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Les lectures d'Antigone ...
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Ardoise magique

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Ben oui, à mon tour, j'ai craqué !

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13 février 2009

Le premier jour du reste de ta vie - DVD

le_premier_jourTout commence par le départ de l'aîné du domicile familial, un beau jour, la jeune soeur qui s'accroche aux jambes du grand-frère, la mère qui clame qu'elle perd un de ses enfants... Tout parle de la vie, de la nôtre qui est un peu la leur, du couple, des enfants, de l'adolescence et des liens familiaux... Tout n'est pas rose, mais pas toujours si grave non plus, quoique.

le_premier_jour2Ce film a un charme certain, auquel je n'ai pas été insensible du tout. La construction tourne autour de ces journées essentielles, dans la vie de chacun, où tout peut basculer, les rencontres se faire, des décisions se prendre, etc... Les acteurs sont excellents, même si la prestation de Zabou Bretman "jeune" m'a déçue. Cette histoire, douce amère, sans concessions, est à voir si vous avez été sensible, par exemple, à la chanson de Bénabar "quatre murs et un toit"...ou si vous aimez prendre conscience du passage du temps sur nos vies. A voir aussi si vous aimez Daho ;o) !

La bande-annonce parle assez justement du film, ce qui n'est pas toujours le cas...


Le Premier jour du reste de ta vie : BA 1

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6 janvier 2009

Je t'ai vue, Julie Parsons

je_t_ai_vueMichael McLoughlin s'apprête à prendre une retraite bien méritée. Une petite fête, un voyage en mer en perspective, et tout semble en effet concourir à rendre son départ de la police définitif.
Seulement voilà, un de ses collègues insiste pour qu'il réconforte une amie, Sally Spencer, qui vient de perdre sa fille Marina. L'enquête a conclu à un suicide mais sa mère n'y croit pas. Le jeune retraité accepte, en souvenir d'un autre meurtre, d'une autre jeune fille, prénommée Mary, et de sa mère Margaret, dont l'image le hante toujours, dix ans après. Ainsi débute une enquête à multiples tiroirs et rebondissements, émaillée de decès aussi inexplicables les uns que les autres...

Je t'ai vue est une intrigue policière de facture assez classique, malgré quelques flash-backs et introspections parsemés ici et là. Et curieusement, j'ai plutôt apprécié cet état de fait. J'ai aimé lire les péripéties de l'enquêteur Michael McLoughlin, calme et réfléchi, sympathique. J'ai aimé suivre, en parallèle, les pensées de Margaret, personnage profond et admirablement peint par Julie Parsons. Un petit bémol à apporter cependant, je n'ai pas été très surprise par le dénouement de l'histoire, ce qui est vraiment dommage. Pour résumer, voici un roman policier plutôt agréable, qui se lit avec enthousiasme, complet dans la description de ses protagonistes, dont on retient surtout la richesse psychologique et l'atmosphère dublinoise. En définitive, un agréable moment de lecture.

"Ils étaient ensemble dans le jardin. La lumière diminuait. Ils étaient allongés sur les vieux transats. Sans dire un mot. McLoughlin prit la main de Margaret. Je t'ai vue, songea-t-il. Cette nuit-là, je t'ai vue. Et plus jamais je n'ai cessé de te voir. Depuis, je t'ai vue tous les jours et toutes les nuits. Il leva les yeux vers les étoiles. Il écouta le bruit de sa respiration. Bientôt, elle s'endormit. Sa tête roula sur le côté. Il retira sa veste qu'il étala sur elle. il posa sa main sur la sienne. Puis, il s'endormit lui aussi."

bouton3 Note de lecture : 3.5/5

Un titre lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices BOOKPAGES 2009
Catégorie Policiers

ISBN 978 2 7021 3940 0 - 20 € - 09/2008

La lecture d'Enna

Mon dernier bilan reste inchangé, à ce stade des critiques. Je vous donne rendez-vous début février pour la suite !!

19 janvier 2009

Nés en 68

nes_en_68_0

1968. Catherine, Yves et Hervé ont vingt ans, sont étudiants à Paris et s'aiment. La révolte du mois de mai bouleverse leur existence. Gagnés par l'utopie communautaire, ils partent avec quelques amis s'installer dans une ferme abandonnée du Lot. L'exigence de liberté et la recherche de l'accomplissement individuel les conduisent à faire des choix qui finissent par les séparer.
1989. Les enfants de Catherine et Yves entrent dans l'âge adulte et affrontent un monde qui a profondément changé : entre la fin du Communisme et l'explosion de l'épidémie de sida, l'héritage militant de la génération précédente doit être revisité. (Synopsis par fandecinema.com)

Quel plaisir que de pouvoir enfin vous proposer une belle découverte en matière de DVD ! Depuis quelques temps en effet, s'amoncellent dans mon escarcelle plusieurs déceptions...

Avec ce titre, je dois avouer que j'étais au départ bien dubitative, la participation de Laetitia Casta sans doute...et bien j'avais tort. Elle survole ce film avec grâce et beauté, sensualité, et "presque" avec talent, dirais-je. paysage_4

Quel peut donc être l'intérêt de visionner une saga si longue (2h50 !!) ? Pour ceux qui ont eu le plaisir de lire, et d'aimer lire, Les années de Annie Ernaux vous trouverez ici cette même lecture intime de l'histoire de France de ces dernières années, très intéressante et enrichissante. Ensuite, il est prenant de suivre l'enthousiasme d'un groupe d'étudiants, rempli d'utopies, puis leurs désillusions, les routes de chacun, la déliquescence. Et cette question lancinante, qu'avons nous donc retenu de mai 68 ?

Vraiment, je vous recommande chaudement ce film dont le plaisir de visionnage a été une réelle bonne surprise, inattendue !!

Déjà diffusé sur Arte en octobre 2008...


Nés en 68 sur ARTE
envoyé par arte

6 février 2009

Un retour

CRIM0076Les amants de Marie, le livre de Leslie Kaplan, parti il y a quelques temps en voyage, est revenu...

Il est passé par chez Lucy, Kloelle (pas de billet), Arlette, Martine et Liliba.

Je partage avec vous les petits mots amicaux glissés sous sa couverture :

"Une très belle lecture, une écriture vive et pertinente, des personnages sympathiques ! Que demander de plus !" Lucy

"De tableau en tableau, on glisse sur les pensées de Marie... Des pensées loin d'être si légères que ça. Une belle lecture." Kloelle

"Plus que l'histoire, elle même, le prêt d'un livre est une fenêtre qui s'ouvre sur l'autre. Un partage unique qui peut devenir le creuset d'une amitié." Arlette

"Merci pour cette merveilleuse lecture et pour le voyage offert à Marie." Martine

"Merci pour le prêt de ce livre, même si je n'ai pas réussi à le terminer." Liliba

29 janvier 2009

Par suite d'un arrêt de travail

parsuite

Une grève du service public et des transports paralyse la France entière.
Paris, gare de Lyon : Marc Roux, un cadre ambitieux s'énerve en l'absence de train pour Rome où il doit signer, le lendemain matin, un contrat décisif pour sa carrière. Sur le quai, son chemin croise celui de Vincent Disse, personnage déroutant et imperturbable malgré le chaos.
Pour tenter d'arriver à temps à destination, les deux inconnus partagent le volant et la conversation dans un covoiturage improvisé.
Marc et Vincent ne partagent d'ailleurs que ça : l'un est tout acquis aux thèses de l'économie libérale et l'autre considère la grève comme un droit fondamental...
(allociné.fr)

parsuite2

Encore une fois, me voici aujourd'hui avec une belle surprise dans ma hotte, en matière de DVD, et en plus je suis super synchro avec l'actualité, vous avez vu ça ?!
Bon, pour tout vous avouer, je suis déjà conquise d'emblée lorsqu'il s'agit de Charles Berling ou de Dominique Blanc. Mais pas forcément de Patrick Timsit... Et là, il faut bien le dire, je m'attendais évidemment à visionner une comédie balourde, râlant de plus belle que mon vidéo club privilégie de plus en plus les grosses productions, me privant ainsi de pépites très attendues. Et bien non !! Ce petit film n'est pas balourd du tout. Bien sûr, il surfe sur le principe éculé du duo improbable jeté sur les routes. Oui mais voilà il y a de la finesse dans ce road movie là, surtout lorsque nos deux hommes se retrouvent paumés en pleine campagne avec un portable pour toute fortune. Les personnages ne sont pas taillés à coup de serpe, et contiennent  juste ce qu'il faut de mystère pour nous intriguer, ce qui est franchement fort agréable.
La problématique du jour : mais après quoi courrons nous donc sans cesse ?

Un teaser, des interviews et des extraits...

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22 janvier 2009

Nous y sommes

logoSi vous ne connaissez pas encore ce logo, à gauche, je vous invite à rapidement cliquer dessus. Mais qu'est-ce donc que ce nouveau site ? ... Le début d'une énorme base de données autour de nos blogs de lecture.
Kesalul et Madame Charlotte ont en effet entrepris pour nous un travail titanesque dont le but est le suivant : regrouper tous nos avis sur les livres (voilà qui résoud également nos problèmes de recherches de liens).
Alors, un grand chapeau à elles deux pour ce nouveau lieu au contenu riche et à l'esthétique irréprochable !!!

4 janvier 2009

Le premier principe Le second principe, Serge Bramly

lepremierprincipelesecondprincipe

Quel est donc le lien qui réunit une princesse anglaise, un photographe paparazzi, un marchand d'arme suisse, un ministre français, outre leur mort si violente ?
C'est ce mystère que tente de percer un agent de la DGSE, utilisant pour ce faire le principe de la thermodynamique : le premier principe énonce que tout corps se refroidit au contact d'un corps froid et le second stipule que dans un système clos, le désordre va en augmentant.

Dans le roman de Serge Bramly, c'est en fait une version inattendue de l'histoire secrète, publique et intime de la France qui nous est contée, celle de ces trente dernières années. Une histoire qui commence par le mariage d'une princesse de dix-neuf ans au long voile blanc et par le succès de la gauche aux présidentielles. Une histoire qui se continue dans les désenchantements du pouvoir et de ses trahisons. Une histoire qui connaîtra ses limites lors du suicide d'un ministre, ou plus tardivement lors de ce fameux accident sous un pont de Paris. Une histoire qui peut se lire aisément comme un roman d'espionnage, un lieu où la vérité frôle sans cesse la fiction.

Aller au terme de ce roman foisonnant de personnages et d'intrigues fut pour moi une véritable épreuve dont je suis ressortie soufflée. Je ne regrette pas sa lecture, j'en suis même plutôt heureuse, malgré les longueurs qui essaiment le début du récit. Je dois avouer que je me suis souvent demandée où les péripéties et dialogues me menaient, quel était le but, qui étaient ces gens, que m'importaient leurs agissements, et puis je me suis prise au jeu, peut-être un peu tardivement, mais réellement. Pour conclure, voici donc un roman "énorme" qui, une fois terminé et refermé, se découvre riche et puissant.

"...Oublions, oublions tout ce qui s'est dit, et remontons le temps jusqu'en 1981, l'année du grand chambardement. On pourrait aller plus loin, bien sûr, et chercher des antécédents aux antécédents ; chaque cause en suppose toujours dix préalables. Mais peu importe au fond pourquoi 1981 fut une année charnière ou comment on en arriva aux "évènements de 1981" ou "trouvant leur origine en 1981". Dès qu'on se penche d'un peu trop près sur ces choses, le ton change et prend, à force de pondération, un côté ampoulé de lettre d'excuses. Il y a une hauteur particulière à laquelle il faut planer pour débrouiller les faits sans se laisser distraire par la variété de leurs implications. Trop de recul, et l'on rate l'essentiel ; pas assez, et l'oeil s'embue dans la mesquinerie hypnothique des circonstances atténuantes, on pèse "des oeufs de mouche avec une balance en fils d'araignée", comme disait Voltaire.
Nos historiens parlent d'une année charnière par soucis de mesure. Année rupture serait plus juste : ensuite rien ne fut plus jamais comme avant." p.31

bouton3 Note de lecture : 4/5

Un livre lu dans le cadre du grand prix des lectrices de BOOKPAGES 2009
Catégorie Roman

ISBN 978-2-7096-2769-6 - 22 € - 11/2008  - Ce titre a obtenu le Prix Interallié 2008

Une lecture chez Les Couassous, celle d'Amanda

23 décembre 2008

Emilie Vast & Co

CRIM0052Le Centre de Recherche et d'Information sur la Littérature de Jeunesse de la Vendée vient de sortir son Année de lecture.  Cette brochure est destinée à aider les bibliothèques et les centres de loisirs dans leur choix d'emprunts ou d'acquisitions de livres destinés aux jeunes. On peut se le procurer dans quelques bibliothèques ou auprès de la direction départementale de la jeunesse et des sports du département. Son objectif : "s'engager dans un travail de sélection d'ouvrages publiés ces dernières années, à partir de critères portant sur la qualité et l'originalité des textes et des illustrations." Le CRILJ est une association départementale, il en existe sans doute une dans votre département...

Je vais sans conteste puiser dans ce recueil pas mal d'idées... J'y ai déjà retrouvé quelques titres remarqués par ailleurs sur vos blogs...
Cette brochure est joliment illustrée en couverture par Emilie Vast, qui vient de sortir un album chez Némo, intitulé "L'enfant Hirondelle", en collaboration avec Anne Mulpas. J'en ai donc profité pour partir à la recherche de son univers dont l'esthétique me plait beaucoup. Ci-dessous, vous trouverez un slide chipée chez elle, et toutes ses adresses sur le net !!

http://blogs.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.ListAll&friendID=247041076

http://www.myspace.com/emilievast

http://www.emilievast.com/emilievast.html

21 janvier 2009

Rose (et Roméo aussi)

...un titre de Hiroko Ohmori

roseetromeo

"Le Printemps est là et l'amour est dans tous les coeurs !"
Roméo n'a besoin de personne. Enfin, c'est ce qu'il pense.
"Il croit qu'il peut se débrouiller tout seul."
Mais ce n'est pas réellement vrai.
Finalement, Roméo reçoit la visite de son amie Rose...

Voici un titre, petit format, affublé d'une couverture rose bonbon qui a beaucoup plu à ma grande fille. Elle a eu, avec lui, le sentiment de sortir pour une fois des lectures enfantines et de lire enfin un livre "de grand".
Un Roméo bougon face à une Rose délicate, voilà qui est bien drôle.
Il permet une lecture à deux niveaux, les plus jeunes goûtent l'histoire d'amour en suivant l'intrigue générale, et les plus grands rient sous cape aux notes d'humour glissées en apparté.

Ce titre est la suite de Roméo jamais content.

A lire Un billet chez Ricochet-jeunes

ISBN 978 2 35021 102 2 - 12€ - 2007

2 janvier 2009

Tant que je serai noire, Maya Angelou

mayaangelouTant que je serai noire est le récit de vie de Maya Angelou qui s'est engagée avec conviction, son fils Guy à ses côtés, pour la cause noire, et ce dès les années 50, aux Etats-Unis...
Chanteuse, écrivaine, femme de pouvoir, elle rencontrera des figures emblématiques telles que Billie Holiday, Malcolm X ou Martin Luther King. Elle suivra également son mari, Vusumzi Make en Egypte, et deviendra journaliste.

Séduite par la couverture superbe des éditions Allusifs, je me suis précipitée sur cette autobiographie au sujet prometteur et passionnant. Et puis, j'ai été un peu déçue par son contenu. Non que le personnage de Maya Angelou ne soit attachant, loin s'en faut, mais je me suis retrouvée au milieu de l'ouvrage bien incapable d'apprécier les tenants et aboutissants, les enjeux de l'époque, bien inculte. Certains passages m'ont donné le sentiment d'avoir été invitée dans une réception où tout le monde connaît tout le monde, sauf moi. Et pourtant, comment ne pas aimer d'emblée cette femme, sensuelle, combative, mère passionnée ? Alors, j'ai survolé les passages plus politiques pour m'attacher aux luttes domestiques de Maya Angelou et j'y ai trouvé là beaucoup de force et de courage.

Un extrait... (à propos de la pièce Les Nègres, de Jean Genet)
"Genet avait raison au moins sur un plan. Les Noirs n'avaient aucun mal à jouer les Blancs. Pendant des siècles, nous avions étudié leurs visages, les angles de leurs corps, leurs intonations et même leurs odeurs. Souvent, notre survie dépendait de l'interprétation que nous faisions du rire d'un Blanc ou du geste dédaigneux de la main d'une Blanche. En revanche, les Blancs savaient depuis toujours qu'ils ne risquaient rien en comprenant mal les Noirs. Ils étaient à l'abri, isolés de nos préoccupations. Ils pouvaient s'offrir des aventures sexuelles, gonfler nos familles d'enfants mulâtres illégitimes, faire fortune en exploitant notre musique et transformer nos hommes en ennuques, puis, l'instant d'après, regagner en toute impunité leur oasis de sécurité. Le cliché selon lequel les Blancs ne savaient rien de nous était non seulement fondé mais compréhensible. Pour notre part, nous connaissions les Blancs avec la précision chirurgicale d'un scalpel."

bouton3 Note de lecture : 2.5/5

Un livre lu dans le cadre du grand prix des lectrices de BOOKPAGES 2009
Catégorie Document

ISBN 978-2-922868-75-3 - 24 € - 05/2008

L'avis de Anna Blume, celui d'Enna

10 décembre 2008

Totoche et le poisson malheureux, Catharina Valckx

totocheVoici l'album de Décembre du programme Kilimax.
Comme pour celui de Novembre, ma grande-fille a donné son avis.

Qu'est-ce que raconte ce livre ?
"C'est l'histoire de Mauricette. Elle voudrait être un animal autre qu'un poisson, un dromadaire. Elle va chez la sorcière qui veut la manger. Totoche dit à la sorcière qu'il faut appeler quelqu'un et pendant que la sorcière téléphone Totoche change Mauricette en chauve-souris."

Qu'as-tu pensé de cette histoire ?
" La souris m'a plu, parce qu'elle est blanche. La chauve-souris m'a plu aussi. J'ai bien aimé la sorcière, surtout quand elle dit : "Je te retrouverai sale bête ! [...] Même si il faut que j'arrache le plancher." Tous les personnages sont des animaux. J'ai été surprise par la sorcière. C'est une histoire gentille. Les images sont comme de la peinture. La chauve-souris est très jolie et elle a une robe rose à la fin de l'histoire !" emmalit

Mon avis de grande personne...
Voici un album adorable, et frais, où les poissons décident de changer de vie, et où cela est possible. Un petit tour de magie, et hop ! Bien sûr, les sorcières sont très méchantes, mais un peu naïves aussi, heureusement. Une histoire qui me paraît convenir plus spécialement aux petites filles...le coup de la robe rose en fin d'histoire, sans doute, mais également l'esthétique de l'ensemble. Une jolie découverte qui a eu, encore une fois, son petit succès !!

6 novembre 2008

L'affaire de road hill house, Kate Summerscale

ROADHILLHOUSEDans la nuit du 29 au 30 juin 1860, chez les Kent, à Road Hill House, grande maison bourgeoise du Wilthshire, Saville Kent, trois ans, disparaît de la nursery. Il est retrouvé, un peu plus tard, égorgé de manière atroce, dans les latrines qui jouxtent la demeure.
L'affaire passionne les médias de l'époque, la rumeur. Un détective de Scotland Yard, Jack Whicher, est dépêché sur les lieux. Il s'avère vite que le criminel ne peut être qu'un habitant de la bâtisse, les volets ayant été ouverts de l'intérieur, oui mais lequel ? Les hypothèses et fausses pistes vont bon train tandis qu'on décortique les indices et questionne les domestiques.

Kate Summerscale ne se contente pas dans son essai de dépecer le crime qui suscita autant de passion et d'effervescence à l'époque, en Angleterre, elle met en lumière et en perspective sa place importante dans l'histoire de la criminalité. Elle évoque la création de Scotland Yard, des brigades de détectives, la mise en place de tout un système d'enquête, qui nous semble si évident aujourd'hui, acquis. L'affaire de Road Hill House est, avec d'autres affaires, à l'origine d'une autre vision du foyer bourgeois, autrefois impénétrable, secrète. Elle est également le fondement, en quelque sorte, des premières intrigues policières, et de cette littérature à énigme qui remportera ensuite de plus en plus de succès.
L'affaire de road hill house brosse par le biais d'un crime domestique tout un pan de l'histoire d'Angleterre, et c'est terriblement passionnant. J'ai plongé avec délectation dans ce pavé foisonnant et riche, avide de connaître le dénouement, intéressée par ces portraits très fouillés des protagonistes proches ou lointains du crime, conquise par l'excellente technique de Kate Summerscale qui sait rendre chaque détail captivant. Ce livre est une réussite.

Un petit extrait...instructif
"Le mot clue [indice] vient de clew, qui désigne une pelote de fil. Il en est venu à signifier "ce qui indique le chemin" en raison du mythe grec dans lequel Thésée utilise, pour ressortir du labyrinthe du Minotaure, une pelote de fil que lui a remise Ariane. Les auteurs du milieu du dix-neuvième siècle avaient encore cette image à l'esprit lorsqu'ils employaient le mot. "C'est toujours un plaisir que de débrouiller un mystère, de saisir ce fil [clue] ténu qui conduira à la certitude", note Elizabeth Gaskell en 1848. "Je crus voir le bout d'un fil rouge", déclare le narrateur dans The Female Detective d'Andrew Forrester (1864). William Wills, adjoint de Dickens, rendit hommage en 1850 à la grande intelligence de Whicher en faisant observer que ce détective trouvait la voie même quand "chaque fil conducteur semble coupé". "Je croyais avoir le fil en main, dit le narrateur de La Dame en blanc dans un épisode publié en juin 1860. Combien j'étais ignorant, alors, des tours et détours du dédale où j'allais encore me fourvoyer !" Une intrigue était une sorte de noeud et une histoire s'achevait par un dénouement."

bouton3 Note de lecture : 4.5/5

Un livre lu dans le cadre du grand prix des lectrices de BOOKPAGES 2009
Catégorie Document

ISBN 978-2-267-01981-0 - 25€ - 05/2008

Lu par Loutarwen, Clochette et Amanda, qui l'ont trouvé passionnant, aussi.
Enna a eu l'impression que se logeaient trop d'éléments dans ce livre, malgré tout intéressant

29 novembre 2008

Le chemin des sortilèges, Nathalie Rheims

lechemindessortil_gesJ'ai également succombé à la proposition du site               chezlesfilles. Merci Suzanne !!
(Me voici donc de retour ici avec cette lecture, d'autres bricoles, mais également des envies de décorations de Noël, de chocolats...et de "oh... oh... oh"...!! Ca vous le fait à vous aussi ?)

L'histoire...
Une femme retrouve l'homme qui l'a accompagnée durant son enfance, celui qui l'a vu naître, l'ancien amant de sa mère, Roland. Elle le rejoint là où il s'est retiré, dans une maison isolée, loin de sa vie d'avant.
Ce "presque" père l'accueille chaleureusement, paternellement, lui propose son écoute.
Dans cette demeure aux contours indécis, chaque matin, un livre est déposé sur la table de chevet de la jeune femme, un conte de fées. Chaque nuit, des rêves viennent la troubler, des rêves où les souvenirs se mêlent aux héros de son enfance, des rêves qui l'aideront finalement à grandir.

Mon avis...
Je n'étais pas très certaine d'avoir envie de lire ce petit livre, sans doute cette couverture un peu sombre, qui ne dit rien de son contenu. Mais son charme a agît sur moi, malgré moi.
Contre toute attente, j'ai beaucoup apprécié l'idée de ces cauchemars mêlés aux histoires d'enfants, je l'ai trouvée originale. Les extraits de contes se marient d'ailleurs très efficacement au fil des pensées de la narratrice, sans lourdeurs . Et puis, j'aime que les livres m'aident à grandir, moi aussi, j'en ai donc profité pour piocher ici et là quelques petites clés, on ne sait jamais...
Au final, ce roman a été une parenthèse onirique plutôt agréable dans mon parcours livresque de Novembre, bien que le récit m'ait semblé un peu brouillon en début de lecture, et presque pas assez abouti par périodes, ce qui est un peu dommage. Allez, ne chipotons pas, voilà qui m'a donné tout de même envie d'ouvrir de vieux grimoires illustrés et de frémir joyeusement devant la méchanceté des sorcières, loups, ogres et vieilles rombières jalouses ! Ce n'est déjà pas si mal.

Un extrait...
"J'avais quinze ans lorsque ma mère partit pour suivre un original qui peignait de grandes toiles monochromes. Ce départ fut pour moi une cassure violente. Il prononça alors cette phrase :
- Nous ferons le deuil de votre mère ensemble.
Treize ans après, la mort brutale de mon frère m'ayant plongée dans l'anorexie, au bout de quelques mois il me dit :
- Vous ne pouvez pas vous substituer à votre mère.
Cette phrase ne m'avait pas empêchée de poursuivre mon chemin vers les ténèbres. Un jeudi, alors que j'avais encore perdu du poids, pour la première fois il haussa le ton :
- Il faut faire le deuil de ses parents de leur vivant, avant qu'ils ne vous enterrent.
Comme je ne comprenais pas, il ajouta :
- Si vous n'arrivez pas à faire le deuil de votre mère de son vivant, vous en mourrez.
Ces mots avaient réussi à desserrer le noeud qui me tenait prisonnière."

bouton3  Note de lecture : 3/5

ISBN 978 2756 101392 - 14€ - 09/08

27 août 2008

Le quartier enchantant

le_quartier_enchantantUne amie, très chère, a offert à ma fille pour son dernier anniversaire ce bien joli livre/CD. Ayant tout d'abord écouté le CD, très rythmé et entraînant, scandant un bon anniversaire de propos, nous nous sommes ensuite penchées sur le texte...

Nous avons découvert un univers, ou plutôt un quartier, dont la petite Zaza, présente en couverture, est l'héroïne. Dans ce quartier ne vivent que des gens ordinaires, oui mais voilà ils ont un don, celui de transformer chaque acte de leur vie en fête et en chansons.

Dans l'album papier, se succèdent plusieurs petites histoires qui suivent les titres du CD (un anniversaire, une amourette d'enfance, un déménagement, etc...), les illustrations sont colorées, parfois un peu folles, gaies. Le jeune lecteur est invité à suivre l'exemple des personnages de l'album, à transformer les refrains, à inventer d'autres couplets.

En "à propos" est précisé ceci : "L'univers et les aventures de Zaza et de ses ami(e)s sont issus du roman de Claude Sicre (Chronique dels Happy jours in Toulouso, Francia), dont certains chapitres ont déjà été publiés dans des journaux et ont été à l'origine de certaines manifestations (repas de quartier, forums des langues du monde, conversations plilosophiques de rue, plages en ville, duels de tchatche, etc.)"le_quartier_enchantant_1

Grande fille et petit dernier ont écouté avec attention ma lecture, m'obligeant à tout finir d'un trait. J'ai eu le sentiment que les dessins et les textes leur parlaient directement, traitaient de leurs préoccupations quotidiennes. De plus l'album, interprêté par "Fabulous Trobadors, Bomes 2 Bal et la chorale civique d'Arnaud Bernard" est excellent !! A découvrir !!

ISBN 2 7427 6440 2 - NOV 2006

Quelques titres peuvent être écoutés ici (l'anniversaire - bonne nuit) interprêtés par les Fabulous Trobadors. Et la page éditeur des Bombes 2 Bal (pour le plaisir).

10 janvier 2009

Pardonner...

...tyrannie ou libération ? par Sylvie Tenenbaum

pardonner

"PARDON ! EXCUSEZ-MOI ! EXCUSE-TOI D'ABORD ! Vous voudrez bien me pardonner, n'est-ce pas ? Je vous demande bien pardon, mais vous avez tort ! Je ne voulais pas..., je ne savais pas..., je vous en prie, pardonnez-moi ! Non, je ne pourrai jamais te pardonner, jamais tu m'entends ? ...Allez, viens me demander pardon, viens... Formule de politesse ou non, le "pardon" est sur les lèvres presque à chaque instant. Pour autant, sait-on toujours bien ce qu'il signifie, selon les contextes, les personnes concernées."

Pour cette nouvelles édition de "Masse critique", j'avais envie de lire autre chose, et cet essai psychologique me tentait depuis quelques temps déjà, j'ai donc sauté sur l'occasion.

La problématique en est la suivante : faut-il obligatoirement pardonner pour faire la paix avec son passé ?
Sylvie Tenenbaum est claire et remet en cause pas mal de poncifs, pour elle le pardon n'est en aucun cas un acte thérapeutique, le pardon fait partie des notions éthiques et religieuses. Promettre la guérison, qu'elle que soit la souffrance ressentie, par le "pardon" est un leurre, un coup de baguette magique illusoire. Le seul pardon nécessaire est celui accordé à soi-même, qui est une réhabilitation.

Si ce thème vous intéresse, sachez que ce livre traite en première partie du pardon dans les différentes religions puis essentiellement du pardon en thérapie. Sylvie Tenenbaum nous livre ici de poignants témoignages d'adultes en souffrance, ayant subi enfants la pression de parents nuisibles. Elle nous questionne sur nos illusions souvent source de culpabilité, en particulier le mythe de la famille parfaite.

"Assumer ses émotions et toutes les déclinaisons du refus de se soumettre aux mauvais traitements subis et aux lois parentales est un signe de bonne santé mentale. Parmi ces lois (règles, codes) de la famille, celle qui "oblige" à aimer ses parents de façon inconditionnelle, "sans jamais leur désobéir ni assumer soi-même sa propre éclosion, conduit avec les meilleurs intentions aux portes de l'enfer". C'est pourquoi l'enfant grandi ne peut toujours pas se conduire en adulte autonome et responsable tant qu'il ne s'est pas enfin donné le droit d'accéder à sa vérité intérieure [...]. Droit aussi de se rebeller contre l'obligation de céder constamment, de faire plaisir toujours et encore, quoi qu'il arrive. On ne dresse pas un enfant, on l'élève, on l'éduque, on l'aime et on le lui fait savoir, on le respecte : c'est un être humain."

"Faire tomber l'illusion que l'on est sur terre pour faire le bonheur des gens que l'on aime est indispensable : exceptés les parents vis-à-vis de leurs enfants (petits et adolescents), nulle personne au monde n'est responsable du bonheur des autres. Participer au bonheur des autres est possible, mais c'est tout ce que nous pouvons faire."

Une lecture libératrice et instructive, merci - encore une fois - à Babélio !

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com

8 janvier 2009

Le mur entre nous, Tecia Werbowski

lemurentrenousIréna Golebiowska vit au Canada, mais elle n'aime pas y vivre.
D'ailleurs Iréna Golebiowska n'est pas le véritable nom de notre héroïne, elle est née Estera Sternschuss et elle est née juive, puis adoptée par un couple sans enfants à Varsovie, pendant la guerre.
Depuis toujours, elle connait Zofia Lass, écrivaine célèbre à l'unique roman, intitulé "Le mur entre nous". Oui mais voilà, cette dernière n'en est pas la véritable auteure. En fait, le soir de ses dix-huit ans, Iréna découvre tout en vrac, son adoption, le manuscrit original écrit par sa mère biologique et la duplicité de Zofia Lass. Elle n'aura alors de cesse de venger la mémoire des siens ...

Ce court roman de Tecia Werbowski est efficace et implacable. Il m'a étrangement fait penser à quelques opus aimés de Zweig, sans doute dans cette manière, un peu froide et précise, de décrire les personnages et les faits. Je dois avouer qu'il ne m'aurait pas été désagréable d'en lire davantage. J'ai presque été déçue par la brièveté de l'intrigue. Ce n'est donc que partie remise.
Un grand merci à Nanne pour le prêt !

Un extrait...
"Je n'aime pas l'hiver d'Amérique du Nord et son printemps me déprime encore plus. Le printemps provoque chez les gens un espoir. Que puis-je espérer d'un printemps qui n'est pas le mien ?
Mais il n'est pas question que je retourne là-bas. Je retournerais vers qui ? Un pays, c'est d'abord une famille. Mes parents sont morts et je n'admets toujours pas qu'ils aient disparu. N'est-il pas cocasse qu'une adulte aux abords de la cinquantaine puisse se sentir orpheline ?
Voilà, j'ai trahi mon âge. J'ai quarante huit ans. Dans la vie d'une femme, ce n'est pas une bagatelle. Toutes ces années pèsent sur mon coeur et ma mémoire comme un sac de pommes de terre. Ce n'est pas très poétique, sans doute, mais c'est vraiment ainsi que je le ressens."

bouton3 Note de lecture : 3.5/5

La lecture de Nanne, celle de Lily, celle de Sylvie, celle d'Alice et celle de Cathulu.

31 décembre 2008

Il y aura...

BONNE_ANNEE_2009...quelques petites choses à changer, et puis quelques bonnes résolutions à prendre aussi, le souhait d'une année plus légère - oui, surtout. Mais tout cela, ce sera pour demain, ou pour les jours qui viennent...

Pour ce soir, je vous souhaite, à tous, une très bonne soirée de la St Sylvestre, des cotillons, des embrassades et, par avance, une merveilleuse année 2009...qu'elle vous apporte paix, amour, santé et lectures en tous genres...parce que que vous souhaiter de mieux, chers lecteurs !!!

24 décembre 2008

Joyeux Noël à tous...

...que votre soirée soit douce, festive, chaleureuse, telle que vous l'aviez rêvée !

cadeau

Je pense aussi à ceux qui seront seuls ce soir.

Je vous retrouve très bientôt ! Le temps de profiter de mes enfants, des déballages de cadeaux, des gourmandises et de terminer quelques lectures...

Bises et belle fête !!

PS : Le site "Mon beau sapin" a récolté près de 60000 € pour la Croix Rouge, et les familles défavorisées. Bravo à Pénélope Bagieu et aux internautes !


Découvrez Dean Martin!

18 novembre 2008

J comme...

...Henry James.

  (1843-1916)              daisymiller     cequesavaitmaisie

Je dois l'avouer, j'ai eu ma période Henry James (les nombreux poches jaunis dans ma bibliothèque l'attestent), mais je n'en lis plus beaucoup aujourd'hui. Cette période a coïncidé avec ma période Jane Austen et ma découverte de cette littérature anglo-saxonne là, grandes robes encombrantes, silences et amours contrariées. Pourtant, il paraît que Henry James n'avait pas une grande estime pour cette dernière. On pense aussi qu'il lui doit beaucoup...

Vous trouverez dans ses romans à lui, plus modernes, des grandes familles bourgeoises, de tristes destins, des secrets, des rébellions, le tout dans un style qui peut sembler un peu froid, hautain, détaché, classique, mais qui n'est pourtant pas exempt d'émotion... Je n'ai jamais été déçue par un de ses romans ou de ses recueils de nouvelles, beaucoup sont désormais épuisés chez l'éditeur, mais on les déniche facilement, et à petits prix, en bouquinerie. (Une bibliographie en images ici)

lettrej

  A votre tour à présent : que vous inspire à vous cette lettre J ? Quel nom d'auteur vous vient immédiatement à l'esprit ? Les réponses en commentaires et en images ci-dessous... Merci à vous !!!!

   

                     

     

...

19 novembre 2008

Chien bleu, Nadja

chienbleuJ'inaugure avec cet album, très connu, une nouvelle rubrique.
Ma grande fille (7 ans) est inscrite au programme Kilimax de l'Ecole des loisirs, et nous avons décidé ensemble de parler de ses lectures sur mon blog...

Voici donc aujourd'hui Chien bleu, qui est l'album de Novembre

Que raconte ce livre ?
"C'est l'histoire de Chien Bleu. La maman de Charlotte ne veut pas qu'il rentre dans la maison mais Chien Bleu rencontre Charlotte dans la forêt alors qu'elle est perdue. Ils font un feu. Il y a une bataille avec une panthère. Ouf, ça finit bien."

As-tu aimé cette histoire ?
"Oui. Chien Bleu a une belle couleur. La bataille est horrible mais tout finit bien, et ça c'est bien.
En voyant la couverture, je n'imaginais pas ça, plutôt une histoire avec une bande de chiens...un peu comme dans les dessins animés. C'est une histoire que j'ai envie de garder pour moi. "emmalit

Mon avis de "grande personne"...
Comme vous, sans doute, je connaissais depuis longtemps cette couverture jaune et bleue - ce titre est un classique - et pourtant je n'avais jamais eu la curiosité d'ouvrir cet album, encore. La violence des images surprend, mais j'ai été touchée par l'attention que ma fille a déployée pour lire et suivre ce récit. Il y a du Croc blanc dans ce livre là, des émotions fortes, de la magie (cette histoire étrange de panthère et d'Esprit des bois) et la fascination des jeunes lecteurs est vraiment au rendez-vous. Un album qui s'avère être, l'air de rien, une porte ouverte vers l'imaginaire !!

20 décembre 2008

Dans mon cahier d'écriture...

...aujourd'hui, la suite d'un texte commencé là, et tellement de difficulté pour écrire, et tellement l'envie de le faire pourtant. Besoin de silence, de concentration, de solitude. Le texte ci-dessous ne date pas d'hier...

cahier4 (...)

Le tout premier regard posé sur toi.

Un regard de mère.

Je venais de donner naissance à Tom. Rien d’autre ne comptait alors pour moi que ce petit corps chaud, doux et odorant, nouveau, dépendant exclusivement de ma chaleur, et qui s’accrochait de ses petits ongles fins à ma peau.

Nous étions tous les deux face à face, chacun dans notre box, séparé par une vitre, un nourrisson frêle collé contre notre poitrine.

8ème étage. Porte Sud. Service des prématurés.

J’ai tout de suite remarqué les cheveux de ton fils, dressés sur sa tête minuscule, comme un point d’interrogation, puis mes yeux ont suivi la courbe de tes doigts, le mouvement de ta tête, penchée sur le souffle de ton enfant, attentif.

J’ai pensé à l’absence du père de Tom, à la sensation de bras contre ma poitrine, à la chance de cette femme, la tienne, pouvant enfouir sa tête dans ton cou. Tu avais l’air si doux. C’est ce qui m’a frappé, dès les premiers instants, cette douceur infinie qui se dégageait de chacun de tes gestes.

Et puis j’ai oublié ta présence.

Une sonnerie stridente a retenti, troublant mon corps d’une onde de terreur. Tom gémissait doucement contre mon sein.

L’alarme des biberons automatiques.

Tom avait fini son repas. Le tuyau qui le nourrissait était vide.
Une infirmière est venue, diligente et efficace, éteindre l’engin perturbateur. Le bruit s’est arrêté net. Un silence pesant a suivi le vacarme, et une impression douloureuse de solitude a pris toute la place. Je n’avais plus qu’un seul regret, ne pas avoir profité du bruit pour hurler.

Je n’étais pas certaine de pouvoir m’habituer à ça, à cette déshumanisation de tout, à notre impudeur, à l’inutilité de nos corps las. (...)

21 décembre 2008

K comme...

...Kundera.

(Etant en pleine lecture de "Le premier principe Le second principe" pour ELLE - et c'est un pavé - me voici dans l'incapacité de vous fournir d'autres lectures ce mois-ci, j'en suis d'ailleurs fort contrite. Je continue donc aujourd'hui ici mon abécédaire d'admiration.)

Mais parlons plutôt de Milan Kundera... C'est un auteur pour lequel j'ai un faible certain, malgré les critiques lues ici et là, sur sa participation ou non à un quelconque acte de malveillance, une dénonciation. Un des rares dont j'achète les livres les yeux fermés, en librairie. Une vraie rencontre littéraire. Comment vous expliquer ce que j'aime chez lui ? Sans doute son symbolisme, ses personnages, sa conception du roman...qu'il dissèque très bien dans "L'art du roman" (je viens d'ailleurs de me rendre compte que mon exemplaire est sauvagement annoté et souligné, ouh là là...n'est-ce pas pire encore que de corner des pages ?).

kundera un extrait...

"Xavier ne dort pas pour puiser dans le sommeil la force de veiller. Non, ce monotone mouvement de balancier veille-sommeil qui s'accomplit trois cent soixante-cinq fois en une année lui est inconnu.
Le sommeil n'est pas pour lui le contraire de la vie ; le sommeil est pour lui la vie, et la vie est un songe. Il passe d'un songe à un autre songe comme s'il passait d'une vie à une autre vie.
Il fait nuit, il fait nuit noire, mais voici que d'en haut descendent des disques lumineux. Ce sont les lumières que répandent des lanternes ; dans ces cercles découpés sur le fond de l'obscurité on voit tomber dru les flocons.
Il s'engouffra dans la porte d'une construction basse, traversa rapidement le hall et pénétra sur le quai où un train attendait, les vitres éclairées, sur le point de partir ; un vieillard, avec une lanterne à la main, s'avançait le long du convoi et fermait les portes des wagons. Xavier sauta lestement dans le train et le vieillard éleva sa lanterne, le bruit lent d'une trompe se fit entendre à l'autre extrémité du quai et le train se mit en marche."

Et vous, à quel auteur pensez-vous, pour cette lettre K ?

     

          

      ...

17 décembre 2008

En hiver...

Il y a quelques temps, petit dernier et moi-même sommes allés assister à une lecture enfantine, au sein de notre bibliothèque municipale, un petit moment intime, chantant et chaleureux que nous apprécions tous les deux.
Cette fois-ci, le thème en était "l'hiver"...voici les quelques albums qui nous ont fait craquer... Vous y puiserez peut-être aussi des idées de cadeaux tardifs...

quand_viendra_l_hiver

Quand viendra l'hiver, Josette Gontier et Nathalie Choux

Mais que feront donc tous les animaux lorsque l'hiver sera là ?

[Un album que je connaissais déjà, et que j'aime beaucoup. Vous y trouverez de magifiques planches doucement colorées...]

bonjour_hiverBonjour hiver, Robert Sabuda

Des flocons de neige dansant dans le ciel, une patineuse virevoltant sur la glace, un lutin glissant sur son traîneau...

[Voici un livre pop-up tout récent véritablement magnifique qui a eu un succès fou parmi notre auditoire. Il y a eu des "oh" et des "ah"...plusieures mamans sont tout à coup retombées en enfance, c'était visible !!]

c__tait_l_hiver

C'était l'hiver, Aoi Huber-Kono

De la neige, et puis soudain des traces sur le sol, qui se multiplient et s'entremêlent...

[Un très joli album...qui ménage efficacement son petit effet surprise !]

juste_un_petit_bout

Juste un petit bout, Emile Jadoul

Léa, la poule, recueille sous son écharpe un oiseau, un lapin...et peut-être un renard.

[J'aime les dessins d'Emile Jadoul, leur simplicité. Ce petit album est absolument adorable...et une occasion supplémentaire de faire des câlins.]

un_cadeau_exceptionnel

Un cadeau exceptionnel, Kimiko

Lola retrouve sa lettre au Père-Noël coincée sous le canapé, elle décide alors de la porter directement à son destinataire, avant qu'il ne soit trop tard...

[Ce livre est un kamishibaï, un petit théâtre de papier, qui se lit face aux enfants, c'est également un conte de Noël. Il a beaucoup plu et fait l'unanimité dans le public enfantin...et adulte.]

12 décembre 2008

Mais qu'en est-il donc de nous ?

n_3284_home_image_kiosque3Cette semaine, le magazine ELLE, en partenariat avec Wikio ( l'annuaire de blogs que vous connaissez bien), a publié dans ses pages la liste des blogs féminins "influents" dans plusieurs catégories (Mode, Beauté, Chroniqueuses, Dessinatrices, Cuisine, Créations, Mamans/bébés, Sexe-love).
Une manière de découvrir de nouveaux blogs, de mettre en avant le travail de ces blogueuses et de connaître leurs motivations...ma préférence allant indubitablement aux blogs des dessinatrices.
Mais point de catégorie "littérature"...(ou culturelle, musique, voyage, etc...) nous ne sommes donc pas si influentes, on dirait... ;o)

Outre notre absence, bien anecdotique, je regrette un peu ce choix de catégories qui donne des femmes, accessoirement blogueuses, une image bien traditionnelle, restreinte, voire futile. J'aurais aimé trouver dans les pages de ELLE un panel plus large, un peu différent. Et vous, qu'en pensez-vous ?

7 novembre 2008

Un petit bilan provisoire...

...de mon palmares ELLE, au terme de ces lectures d'Octobre pour le Grand Prix des lectrices 2009. Mes trois gagnants personnels, à ce stade des critiques, sont :

LA_BALLADE_DE_BABY    le_ch_teau_de_verre heart                       jusqu___ce_que_mort_s_ensuive

Roman              Document                                    Policier

Déjà deux grands coups de coeur dans cette sélection ELLE, avec La Ballade de Baby et Le château de verre (j'ai également beaucoup aimé l'affaire de road hill house qui reste pourtant en second, pour moi, dans sa catégorie). Me reste à trouver un coup de coeur parmi la sélection policière, n'étant pas très fan du genre, la tâche risque de s'avérer bien rude... A suivre donc, le mois prochain.

(En cliquant sur les couvertures, vous retrouverez mes commentaires !!!)

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Les lectures d'Antigone ...
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  • "Tu vois, moi, j'ai des passions, les livres, ça me sauve... J'ai traversé mes temps morts avec des gens qui ont oeuvré pour ça, ceux qui ont écrit... J'ai le livre en main et c'est du carburant pour ma vie à moi..." Jeanne Benameur
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