adopter par une Irlande dure et dangereuse. J'aurais aimé m'attacher aux personnages, aux faits minutieusement décrits, à cette trahison étonnante (qui seule m'a véritablement intéressée, en fin de roman) d'un membre influent de l'organisation. J'aurais aimé, en fait, suivre plus longuement notre jeune luthier dans son travail, réparer avec lui les violons abîmés, sentir sur mes épaules la douce lumière de son atelier. J'ai été déçue lorsque le récit m'a obligée à courir derrière lui dans les rues de Belfast.  Je crois que je suis un peu passée à côté de cette histoire, qui ne m'a pas véritablement touchée.

Un extrait...
"Jim était mort, Cathy était folle, Tyrone avait trahi, Sheila était trahie. C'était eux, Belfast. Eux quatre et personne d'autre. Je connaissais tout le monde à Belfast. C'est-à-dire personne. Un clin d'oeil ici, un salut là, une poignée de main parfois. Des regards croisés, des visages connus, mais quoi ? Jim et Tyrone étaient mes Irlandais. Je ne dormais pas à Belfast, je dormais chez Jim O'Leary. Je ne défilais pas dans la rue avec les républicains, je marchais avec Tyrone Meehan. C'étaient eux. C'était tout. Mon Irlande était construite sur deux amitiés. Mon Irlande était du sable. J'étais un luthier parisien."

bouton3 Note de lecture : 2.5/5

Un livre lu dans le cadre du grand prix des lectrices de BOOKPAGES 2009
Catégorie Roman

ISBN 978-2-246-72611-1 - 17.90 € - 01/2008

Anna Blume a aimé.
Amanda est un peu du même avis que moi.
Pour Sylire, une lecture intéressante !!

25 septembre 2008

Page 123

bauchauJe n'avais pas encore fait ce tag qui circule depuis un moment sur les blogs...et puis me voici taguée par George Sand et moi. Alors, allons-y !

1) Citer la personne qui vous a "taggué" :
Vous trouverez l'information juste au-dessus.

2) Indiquer le règlement :
On ouvre un livre, celui qui nous tombe sous la main ou que l'on choisit, on l'ouvre à la page 123, on descend ensuite à la 5ème ligne et on recopie les 5 lignes qui suivent, puis on indique, le titre (souligné ou en italique), le nom de l'auteur, l'éditeur et l'année d'édition...

3) Choisir un livre, l'ouvrir à la page 123 :
L'Antigone d'Henry Bauchau trône sur mon bureau...étrange, non ?

4) Recopier à la 5ème ligne, les 5 lignes :
"- en moi ?
- Pas seulement, Antigone, ils le sont aussi dans la matière que tu as travaillée."
Jusqu'ici je n'ai pas pu montrer mes sculptures à Hémon, quand il vient à la fin de la journée je lui fais voir la Jocaste d'Etéocle."

5) Indiquer le titre, l'auteur, la maison d'édition, etc... :
Je vous ai déjà donné le titre et l'auteur, en voici les références complètes :

Antigone, Henry Bauchau, Actes Sud (ISBN 2 7427 1338 7 - Août 1997 (pour mon édition) - 23€ prix d'aujourd'hui)

Je ne tague personne à mon tour, ce tag ayant déjà pas mal circulé parmi vous... Juste une belle occasion de parler à nouveau de ce titre là.

Un autre passage... :
"J'ai couru ensuite en aveugle le temps de quelques foulées et Hémon ne m'a pas suivie. J'ai réussi, je suis toute seule, la triste pleureuse que personne ne comprend. Sur la route il n'y a plus que moi, il n'y a plus que rien, tandis que je marche en trébuchant dans les ruelles interminables. Que je patauge et voudrais me laisser tomber dans les flaques abandonnées par l'orage qui vient de finir, dont je n'ai même pas entendu le tumulte.
Je suis fatiguée, bien trop fatiguée, je m'arrête, une petite fille saisit mon genou et l'embrasse. Naturellement, je pleure de nouveau car c'est ce que je faisais, moi aussi, quand j'étais petite et que le genou d'Oedipe était un second visage plus accessible que l'autre. Tout a toujours été trop haut, beaucoup trop haut dans ma vie."

Bonne journée !!!

19 septembre 2008

Into the wild

into_the_wild

"Tout juste diplômé de l'université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l'existence confortable et sans surprise qui l'attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui.
Des champs de blé du Dakota aux flots tumultueux du Colorado, en passant par les communautés hippies de Californie, Christopher va rencontrer des personnages hauts en couleur. Chacun, à sa manière, va façonner sa vision de la vie et des autres.
Au bout de son voyage, Christopher atteindra son but ultime en s'aventurant seul dans les étendues sauvages de l'Alaska pour vivre en totale communion avec la nature." (Allociné)

J'ai donc enfin pu voir ce film, réalisé par Sean Penn, sorti en DVD courant Août, et très emprunté dans mon vidéo club.
Le scénario est inspiré d'une histoire réelle, et du livre éponyme de Jon Krakaeur, celle d'un jeune homme cultivé ayant décidé de quitter la société de consommation, une famille qu'il rejette, pour faire corps avec la nature au milieu de l'Alaska.
Les images sont magnifiques, dures, Emile Hirsch très crédible, les autres acteurs excellents. Un petit bémol cependant, j'aurais peut-être aimé ressentir plus d'empathie pour le personnage de Christopher, qui se fait appeler ironiquement Alexander Supertramp (super vagabond). Il est en effet par moments difficile de comprendre le cheminement du jeune homme et son idéal. Voici, tout de même, une histoire tragique, digne des meilleurs romans de Jack London, à ne pas rater !!

La bande-annonce...


Bande annonce Into The Wild

14 novembre 2008

Le Grand alibi

legrandalibi

"Pierre Collier est mort... Assassiné chez le sénateur Henri Pages au cours d'un week-end de villégiature.
Sa femme, Claire, est la coupable désignée. Elle a été arrêtée un revolver à la main à côté de la victime. Sans doute a-t-elle des raisons d'avoir voulu se venger de son mari volage.
Pourtant, les apparences peuvent être trompeuses. L'arme n'est pas celle du crime, et chaque invité devient un suspect potentiel. Esther la maîtresse de Pierre, Léa son amour de jeunesse humiliée, Philippe son rival. Et pourquoi pas le sénateur en personne, passionné par les armes à feu ?
Une affaire complexe à résoudre pour le lieutenant Grange, surtout lorsqu'un deuxième meurtre la fait rebondir..." (Résumé d'Allociné)

Soyons honnête, malgré cette affiche assez sympathique, qui vous rappelle sans doute le jeu Cluedo, Le Grand alibi n'est pas un grand film, tout juste un bon téléfilm !! Alors, pourquoi le visionner, me diriez vous ? Pour ce rythme lent qui ne singe pas, pour une fois, d'autres films déjà vus tirés d'autres intrigues d'Agatha Christie. Pour le casting, plutôt prometteur et bon. Pour les plans, agréables à l'oeil... Aller, voici un petit opus sans prétentions à déguster, à l'heure du thé, près d'un bon feu !! ...Vous choisissez quel pion ?

Le Grand alibi  Le Grand alibi - Anne Consigny, Mathieu Demy, Miou-Miou, Pierre Arditi, Agathe Bonitzer, Céline Sallette et Valeria Bruni Tedeschi

27 octobre 2008

Qui comme Ulysse, Georges Flipo

a1Nouvelles en partance

Pourquoi part-on ? Pourquoi reviens-t-on aussi, parfois, sur ces lieux dont on a mis tant d'ardeur à oublier la saveur ? Qu'est-ce qu'un touriste ? Et qu'est-ce qu'un touriste qui ne joue pas au touriste ? Un voyageur a-t-il besoin de quitter son chez soi pour voyager ? Rêver, cuisiner, penser n'est-il pas aussi une belle manière de provoquer le voyage ? Voyager, et chercher ailleurs à reproduire ce que l'on connaît chez soi, est-ce réellement "voyager" ?

Le recueil de nouvelles de Georges Flipo suscitent toutes ces réflexions là, et bien d'autres encore.
J'en ai aimé le ton, l'humour. J'ai apprécié les images d'amérique du sud évoquées (Les sources froides), les personnages faillibles (Confiteria Ideal, Une incartade). Ces contes modernes, légers et fins, ont été une agréable bouffée d'oxygène après quelques lectures bien denses. J'ai un peu dérapé sur un ou deux récits frôlant l'onirisme (Et à l'heure de notre mort), mais ai été largement conquise par l'ironie de certains autres (La route de la soie, Rapace).
"Le sentiment d'exil en littérature" est un thème de lecture qui me tient à coeur depuis toujours, Qui comme Ulysse s'inscrit tout à fait dans ce cadre là. Je suis donc heureuse de m'être plongée un bel après-midi d'octobre dans ces histoires "en partance".

Une citation inscrite en incipit, en lieu et place d'un extrait...
"Ne demande pas ton chemin à quelqu'un qui le connaît, tu risquerais de ne pas te perdre..." (Rabbi Nachman de Breslau)

bouton3 Note de lecture : 3.5/5

Retrouvez l'auteur sur son blog : http://georges-flipo-auteur.over-blog.com/

Et quelques liens de lectures ici

26 octobre 2008

De retour...

...dans la blogosphère.

femmepilelivresJe reviens avec cette impression (fausse ?) d'avoir repris les rênes de mes lectures. Lire pour le Grand Prix des Lectrices Elle est intéressant mais astreignant. Heureusement, il y a quelques heureuses découvertes, vous verrez cela dans quelques jours ...

Des envies d'écritures me reviennent aussi, des envies de ne pas suivre des cadres établis, des règles précises, d'écrire ce qui me passe par la tête, ce que je veux dire, ce qui me fait vibrer, sans se préoccuper d'une quelconque qualité littéraire... Ai-je raison ?

Et puis, j'ai envie envie de m'amuser encore, surtout, beaucoup, à pianoter sur mon ordinateur, à discuter avec vous de littérature, ou d'autre chose, même si la vie me tire par la main et voudrait m'engluer dans son quotidien.

En bref, me re-voici ici, toujours avide de découvertes et heureuse de cette pause, finalement bénéfique !! Merci pour tous vos petits mots et passages... Je vous réponds très vite. Bonne journée !!!

17 septembre 2008

Des histoires à dormir debout

Mais que se passe-t-il dans notre maison lorsque nos paupières se ferment ?

unehistoire_dormirlanuit

1) Les meubles et la vaisselle se mettent à danser...si si, je vous assure.

"La maison s'endort, s'endort. Dort la pendule à coucou, dort le chat, dort le petit garçon... Puis, tout doucement, une musique envahit la maison endormie et chacun se met au rythme de l'enchantement..."

[Un album envoûtant qui a fasciné ma grande fille de 7 ans. A lire tout doucement, en chuchotant, juste avant d'éteindre la lumière. Effet sommeil garanti !!]

pendantquetudors

2) Les doudous s'animent et prennent soin de nous...mais chut, c'est un secret !!

"Chaque nuit, la chambre doit être entièrement inspectée. Tous les tiroirs. Le moindre recoin. Nous regardons même derrière les rideaux, et si nous nous sentons vraiment courageux...sous le lit."

[C'est vrai maman, m'a-t-on demandé ? Euh... Comment avouer que j'y croyais presque un peu lorsque j'étais petite. Et vous ?]

4 novembre 2008

Zulu, Caryl Férey

ZULULa fille d'un ancien champion du monde de rugby, Nicole Wiese, est retrouvée dans un parc, sauvagement assassinée. Ali Neuman, chef de la police de Cape Town, et accessoirement zoulou, enquête. Nous sommes en Afrique du Sud. Malgré la fin de l'apartheid, tout n'est pas rose dans ce pays, où la violence et le Sida font rage. On suspecte une drogue au cocktail étonnant, on guette les faits et gestes d'une danseuse tribale, on surveille les plages sur lesquelles des orphelins désoeuvrés jouent ou crèvent. Neuman, aidé de ses deux bras droits, Brian Epkeen et Dan Fletcher, vont remuer la boue des townships, des gangs, et découvrir des enjeux secrets, à leurs risques et périls.

Voilà un thriller bien sanglant, écrit sur un rythme saccadé, qui tient en haleine son lecteur et ne le laisse pas en paix.
Parmi quelques images apocalyptiques, j'ai pu apprécier les fausses pistes aménagées, les personnages secondaires fouillés (Claire, Zina, Maia, Ruby...), cette énigme qui s'amplifie et s'envenime. J'ai également souri aux trouvailles verbales de l'auteur, ces adjectifs incongrus, glissés ça et là, qui donnent de la couleur au récit, j'ai aimé l'audace de son écriture. Pourtant, il m'a été difficile d'adhérer complètement au récit tant la violence y tient une place importante. Malgré sa qualité, ce roman m'a peut-être un peu trop malmené, j'ai achevé ma lecture, fourbue, pas très certaine d'avoir envie de retenter le voyage, de sitôt.

Un extrait...
"Le Jardin Botanique était vide à cette heure, l'aube encore un souvenir. Neuman marcha sur la pelouse taillée à l'anglaise, ses chaussures à la main. L'herbe était tendre et fraîche sous ses pieds. Les feuillages des acacias frémissaient dans l'oscurité. Neuman rabattit les pans de sa veste et s'agenouilla près des fleurs.
"Wilde iris (
Dictes grandiflora)", disait l'affichette. Il y avait encore les rubans de la police, qui battaient dans la brise...
On n'avait pas retrouvé le sac de Nicole sur les lieux du crime. Le tueur l'avait emporté. Pourquoi ? L'argent ? Qu'est-ce qu'une étudiante pouvait avoir dans son sac à main ? Il leva les yeux vers les nuages affolés qui filaient sous la lune. Le pressentiment était toujours là, omniprésent, qui lui comprimait la poitrine."

bouton3 Note de lecture : 3.5/5

Un titre lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices BOOKPAGES 2009
Catégorie Policiers

ISBN 978 2 07 012092 05 - 19.50 € - Mars 2008

La lecture d'Amanda : haletant, étouffant, impressionnant...
La lecture d'Enna

15 mai 2008

Le portrait, Iain Pears

pears

Un étrange invité se présente un beau jour dans la modeste demeure de Henry MacAlpine, sur l'île de Houat, décidé  à faire réaliser son portrait par le peintre de talent qu'il fut, retiré volontairement à présent depuis plus de quatre ans de la scène artistique londonienne. Il s'agit de l'ancien mentor de l'artiste, et critique tout-puissant, William Nasmyth. Au fil des séances de pose, Henry déroule un impitoyable monologue, qui fait ressurgir leur passé commun, sa rencontre avec la rebelle et insaisissable Evelyn, et les turpitudes du monde de l'art. La vérité éclatera enfin dans les tourments des tempêtes bretonnes...

L'éditeur, en quatrième de couverture, affuble ce roman du qualificatif de "thriller psychologique aussi cruel que subtil", je n'irai pas jusque là... Effectivement, le mystère de l'exil de Henry est un point à éclaircir en début de récit mais l'élément fort de ce "portrait" réside ailleurs. En effet, j'ai trouvé très intéressante cette histoire de la peinture londonienne et européenne du début du XXème siècle que Iain Pears dresse ici au fil du monologue du narrateur : la ringardise progressive du classicisme, la montée en puissance de l'impressionnisme français... Enfin, le parallèle entre la rudesse bretonne et la vacuité du clinquant londonien donne un relief certain à cette histoire, et procure un moment de lecture vraiment très agréable ! A essayer, pour les amoureux de la peinture, entre autres !!

Un extrait...
"Je pensais trouver un moyen de contourner la règle que j'ai moi-même établie. Je n'ai pas l'intention de te laisser voir le tableau que je suis en train de peindre, parce que je sais ce qui te retient ici. Mon plus grand espoir est de te garder jusqu'au bout, de te faire boire la coupe jusqu'à la lie. Un homme qui déteste être dans l'ignorance ne partira jamais avant d'avoir vu quelque chose d'aussi personnel que son portrait. Je suis surpris que tu aies réussi à te maîtriser jusque là. Je n'aurais pas été étonné que tu traverses la pièce en trombe pour t'emparer de la toile. Je ne te le conseille pas."

bouton3  Note de lecture : 3/5

Grand merci à ma prêteuse !!

Une autre critique positive sur Biblioblog

7 octobre 2008

Lemniscate, Monica Passos

Monica Passos Aujourd'hui, je vous dépose ici un coup de coeur, musical, d'une infinie douceur... Se cachent sous cette pochette colorée quelques reprises, Léo Ferré, Duke Ellington, Jacques Prévert, etc...
Pour en savoir plus sur cette chanteuse brésilienne, que je ne connaissais pas personnellement il y a quelques jours, un lien ici, et un extrait de l'album, ci-dessous...


LA MEMOIRE ET LA MER par Mônica PASSOS

10 septembre 2008

Un album dans la poche...

En prévision des vacances, j'avais fait une petite sélection d'albums poches, faciles à lire, colorés et pas trop chers. Comme mes enfants (3 et 7 ans) ont été enthousiasmés, je vous présente aujourd'hui celui-ci :

__quoi_r_vent_les_vaches

"Des vaches tranquilles et sans histoire vivaient dans un pré à côté de la voie ferrée. Elles aimaient regarder passer les trains. C'était leur seule distraction."

Oui, mais voilà, un beau matin les trains ne passent plus et nos vaches s'ennuient ferme. Jusqu'au jour où Gertrude, une de leur congénère, venue d'ailleurs, les rejoins dans leur prairie et leur parle d'un pré extraordinaire. Les vaches se mettent tout à coup à rêver...

[Si vous ne pouvez résister à la vue d'une vache qui se balance sur une balançoire ou glisse sur un toboggan, cet album est fait pour vous !!]

ISBN 978 2 278 06152 5 - 4.90 € - 2008

20 juillet 2008

C comme...

lettre_c...Carver.

J'ai jeté un oeil dans ma bibliothèque (symboliquement s'entend), et je me suis rendu compte qu'y trônaient plusieurs romans de Catherine Cusset (rencontre d'un été à la suite de la découverte du Problème avec Jane), mais ce n'est pas elle - il faut bien l'avouer - qui m'est venue à l'esprit immédiatement en pensant à la lettre C, malgré le plaisir que j'ai eu à lire ses livres, mais plutôt Raymond Carver.

carver

Car cet auteur là fut dans mon parcours livresque une rencontre importante, primordiale. J'ai découvert avec lui l'existence des anti-héros en littérature.
Par exemple, Parlez-moi d'amour, qui trône donc également sur mes étagères, est un receuil de nouvelles brèves qui mêle écriture sobre et personnages un peu paumés d'une midle class américaine en quête de bonheur.

                                             

Et vous, à quel auteur pensez-vous ?
Pour rendre le jeu plus digeste, je vous demande de ne me donner cette fois-ci un seul nom, si cela est possible...?! Merci !!!!

Comme d'habitude, les réponses en image ci-dessous, et en commentaire, par ordre d'apparition :

   

    ...

28 août 2008

La princesse des glaces, Camilla Läckberg

LA_PRINCESSE_DES_GLACESUne jeune femme est retrouvée nue, dans sa baignoire, les poignets tailladés, couverte de gel. Son amie d'enfance, Erica Falck, trente cinq ans, écrivain de profession, a fait cette découverte macabre, et c'est toute la communauté de Fjällbacka qui est en ébullition. Un suicide semble vite improbable aux yeux de la police et l'enquête que mène l'inspecteur Patrik Hedström soulève de nombreux mystères...

J'avais très envie d'aimer ce roman à la superbe couverture noire, illustrée délicatement par Matthew Price. J'en avais très envie...mais dès les premières lignes, j'ai dû me rendre à l'évidence que l'écriture, lourde, malhabile et très désagréable du récit, ainsi que sa structure volontairement hachée, qui passe d'un personnage à un autre sans transition, me rendrait la tâche bien difficile... Ce fut effectivement le cas. Heureusement, mes efforts ont été récompensés, car malgré une intrigue poussive, je me suis retrouvée aux 4/5ème du livre finalement tenue par le suspens, attachée aux personnages et dans l'attente d'une issue qui ne m'a pas déçue, bien au contraire.

Malgré cela, voici un roman policier que j'aurais du mal à recommander en dépit des commentaires ditirembiques de l'éditeur en quatrième de couverture : "En Suède, tous ses ouvrages (ceux de Camilla Lädckberg, cela s'entend) se sont classés parmi les meilleures ventes de ces dernières années, au coude à coude avec Millénium de Stieg Larsson." Ah bon ? Serais-je donc hermétique au genre ? Voilà qui ne me donne pas très envie de lire Millénium à présent !!

Un extrait pour en "apprécier" l'écriture...
"Erica avait l'impression qu'Alex avait vécu dans une sorte d'existence parallèle avec ceux qui comptaient dans sa vie. Elle n'en faisait qu'à sa tête, sans égard pour ses proches et surtout pour Henrik. Erica devinait que Francine avait du mal à comprendre comment Henrik pouvait accepter un mariage à ces conditions, elle pensait carrément que Francine le méprisait à cause de cela. Pour sa part, Erica comprenait parfaitement le fonctionnement des mécanismes de ce genre. Depuis de nombreuses années, elle contemplait le couple Anna et Lucas."

bouton3 Note de lecture : 1.5/5
Un titre lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices BOOKPAGES 2009
Catégorie Policiers

ISBN 978 2 7427 7547 7 - 21 € - Mai 2008

Elfique est beaucoup beaucoup plus enthousiaste que moi et Ptitlapin aussi !!

Lire l'article de Gambadou sur Millénium qui fait étrangement pendant au mien aujourd'hui, sans concertation.

20 février 2008

Des livres pour partir en quête de couleurs, sentir ses feuilles bruire, profiter des bons jours et dessiner des champignons

Quelques coups de coeur !!

pecheurdecouleurs

Dandine est heureuse dans son pré, car l'herbe y est douce et sucrée... et puis si fraîche, si belle, si verte, qu'elle ne pourrait plus s'en priver. Mais quand elle voit passer le train, elle voudrait bien partir au loin.

Dandine est une vache qui veut voir du pays. Aidée de son ami Martin, l'oiseau qui pêche les couleurs, elle parcourt le monde et découvre les plus belles des couleurs dans les plus beaux endroits. Revenue chez elle, elle se rend compte que sa couleur préférée reste "le vert", car c'est la couleur de son pré...

[Une belle balade en images dont mes enfants ne se lassent pas.]

gustaveestunarbreGustave rêve qu'il est un arbre... Il découvre un monde de sensations fortes où se mélangent les couleurs de l'automne, l'odeur de la mousse, le souffle du vent dans les feuilles et les cris des oiseaux dans la nuit... Etre un arbre enraciné au coeur de la forêt, c'est vraiment une aventure extraordinaire ! (extrait de la quatrième de couverture)

Au lieu de jouer avec ses camarades dans la cour de récréation, Gustave est tranquillement assis contre un arbre. Il s'endort et rêve d'une forêt aux multiples et somptueuses couleurs de l'automne.

[Des planches mêlant peintures, crayonnés et photographies pour une aventure au pays des sensations. Encore un bel album, aux pages fascinantes et lumineuses. A feuilleter sans modération !]

lesbonsjours

Il y a les jours où ça balance et les jours où tout bascule.

Il y a les bons jours, et puis les moins bons. Un petit rien peut nous faire basculer de l'un à l'autre, tomber dans les mauvais, ou au contraire espérer les meilleurs, un geste, une attention, un sourire... Alors, reviennent les bons jours, et on se sent "pousser des ailes" !

[Ce livre là est mon petit coup de coeur à moi ! Ma grande fille (6 ans) n'a pas tout saisi des bons mots, pirouettes et petites blagues de cet album irrésisitible. Cette notion de "bons" et "mauvais" jours est sans doute un peu une notion d'adulte !! Pour ma part, j'ai adoré. A s'offrir sans complexes !!]

nomd_un_champignon

Voici un champignon. Tiens, et si on lui dessinait des yeux, un nez, un sourire, des pieds, des bras et des oreilles...? Alors là...Abracadabra... Voici un lapin !

Des crayonnés tout simples, une esthétique sobre et des volets à soulever pour découvrir la magie du dessin.

[Petit dernier (2 ans et demi) est toujours partant pour soulever des volets et ce petit livre évolutif qui transforme un champignon en lapin a rencontré auprès de lui un très vif succès !!]

CRIM0013 CRIM0014 CRIM0015

21 août 2008

Ils sortent lundi en librairie

johnnyJohnny par Catherine Soullard - ISBN 978 2 268 06619 6 - 13 €

Un conseil ? Plongez vous dans Johnny Guitar, le western de Nicholas Ray (1954), puis entrez dans ce roman baigné des personnages du film. Vous goûterez ainsi plus complètement la belle écriture de Catherine Soullard qui nous raconte, par le biais de figures universelles, une histoire d'amour de jeunesse, perdue puis retrouvée, de son enfance et de sa mère. Ecrit comme une balade, un peu triste, ce récit dresse avant tout un portrait de femme, ayant peut-être les traits de Vienna, devenue dure et adulte, hantée par le souvenir d'une silhouette d'homme.

Un extrait...
"là où tu es parti, comment est-il le ciel, y a-t-il du vent aussi, est-ce qu'il souffle plus fort qu'au camp de la Gineste, est-ce que tu m'as aimée ou as-tu fait semblant et en ai-je été dupe, savais-tu que tu ne resterais pas, le savais-tu déjà au début de l'été, qu'étais-je vraiment pour toi, comment fais-tu sans moi, ai-je rêvé tout cela, ai-je tout inventé, cet amour, mon amour et cette vie à deux, je t'attends, je te hais et je t'aime, je te guette, je te cherche, je n'ai que toi en tête et je m'en veux de ça, je m'applique, je m'active, je fais semblant aussi, j'adopte des attitudes et ça marche parfois et je suis convaincue, je travaille tout le jour et j'ai de grands projets, oui je veux oublier, c'est ce que je proclame, ce que j'essaie de croire, je fais de gros efforts, rien n'est plus difficile que de cesser d'aimer, l'amour a la vie dure, et je rêve à ce jour où tu ne seras ni Claude, ni Johnny, où j'entendrai ces noms sans être blessée, où tu auras perdu ce pouvoir monstrueux que je t'ai laissé prendre, où tu pourras tout faire, où je ne souffrirai plus et plus jamais par toi, je n'aspire qu'à ça, je serai libre enfin, je n'étoufferai plus, tu m'as donné les clés, t'en es-tu rendu compte, je suis ce que je suis, c'est toi qui m'as armée."

Quelques images du film en chanson...

bouton3 Note de lecture : 3/5

Un grand merci à Mélanie Fouqué pour l'envoi !! La fiche éditeur

la_fausse_veuve

La fausse veuve par Florence Ben Sadoum
ISBN 978 2 20726073 9 - 13 €

Comment l'amour survit-il à l'absence ? Une femme, dix ans après le drame, raconte comment elle a aimé un homme, l'a accompagné pendant son coma, à l'hôpital après un grave accident cérébral, comment ils se sont parlés entre battements de paupières et frôlements. Elle est celle qu'il a choisi, quelques semaines avant l'accident, pour qui il a quitté femme et enfants. Pourtant, au seuil de la mort elle n'est plus rien face à celle, légitime, qui reste la "seule et unique" veuve de l'homme dont elle connaît si intensément chaque creux de peau.

Ce roman est une belle surprise, malgré le pathos évident du thème. La narratrice conte avec beaucoup de délicatesse, de force et de pudeur cet amour inachevé qui s'accroche et se perd dans la maladie puis la mort mais ne meurt jamais réellement dans les souvenirs. Entre religion, vie sociale, passé et présent, Florence Ben Sadoum nous raconte ici l'histoire d'une femme d'aujourd'hui, ni plus forte ni meilleure qu'une autre, mais seule et digne face au deuil et à la douleur.

Un extrait...
"C'est quoi le coma ? Je l'ai appris au cinéma. Un corps nu et immobile envahi de tuyaux reliés à des machines. Autour, plein de gens qui s'affairent dans un calme qui rassure. Un décrochage, une parenthèse. Koma, c'est une virgule en allemand, une virgule dans le temps de vie des autres et dans la vôtre surtout. Vous êtes soudain là sans être là. Le temps se dilate étrangement autour de ce corps qui monte et qui descend, qui respire presque tout seul. Il s'installe, s'étire et se partage. Le temps avec toi est minuté par l'équipe soignante qui n'octroie qu'une heure par jour à deux personnes dans ton blox. Comme un cheval. Et encore deux personnes récurées au savon bactéricide qui doivent enfiler une blouse, un bonnet et des chaussons bleus en papier tissé. Avec cette tenue ridicule, on ressemble plutôt à des spermatozoïdes sortis d'un film de Woody Allen."

bouton3 Note de lecture : 3/5

Un grand merci, pour ce livre, à Violaine et au site Chez-les-filles.com

D'autres blogueuses se sont penchées avec plus ou moins de bonheur sur ce titre : Lily, Loutarwen, Cathulu, Bluegrey...

1 août 2008

My Way, Ji Di

myway"Suivez le bonhomme au chapeau...
...dans ses voyages incertains.
Où va-t-il ? Il ne le sait pas vraiment lui-même. Mais chaque endroit qu'il traverse lui donne l'occasion de rencontrer des personnages différents, chacun à la recherche du bonheur, de l'amour ou tout simplement de lui-même."

J'ai aimé cette couverture, j'ai feuilleté quelques pages et hop j'ai embarqué ce livre hors de ma bibliothèque moi qui y étais entrée avec la ferme intention de n'en sortir que les mains vides. Raté. Heureusement, cette délicieuse BD se lit très vite !!

Il s'agit en fait d'un recueil d'histoires, dessinées ou simplement écrites, inventées par une toute jeune artiste chinoise, nommée JI DI sur le net, mais se prénommant en réalité ZU Ya Le. Un album qui oscille entre poésie et BD.

J'ai beaucoup apprécié les dessins de ce premier volet, le thème de la quête, l'aspect évanescent, coloré et original de la mise en page. J'ai trouvé l'ensemble des textes un peu naïf, idéal pour les jeunes filles en fleur, mais voici sans doute une illustratrice à suivre... (quelques images du tome 2)

ISBN 978 2 940380-46-6 - 12€50 - 2007 - Le blog éditeur

19 juillet 2008

Ma grande fille...

...a 7 ans aujourd'hui !!!!

ANNIVERSAIRE1 On dit que c'est l'âge de raison, on dit tellement de choses...
Depuis sa naissance, elle n'est qu'émerveillements, rires en cascades, mouvements.
Je me suis habituée à l'air qu'elle déplace, aux sautillements de ses petits pieds, à son air de n'être jamais en repos, jamais apaisée...toujours en attente.

Je souhaite que brille toujours cette petite flamme vive dans ses yeux, une petite flamme précieuse.

Je t'embrasse ma chérie.

30 août 2008

François Forestier, Marilyn et JFK

marilyn_et_jfkMarilyn et John, une histoire qui fait fantasmer, qui mêle glamour, Hollywood, secrets d'Etat et pouvoirs... François Forestier nous raconte dans son livre le versant sombre de cette romance, et nous entraîne dans les coulisses du show business américain et de la course à la Maison Blanche. Le style est enlevé, rapide et efficace, et les années passent en accéléré devant nos yeux de lecteurs éberlués.

Alors, peut-être un peu trop de sexe, un peu trop de drogues, un peu trop de complots, un peu de trop de mafia à mon goût.
Pourtant, tout cela semble bien réel - est réel. Mais a-t'on vraiment envie de désacraliser les mythes ? Je n'en suis pas certaine. Au risque de taire la vérité ? De se voiler la face ? Oui, parfois.

bouton3 Note de lecture : 2/5

Un titre lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices BOOKPAGES 2009
Catégorie Documents

ISBN 978 2 226 18398 9 -19.50 € - Mai 2008

Finalement, Marilyn par Vanessa me convient mieux, n'est-ce pas Clarabel ?...


Marilyn et John

23 juillet 2008

D comme...

...Duras

duras_par_richard_avedon

J'ai découvert cet écrivain particulier par un roman sorti en parallèle au film L'amant. Il s'intitulait L'amant de la chine du Nord. Et puis, j'ai poursuivi avec d'autres titres, peut-être plus agréables encore, et j'ai été séduite par l'écriture, le détachement, les personnages, l'univers...

Bien entendu, la femme qu'elle était a souvent dérangé, et il est vrai que je n'aimais pas particulièrement la suivre en entretien télévisé, mais voilà un auteur qui a une place particulière dans ma bibliothèque, chaque titre a été un cadeau de lecture.

Ci-dessus, une photo amusante trouvée sur une page consacrée au photographe Richard Avedon.
(exposition en ce moment au Jeu de Paume - toutes les infos ici)

lettre_d

Comme d'habitude, je vous pose la question : et vous, à quel auteur pensez-vous ?

Vos réponses en images (ci-dessous, dès que possible), et en commentaires. Un seul nom encore est le bienvenu. Merci !!!!!!!

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  • "Tu vois, moi, j'ai des passions, les livres, ça me sauve... J'ai traversé mes temps morts avec des gens qui ont oeuvré pour ça, ceux qui ont écrit... J'ai le livre en main et c'est du carburant pour ma vie à moi..." Jeanne Benameur
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