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Les lectures d'Antigone ...
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Ardoise magique

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Ben oui, à mon tour, j'ai craqué !

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19 mai 2008

Pascale Roze

pascaleroze« Depuis mes débuts, je n’écris que des livres brefs, c’est ma respiration d’écriture. Je suis à la recherche du détail qui m’évitera les longs développements. Pour moi, le blanc est aussi important que ce qui est dit. »

Extrait d'une interview accordée à ELLE (12/05/08) suite à la sortie de son nouveau titre Itsik.

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18 mai 2008

Quel bruit ça fait la lecture ? (suite)

quelbruit_afaitlalectureSamedi après-midi (hier)...

Alberto Manguel est souffrant, il ne sera pas là mais, peu importe, en route pour le marathon de la lecture (ou plutôt Demi-fond, comme noté dans le programme) dans le jardin des Lattitudes...

Un moment ponctué par une musique sonore divine, et par des citations d'auteurs célèbres, lues par Eric Pessan, sur le thème de "Pourquoi écrivez-vous ?".

Eric Pessan

Des lecteurs/invités ont donc lu des textes, à tour de rôle, pour eux essentiels ou anecdotiques.

Bernard Bretonnière

Un après-midi agréable sous un soleil providentiel à rire, à écouter, à rêver...

14 mai 2008

Chanson douce

NarB 

Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, je me suis surprise à chanter, tu sais cet air que tu fredonnais lorsque j’étais petite, celui qui donnait envie de tourner sur soi, très vite, et puis de tomber, essoufflée, les jambes en l’air, dans les coussins du sofa.

Ce matin, pour la première fois depuis bien longtemps, j’ai pensé à toi.

Les rideaux ont pris tout à coup une teinte plus grise.

Les ombres des bibelots se sont arrangées pour se faire plus discrètes, plus pâles.

Peine perdue. Tu étais là au milieu du salon, invisible et présente, colorée et inquiétante, toute pleine de paradoxes, telle que je te connais.

Les notes de ta chanson se sont égarées quelques minutes sur les miettes de mon petit-déjeuner, je les ai contemplées puis balayées, d’un grand coup sec, du plat de la main.

Je n’ai jamais eu besoin de te voir pour connaître l’abîme dans lequel tu me perds.

Ton souvenir suffit bien à troubler les secondes tranquilles, l’équilibre des heures.

Voilà pourquoi, j’accroche aux murs de ma maison, des gris-gris innocents, censés préserver mes lieux de funestes pensées.

Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, je me suis surprise à chanter.

Tu sais. Comme lorsque j’étais petite.

Quand la vie ressemblait à une danse tournoyante.

Quand tu étais les bras...qui m’empêchaient de tomber.

Un texte émis suite à la consigne 69 du site Paroles Plurielles. Il fallait s'inspirer de la photo tout en haut et de l'incipit suivant : "Ce matin, pour la première fois depuis longtemps..."

6 mai 2008

Paul Eluard

OMBREA haute voix
L'amour agile se leva
Avec de si brillants éclats
Que dans son grenier le cerveau
Eut peur de tout avouer.

A haute voix
Tous les corbeaux du sang couvrirent
La mémoire d'autres naissances
Puis renversés dans la lumière
L'avenir roué de baisers.

Injustice impossible un seul être est au monde
L'amour choisit l'amour sans changer de visage.

Extrait de L'amour la poésie

2 avril 2008

Lise Benincà

"benincalise9747Il y a des lieux dont on ne se défait pas. Il y a des évènements indissociables du lieu où ils se sont produits. Il y a des lieux qui font resurgir des souvenirs et des souvenirs qui font resurgir des lieux. Il y a des maisons, des chambres, des escaliers qui me reviennent en rêve. Il y a des rêves qui se déroulent toujours dans le même lieu. Il y a des lieux dont je ne me souviens qu'en rêvant. Il y a des lieux que j'ai seulement rêvés."

Extrait de la postface de son premier roman Balayer, fermer, partir dont j'ai déjà parlé ici.

Lise Bénincà a eu la gentillesse de me laisser un petit message sur mon article, vous le retrouverez dans les commentaires.

balayer_fermer_partir


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15 mars 2008

Ruptures, Gisèle Fournier

rupturesL'installation de Jean-Marie dans une maison abandonnée d'un hameau perdu intrigue les habitants du village : pour venir vivre là en ermite, il a forcément quelque chose à se reprocher... Faisant fi des menaces et des intimidations, Jean-Marie mettra toute son énergie au service de ce projet de rénovation. Plus qu'une maison, c'est bien sa propre vie, hantée par de lourds secrets, qu'il tente de reconstruire...(extrait de la quatrième de couverture).

heart Ce roman commence étrangement, par trois points de suspension...et je n'étais pas certaine au tout départ de tenir le fil de cette écriture, rapide et dense, remplie d'adjectifs, un peu déconcertante. Et bien si, j'ai tenu, et je me suis régalée... Je ne sais pas vous mais j'adore quand les personnages construisent leurs petits abris, à la manière d'un robinson, et il est plaisant de suivre Jean-Marie dans son installation, aux côté de son chat adoptif, Chalilas. Et puis, il y a ces passages, extrêmements forts, ceux qui expliquent l'exil : la femme qu'il a quitté, sa vie terne et surtout son ancien métier qui menait des centaines de personne à une mort certaine. Gisèle Fournier met ainsi le doigt sur un des grands danger de notre société, ce mal qui nous ronge, la modernité, le profit au détriment de la santé de milliers de personnes, et elle le fait très bien. Il y a encore d'autres mystères qui parsèment ce récit, dont je vais garder le secret ici. Alors, effectivement, les allers et retours entre présent et passé, les changements de focalisation inattendus (Jean-Marie puis Adrien le cafetier puis à nouveau Jean-Marie) peuvent dérouter le lecteur de ce roman, mais le voyage est bien intéressant !!

Le début du roman : "...sa main ne tremble pas lorsqu'il pousse la porte entrebâillée, une de ces vieilles portes faites de planches noueuses, par endroits fissurées, reliées par des traverses déjointées qui, dira-t-il plus tard, laissent voir le jour et même deviner le mouvement oscillant des branches du figuier lors des matins venteux et, plus tard encore, celui des roses trémières qu'il plantera le long du mur de pierres sèches séparant le jardin de la route, une main ferme malgré les gonds qui gémissent, le heurtoir qui claque et d'où s'échappent des particules brunes, de la rouille peut-être qui se fond dans la poussière grisâtre recouvrant le sol. Dedans, une odeur de vieux."

Et cette citation, judicieuse, en incipit...à méditer
"Ce qu'il y a de bien quand on quitte un endroit pour un autre, c'est qu'on pense que le nouveau sera mieux. Mais il n'y a pas de solution, et on le sait, on sait que ce sera la même chose. Pourtant, on a beau le savoir, savoir que tout sera fichu à peine aura-t-on mis pied à terre, on s'imagine que ce qui est nouveau sera différent. Le résultat, c'est que ce n'est ni nouveau ni différent. C'est exactement la même chose, un nouvel acte de la même pièce sur une autre scène." CARLOS LISCANO

bouton3 Note de lecture : 5/5 (parce qu'il le vaut bien !)

Les lectures de Clarabel et de Lily

Caroline qui m'a transmis ce livrevoyageur avec une carte-tapis qui fait le bonheur de ma fille !

13 mars 2008

Le guide automatique, Emmanuelle Pagano

couverture_leguideautomatique"C'est en rêve, le 16 décembre 2007, que j'ai rencontré mon guide automatique. Je rêvais que j'aménageais un gîte. Derrière le gîte, il y avait une porte, et derrière la porte, un vieux qui racontait des histoires. Sa parole était automatiquement déclenchée par l'ouverture de la porte. Je me suis réveillée et j'en ai parlé à tout le monde. Mais ce n'était pas suffisant. Je voulais le faire exister plus fort : j'ai écrit cette nouvelle. Lecteurs, merci pour le guide."(quatrième de couverture)

Un couple gère un gîte - on imagine en montagne - et héberge un vieil homme, d'origine étrangère, là depuis longtemps, présent dans cette maison depuis bien avant eux. Il connaît toutes les histoires, les légendes et les histoires réelles, celles de la famille de la narratrice. Son plaisir est de les raconter aux touristes, curieux, qui ouvrent la porte du fond. L'ouverture de cette porte déclenche sa parole, mais les touristes interessés se font plus rares et Ukalo se fait vieux...

J'avais beaucoup aimé Les adolescents troglodytes d'Emmanuelle Pagano, roman que je vous recommande encore chaudement... On retrouve dans cette nouvelle cette même âpreté montagnarde, servie ici par une écriture différente, car la narratrice qui nous conte cette histoire est la femme du couple gérant du gîte, elle a le langage de son pays. On se laisse bercer par la description de cet étrange personnage qu'est Ukalo, guide automatique et vieil homme têtu, et puis on ouvre la porte et sa parole nous happe...

Je vous invite à découvrir à votre tour cette nouvelle, sortie en édition limitée par la Librairie Olympique de Bordeaux ce mois de mars. Toutes les informations pour commander ce petit livre sont disponibles ici.

Début de la nouvelle : "J'attends la mort du guide automatique.
Ce serait une délivrance, faut dire ce qui est. Pour nous et pour lui. A force il me fait peine. Il n'a plus le même succès que dans le temps, quand les gens louaient uniquement pour ça, pour le guide, et que le gîte était réservé longtemps à l'avance, jusqu'à deux ans d'attente.
Ce n'est pas un guide, plutôt un raconteur d'histoires, un raconteur automatique, on aurait mieux fait de l'appeler le conteur automatique, mais comme parfois il fait un peu le géographe-géologue-historien, un peu aussi le guide pour randonneurs immobiles en indiquant les GR précis de ses histoires, on a toujours dit le guide automatique.
En vrai il s'appelle Ukalo."

Le blog d'Emmanuelle Pagano : http://lescorpsempeches.net/corps/

bouton3   Note de lecture : 4/5

Bordelais et bordelaises, Emmanuelle Pagano sera ce week-end chez vous, lors du Marché de la Poésie des Chartrons 2008 !

10 novembre 2007

Il vaut mieux les voir comme ça

Il y a toujours une maman pour me dire cette phrase sibylline, à la sortie de l’école, tout en tenant par la main sa progéniture, docile et muette.enfant 

En général, la femme se penche un peu, chuchote doucement, d’un air entendu, tout en enroulant de son autre main son écharpe autour du cou. Et elle sourit, à mon enfant, à moi, qui pendant ce temps court en tous sens, s’accroche au portail des maternelles, disparaît, réapparaît, me fait honte.

Au début, disciplinée, je courais aussi, après ma fille, je tentais de la raisonner, le doigt devant son nez, d’un air courroucé. « Emma, il ne faut pas ! » Alors, mon enfant partait d’un grand éclat de rire, et elle courait, encore plus loin, en criant : « Maman, tu ne m’attraperas pas ! »

Avant, je voulais la rendre docile, aussi, ma « fille sauvage », je voulais qu’elle se tienne droite et debout, à côté de moi, comme l’enfant sage que j’étais certainement, qu’elle soit patiente, douce et calme.

Mais, que veulent donc dire ces femmes avec ce « il vaut mieux » ? Envient-elles la vitalité débordante de mon enfant bondissant, son sourire à fossettes ou ses baskets roses à velcros ? Ou, veulent-elles me signifier simplement, à moi, sa mère, qu’elles savent y faire, elles, pour maintenir au sol les pieds de leurs enfants ?

26 juin 2017

Atelier d'écriture

terre-paume

J'ai passé une vie à t'attendre. Sans avoir eu vent de ton existence. Le temps qu'il a fallu pour connaître. La nature du vide. Ce que j'attendais. Et combien tu m'avais manqué. Tu as toujours été cette ombre assise à côté de moi. Silencieuse et complice. Invisible. Et je pensais que tout le monde vivait avec ça en soi. Cette béance d'un autre disparu. Si tôt que le souvenir ne pouvait émerger. La part manquante. Elle explique pourquoi j'aurais tant voulu être un garçon. Plutôt que cette semi fille que je suis. Vivre les genoux écorchés, les cheveux courts en bataille. Et t'approcher ainsi au plus près. Le temps qu'il a fallu pour comprendre. La raison d'être des affections trop grandes. Le sourire à l'envers et ces doigts qui s'échappaient sans cesse. Puisqu'ils n'étaient pas mon frère. Elle aurait ressemblé à quoi ma vie si tu avais été là ? Elle se serait sans doute heurtée à la réalité. Je le sais depuis. Combien rien n'y résiste jamais. Hier j'ai retracé mon chemin, suivi le fil de mon existence. Repris chaque point, chaque noeud. Chaque bouleversement du coeur. Compris que les fois où j'avais cru te trouver dans un autre. Ce n'était pas toi. Si j'avais été sage tu serais revenu. Si je ne bougeais pas, demain tu serais là. Si je me tenais prête, inchangée, l'enfant que tu avais cotoyée, tu apparaîtrais un beau jour ton sac sur l'épaule. Et deux secondes ensuite, moi dans le creux de tes bras. La souffrance est telle parfois qu'elle m'envahit toute entière. La conscience de ma solitude, de cette terre que je foule sans toi. La panique lorsque je sais, je sens, que je confonds ma peine et l'amitié. J'ai passé une vie à t'attendre, et tu ne reviendras pas. Je te porte depuis toujours contre ma hanche, comme un de mes enfants. Je dois glisser mes doigts dans le blond fin de tes cheveux, une dernière fois, et accepter d'être seule. Entière. Et sans l'attente pour me tenir compagnie. Aujourd'hui, sur mon corps flotte une robe. J'ai laissé l'homme qui m'aime ajouter des pierres aux lobes de mes oreilles. Etre une femme c'est accepter de te laisser partir. T'oublier tout à fait. T'abandonner après l'avoir été. Laisser le vent emporter les restes de toi. Vivre à nu, enfin. 

Un texte écrit pour l'atelier d'écriture de Leiloona, Une photo quelques mots [clic ici]

27 mars 2017

Mazarine Book Day #2

mazarine

On a su trouver les mots pour te convaincre d'aller jusqu'à Paris... participer à ce moment intense qu'est le Mazarine Book Day, en tant que juré blogueur. (Mais qu'est-ce donc ? Vous trouverez quelques précisions ici [clic]. En attendant, toi tu racontes ta journée...) Le 25 mars au matin, très tôt, tu es partie de ta Vendée sur la capitale, telle une Bécassine moderne, avec ton gros sac sur l'épaule, mais sans le parapluie. Arrivée sur Montparnasse, tu as pu constater que le métro que tu voulais prendre avait disparu (travaux) et qu'il fallait marcher... parce que il s'avère que les parisiens marchent (qu'on se le dise)... Bref, tu as failli être en retard, et tu voulais absolument passer à ton hôtel avant ton rendez-vous. Tu t'es jetée littéralement dans un taxi (tu passes bien sûr sur l'épisode de la glissière de sac coincée... et que faire si tu ne peux pas régler le taxi hein ?)... Ouf finalement, tu es arrivée dans un charmant petit hôtel près du jardin du Luxembourg où tu as repris tes esprits, repéré un bus (que tu as pris) et tu as atterri juste à temps dans le hall de l'Alcazar... Là-bas, de nombreux écrivains en quête d'éditeur attendaient déjà... La mezzanine bruissait de grandes feuilles vertes, de soleil, de fauteuils dorés et de conversations feutrées. Et il y avait Caroline, Séverine, Mélusine... d'autres blogueuses venues là comme toi pour entendre des histoires... Les Éditions Mazarine publient des livres qui font plaisir, qui font rire, dans l'air du temps. Des coups de coeur, des petits bijoux, romans ou thrillers, des livres d'humour détonants, des biographies inédites. Le tout porté par une nouvelle génération d'auteurs talentueux, impertinents et stimulants. Ce 25 mars, et ce pour la deuxième année consécutive, des auteurs en quête d'éditeurs étaient donc invités à raconter leur projet pendant 5 minutes à un éditeur Mazarine, puis pendant 5 minutes à une blogueuse. Ils pouvaient également rencontrer des auteurs de la collection et avoir des conseils de pitch... Le but, avoir une chance d'être publié !! Et quel moment intense, humain et intéressant que cette journée où tu as entendu des récits de vie, des histoires parfois rocambolesques et regardé des personnalités toutes différentes dans les yeux pendant un temps si court... Tu as aimé les échanges, la confiance donnée, trouver de belles écritures, et des coups de coeur... Tout le monde a pu tenter sa chance, que tu espères belle ! Et il y a eu de délicieuses rencontres. La soirée s'est terminée en grande discussion avec Stéphanie, Baptiste Beaulieu, les blogueuses, quelques auteurs de la maison, des éditeurs du groupe Fayard... Tu en profites d'ailleurs pour remercier tout le monde et chacun pour cette expérience !!! Tu as retrouvé ton petit hôtel près du Jardin du Luxembourg après avoir pris un bain étrange dans un Paris nocturne si loin de ta vie habituelle... te promettant de revenir plus longuement plus tard, et de ne plus te perdre cette fois-ci dans les rues de la capitale (à un moment donné tu as su te servir de google map, vive la technologie !!). Au matin, Paris était sonné, amputé d'une heure... et toi tu a repris le train (tu passes aussi sur l'épisode du retard à Nantes et sur l'appel désespéré à ton amoureux pour qu'il te récupère là-bas). Ouah, quel week-end ! Et encore tu n'es même pas allée au Salon du Livre... une autre fois, peut-être ?

Qui sont les auteures issues de la première édition ? (et vous pourrez voir quelques images de l'édition précédente, donc, même endroit, même concept)

16 février 2017

Interlude

decohome

... et pendant ce temps tu lis des romans et des albums BD dont tu ne feras sans doute pas de billets (parce que tu ne sais pas quoi en dire)... tu attends avec impatience tes petites vacances pour rattraper ton retard de lecture... et tu finalises des projets en backstage... la vie quoi. Ce blog n'est pas en pause, seulement un peu en friche, il reprendra vie tout bientôt, c'est promis ! Merci pour votre patience.

30 novembre 2016

Objectif Pal de Novembre ~ Vos lectures

objectif pal

Nous étions quelques blogueurs et blogueuses à être pleines de bonnes résolutions en cette période de post rentrée littéraire... comme celle de réduire notre PAL (Pile A Lire) en ce mois de novembre 2016 !! Vous trouverez les lectures des participantes répertoriées ci-dessous. Je les remercie de leur enthousiasme et j'ai été heureuse de leurs lectures. J'ai partagé cet objectif de novembre avec Anne. L'aventure continue sur mon blog pour les mois à venir mais j'en simplifie le fonctionnement. Les liens seront exclusivement déposés dans le groupe facebook [ici] et seront répertoriés dans un billet bilan en fin de mois sur mon blog.

Samedi, si tout va bien vous connaîtrez les gagnantes du petit jeu...

Les lectures de novembre ...

Tiphanie - Vous parlez de ça de Laurie Halse Anderson - un roman ado sur le rejet à l’école, pas très innovant mais bien traité... [lien vers le billet]
L’armée furieuse de Fred Vargas - un roman policier qui flirte avec le fantastique, des enquêteurs qui sortent de l’ordinaire... [lien vers le billet] 
Après la vague d’Orianne Charpentier - une famille brisée par le tsunami de 2004, un pager turner qui sonne un peu faux... [lien vers le billet]
Le Lys dans la Vallée d’Honoré de Balzac - un grand classique qui peut trouver son écho au 21è siècle, une très belle écriture avec des personnages attachants. A découvrir ou redécouvrir. [lien vers le billet]
Acquittée de Alexandra Lange - le témoignage d’une femme battue qui a tué son mari, un récit poignant mais qui ne m’a pas plus accrochée que ça. [lien vers le billet]

KathelRemonter la Marne de Jean-Paul Kauffmann - un récit de marche à pied bourré de références historiques et littéraires. [lien vers le billet]
Un hiver en enfer de Jo Witek - Un thriller pour ados bien ficelé mais souffrant de quelques petits défauts. [lien vers le billet]
Sans nouvelles de Gurb d’Eduardo Mendoza - Deux extraterrestres candides à Barcelone, très drôle ! [lien vers le billet]
L’ancêtre de Juan José Saer - à la fois un roman d’aventures et une fable philosophique, peut-être un peu trop philosophique pour moi, mais quelle écriture ! [lien vers le billet]
Passeport à l’iranienne de Nahal Tajadod - il faut beaucoup d’humour et d’astuce pour renouveler un passeport à Téhéran ! Une lecture qui fait du bien ! [lien vers le billet]

AifelleEpicure en Corrèze de Marcel Conche - une lecture enrichissante et simple en même temps. Le parcours d'un philosophe attaché à sa terre natale et qui livre ses émotions et ses réflexions sans fard, à la portée de tout à chacun. J'ai beaucoup aimé. [lien vers le billet]
Comme une feuille de thé à Shikoku de Marie-Edith Laval - Un récit de pèlerinage empreint de beauté, que j'avais plaisir à retrouver tous les soirs. Une lecture apaisante. [lien vers le billet]

Mimipinson - Le roman de Bergen (1950, Le Zenith) de Gunar Staalesen - Construire une œuvre au long cours n’est jamais aisé. Il faut savoir tenir sur la durée continuer à susciter l’attention et l’intérêt du lecteur ; ne pas le lasser. Il faut un certain souffle romanesque. La narration m’a paru plus diluée et donc moins consistante. [lien vers le billet]

Reading bibliophileUne sale rumeur de Anne Fine - Anne Fine décrit de macabres rouages familiaux au travers de dialogues piquants où tous les personnages en prennent pour leur grade. C’est triste et jubilatoire à la fois. [lien vers le billet]
Léon et Louise d'Alex Capus - Alex Capus nous livre une histoire d’amour originale où amour n’est pas obligatoirement synonyme de passion ni de possession où la jalousie n’a pas raison d’être et où la raison justement est partout et dont le rôle a été de si bien servir l’Amour. [lien vers le billet]
Idylle avec chien qui se noie de Michael Köhlmeier - petit livre par le nombre de pages, grand livre par les thèmes universels qu’il aborde. [lien vers le billet]
La saison des ténèbres (In the Night Season) de Richard Bausch - un thriller/polar à l’américaine d’une redoutable efficacité assorti d’une réflexion sur des sujets douloureux [lien vers le billet]
Mon frère est parti ce matin de Marcus Malte - un court roman sur la nature humaine qui se mêle toujours de ce qui ne la regarde pas et on se fait avoir allègrement [lien vers le billet]
Mitteleuropa de Olivier Barrot - Mitteleuropa, meine Liebe... [lien vers le billet]
Deux messieurs sur la plage de Michaël Kölhmer - coup de coeur ! [lien vers le billet]

GambadouUne mauvaise fille de Justine Levy - Une confession émouvante sur la complicité et les difficultés de communication entre une mère et sa fille, sur la mort d'une mère et la vie qui continue. Cependant j'ai trouvé ça un peu long. Louise n'arrête pas de se plaindre et du coup cela devient assez rébarbatif. On comprend sa douleur et son écartèlement, mais tant de mauvaises consciences, c'est un peu lourd. Des beaux passages, mais un livre qui ne me restera pas en mémoire. [lien vers le billet]
Les désorientés de Amin Maalouf - Une lecture que j'ai apprécié, tout en la trouvant un peu longue. [lien vers le billet]

EnnaDisparue de Lisa Gardner - Une enquête sur un enlèvement pas aussi improvisé qu’il n’y parait au début. C’est très rythmé, haletant et je dois dire que j’ai dévoré ce roman de 500 pages en un rien de temps ! [lien vers le billet]
Kampuchéa de Patrick Deville - Un livre qui m’a passionné pour tout ce qui concerne la période des Khmers rouges mais que j’ai quand même abandonné car d’autres sujets ne m’intéressaient pas du tout. Dommage. (Dans ma PAL depuis 2012) [lien vers le billet]
Je m’appelle Asher Lev de Chaïm Potok - Asher Lev est un enfant qui vit dans une famille juive très pratiquante et surtout très impliquée dans la libération des juifs de Russie sous Staline. Il a un don et une passion pour le dessin mais son père n’approuve pas. J’ai abandonné ce livre au bout de 140 pages car cela n’avançait pas, j’avais l’impression de toujours lire la même chose. [pas de billet]

AnneCheval de guerre de Michael Morpurgo - Un cheval nous donne une leçon de pacifisme et d’humanité... Un très beau premier roman d’un grand auteur jeunesse. [lien vers le billet]

Jostein - Profession du père de Sorj Chalandon - Dans un récit sobre et sans jugement, Sorj Chalandon montre comment cette spirale de violence peut entraîner un fils sur le mauvais chemin, comment femme ou enfant peuvent subir une folle dictature par peur ou besoin de reconnaissance. Pourtant, le récit reste optimiste avec le bonheur au bout du chemin pour ce fils brimé et le soulagement par la parole pour le fils auteur qui fait face à son enfance. Un roman fort et touchant. [lien vers le billet]
Le bruit des choses qui tombent de Juan Gabriel Vasquez - Avec une écriture fluide et vive, Juan Gabriel Vásquez entretient d’abord le mystère, donnant ainsi une épaisseur à ses personnages, laissant le lecteur découvrir leur passé. [lien vers le billet]

Mrs PepysLes livres prennent soin de nous de Régine Detambel - Un essai sur la bibliothérapie, pas inintéressant, sans pour autant être aussi passionnant qu'il aurait pu l'être. [lien vers le billet]

Dominette - L'Arabe du futur tome 1 de Riad Sattouf - Et voilà, je viens de terminer "L'Arabe du futur 1"un roman graphique de Riad Sattouf dans ma PAL depuis un an. Je ne suis pas une habituée des BD et j'avais une certaine réticence . J'avais grand tort ! C'est l'histoire de Riad (l'auteur) papa syrien et maman bretonne. Il raconte sa vie de petit garçon dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d'Hafez Al-Assad. Belle découverte . [pas de blog]

FlorenceLa maison atlantique de Philippe Besson - un roman psychologique froid, dans lequel s’affrontent un père et son fils, empêtrés pour le premier dans son égoïsme, pour le second dans une haine tenace. [lien vers le billet]

Anna - Le journal de Yaël Koppmann de Marianne Rubinstein -un roman en forme de journal qui fait le grand écart entre Le Journal de Bridget Jones et le Journal de Virginia Woolf.   [lien vers le billet]

LadydoubleHL’étrange Disparition d’Esme Lennox de Maggie O’Farrell - Gros coup de cœur pour ce roman, dans lequel Maggie O’Farrell explore une nouvelle fois le thème des secrets de famille. [lien vers le billet]

Eimelle - Des vérités cachées de Ann Cleeves - un polar assez classique, pour une enquêtrice qui l’est beaucoup moins ! [lien vers le billet]
Repentir de Richard Ste-Marie - un polar artistico-québécois intéressant et dépaysant - [lien vers le billet]
Volkswagen blues de Jacques Poulin - un interessant voyage sur les traces des pionniers, du Canada vers l’Oregon [lien vers le billet]
Trois fois dès l'aube de Alessandro Barrico - une construction originale [lien vers le billet]

Voyage au bout de mes livresLa montagne de Minuit de Jean-Marie Blas de Roblès - Livre très intéressant qui traite du Tibet via la vie très particulière d’un vieux monsieur. [lien vers le billet]

Sylire - Jimmy de Jacques Poulain - A l'occasion de du challenge "Québec en novembre", j'ai sorti ce roman de ma pile à lire, certaine de passer un bon moment, comme toujours avec Jacques Poulin. Hélas, je n'ai pas compris grand chose à cette histoire, que l'on suit au travers des yeux d'un enfant. [lien vers le billet]

MarylineUn été avec Baudelaire d’Antoine Compagnon - Le chroniqueur revient sur le destin de l’œuvre et la figure du poète « maudit », rejeté-condamné avant d’être considéré comme le poète classique et scolaire. [lien vers le billet]

VirginieMon chien Stupide de Fante, Une si jolie petite fille (abandonné pour ennui mais ça compte quand même?) et Broken, de Slaughter, polar parfois trop sanguinolent mais agréable. [billets à venir en décembre]

Mes lectures...

Contre enquête sur la mort d’Emma Bovary de Philippe Doumenc - Un opus original et prenant, à l’écriture classique, qui imagine une suite au roman de Gustave Flaubert ! [lien vers le billet]
Juliet, Naked de Nick hornby - Un roman moderne, attachant, bourré d'humour et de réparties qui claquent, de situations saugrenues et d'espoir ! [lien vers le billet]
Les insurrections singulières de Jeanne Benameur - Une lecture qui donne à réfléchir et emmène son lecteur en voyage (Brésil) [lien vers le billet]

 

30 mars 2016

Un petit tag pour en savoir plus

marquepage

Taguée par Clara je réponds à ses questions...

Que penses-tu des adaptations cinéma ? 
Je n'en pense pas grand chose. Certaines sont parfois très réussies d'autres non. Je suis toujours heureuse pour un auteur dont j'ai aimé le livre que son roman soit adapté. C'est souvent une consécration pour lui ou pour elle je trouve, une marque de reconnaissance. Il y a également de très bonnes adaptations BD de romans, comme par exemple Au revoir là-haut, lu dernièrement... 

Quel marque-page utilises-tu ? 
A la maison, nous avons un pot à marque-pages dans lequel toute la famille pioche. Ce n'est donc jamais vraiment le même... Pour tout vous avouer, je récolte des marque-pages Médiathèques partout dans la maison, laissés en général par monsieur, signe qu'il vient de terminer un livre, ou d'en abandonner un. Bref, le livre est aussitôt rangé dans le sac retour de médiathèque, mais pas son marque-page, qui traîne. Cependant, ils sont très utiles pour connaître les horaires de notre lieu préféré, horaires que nous oublions toujours, donc je les amasse soigneusement.

Quel est ton coup de cœur 2015 ? 
En 2015, j'ai eu un gros coup de coeur pour la BD Glenn Gould de Sandrine Revel et puis j'ai été bouleversée par Diane dans le miroir de Sandrine Roudeix.

Comment classes-tu tes livres ? 
Je ne classe pas vraiment mes livres mais ils sont posés dans ma bibliothèque, en général en fonction de leur genre et de leur maison d'édition. Pour bien faire, il faudrait reprendre le rangement effectué lors de notre emménagement il y a quelques années... J'ai toujours le sentiment de ne plus rien retrouver dans mes étagères. Cet été peut-être ? Je pense à ce moment là privilégier le classement par maison d'édition, parce que visuellement c'est assez joli.

Quels sont tes blogs de lecture préférés ? 
Mes blogs préférés sont en liens sur le blog à droite et à gauche, dans mes colonnes. Je suis certains blogs depuis presque déjà dix ans. Je crois que mes préférés savent qu'ils sont mes préférés, mais cela reste toujours amusant et enrichissant de faire de nouvelles découvertes.

Des petites habitudes inavouables quand tu lis ? 
Je lis généralement sous ma couette, même en pleine journée. L'été, c'est chaise longue dans le jardin (sans la couette).

Un auteur contemporain que tu aimerais rencontrer et pourquoi ? 
J'ai déjà rencontré des auteurs que j'aime, c'est une chance, et bien sûr il y a les rencontres au hasard des salons, des apéros littéraires de ma bibliothèque. C'est bien aussi de ne pas prévoir les rencontres.

Où achètes-tu tes livres (neufs et occasion) ? 
En librairie.

En ce moment, quel genre de littérature lis-tu le plus ? 
Je lis beaucoup d'auto-fiction mais ce n'est pas réellement volontaire, c'est le moment qui veut ça. Depuis quelques temps, j'ai le sentiment de laisser les livres venir à moi, d'être moins dans la contrainte, et c'est drôlement bien, la meilleure manière de lire finalement.

Un livre à la fois ou plusieurs ? 
Toujours un seul livre à la fois.

Quelle est ta lecture en cours ? 
La chaise numéro 14 de Fabienne Juhel.

Sur quel site communautaire en rapport avec la lecture aimes-tu aller ? 
J'ai abandonné les sites communautaires depuis longtemps, copier mes avis sur un autre site était trop chronophage. Je préfère me contenter du blog, et de facebook.

Livre papier ou numérique ? 
Surtout papier. Mais je lis de temps en temps des titres enregistrés sur ma liseuse.

Quel est ton endroit préféré pour lire ? 
Dans mon lit, ou sinon au dehors dès qu'il fait beau, vivement qu'il fasse beau tout le temps d'ailleurs !

Invite cinq amis à y répondre : 
Je laisse ce tag à qui veut le prendre.

3 février 2016

Février

mercredi

En février, je suis fatiguée, et un peu désorientée par les leçons que je dois en tirer (organisation organisation). Têtue comme je peux être parfois, je vais avoir du mal à simplement renoncer aux déplacements. Mais en février, je continue tout de même mon tricot bleu clair au point mousse (un peu moins emballée cette fois-ci par la simplicité du point mais ravie de la texture de ma laine We are Knitters). Le calendrier de Flow continue de rythmer mes journées (quand je n'oublie pas de tourner la page). Et puis je note des titres de la rentrée de janvier (j'en ai déjà lu quelques uns [clic ici] mais là je viens de me décider pour le dernier titre d'Olivier Adam... à acquérir d'urgence). Et puis, je lis le dernier Camille Laurens (merci Nathalie !!). Elle passe d'ailleurs jeudi soir à La Grande Librairie, j'avais eu la chance de l'écouter en rencontre (passionnante). Cette histoire d'amour via les réseaux sociaux est troublante. Mon billet bientôt !

8 février 2016

T'attendre (atelier d'écriture)

paris-la-belle

 Je me suis enroulée dans mon écharpe. Mon nez au dessus de la laine est froid, et brille un peu. Je t'attends. Je sais que tu vas arriver, tu n'es jamais en retard. C'est ce que j'aime d'ailleurs chez toi, c'est bête, cette ponctualité, le fait que jamais tu ne me laisses tomber dans l'angoisse de l'attente, tu ne voudrais pas. Je suis arrivée en avance, je me suis assise sur un bout de trottoir, la pierre est dure et gelée sous mes fesses, je sens sa dureté à travers mon jean. Je devrais me lever, marcher un peu, mais je reste assise. La vue que j'ai d'ici est belle, comme un tableau. Bouger ferait se transformer l'image, ce serait dommage. Plus bas, la Seine est aussi transie que moi, immobile. Au loin, la Tour Eiffel, la Grande Dame, semble attendre la nuit, un rendez-vous, ou que la journée passe. Elle se dresse sur le bleu du ciel, sombre et droite. J'aime quand le ciel se transforme ainsi, prend son air de entre chiens et loups. C'est l'heure des possibles, de l'inattendu. Et même si rien ne se passe, il y a comme un frisson dans l'air qui espère. T'attendre, c'est savoir déjà tes bras autour de moi, la chaleur de tes lèvres sur mon nez, puis sur ma bouche, l'étreinte. T'attendre, c'est être déjà avec toi. Ensuite, nous irons tous les deux marcher dans les rues, et si je glisse sur les pavés, tu me tiendras la main, comme tu le fais souvent. Tu me demanderas peut-être si j'ai oublié mes gants, si je préfère que nous allions moins vite. Ton pas s'accorde toujours au mien. Les secondes s'égrennent, tu ne vas pas tarder. Et je chiffonne entre mes doigts un coeur de papier qui s'est envolé jusqu'à ma chaussure, un reste de mariage sans doute. Le rose vif du confetti se détache violemment sur le bleu alentour, la nuit qui tombe doucement.
J'espère trouver les mots tout à l'heure, ceux qui disent je t'aime, je souhaite, et ceux qui disent pardonne moi

Crédit photo Leiloona - texte de fiction pour son atelier d'écriture Une photo quelques mots [ici]

5 octobre 2015

Livre #4 (atelier d'écriture)

ateliermetro-lecture

Je reprends mon cahier, celui dans lequel je te parle. Je ne l'ai pas rempli depuis plusieurs jours. Je m'habitue je crois à la distance nouvelle qui s'est établie entre nous. C'est du moins ce dont j'essaye de me persuader. Parce que, pour être honnête avec toi, je n'ai pas le sentiment de gagner tous les jours ma lutte contre l'affection que je te porte. Pourquoi m'as-tu trahi ? Tu savais pourtant combien j'avais souffert de la perte de mon précédent emploi, combien il était important pour moi de travailler, surtout depuis ce tête à tête avec Tom, les charges qui s'accumulent, ma maison, l'école, et toutes ces broutilles dont j'aimerais tellement me passer. Il me faudrait des vêtements neufs, une nouvelle couleur, des chaussures. Que penser ? Je t'ai vu il y a plusieurs semaines déjeuner avec mon ancienne chef de rayon, celle qui me méprisait. Et je te retrouve quelques jours après en compagnie de Marie dans son atelier. A quoi joues-tu ? Je ne sais pas si elle aura les moyens de nous garder tous les deux. C'est ce qu'elle nous a dit. Il faudrait que la librairie fonctionne bien, dès l'ouverture, et au moins au moment des fêtes. Je me suis mise à douter de toi, à me demander qui tu étais vraiment pour venir prendre éventuellement ma place. Et tu ne m'as rien dit, pensant certainement que ton sourire large et fier effacerait tout, et surtout mes questions. Je ne t'envoie plus de mails, mais toi non plus tu ne m'écris plus.

Je ne touche plus non plus le carnet où s'élabore mon livre, celui dont je t'avais parlé avant le silence. J'y ai posé pour l'instant mes rencontres, des visages et des voix. Tom a finit pas ranger les photographies que je laissais trainer partout sur le buffet du salon, prétextant la venue d'amis, un ordre à respecter, une certaine normalité. J'ai laissé sur le dessus de la pile les photomatons de ce garçon que j'avais rencontré dans le métro à Paris. J'avais vingt ans. Nous nous étions assis plusieurs fois l'un en face de l'autre dans une rame bondée, chacun avec son livre. C'était amusant, romantique. Un jour nous nous étions échangés nos numéros de téléphone dans un grand éclat de rire, prétextant que c'était un signe, ce face à face régulier. Il m'avait emmené boire quelques verres, m'avait embrassé. Je crois que nous aimions vraiment être ensemble mais qu'aucun de nous deux ne croyait reellement à notre relation, que c'était juste comme ça, un rapprochement ponctuel, mêlé de respect et de pudeur. Ce garçon s'habillait étrangement. Un jour, j'avais enlevé un à un ses nombreux pulls et T-Shirt. En dessous, son torse était maigre, enfantin et fragile, surprenant, il racontait une histoire que ses yeux soudain à nus confirmaient. J'avais les larmes aux yeux. Je me souviens l'avoir serré dans mes bras, longtemps. Mais qu'il était évident, alors qu'il cherchait à échapper à mon étreinte, qu'il n'y aurait pas de seconde fois, une nouvelle occasion d'intimité. Quelque chose que j'ignorais, qui resterait ainsi, collé à lui, avait tout brisé.

J'ai terriblement aimé les débuts de notre amitié. Nos échanges complices alors que nous courbions tous les deux le dos sous le poids absurde de cette enseigne qui s'affichait fièrement sur les gilets que nous portions tous. Le soir, par mail, je te parlais du départ du père de Tom, de ma solitude, de ce métier que je commençais à détester, tu me répondais toujours. Voir ton nom s'afficher dans ma messagerie me rassurait. Le monde tournait rond puisque tu étais là. Et puis j'ai commencé à te voir à l'extérieur, là aussi tu étais là. Maintenant, il me semble que tu es un étranger, que j'ai rêvé la confiance que je te portais. Que s'est-il donc passé ?

Une photo (de Kot), une inspiration, beaucoup d'imagination, et au final un texte, qui commence à faire une histoire, qui commence à ressembler à un livre... tout ça pour l'atelier d'écriture de Leiloona [clic]. 

Episodes précédents : Livre #1 - Livre#2 - Livre#3 

16 juillet 2015

En cours de lecture...

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 "Je respire. Ce qui compte, c'est moi. A quel point je me dépasse. A quel point je me rattrape. Pour le moment, je me cours après mais je ne sais pas si je me cours devant ou derrière, et avec mon affaire de temps, passé, présent composé, futur compliqué, il n'est pas simple de me croiser quand je me double. Je me conjugue au présent alors que je me suis transportée dans le futur, je me retrouve au conditionnel, et avec les vertiges je flanche. Tout dépend des situations. Je flanche mais je le cache. En vrai, je suis figée contre le mur de ma chambre et je les écoute me dire."

Extrait de Eux de Claire Castillon... pour l'instant j'aime surtout l'écriture.

6 avril 2015

Du courage (atelier d'écriture)

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 Depuis hier, je suis dans mon lit. Je ressasse ma peine, mon angoisse, je me ferme aux vicissitudes de l'extérieur, à Paris qui d'habitude sait suffisamment me faire tourner la tête pour m'apaiser. Mais là rien ne va, et même la Grande Roue de la Concorde n'y pourrait rien. Sous mes draps, dans le creux de mon odeur familière, je forme un cercle apaisant de musique et de mots. Un livre ouvert sur le ventre, j'évite le défilement des pensées qui amènent systématiquement des larmes à mes yeux. Quelle poisse, ces émotions qui me submergent, quelle poisse cette sensibilité qui se déverse. Tu m'as dit que si je ne tombais pas c'est que j'étais forte, et presque un peu coupable, pourquoi pas. Mais est-ce que tu me vois là ? Et est-ce que tu m'as vu quand j'ai perdu l'équilibre ce matin ? La force ne se mesure pas à l'aune du courage. Tu n'as pas compris comment j'avais pu revenir après le conflit, comment j'avais pu reprendre ma place, affronter les réactions de ceux qui m'avaient regardé tanguer. Ce petit chef que nous avons depuis quelques mois a reconnu en moi sa proie, j'étais facile à trouver. Tu ne peux pas savoir les humiliations d'avant, les heures passées au collège à soutenir de multiples regards blagueurs et violents. Le courage qu'il fallait pour ne pas être la première à baisser les yeux, la victoire si acide, et cette destruction irréversible à l'intérieur de soi de quelques cellules, chaque jour. Cela a recommencé, j'ai appris. Mais à chaque fierté gagnée, à chaque pas en avant, j'ai perdu un peu de mon être. Et je suis restée une proie facile. Tu m'as dit qu'il fallait le comprendre, je n'étais certainement pas assez souple, une collègue facile. Malgré le soutien de ceux qui me connaissent depuis des années, leurs encouragements à rester forte, c'est de toi dont j'attendais les mots qui soulagent et rassurent. Parce qu'à toi j'avais confié mon amitié. Tes doutes m'ont fait perdre encore quelques cellules et je me sens ce week-end comme soufflée de matière. J'ai peur cette fois-ci d'y laisser ma peau, de manquer de courage. Pourtant je sais que même vidée de l'intérieur, bouleversée, avec seulement la peau sur les os, et le coeur qui bat la chamade, je serai présente à tes côtés dès lundi. Il ne faudra pas que tu pleures sur notre amitié, je ne peux pas me permettre de m'appuyer sur des sables mouvants. J'ai déjà livré trop de batailles, je redoute seulement celle qui pourrait m'achever. 

Une photo (de Leiloona), une inspiration, beaucoup d'imagination, et au final un texte... tout ça pour l'atelier d'écriture de Leiloona [clic].  Un petit écho à ce texte là [ici].

6 juillet 2015

Juste avant le bonheur, Agnès Ledig

justeavantlebonheur"On s'en sort parce qu'on n'a pas le choix. La vie suit son cours et nous ne sommes que quelques petits bouts de bois qui flottent au gré des courants. Nous avons tous été pris dans les remous des rapides, chavirés, percutés, noyés par moments, mais nous flottons toujours. Et puis, parfois, dans certains petits coins de rivière, protégées par une grosse pierre, tourbillonnent ensemble les brindilles qui ont subi les rapides et qui se retrouvent pour souffler. Formant un petit conglomérat de survivants malgré les courants puissants."

Julie est caissière dans un supermarché. Elle vit seule avec son fils Ludovic et la vie n'est pas toujours facile, surtout lorsqu'elle subit le harcèlement de son chef ou qu'elle compte les sous qui lui restent pour finir le mois. Un beau jour, un client un peu différent, cinquantenaire, devenu depuis peu célibataire, passe à sa caisse, voit une larme furtive glisser sur sa joue et lui glisse deux mots sympathiques. Il l'invitera quelques jours plus tard à déjeuner puis à le rejoindre avec son propre fils Jérome, un jeune médecin rempli de chagrin, dans sa maison de Bretagne pour des vacances. Trois semaines qui permettront au petit Lulu et à sa mère de découvrir la mer, mais aussi à chacun des protagonistes de s'apprivoiser, de se prendre dans leurs bras, de manger des tartines de Nutella et de pleurer tout leur saoul.

Juste avant le bonheur est de ces livres dont je me méfie souvent, parfois trop perclus de bons sentiments. Cependant ici, la méfiance s'envole rapidement car la mayonnaise imaginée par Agnès Ledig fonctionne, les personnages étant eux mêmes remplis de doutes, pas convaincus par les Princes Charmants ou les Contes de fées. Pour Julie, la réalité et le quotidien ont trop de prise pour qu'elle puisse se laisser aller si facilement à croire en sa chance d'avoir rencontré Paul et sa générosité bienveillante. Personne ne veut se laisser faire, ni Julie, ni Jérome, et s'abandonner si vite au bonheur... un bonheur qui peut effectivement basculer en une fraction de seconde. J'ai lu ce titre en une bouchée, avec beaucoup d'émotion. C'est un roman qui fait du bien, tellement il foisonne de petites leçons de vie, et d'actes charmants, de gens que l'on aimerait croiser dans la vraie vie, mais également d'émotions et de sentiments sincères.

Editions Pocket - 6.80€ - 2014 - Merci ma bibli !!

Quelques autres lectures, qui se sont questionnées sur cette histoire de bons sentiments...

Aifelle est partagée - Une histoire qui sonne vrai pour Clara - Un tsunami d'émotions pour Leiloona - Sourire, espoir et larmes pour Sandrine - Saxaoul a pensé à Ensemble c'est tout d'Anna Gavalda - Sourire et larmes pour Stephie aussi - Chez Un autre endroit un coeur de femme a été touché !!

15 mars 2015

Sauf les fleurs, Nicolas Clément

sauflesfleurs

 "Je voulais une mère avec des épaules pour poser mes joues brûlantes. Je voulais un père avec une voix pour m'interdire de faire des grimaces à table. Je voulais un chien avec un passé de chat pour ne pas oublier qui j'étais. Je voulais un professeur pour me surprendre. Je voulais des livres pour construire une cabane à la cime des arbres. Je voulais être un homme pour sentir ce que ça fait d'être une histoire. Je n'ai pas eu tout ce que je voulais mais je suis là, avec mes zéros, ma vie soldée du jour qui vaut bien ma vie absente d'avant. Je tombe rond ; mon compte est bon."

La famille de Marthe, douze ans, semble être une famille comme les autres. Seulement, derrière les apparences, la joie de vivre dans une ferme, de créer des robes pour sa mère, d'aimer son petit frère, il y a un père violent. Alors, le corps devient un rempart qui protège ceux que l'on aime des coups, et l'imagination, les mots, un moyen de transformer ce qui est laid en poésie. Heureusement, avec Florent, Marthe apprendra plus tard la douceur... mais cela n'empêchera ni le drame, ni de se lever encore souvent avec du soir dans la bouche, malgré l'espérance de jours meilleurs.

Voici un tout petit livre, très particulier, fort, d'une écriture étonnante, et très poétique. En effet, en contrepoint d'une noirceur évidente, naît des phrases de Nicolas Clément de la lumière et des fleurs. Et j'ai beaucoup aimé l'originalité de cette écriture, cette manière d'entrecouper ses phrases avec des virgules et de faire entendre la voix de Marthe par ses images décalées. Une manière de lire le monde que l'on retrouve plus souvent en poésie que dans un roman ou un petit texte en prose d'ailleurs. Pour autant, je dois dire qu'autant j'ai aimé l'écriture, autant je me suis peut-être sentie trop engluée dans l'histoire de Marthe, un peu laissée de côté, nourrie de trop de pathos... Je ne retiendrai donc de ce livre que l'écriture, qui me donne envie là, tout de suite, alors que je viens de le refermer, de le rouvrir, et de le relire de nouveau.

Editions Buchet Chastel - Qui vive - 9€ - Août 2013 - Merci ma bibli !!

D'autres lectures... Une révélation pour Noukette - Une lecture forte chez Blablablamia - Un coup de coeur pour Gambadou - Lire et Merveilles rejoint mon bémol sur le pathos - Un roman puissant pour Leiloona - Un petit bijou de littérature et un grand coup de coeur pour Clara ! - Stephie n'a pas adhéré - Un coup de maître pour Jérome !

25 janvier 2015

La Saison des mangues, Cécile Huguenin

lasaisondesmangues

 "Qu'importe, se dit-elle, si c'était à refaire elle retournerait dans le temple de Kanchipuram s'asseoir sous le manguier magique à quatre troncs qui exauce les souhaits."

De nos jours, à Paris, une femme tente par les épices de retrouver les saveurs de son pays et de son enfance. La mère d'Anita, d'origine indienne, a été mariée autrefois par son propre père à un Major anglais fortuné et en vue. Mais Radhika vit un calvaire en Angleterre, près de cet homme qui s'avère tyranique et rigide, et ne s'en sort qu'en empoisonnant son mari. Elle fuit avec sa fille en Inde et rencontre dans l'avion François, un jeune homme sympathique et féru de culture indienne, qu'Anita finira par épouser. Mira, à la peau couleur de mangue, est l'enfant de ce couple. Lorsque ces derniers décident de vivre à Paris, inquiets pour la santé défaillante de François, l'enfant peine à trouver sa place. Porteuse de diverses origines, c'est finalement plus tard en Afrique qu'elle se sentira chez elle, un petit albinos qu'elle a adopté, prénommé Yacou, dans ses jupes. Laurent, un jeune garçon d'origine plus bourgeoise, en quête d'identité et d'humanitaire, la découvre ainsi. Entre eux deux naît tout de suite une grande complicité, comme si les deux jeunes gens se connaissaient depuis toujours... 

J'ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman d'une belle sensualité qui propose également de beaux portraits de femmes. Le personnage du jeune garçon, Laurent, n'est cependant pas en reste. Il est sans doute effectivement celui qui m'a le plus intrigué et intéressé dans ce texte. La Saison des mangues est un curieux récit, qui semble parfois partir dans tous les sens, faire fi de la chronologie, frôler le surnaturel, le délire psychologique, puis retomber des deux pieds dans un réel rassurant et bienveillant étonnant, comme si tout à coup quelqu'un avait rallumé la lumière. Il est tentant au début de cette lecture de penser que l'auteure va s'enferrer dans un roman purement indien mais la narration sait avec légèreté déjouer les pièges de l'attendu et nous emmener dans un voyage finalement aussi imprévisible que dangereux. A découvrir.

Editions Heloïse d'Ormesson - 17€ - 15 janvier 2015

Un très bel article de Sarah par ici [clic] 

31 juillet 2014

Objectif Pal de juillet ~ vos lectures (bilan)

objectifpal

Nous sommes quelques blogueurs et blogueuses à prendre de bonnes résolutions pour cette nouvelle année... comme celle de réduire notre PAL (Pile A Lire) en 2014. Ce billet est un récapitulatif de vos lectures pour le mois de juillet. Vous pourrez bien entendu continuer à déposer vos liens ici jusqu'à ce soir.

Praline est, à l'heure où je rédige ce billet, encore une fois la grande lectrice de Pal du mois avec 4 titres lus !! Juillet aura été plus faible, vacances obligent, mais vous êtes toujours enthousiates, merci !! 

J'ai personnellement lu pour juillet Un été à la mer de Giuseppe CULICCHIA, qui ne me laissera malheureusement pas un grand souvenir... [ma lecture ici]

Allez, vous trouverez donc ci-dessous les lectures de juillet ! Bientôt, il y aura un nouveau billet en ligne pour déposer vos liens d'août... Et toujours, encore plein de trésors à sortir de nos PALs !!

^ Belle de nuit a lu Le tome 3 de Sérum de Loevenbruk et Mazza : "Encore un épisode prenant, qui se lit vite et donne envie de se jeter sur la suite." [lien vers le billet complet]

Jusqu'à ce que la mort nous unisse de Karine Giebel : "Un roman policier à l'intrigue assez prévisible mais deux personnages centraux à découvrir que j'ai beaucoup aimés." [lien vers le billet complet]

^ Praline a lu Le jardin des supplices d'Octave Mirbeau : "Brr, les supplices chinois ne sont pas un vain mot ! Un roman sulfureux très fin de siècle, à mettre en des mains averties." [lien vers le billet complet]
 
                   Histoire de chambre de M. Perrot : "Un voyage historique et littéraire dans la pièce la plus intime de la maison." [lien vers le billet complet]
 
                  La théorie des cordes de Somoza : "Un roman prenant, qui fait voyager dans le temps, qui aborde la physique avec brio et sans ennui." [lien vers le billet complet]
 
                    Les enfants d'Alexandrie de Chandernagor : "Une énième réécriture des amours d'Antoine et Cléopâtre, sous le regard de Séléné, leur petite fille." [lien vers le billet complet]

^ Maryline a lu Ordalie de Cécile Ladjali : "Belle lecture sur l'Allemagne d'après-guerre et la passion de la poésie." [lien vers le billet complet]
 
                    Avant le silence des forêts de Lilyane Beauquel : "Premier roman magistral sur la Première Guerre Mondiale racontée par un soldat allemand." [lien vers le billet complet]

^ Eimelle a lu Les solidarités mystérieuses de Pascal Quignard : "La mer, la côte, la lande... et les relations entres les êtres...
des personnages complexes, des amours impossibles, des relations familiales complexes, des croisements, des rencontres, des non-dits, le passé qui refait qui surface... j'ai plongé avec plaisir dans cette histoire!" [lien vers le billet complet]
 
                    Une part de ciel de Claudie Gallay : "Pas déçue et une auteure que je continue à suivre avec grand plaisir!  " [lien vers le billet complet]
 
                 Daffodil Silver d’Isabelle Monnin : "Un coup de coeur à retardement pour cette rentrée 2013 avant de découvrir quelques nouveautés de la prochaine rentrée littéraire!" [lien vers le billet complet]

^ Val a lu Ma soeur, mon amour de Chitra Banerjee Divakaruni : "J'ai un sentiment ambivalent en sortant de cette lecture." [lien vers le billet complet]

^ Sharon a lu Le Che s'est suicidé de Petros Markaris : "Connaissez-vous bien la littérature grecque ? Non ? Moi non plus. Jusqu’à ce que je sorte ce livre de ma PAL, le seul auteur grec que j’avais lu était Homère." [lien vers le billet complet]
 
                  Alpha et Omega, tome 1 : Le cri du loup de Patricia Briggs : "Un roman divertissant, parfait pour les vacances" [lien vers le billet complet]
 
                   Les héros de l'Olympe, tome 3 : la marque d'Athéna de Rick Riordan. : "Réussi ? Oui, sans conteste." [lien vers le billet complet]

^ Enna a lu Grands boulevards de Tonie Behar : "Je l'ai lu en 2 jours et je ne regrette pas même si ce n'est à priori pas le genre de livres vers lequel je me tourne habituellement." [lien vers le billet complet]

^ Anne a lu J'ai quinze ans et je ne l'ai jamais fait de Maud Lethielleux : "un roman jeunesse un peu agaçant au début (cela n'engage que moi)" [lien vers le billet complet]
 
                  Le faire ou mourir de Claire-Lise Marguier : "Un roman qui se lit en apnée et vous fait passer par des émotions très violentes." [lien vers le billet complet]

^ Marjorie a lu La déchéance de Mrs Robinson de Kate Summerscale : "Je ne peux que vous conseiller ce livre." [lien vers le billet complet]

^ Caro a lu Un moment si doux de Depardon : "belle lecture" 
                 Un recueil de René Char : "comme je suis subjective en poésie, je dirai extra" [lien vers le billet complet]

^ Sylire a lu Et que le vaste monde poursuive sa course folle de Colum Mc Cann : "J'ai trouvé au final que c'était un assez bon roman, qui plonge le lecteur dans un New York des années 70 aux multiples facettes, en compagnie de personnages originaux et attachants." [lien vers le billet complet]

^ Géraldine a lu L'Homme-au-Bâton d'Ernest Pépin : "Un roman créole" [lien vers le billet complet]

^ Mrs Pepys a lu Saint-Michel, priez pour eux ! de Jean-Pierre Alaux : "Un sympathique roman au bon goût de vacances"  [lien vers le billet complet]

7 décembre 2014

Si j'osais (atelier d'écriture)

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Je te dirais que la vie est un passage, et qu'évidemment toi tu étais là, juché accidentellement sur mon parcours. Je te dirais tout un tas de mensonges pour te laisser partir, pour alléger ta conscience. Tu ne m'en sauras à peine gré, tout préoccupé par ton propre voyage. Mais comment t'en vouloir ? Je saurais être patiente. Attendre. T'attendre. Pour peu que cela suffise. Le monde est depuis quelques mois une foule compacte et dure, et toi tu étais au centre, immobile, le regard honnête et droit, ma balise dans la tempête, mon caducée. Un coup d'oeil sur toi et je me sentais protégée. J'ai perdu quelqu'un. Et j'ai perdu plus que cela. J'ai perdu la pluie sur mon visage, le gras des trottoirs, nos chahuts, la ville que nous partagions, ce que j'imaginais que nous ferions ensemble, ton sourire invisible. Tu n'imagines pas combien marcher seule est devenu douloureux. Mais comment savoir ce que tu ressens ? Il faudrait pour cela te presser de questions, prendre le risque de te regarder lentement ajouter encore une couche au masque qui recouvre déjà ton visage. Je ne sais pas être quelqu'un d'autre. Et toi le sais-tu ? T'aimer était prendre le risque de ton absence, je le savais. Aimer est toujours un risque. Mais il est aussi le signe que je suis vivante. Que ce sont bien mes pas qui résonnent dans la nuit vide, mon ombre que les réverbères étalent derrière moi, ton souvenir vivace qui flotte au creux de moi.

Une photo, une inspiration, et au final un texte ... tout ça pour l'atelier d'écriture de Leiloona [clic ici]. J'espère ne pas vous lasser, mais j'ai envie (besoin) d'écrire en ce moment sur l'amitié, l'amour, les retours et les départs. Je voudrais parfois réussir à mieux libérer mon écriture. Comme d'habitude, rien n'est vrai, et puis ce n'est pas ça l'important. Merci en tous les cas pour vos dernières précieuses lectures. Toujours comme un petit écho à ce texte là [clic] et à celui-ci [clic].

6 décembre 2014

Jean-Luc Seigle

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Jean-Luc Seigle était présent jeudi soir dernier au sein de ma médiathèque pour une lecture publique. Son titre, En vieillissant les hommes pleurent, a été choisi l'an passé par un groupe de lecteurs de Vendée parmi sept autres titres, comme coup de coeur de lecture, et l'auteur était donc invité cette année en résidence dans ma ville [clic ici pour plus de détails], sillonnant d'ailleurs aussi plus largement tout le département. Je participe cette année à ce comité de lecture, j'en suis très heureuse. Nous choisirons bientôt l'auteur invité l'an prochain.

La rencontre s'est terminée avec un dîner, et en groupe plus restreint, mais nous avons pu, au préalable, entendre Jean-Luc Seigle lire des passages de son roman, qui avait été également pour moi un coup de coeur [clic], et dans mon top 3 final de l'année 2013 [clic ici]. En vieillissant les hommes pleurent est un très beau roman, qui met au centre de son histoire principalement un homme taiseux, Albert. Nous sommes dans les années 60. La famille se réunira bientôt devant la télévision pour apercevoir le fils aîné, occupé ailleurs par la guerre d'Algérie, le plus jeune découvre la lecture, les intéractions entre la vie et les pages des livres, chacun évolue dans le creux d'une journée de grosse chaleur.

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Jean-Luc Seigle a bien expliqué comment lui est venue l'idée de son roman. Il est parti de ce passage de notre histoire commune, la défaite absurde sur la ligne Maginot, puis il a voulu tenter de donner voix au silence de certains hommes, ceux qui ont connu la guerre, et ceux aussi qui ont cumulé comme Albert plusieurs métiers pour subvenir aux besoins de leur famille, quand l'agriculture ne suffisait plus. Albert est le jour ouvrier chez Michelin, le soir un fermier qui cultive sa terre.

J'ai beaucoup aimé qu'il nous raconte lors de son intervention sa technique d'écriture, et ce principe sur lequel il se base, qu'à chaque seconde de notre vie nous soyons remplis de notre histoire. C'est ce qui donne évidemment beaucoup de densité à ses personnages. Et puis, Jean-Luc Seigle accorde énormément d'importance à ses incipits, dont il peut réécrire soixante fois la version. 

Un grand merci à lui en tous les cas pour sa grande disponibilité, son humour et sa simplicité ! J'ai réussi à lui glisser en dédicace combien j'avais aimé son roman. Jean-Luc Seigle était ravi d'être là, parmi nous, content de son expérience, et d'avoir rencontré au cours de sa semaine, lecteurs et collégiens (ou lycéens ?), ainsi que le plat pays de vendée.

Son prochain roman sortira en janvier, il s'intitulera Je vous écris dans le noir. Il retrace l'histoire de Pauline Dubuisson, étudiante en médecine, qui tue son ex-fiancé Félix Bailly. A 21 ans elle est jetée en prison et passe devant les Assises de Paris. Pauline est la seule femme contre laquelle le Ministère public requiert la peine de mort. 

17 septembre 2014

Chasses au trésor, Madeleine Deny

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Vous avez, peut-être, un jour, été confrontées à la solitude de la maman qui s'est lancée le défi d'organiser un après-midi d'anniversaire à la maison, et de plus (soyons folle) une chasse au trésor. Non ? Moi si. Je me souviens très bien quand, l'an passé, j'ai fureté sur le net à la recherche d'énigmes, ou d'idées, pour organiser un tel divertissement... des longues heures à découper des petits cartons bricolés main, à me demander si les questions étaient difficiles, inintéressantes, ou complètement à côté de la plaque, combien de temps durerait le jeu.
Alors, j'ai été sauvée par le blog d'une charmante petite dame qui tient un excellent magasin de jouet [par ici], et notamment une bien pratique rubrique Chasses au trésor. Finalement, ma chasse au trésor a connu un franc succès, et je suis passée derechef au rang de super maman.

Confrontée de nouveau cette année au même problème (ben oui, les anniversaires reviennent tous les ans), je frisais l'angoisse quand j'ai découvert l'existence de ce livre miraculeux ci-dessus, édité par l'inventive Madeleine Deny, soit toutes les idées de notre blogueuse réunies dans un magnifique ouvrage [pour en voir et savoir plus clic ici].

Vous trouverez dans ce livre, plusieurs chasses au trésor, de chevaliers ou de princesses, mais aussi d'oeufs de Pâques, ou sur le thème des bonbons. Ce que j'ai trouvé extrêmement pratique, ce sont les diverses cartes à découper, le soucis de l'auteure pour les petits détails pratiques (la liste accessible des ingrédients nécessaires par exemple), la simplicité du tout.

Il s'avère que je n'ai pas encore testé le kit avec mes enfants, la fatigue étant là l'anniversaire de mon fils a eu lieu dans un espace dédié, moins personnel mais beaucoup moins stressant pour moi. Ce n'est cependant que partie remise. L'an prochain, Grande Fille, grande amatrice de bonbons, aura droit à sa chasse au trésor malgré ses 14 ans, et Petit Dernier voudra sans doute encore jouer aux pirates ou briguer la coupe de champions. 

Editions Tourbillon - juillet 2013 - 11.95€

http://situveuxjouer.com/
http://www.pinterest.com/situveuxjouer/chasses-au-tr%C3%A9sor/

chasseenigme       chasseoeuf        chassepirate

 

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