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Les lectures d'Antigone ...
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Ardoise magique

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Ben oui, à mon tour, j'ai craqué !

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1 septembre 2010

Victoria et les Staveney, Doris Lessing

lessing"Elle aura envie d'être une Staveney. Il faut que je regarde la vérité en face. C'est ce qui arrivera."

Victoria a neuf ans. Elle vit ordinairement en compagnie de sa tante dans un appartement bien étroit. Dans son école, véritable repère de voyous, elle fait figure d'élève sage et discrète, ses professeurs croient en elle.
Et puis un beau soir, à la sortie des cours, personne ne vient la chercher. Soudain, Edward Staveney, douze ans, apparaît enfin et la prend sous son aile.
Elle se souviendra longtemps, avec regret et bonheur, de la soirée qu'elle passera ensuite chez la famille bourgeoise et excentrique du jeune garçon, de la manière dont ils l'ont recueillie sous leur toit toute une nuit, de la douceur qu'Edward a déployé envers elle, une inconnue, une enfant noire.
Cet épisode de sa vie la hantera longtemps, jusqu'à rêver de pouvoir entrer de nouveau dans cette immense demeure, jusqu'à  entamer, quelques années plus tard, une relation avec Thomas, le cadet. De cet amour d'été naîtra Mary, une petite fille à la peau caramel, à moitié Staveney...

Voici le deuxième livre que je lis de l'écrivaine fraîchement nobelisée Doris Lessing. Autant j'avais aimé le style de ses grand mères, autant j'ai eu le sentiment de parcourir ici une coquille vide. Pourtant, l'histoire que l'auteure file dans son récit est intéressante, elle traite avec beaucoup de finesse de l'hypocrisie en matière de racisme et montre les limites de la bonne conscience. Mais, je ne sais pas, malgré cela, malgré l'écriture, il m'a manqué de la consistance, de la matière. J'ai l'impression que l'on me servait une nouvelle dans un emballage de roman. Je ne suis pas vraiment déçue, juste un peu sur ma faim.

bouton3 Note de lecture : 3.5/5 - Flammarion - 16 € - Mars 2010 Biblioth_que_et_LAL

Une chronique plus enthousiaste sur Enfin livre - Chez "A propos de livres" j'ai mieux compris mon sentiment d'inachevé (ce texte était à l'origine intégré dans un recueil de nouvelles) - Virginie confirme -

Je participe ainsi au rendez-vous Blogoclub de ce 1er septembre consacré au prix Nobel de Littérature ! (Tous les autres billets sont chez Sylire ou Lisa, les grandes organisatrices !)

blogoclub

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7 mai 2010

Hélène Cadou...Le Prince des lisières

pierre_mornet_24Dans la nuit
Le matin brille

Les oiseaux
Ne dorment
Que d'une aile

Saisir cette minute
Où tout sera possible

L'étincelle
Qui inaugure
Une chance
A réveiller le temps

Jusqu'au regard premier
Des origines.

Rougerie 2007 - (Illustration Pierre Mornet)

Hélène Cadou, née à Mesquer (Loire Atlantique) en 1922, est surtout connue comme épouse du poète René Guy Cadou. Elle a aussi écrit une oeuvre poétique personnelle.

Et un petit clin d'oeil à Anne !

15 août 2010

Va où

verso(extrait)

L'amour continuera sans moi l'amour vivra plus vieille que mes oreilles
Mon bon dieu d'yeux bon dieu d'yeux muets
Bon dieu d'yeux que pour toi j'avais
Ma peau combien et mes syllabes de chagrin
Mes pieds ma tête et mon coeur ça fera rien
D'amour d'amour tu m'en diras tant mieux
Les yeux en pluie les yeux en neige les mains les mains ni une ni deux

Valérie RouzeauLe Temps qu'il fait, 2002

14 juin 2010

Métamorphosée en Souris

couino_ergo_sum

Pour mieux comprendre, c'est par ici chez Cuné, où j'ai trouvé l'info.
Je ne suis pas spécialement exubérante mais j'aime m'extasier moi aussi, souvent en silence, sur les chemises de Colin et adore spécialement quand elles, les exubérantes, le font. De plus, c'est vraiment trop mignon, comme un coup de frais sur la blogosphère, non ?

31 mai 2010

Spéracurel, Anna Dubosc

sp_racurel"T'es marrante, c'est déjà ça. Bon allez, file. Et demain, viens avec ta tête !"

Ce tout petit livre regroupe des instants de vie, des tranches de quotidien, relevés avec avidité et engouement par une jeune femme que l'on soupçonne maman d'une petite Asia, mais également aussi une fille préoccupée par la fragilité de sa mère. La narratrice est d'origine asiatique, japonaise, une jeune personne remplie d'envie d'écrire, qui ressemblerait sans doute à Anna Dubosc, ou à ce que l'on en présume d'après sa photographie et la courte biographie ajoutée en quatrième de couverture...

De ce recueil, j'ai beaucoup aimé le tout premier passage qui conte une première journée de travail au comptoir d'un restaurant rapide. Cela m'a rappelé quelques grands moments de solitude personnels. J'ai malheureusement peu à peu perdu pied au fil de ma lecture, comme une impression de ne pas tout saisir, de lire des écrits trop intimes qui parleraient d'une famille dont je ne connaissais rien, un manque d'universalité dans l'écriture en somme qui éloigne le lecteur et ne l'accroche pas suffisamment. Et puis, la nouvelle intitulée 28 minutes m'a véritablement scotchée, elle raconte comment la narratrice a assisté à l'accouchement du fils d'une amie, d'une manière à la fois distanciée et réaliste très séduisante. Alors, je me suis faite cette réflexion qu'il y avait quelque chose dans ce tout petit livre, quelque chose à éclore peut-être, quelque chose à ne pas refermer dans le futur...

bouton3 Note de lecture : 2.5/5 - Editions Rue des promenades - 10€ - Mai 2010

Un grand merci aux éditions Rue des promenades pour l'envoi et à Blog-O-Book pour le partenariat !

Et je vous engage à aller jouer aux cadavres exquis sur le site de l'éditeur, c'est amusant.

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4 juillet 2010

Muze revient avec l'été ...

...j'ai donc voulu tester la nouvelle formule.

Mes_images28

Ce qui a surtout changé ?
Le nombre de pages (176),
Le prix (9,90€),
La périodicité (trimestrielle).
La possibilité pour nous lectrices de publier non plus seulement des poèmes, mini-nouvelles et coups de coeur culturels, mais aussi une longue nouvelle inédite.
(Si cela vous intéresse, envoyez votre nouvelle à contact.muze@gmail.com, cependant il n'y a que quatre numéros par an et une nouvelle par numéro, attention.)

Dans ce numéro 60 - juillet/août/septembre
Dossier Actu :  Pompidou Metz, La BD en haut de l’affiche (Pénélope Bagieu …)
Dossier Monde : Afrique du Sud
Dossier Société : Les festivals
Dossier Intime / Ego : Fidélité – infidélité, avec une nouvelle de Tatiana de Rosnay
Dossier Atelier d’Écriture : Rencontre avec Jean-Marc Roberts et la nouvelle d’une lectrice.

Ce que j'en pense ?
Le concept de revue littéraire dans lequel s'engage Muze est un sentier étroit. Stéphanie Janicot en est la nouvelle responsable de rédaction. J'ai aimé retrouver ici l'esprit du mensuel qui me séduisait depuis longtemps. Avec un tel pavé culturel de qualité, on a beaucoup plus le sentiment de posséder un "beau livre" qu'une banale revue à jeter après lecture... Un bien bel ouvrage effectivement, plein de superbes photographies (dossier Afrique du Sud), à emmener avec soi en vacances et à laisser traîner sur le canapé. Il y a là à piocher et à picorer, à contempler et à noter, mais aussi à ranger avec plaisir dans sa bibliothèque. Le petit plus pour moi, des interviews d'éditeur (ici les éditions Stocks, la prochaine fois Grasset), des nouvelles d'auteurs inédites, et la possibilité de se faire éditer pour les quelques lectrices/auteurs en herbe que nous sommes.
Souvenez-vous, cela m'était déjà arrivé ici, et cela m'avait amené sur ce blog quelques lecteurs adolescents...voilà qui était très sympathique. A suivre...et bon vent au nouveau Muze !

Le blog : http://blog.muze.fr/

Sur cette page, la liste des librairies qui proposent Muze

1 juillet 2010

Crier

crierPas parler fort
Mais hurler
S'époumoner
Sortir ses tripes quoi
Crier vraiment
Sinon pas la peine
Autant rester chez soi
A lire ou à tricoter

Pas de temps à perdre
Trop de sourds
De mal comprenant
D'analphabètes

J'ai cinq secondes
Pas une de plus
Pour redresser d'un coup d'épaule
Le jour qui penche trop

Après il sera trop tard

C'est tout de suite
C'est maintenant

© Les écrits d'Antigone - 2010

Sixième et dernier extrait, pour cette série, du travail effectué lors de l'atelier d'écriture déroulé le premier week-end de juin. Il s'agissait encore une fois, et après avoir choisi un verbe (ici Crier), d'utiliser une citation extraite d'un recueil et de laisser, rapidement, l'imagination faire le reste. Là, je commençais à souffrir drôlement...mais j'aime beaucoup cette phrase de Philippe Longchamp et ce qu'elle suppose. Grand merci pour vos lectures !!

"D'un coup d'épaule redresser le jour qui penche trop"
Philippe Longchamp, Soleil pas d'équerre

2 avril 2010

Etre deux...

...pour une fois, sans les enfants. Parcourir Nantes sous la pluie et le soleil. Lever la tête vers la serre volante, Place Royale, ancrée là pour la semaine du développement durable. Fureter parmi les livres, bien sûr, dans la bouquinerie du coin. Ne rien trouver mais revenir quand même avec six romans. Déjeuner au même endroit que la dernière balade dans cette ville, se souvenir des conversations entre amies, mais essayer la mezzanine cette fois-ci. Sourire à ce clin d'oeil, qu'à chaque pas-de-porte de la "Rue du château" les commerçants aient eu l'idée de déposer un nain de jardin, printannier (histoire de fuir les disgracieux échafaudages qui longent les facades, sans doute). Et puis aller rendre visite au Belem, ponton Anne De Bretagne, parce que M Antigone a navigué dessus une fois, et parce que le Belem aime Nantes, ou l'inverse, c'est comme ça...

(Des photos et des infos sur la serre volante en cliquant ici)

nantes

18 mai 2010

Deux découvertes, un seul éditeur

tr_schic"L'oiseau-lyre. Prétentieux. Il faut le dire. S'étonne que les autres animaux fassent peu de cas de leurs défauts.
L'éléphant, regardez. Si gris si ratatiné. N'est vraiment pas une beauté. Les couleurs le rendraient bien plus gai."

Idéal pour petit-dernier presque 5 ans, cet album d'une beauté à couper le souffle a décidé de changer l'esthétique des animaux que nous connaissons bien. Voilà qui est beaucoup plus chic, se dit l'oiseau-lyre, ce fanfaron, jamais content de son costume. Mais quel surprise, les autres animaux, ne l'entendent pas de cette oreille, tous s'acceptent comme ils sont..

Sur ce magnifique petit livre plane l'esprit d'Elmer l'éléphant, dixit mes enfants, c'est amusant... Et ce n'est pas pour nous déplaire. Pfff, en plus, ce que c'est joli.

La Joie de lire - 10.90€ - Janvier 2010

ledessert"Maman, quand est-ce qu'il vient le gâteau ?
Patience, Mathieu, les invités n'ont pas fini...
Pff ! Puisque c'est comme ça, je vais le chercher moi-même..."

Ma grande-fille, presque neuf ans, a succombé à cette histoire. Serait-elle un peu gourmande ?
Il est bien difficile de résister à cette apologie du dessert, je la comprends, et tout cela est bien mignon et joliment dessiné. Je découvre avec elle en ce moment l'univers délicieux des bandes-dessinées pour enfants...

Parti chercher son dessert, Mathieu se glisse sous la table. A la suite de Robert, un poisson chic rencontré là, il atteint une île flottante où règne un ogre monstrueux nommé Bécamiel. Mathieu devra être courageux et relever le défi qu'on lui propose pour avoir une chance de manger enfin une part du gâteau préparé par sa maman, qui n'utilise que du sucre roux, de la farine bio et de vrais fruits du jardin...elle.

La Joie de lire - 9.80€ - Janvier 2009

Biblioth_que_et_LAL Albums approuvés par de petits lecteurs

Un site éditeur en préparation... http://www.lajoiedelire.ch/

15 mai 2010

Mon vidéo club va fermer...

dvd...et ma connexion internet n'est pas assez puissante pour télécharger, même légalement, des films.
Voilà. Moi qui aimais tant ce petit rituel du samedi soir, et vous parler ici des nouveautés.
J'ai bien peur que ce soit pour le moment terminé...

Nous sommes comme sur le coup de cet arrêt bref, définitif, et non annoncé. Inutile de songer à faire trente kilomètres aller et retour pour se ravitailler. On s'habitue au luxe. On s'était habitué à cette facilité là, à ce petit moment de dépaysement cinématographique...

A nous de réfléchir à une nouvelle manière de fonctionner. Zut zut de zut, je suis contrariée.

12 mai 2010

Verso

_quilibreIl y a des jours où ça ne va pas. Du tout.

Des jours où tout te rattrape, où tu es à l’envers, où ce qui te semblait résolu ne l’est plus. Les progrès effacés. Des jours où les doutes reviennent en rafale, violents, rasant tout sur leur passage.
Il te semble alors n'être plus bonne à rien, qu’à gémir. Comme si tous les pas faits en avant avant, les pas qui te donnaient l'illusion que c'était bon, tu avais grandi, tu t’en sortais, tout te souriais vraiment à présent, oui ça y était. Que tous ces pas là n’existaient plus, n’étaient rien, qu’illusion fantomatique, poudre aux yeux, masque grimaçant.

Il y a des jours où tu as le sentiment réel et vif de patauger, des envies de te cacher dans un trou de souris, ce sentiment que tout le monde voit que l'émotion te déborde, te déborde sans cesse, coule de toi, jusqu'à se déverser hors de toi, hors de tout.

Et tu as peur alors du dégoût dans le regard des autres, tu as peur du regard sur toi, évidemment négatif. Tu te juges insupportable, vraiment insupportable.

Ces jours-là tu as envie d'être heureuse, légère comme une bulle, et non pas cette masse compacte et dure au fond d'une flaque, que tu es à l'instant même où tu te sens si mal. Mais rien n’y fait.
Tu respireras de nouveau dans quelques jours, tu le sais, tu t’es habituée, à force. Tu les connais ces vides temporels, ces pertes de repères qui passent et s’éloignent. Pour l'instant, tu es en apnée, c'est tout.
Et qu'on ne vienne pas t'embêter avec ça. Tu es en manque de toi, tu t’es perdue quelque part, entre deux eaux, c'est ton problème, le tien à toi toute seule, dans ton coin. Tu ne demandes rien à personne.

Tu t'espères heureuse bientôt, épanouie bientôt. Mais tu trouves difficile, d'être ainsi si loin, de ne pas pouvoir te protéger d'un rien.

Alors, tu cherches à tâtons les doigts de tes enfants, l’un à ta droite, l’autre à ta gauche, et tu sais bien sûr que leur doux poids est le remède, le point d’équilibre qui te redresse. Tu le sais depuis longtemps.

© Les écrits d'Antigone - 2010

22 mars 2010

Irrégulière

Vu dernièrement en spectacle...l'Irrégulière par Norah Krief.

Recto       norah_krief

Ou comment, et en un peu plus d'une heure, présenter d'une manière toute particulière les textes forts de cette poétesse connue de nom par un grand nombre mais sans doute assez peu lue, Louise Labé (1524-1566).
Norah Krief lit, chante, joue la comédie, vit les mots de cette auteure du XVIème siècle dont je ne réalisais pas du tout la modernité d'écriture, cette manière si franche de parler des femmes et du désir, sans tabous, avec effervescence. Un excellent moment.

Son site Myspace est par là : http://www.myspace.com/norahkrief

Pour lire les poèmes de Louise Labé : http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/louise_lab/index.html

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J'ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m'est et trop molle et trop dure.
J'ai grands ennuis entremêlés de joie.

Tout à un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j'endure ;
Mon bien s'en va, et à jamais il dure ;
Tout en un coup je sèche et je verdoie.

Ainsi Amour inconstamment me mène ;
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.

Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.

6 février 2010

Le hérisson...en DVD

dessins_palomaL'histoire d'une rencontre inattendue : celle de Paloma Josse, petite fille de 11 ans, redoutablement intelligente et suicidaire, de Renée Michel, concierge parisienne discrète et solitaire, et de l'énigmatique Monsieur Kakuro.

A voir finalement peut-être, et simplement, pour le jeu de Josiane Balasko et les petits dessins de Paloma...
Sinon, l'histoire est extrêmement réduite aux faits et la finesse philosophique du livre (L'élégance du hérisson de Muriel Barbery pour ne pas le nommer) est à peine effleurée...
Dommage.
Seulement, qui ne voudrait pas fouiner dans cette bibliothèque secrète cachée aux regards indiscrets du voisinage, qui ?

17 janvier 2010

Le premier amour, Véronique Olmi

lepremieramour"[...] quand cet être-là vous donne rendez-vous sur la place des Prêcheurs, devant votre ancien lycée posé en face de la prison et du palais de justice, vous savez soudain ce qui vous a manqué jusqu'alors, car dans ce bonheur du "rendez-vous", ce mot que l'on ne traduit pas, il y a le bonheur de comprendre soudain que vous pouvez vous aussi, être ce qu'il y a de meilleur sur terre, et tant pis si votre mère ne l'a jamais vu, vous le savez et vous vous le dites, vous le répétez à vous-même pour avoir un peu moins le trac mais surtout parce que ce sourire qui ne vous quitte plus est la seule chose qui restera à jamais sur votre visage. Lorsque tout sera relâché, terni, effondré, ce sourire sera semblable au sourire du premier rendez-vous."

Une femme prépare un tête à tête intime avec son mari pour leurs 25 ans de mariage. Elle y a occupé toute sa journée, le repas est en train de chauffer, les bougies sont allumées. Elle descend à la cave afin d'ouvrir une bouteille de vin. En déployant le journal qui la recouvre, elle tombe sur une annonce, "Emilie, Aix 1976. Rejoins-moi au plus vite à Gênes. Dario." Alors, sans réfléchir, sans à peine écrire un mot d'excuse, elle éteint le four, les bougies, quitte tout, prend sa voiture et file vers l'Italie.
Mais court-on sans périls vers un souvenir vieux de trente ans ?

Arrive le moment délicat de vous donner mon avis et je voudrais tellement dire du bien de ce livre, mais cela m'est bien difficile... Je pensais aller vers un Véronique Olmi comme en terrain conquis, certaine de plonger dans un écrit "coup de poing" qui me laisserait chaos et exsangue. Mais rien de tout cela. Pour moi, Le premier amour est une bluette sentimentale aux ressorts assez convenus. Chaque évènement s'avère prévisible, ou déjà-vu ailleurs, et le "ailleurs" n'est pas véritablement très flatteur...il ressemble à s'y méprendre à du mélo, surtout lorsque Emilie arrive enfin en Italie. Sans vouloir déflorer l'histoire, vous trouverez dans ce roman une enfance rigide, un amoureux de 17 ans beau et populaire, une vie maritale terne, une soeur handicapée qui chante Mike Brant, un homme amnésique, une femme au charme ravageur, une belle villa à l'italienne, une porsche...
Alors bien entendu, Véronique Olmi a une écriture formidable et les réflexions de son personnage féminin sont riches, surtout lorsqu'elle se questionne sur son âge, sur le départ de ses enfants, sur ce que l'on retient de ses premiers émois, oui mais cela ne suffit pas vraiment à relever l'ensemble... Je reste déçue par ce récit là. J'ai le sentiment d'avoir lu une histoire où l'auteure n'avait pas mis d'elle-même, s'était contentée de juxtaposer des "effets".
J'espère lire ses autres écrits, les précédents, ceux que j'ai noté depuis longtemps, j'ai envie d'être à nouveau bousculée par elle, comme elle a su le faire avec Privée et comme je sais profondément qu'elle en est capable. Mince.

bouton3 Note de lecture : 3/5

ISBN 978 2 246 75561 6 - 18€ - 01/2010

Clarabel est "presque" du même avis que moi, moins déçue peut-être...

Ce titre est une des tentations de l'Or des chambres qui m'avait gentiment taguée... Mon autre tentation à moi, de cette rentrée de janvier, est Absence d'oiseaux d'eau d'Emmanuelle Pagano, mais vous l'aviez deviné...

14 mars 2010

Jules Romains

trainDans le petit wagon belge

Tandis que t'appuyant à la vitre brouillée
Qui sait donner au jour la douceur d'un regard
Tu guettes, comme le chasseur guette un chevreuil,
Le passage de la frontière dans les bois,
Et que, malgré le train qui me cogne le dos,
Je fais peser toute mon âme au même point
Pour deviner si quelque chose va finir
Et si commencera quelque chose, des hommes,
Prisonniers avec nous de ce lieu fugitif,
Nous entourent d'une pensée où l'on a chaud.

Ils sont nés avant nous, dans une autre patrie.
Ils vivent, Le milieu de leur face barbue
Tient une pipe courte et fait un bruit de mots.
Tu ne vois pas leurs yeux qui se collent sur nous
Comme des mouches bleues sur des pêches sucrées.
C'est en vain que ton âme est penchée au dehors.
Ramène-là. Ne cherche pas à te défendre.
Sens l'impalpable exil nous entrer dans la peau,
Imprégner l'épaisseur de la chair, membre à membre ;
Sens-le monter comme la force du sommeil
De tes pieds à ton coeur, et de ton coeur au mien.

Extrait de Le voyage des amants

8 janvier 2010

Joueuse - DVD

joueuse

Hélène est une femme de ménage discrète, réservée, soumise. Pour elle, la vie suit un cours un peu terne entre un mari qui ne la voit plus, une fille adolescente qui la méprise et un travail qui aspire sa joie de vivre. Un jour, alors qu'elle refait un lit dans une des chambres de l'hôtel où elle travaille, elle aperçoit un couple visiblement amoureux jouer aux Échecs sur une terrasse. Cette vision sera pour elle le déclencheur d'une envie irrésistible d'apprendre ce jeu et de toucher du bout des doigts un bonheur seulement entre-aperçu...

Adaptation libre du roman de Bertina Henrichs La joueuse d'échecs (que je n'ai pas lu), Joueuse est un film qui déroule sa trame sur l'ïle de beauté. Son visionnage a été pour moi un joli moment de cinéma... Alors, bien sûr, le jeu de Sandrine Bonnaire est tel qu'il est bien souvent, un peu linéaire (mais elle incarne à la perfection cette femme tendue dans une vie sans surprises et pleine de devoirs). Alors, bien entendu, pour ceux qui ont lu le livre, la déception peut sans doute poindre. Pour ma part, hors de toutes références, j'ai aimé contempler la métamorphose de cette femme qui, au jour le jour, dépasse sa naïveté et ses craintes pour mettre en avant sa persévérance et sa volonté. Le huis-clos qui se crée entre le personnage d'Hélène et celui de Kröger, son mentor, est également bien rendu et captivant. Chapeau également au couple que forment Sandrine Bonnaire et Francis Renaud dans le film, très crédibles !!

Un film à voir pour sa douceur, son énergie et ces quelques scènes d'apprentissage...qui m'ont semblées si proches en définitive du travail d'écriture. Et puis à voir aussi pour cette constation toute bête que croire en soi ce n'est pas rien.

Leiloona a vu le film au cinéma

3 mars 2010

Histoire de remettre mes idées en ordre...

...je partage avec vous quelques bonnes pioches de bibliothèque, lues et adoptées par ma grande fille de huit ans.

Tout d'abord de l'humour et une bonne tranche de rire avec un petit album...

arthurmangetasoupe"Certains légumes ont des qualités qui échappent aux adultes.
Le chou de Bruxelles, c'est pas bon, mais ça se lance très bien.
J'adore aussi les betteraves, les endives et les brocolis...

Non ! C'est une blague."

Voici une lecture qui décomplexe parents et enfants avec simplicité. Qui n'a pas connu ces repas tendus, cette crainte que son enfant ne termine pas son assiette ? A lire ce livre, à hauteur d'enfant, on se dit que tout ça finalement, ce n'est pas bien grave...et qu'on devrait faire comme Arthur, s'en amuser et pourquoi pas devenir "le roi de la sculpture en mie de pain"?!

Seuil Jeunesse 2009 - 9€80

...encore des sourires et de l'humour avec cette excellente BD.

SwimmingPouleMouillee"Guillaume Long présente...
Swimming Poule...avec dedans...
Un super -héros au déguisement râté. Un horrible poil qui se noie. De l'eau en grande quantité. Un chien qu'on aperçoit parfois. Une production La joie de lire."

Quoi de plus angoissant qu'une première leçon de natation ? Robin vit sans doute la journée la plus inquiétante de sa vie...mais nous on s'amuse bien, vraiment, de ses inquiétudes, de ses cris et de sa mère collante. Encore une situation, vécue à hauteur d'enfant, qui remet en question nos petits travers, comme ce doigt mouillé que l'on passe parfois sur la joue de nos petits pour enlever une trace de chocolat...Beurk !

La Joie de lire 2009 - 10€

mademoisellebizarre"Sarah n'est pas une petite fille très appréciée. Ses drôles de vêtements, ses animaux étonnants, son allure étrange lui ont valu le surnom de mademoiselle Bizarre."

Une ambiance différente dans ce troisième choix, un album à l'esthétique raffinée, pleine de mystère..."sans doute l'album que je préfère", me dit ma fille dans mon dos.

Il vous semblera que l'ensemble rejoint le travail de Benjamin Lacombe et vous aurez raison, d'ailleurs l'illustratrice le remercie de son soutien dans les pages intérieures. Plein de petits détails à observer et un chat espiègle qui ponctue chaque double page, j'aime bien.

Editions Chocolat Jeunesse 2008 - 12€

emmalit

2 mars 2010

Manifeste d'une blogueuse-lectrice...furibonde

(Je sors exceptionnellement de ma réserve habituelle aujourd'hui.)

J'aurais pu commencer par vous raconter ma journée de lundi, l'inquiétude soudain ressentie pour une collègue que l'on soupçonne prise par les eaux, cette ambiance de fin du monde partout, ces photos sur les journaux, nos côtes défigurées, d'ordinaire si belles.

J'aurais pu vous dire la surprise de ce message d'un éditeur sur mon répondeur en rentrant le soir, celui qui m'avait envoyé gracieusement un livre il y a quelques temps en service de presse, un livre qui parlait d'amour, mais que je n'avais pas aimé, peu importe..."merci de rappeler".

J'aurais pu vous dire que bien sûr j'aime parler des livres mais qu'ils s'entassent, j'en accepte, j'en achète, j'essaye de me créer des priorités, de faire vraiment au mieux, et de conserver le plaisir, surtout. Fichue PAL dont je ne désespère pas de venir à bout ! ;o)

Je pourrais vous dire que j'essaye de toujours trouver les mots justes, doux, lorsque je parle d'un livre, que je leur tourne autour longuement, et que même si je n'ai pas aimé j'essaye de dire ce qui m'a plu, d'apporter à mon avis un élément positif. J'essaye d'être sincère.

Mais c'est d'aujourd'hui dont il faut que je vous parle, de ce coup de fil que j'ai donné à ce fameux éditeur, sans me méfier, de ce que l'on m'a demandé de faire.
Simplement, il y a quelques temps m'est venue cette idée, saugrenue sans doute, de postuler pour être juré d'un prix à la couleur orange, et il faut pour cela chroniquer quelques livres de la rentrée 2010 sur leur site. A l'occasion, j'ai donc effectué un copié/collé de mes lectures, même les plus négatives. Ce matin, l'éditeur dont je vous parle plus haut, et que je ne nommerai pas, m'a demandé d'enlever mon commentaire négatif sur le livre que j'avais moins aimé.
Hier, un éditeur s'est permis de téléphoner, chez moi, à mon domicile, afin que j'enlève ce commentaire (Je précise que je n'avais jusque là eu avec eux pas plus de contact que vous et moi).

Ce que j'ai fait.

Mais cela n'empêche en rien la colère.

livrepullManifeste d'une blogueuse-lectrice...furibonde.

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires ou bon me semble, partout ou le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Le plus drôle dans l'histoire est que je n'ai jamais réussi à m'inscrire à ce fameux prix (la connexion saute)...et que ce n'est pas maintenant que je vais perséverer dans cette démarche.

Je revendique aussi le droit de supprimer ce message bientôt, ou pas, en partie ou complètement.

Voilà mes ami(e)s à quoi vous attendre dorénavant...;o)

A lire aussi, ces commentaires sur le billet de Canel.

(Edit de 18h43 - Private joke : j'ai envie de dire merci "Je bouquine", lectrice inconnue qui a rajouté un avis négatif en lieu et place du mien, sans le savoir, je t'embrasse !! )

19 février 2010

Les âmes soeurs, Valérie Zenatti

les_messoeurs"C'est peut-être plus facile de parler de lui, simplement de lui. Il avait un corps souple, un corps de danseur. Il souriait souvent, sans raison particulière, c'était comme des guillemets au début et à la fin des phrases, ses yeux se mettaient à briller, son visage s'ouvrait. J'avais l'impression que son sourire se faufilait en ondulant dans mon corps comme une liane toute douce, se blotissait dans mon ventre et le fécondait pour donner naissance à mon propre sourire. Il avait une cicatrice de deux centimètres sur la pommette gauche. Il aimait le goût du cognac après l'amour. Il frottait son index droit replié au-dessus de sa lèvre lorsqu'il réfléchissait. Il avait les cheuveux bouclés. Des yeux un peu enfoncés dans les orbites.
Une incisive ébréchée.
Dans son armoire quatre pantalons noirs, six polos noirs, trois pulls noirs."

Emmanuelle a commencé un livre qui parle d'une jeune femme, Lila Kovner, photographe, tombée amoureuse d'un jeune homme, Malik que sa disparition soudaine laisse anéantie. Emmanuelle veut continuer à lire son livre alors ce matin elle laisse ses aînés à l'école, son fils à la crèche, mais ne se rend pas au travail. Elle prend des chemins de traverse, des bus inconnus, elle savoure ce temps pour soi qu'elle a conscience de devoir voler à ceux qui partagent sa vie d'ordinaire, la sclérose aussi, sa famille. Errant dans Paris, elle est obsédée par cette femme de papier qui réveille en elle des souvenirs, ses rêves assoupis, et lui donne des envies sauvages de liberté.

Suivre cette jeune femme, Emmanuelle, dans son errance et au fil de l'écriture de Valérie Zenatti est une expérience plutôt agréable et un plaisir que je n'ai pas boudé. Il m'a simplement manqué un "je ne sais quoi" de grandiose pour réellement me dire "tiens, voici une lecture à ne pas oublier". Et pourtant, beaucoup de passages m'ont particulièrement touchée et émue. Alors, sans doute, suis-je encore prise en flagrant-délit de chipotage, sans doute, mais il me semble que quelques scènes auraient pu être poussées un peu plus...
Allez, pourtant, voici tout de même un livre à noter sur vos tablettes, un roman qui nous parle de manière si fine du pouvoir des êtres de papier sur nos vies, et de ces obsessions de lectures qui nous prennent parfois (incompréhensibles aux simples mortels que les non-lecteurs sont) ne peut se manquer. Et puis, il y est question d'amour, de choix de vie, de virages à prendre, ou pas, de décisions, d'amitié féminine et ma foi...c'est bien.

bouton3   Note de lecture : 4/5

ISBN 978 2 87929 696 8 - 16.50€ - JANVIER 2010

Clarabel a aimé et ajoute à sa lecture quelques points de suspension - Celle de Cathulu se rapproche de la mienne...merci !!

Lu également par MarieGeorge, AnnDeKerbu...un coup de coeur pour la première, et deux déceptions.

30 janvier 2010

IN THE AIR...au cinéma

intheairRyan Bingham ne touche plus terre depuis bien longtemps, en fait son quotidien se résume à ceci : licenciements à la chaîne qu'il énonce sans émotion à la place d'employeurs craintifs - c'est son métier - , chambres d'hôtels, aéoroports. Son objectif personnel : ammonceler le plus de miles possibles sur la carte de fidélité d'une compagnie aérienne dont il est déjà un client privilégié.
Mais en dehors des sourires commerciaux des hôtesses de l'air, la vie de Ryan Bingham est bien pauvre, peu d'attaches, peu de rapports avec ses soeurs. Sa vie tient dans une valise, ou un "sac à dos", c'est d'ailleurs le credo qu'il enseigne dans des conférences sur le développement personnel.
La rencontre avec Alex, une femme qui lui ressemble tant et dont il tombera amoureux, et la compagnie d'une jeune collaboratrice sensible, modifieront son regard mais il n'est pas si facile de changer de vie et de poser sans risque enfin pied à terre.intheair1..

J'ai vu ce film hier au soir au ciné alors que le livre dont il est tiré, sorti ce même mois chez Lafon, attend sagement son tour dans ma PAL urgente. Ce n'est pas ce qui va me motiver pour l'ouvrir de suite, mais il est bien difficile de résister au sourire charmant et ravageur de Georges. Je n'ai donc pas résisté.
La première moitié du film est assez froide et difficile, elle suit le parcours de cet homme qui vit dans un monde aseptisé et dont le travail consiste à énoncer la phrase qui brisera bien des vies, "Madame (ou Monsieur), le poste que vous occupez est supprimé.". Puis, vient tout naturellement, comme dans toute bonne comédie qui se respecte, le basculement, l'humanisation, l'histoire d'amour qui peut tout bouleverser, la prise de conscience.
Rien de très original, donc, et pourtant...trottent depuis dans mon esprit les têtes à têtes retranscris, ces destins brisés, la communication lénifiante, la sauce verbale éhontée, qui est servie sur un plateau à des salariés effondrés. Là est le sujet du film et son grand intérêt.

12 décembre 2009

Bientôt Noël...

...décoration et fétichisme s'invitent à la maison.

Mes_images13

Et vous, elles ressemblent à quoi vos décorations fétiches cette année ?

Je vous propose ce week-end un petit défi photo, pour se mettre dans l'ambiance...et parce que je suis bien curieuse. Des envies, comme ça, de voir fleurir sur vos blogs du clinquant, du brillant, du festif, des bonhommes rouges à barbe blanche, etc... Si cela vous tente, il vous suffit de mettre un lien vers votre billet en commentaire ! (Finalement, il n'y a plus de délais, c'est pour quand vous voulez...)

Vos décos ~ Canel avait déjà anticipé le défi, et récidive - Emmyne voit Noël en rouge et vert  - Aifelle a glané autour de chez elle du brun et du doré - Flo nous offre des touches de lumière - Hambre a photographié son sapin, son calendrier de l'avent et son chat - Saxaoul inaugure son premier sapin au son du grelot  - Amélie a bravé la chaleur de Nice pour mettre sa maison en esprit de Noël, et elle a bien fait - Un petit tour chez Véronique - L'or des chambres nous emmène dans son village de Noël - Bel Gazou s'est fait surprendre par décembre - Bellesahi a installé ses objets traditionnels au creux de sa maison - Sandrine fait sécher ses bonnets de Noël - Liliba aime son sapin paré de blanc - Chez Val, il neige mais heureusement les rennes sont là pour aider le père-noël ...

Merci à vous !

Et pour tout voir en un seul coup d'oeil, il suffit de cliquer sur ma Liste de partage, c'est par ici.

5 décembre 2009

4 Noëls pour 1 ...

...ou comment rire en cette veille de fête avec un DVD vraiment pas snob mais plutôt drôle, si si.
Ne râtez surtout pas la scène de la crèche vivante, un régal !
L'artillerie est parfois un peu trop lourde, avouons le, mais chacun de nous s'y retrouve forcément un peu.

Tout... sauf en famille (sortie en DVD : le 25 novembre 2009) Titre original : Four Christmases

Jusque-là, Brad et Kate avaient toujours réussi à éviter de passer Noël dans leur famille en s'enfuyant vers des contrées exotiques pour des vacances paradisiaques. Mais pour cette année, c'est raté. (Synopsis par allociné)

tout_sauf

14 janvier 2010

Je suis de retour...

bouton2 ...et après avoir accordé du temps, et de l'énergie, aux à-côtés matérialistes de ma vie, je suis bien heureuse de reprendre à nouveau le chemin des blogs.

En fait, je suis là avec plus de petites choses à vous offrir que je ne le supposais avant de vous quitter. L'avantage des trains étant qu'ils permettent de lire. Si tout fonctionne, vous trouverez ici, en vrac et dans les jours prochains, une nouvelle bannière, des nouveautés de la rentrée littéraire de janvier, des déceptions et des coups de coeur.

Merci pour tous vos petits mots d'attente !

PS. : Ah oui, j'oubliais, dans le Télérama de cette semaine, on peu lire un article consacré aux blogs littéraires. J'ai feuilleté le numéro, vite fait, debout dans une maison de presse, mais je peux le dire...je suis fière de nos "reines des blogs".

6 janvier 2010

Des livres, des livres et encore des livres

Books lovers never go to bed alone...

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...un site découvert dans les liens de Lily, un catalogue de bibliothèques éblouissantes à compulser sans modération ici (http://bookshelves.tumblr.com/).
Une photo dont j'aime les couleurs et le confort...surtout en cette période de froid. Ce matin, au lever, tout était blanc autour de chez moi. La neige est arrivée.

Bonne journée !!

1 janvier 2010

Le Livre des choses perdues, John Connolly

lelivredeschosesperdues"David regarda droit devant lui. Il était terrifié et regrettait amèrement d'avoir suivi la voix de sa mère jusque dans ce monde. Il n'était qu'un petit garçon en pyjama, chaussé d'une unique pantoufle et portant une vieille robe de chambre bleue sous le manteau d'un inconnu. Sa place était dans sa chambre et nulle part ailleurs."

David vient de perdre sa mère. Et à peine quelques mois plus tard son père rencontre une autre jeune femme, Rose, dont il a très vite un second enfant, Georgie. Installée dans une grande maison aux pièces mystérieuses et au jardin envoûtant, cette famille peine à se retrouver, et David du fond de sa chambre saturée de vieux livres cultive sa jalousie envers les intrus qui lui ont kidnappé son père et le souvenir de sa mère disparue.
Une nuit, tout en suivant une voix bien aimée, il s'insinue dans un passage ouvert au fond du jardin creux et se retrouve projeté dans un univers féérique aux personnages terrifiants... David n'aura d'autre choix que de poursuivre sa quête pour se libérer, au prix de nombreux dangers et armé de son seul courage.

Distillant tous les ingrédients du genre, John Connolly offre ici au lecteur une aventure féérique un brin convenue et surtout terriblement sanglante.
En fait, j'ai énormément apprécié l'écriture du début du roman, la description de la solitude de cet enfant, confronté à la perte de sa mère, puis à la venue de cette autre femme qui s'installe dans sa vie. J'ai été séduite par les premiers frémissements de surnaturel qui s'insinuent dans le récit, le murmure des livres, les lierres qui se tortillent et encerclent la chambre du petit garçon, les rêves peuplés de mystères... Et puis, après le passage dans l'autre monde (déjà vu dans Le Monde de Narnja par exemple), et le recours systématique aux contes de fées, une certaine lassitude s'est faite sentir. Tout en reconnaissant le talent de l'auteur, j'ai terminé Le Livre des choses perdues un peu dubitative, un peu déçue, et je dois le dire dégoûtée par les scènes de carnage que les Sires-Loups, entre autres, engendrent sur leur passage sanglant.
Une lecture mitigée donc, pour commencer cette nouvelle année...mais je suis heureuse de m'essayer ainsi aux lectures adolescentes qui m'ouvrent des possibles infinis.
A conseiller aux lecteurs avertis.

"Il pleurait à présent, il pleurait Roland, sa mère, son père, il pleurait même Rose et Georgie, il pleurait toutes les choses qu'il avait perdues, celles qui avaient un nom et celles qu'ont ressent au fond de soi."

bouton3 Note de lecture : 3.5/5

978 2 8098 0143 9 - 18.20€ - OCT 2009

- Un grand merci à Ulike pour l'envoi ! (La fiche du livre sur leur site) - Tous les liens vers d'autres lectures plus enthousiastes sont chez BOB - Ce titre a reçu le Grand Prix Littéraire du Web Etranger -

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Les lectures d'Antigone ...
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  • "Tu vois, moi, j'ai des passions, les livres, ça me sauve... J'ai traversé mes temps morts avec des gens qui ont oeuvré pour ça, ceux qui ont écrit... J'ai le livre en main et c'est du carburant pour ma vie à moi..." Jeanne Benameur
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