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Les lectures d'Antigone ...
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Ben oui, à mon tour, j'ai craqué !

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2 novembre 2009

Contes 1.2.3.4, Eugène Ionesco et Etienne Delessert

contes_1234"C'est un jeu des plus familiers : un père raconte des histoires à sa petite fille. Or le père est Eugène Ionesco, sa fille a l'esprit de la répartie, et c'est Etienne Delessert qui met en scène le tout en images somptueuses." (Quatrième de couverture)

A l'occasion du centenaire de la naissance d'Eugène Ionesco, Gallimard réédite ces Contes pour enfants de moins de trois ans déjà publiés à la fin des années 60 et début des années 70 par des éditeurs New-Yorkais, Harlin Quist et François Ruy-Vidal. On avait alors demandé à Etienne Delessert de proposer le nom d'un écrivain avec qui il pourrait collaborer pour son prochain livre. Il suggéra Samuel Beckett ou Eugène Ionesco, et c'est ce dernier qui accepta la proposition.

Ces récits sont ceux que l'écrivain racontait autrefois à sa fille, Marie-France, en une sorte de jeu théâtral plein d'affection. Eugène Ionesco joue ici le rôle du père et le prénom de Josette est donné à l'enfant.

Etienne Delessert avait déjà en son temps illustré les deux premiers contes, quarante ans après il vient de boucler son travail et de terminer ceux des deux derniers. C'est donc la fin d'une collaboration qui voit le jour avec la sortie de cet album magnifique.delessert03

Tous les matins, selon un rituel bien établi, Josette frappe à la porte de la chambre de ses parents. Mais ceux-ci ont parfois du mal à se réveiller, soit parce qu’ils sont allés au théâtre, au guignol ou au restaurant, ou encore parce que le père, profitant de l'absence de sa femme, a mangé trop de saucisson, de pâté de cochon ou bu trop de bière. Mais la petite fille ne se démonte pas, elle insiste, elle réclame une histoire. Le père de Josette joue donc le jeu, tout en grognant un peu... et chaque conte qui en résulte prend une tournure absurde où imagination rime avec fantaisie, répétition, et où chaque mot pris pour un autre est sorti de son contexte. 

"Alors Josette parle comme son papa lui apprend à parler. Elle dit :
- Je regarde par la chaise en mangeant mon oreiller. J'ouvre le mur, je marche avec mes oreilles. J'ai dix yeux pour marcher, j'ai deux doigts pour regarder. Je m'assois avec ma tête sur le plancher. Je mets mon derrière sur le plafond. Quand j'ai mangé la boîte à musique, je mets de la confiture sur la descente de lit et j'ai un bon dessert. Prends la fenêtre, Papa, et dessine-moi des images."

Cet album est à lire à haute voix, pour goûter au mieux la cadence d'écriture, les répétitions, l'atmosphère de l'univers de Ionesco. Il n'est pas du tout réservé aux enfants de moins de trois ans. Le texte, et ses jeux de mots, ont beaucoup plu à ma grande fille de huit ans. Les dessins ont subjugué mon garçon de quatre ans. A mettre entre toutes les mains, donc, même les plus adultes !
Ce petit plaisir me faisait de l'oeil depuis que j'avais lu un article du Monde prometteur. Ce titre est depuis son arrivée devenu "le livre doudou" de petit dernier.

En partenariat avec  alapage  .

ISBN 978 2 07 061447 9 - 17€ - AOUT 2009

ionescoLa Bibliothèque nationale de France organise une grande exposition consacrée à Eugène Ionesco et à son œuvre.
Si l'exposition célèbre le centenaire de la naissance du grand auteur dramatique et absurde, l'exposition marque aussi la donation faite par sa fille à la Bnf. Ainsi, des pièces originales, des documents rares et précieux reviennent sur la carrière et le travail de cet auteur qui révolutionna l'histoire de la littérature française en fondant le "théâtre de l'absurde" dont les œuvres fondatrices, "La Cantatrice chauve" et "La Leçon", sont mondialement connues.

pourquoi_grandirLe Centre de l’illustration de Moulins présente du mois d'octobre à mars 2010 l'exposition " Pourquoi grandir ?" consacrée à Etienne Delessert.
Peintre, graphiste, auteur, illustrateur, éditeur, créateur de dessins animés… Etienne Delessert compte parmi les grandes figures de l'édition contemporaine pour la jeunesse. Il a illustré plus de 80 livres.

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30 novembre 2009

Là...en ce moment...tout de suite

lemardiamonoprix...je suis au théâtre.

"Depuis quelque temps, chaque mardi, Marie-Pierre s'occupe de son père. Elle passe la journée avec lui. Elle lui fait son ménage, son repassage. Ils causent un peu, de tout, de rien.
D'aujourd'hui et puis d'hier. D'avant. De Chantal, la mère, qui désormais n'est plus. De Jean-Pierre aussi. Ils causent et puis ils sortent. Ils font la promenade habituelle. La rue droite, la place de la Mairie et puis le chemin le long du canal. surtout, le mardi, Marie-Pierre et son père, ils vont à Monoprix. Ils prennent des choses pour la semaine. De quoi nourrir le père jusqu'au mardi suivant. Ils vont l'un et l'autre dans les rayons. Marie-Pierre porte les courses dans le panier plastique de chez Monoprix. Ils ont leurs petites habitudes. Puis ils font la queue et passent à la caisse. On les connait ici. On les regarde. On regarde Marie-Pierre surtout. Elle est belle, Marie-Pierre. Elle est grande. On ne voit qu'elle. Tous les yeux sont tournés vers elle quand elle fait les courses avec son père, le mardi matin, chez Monoprix. Avant, il y a de ça du temps, Marie-Pierre, son nom c'était Jean-Pierre. » Emmanuel Darley

Actes Sud - 31 Août 2009 - 9.50€

Le site de Jean-Claude Dreyfus - Le site d'Emmanuel Darley - Et de nombreuses autres infos par ici...

J'ai lu également, entre autres, du même auteur, une pièce intitulée Etre humain qui conte une prise d'otage dans une classe de maternelle, à la manière Emmanuel Darley, cela s'entend...c'est bien.

28 novembre 2009

En cours de lecture...

classe"Allez, il faut commencer par le plus délicat. Je dois te faire un premier aveu, une première brèche dans le joli tableau que tu contemplais : il faut que je te dise la vacuité qui trône en moi. La formulation en est simple, sans équivoque : je ne sais pas. Ces mots m'étourdissent. Il faut les prononcer à voix haute ces quatre mots étroits, en recevoir les sons et leurs courbes rapides jusqu'au sillons obscurs des oreilles. Leur trace dans ma bouche m'embarasse et me fait mal. Je ne sais pas ni qui je suis, ni ce que je veux, ni ce que j'aime. C'est dit. Tu crois que ça ne me ressemble pas ? Pourtant. Regarde moi bien. C'est de moi que je parle."

Extrait de Manhattan par Anne Révah.

1 septembre 2009

La tournée d'automne, Jacques Poulin - Blogoclub

la_tourn_e_d_automne"Il ouvrit la fenêtre pour mieux entendre la musique. C'était une petite musique de fanfare avec des cuivres et des tambours. Il se pencha au dehors, mais elle venait de l'autre bout de la terrasse Dufferin. Comme le temps était beau, il décida d'aller voir."

Voici un roman dont la couverture sent bon la rentrée... Elle est la lecture commune du Blogoclub pour ce 1er septembre, rendez-vous que je ne voulais cette fois-ci pas manquer.

Nous sommes au Québec, le chauffeur d'un bibliobus "pas comme les autres" prépare sa tournée d'été. Un peu morose, désabusé, craignant la vieillesse, il pense que ce sera la dernière. Une rencontre inattendue avec un groupe de musicien, et notamment avec Marie, l'organisatrice, va changer le goût de son voyage. Le groupe décide effectivement de le suivre dans son périple, à la recherche des beaux paysages et des petits villages de la Côte Nord québécoise.

Comment ne pas succomber au charme de ce petit roman qui nous parle avec tant de ferveur des livres, des chats et de la lecture ? Il y a également beaucoup de douceur, de pudeur et de lenteur dans ces pages. Et un peu de mécanique aussi. Car je me suis demandée parfois, au fil de ma lecture, comment cette petite camionnette idéale pouvait contenir tellement d'objets : des livres, une cuisine, un lit, tout cela démontable et transformable à souhait. J'ai aimé l'esprit qui animait ce bibliothécaire taiseux au caractère doux, sa manière de s'intéresser aux personnes, à l'organisation de son réseau de lecteurs, sa manière de ne jamais considérer les livres non retournés comme perdus.
Mais La tournée d'automne est avant tout le récit d'une rencontre tendre, évidente, entre un homme et une femme.
Une "pause/lecture tranquille" bienvenue dans l'effervescence de cette rentrée...

bouton3  Note de lecture : 4/5

Babel 219 - 6.50€ - NOV 96 
Un livre lu dans le cadre du blogoclub ... Les autres lectures du jour sont chez Sylire ou Lisa.

Par ailleurs...
Sylire l'avait déjà lu et c'est un coup de coeur - La lecture de Papillon - Celle d'Alice La lecture de Catherine sur Biblioblog - Il a fait du bien à Anne - Il est également passé chez Florinette - Lily le classe dans la catégorie des livres qui aident à se tenir debout - Cathe a été conquise - Laure a été moins charmée mais en parle très bien tout de même...

7 février 2009

C'était notre terre, Mathieu Belezi

c__tait_notre_terre"...un père qui n'a servi à rien ne peut pas s'attendre à être aimé"

Dans C'était notre terre, nous partons à la rencontre d'une famille de colons, en Algérie, une famille propriétaire d'un domaine étendu, nommé Montaigne... Cette famille, ce sont les Saint-André. A sa tête, un couple mal assorti se déchire, un couple marié par intérêt, Ernest et Hortense. Avec eux cohabitent leurs trois enfants, Antoine, Marie-Claire et Claudia, trois personnages aux caractères, aux goûts et aux ambitions bien différentes, contraires. Ensuite, près d'eux, à leur service, se terre une servante kabyle, Fatima, qui n'a qu'une crainte, être la dernière survivante de l'enfer qui les attend dans cette région, à la veille de l'indépendance. Un choix s'imposera bientôt à eux tous, d'une manière ou d'une autre, fuir, rester ou mourir.

Difficile de juger ce livre sans émettre un avis sur le fond. Je l'avoue donc d'emblée, il m'a été impossible d'adhérer aux désirs et agissements des personnages de cette histoire, présentés comme des colons exploiteurs et des parents négligents. De plus, beaucoup d'exactions, commises pendant les conflits, sont à la limite du supportable. Et pourtant, ce livre est bon, et même très bon, et cela est sans doute dû à sa forme, originale. En effet, il y a dans ce récit, présenté par l'éditeur comme un "roman choral", quelque chose d'extrêmement fascinant et de beau. Un même évènement est conté successivement par les divers protagonistes, des passages en italique psalmodient des phrases lancinantes, envoûtantes, qui donnent à ce roman tout son caractère. Les personnages sont brossés avec minutie, par touches régulières qui permettent une approche intime de leurs sentiments. Ce souffle d'écriture là est une marque de talent, à ne pas s'y tromper.

Un extrait...
"puisque c'était pour vivre ce que je vis à présent, je voudrais bien ne jamais être née
une veilleuse brûlait dans la cuisine, les ronflements de Fatima répondaient à ceux de mon père, Orca venait me renifler les jambes, je prenais sa tête dans mes bras, j'embrassais ses babines et écoutais le vent d'hiver jouer avec la girouette, je n'avais plus envie de dormir
comme en cette autre nuit de Noël où je me tiens debout à la fenêtre d'une maison qui n'est pas la mienne, regardant les collines d'un pays qui n'est pas le mien, mangeant et buvant plus que je ne voudrais face à l'imitation vert empire d'un sapin de Noël démontable, jouant les amnésiques afin de ne pas troubler la mémoire récurée de mes propres enfants
rien que pour cela je voudrais ne jamais être née
cherchant mon souffle telle une naufragée, jouant les amnésiques, regardant les collines
rien que pour cela je voudrais ne jamais être née
oui, comme en cette autre nuit de Noël où je me tiens debout, là, vieille et usée, là, vieille et tremblante, là, pauvre immigrée à bout de nerfs et qui n'aspire qu'à rejoindre son pays
mon pays, père, mon beau pays
qu'à retourner dans sa patrie, qu'à."

bouton3 Note de lecture : 4/5

Un livre lu dans le cadre du grand prix des lectrices de BOOKPAGES 2009
Catégorie Roman

ISBN 978-2-226-18669-0 - 22 € - 12/2008 

La lecture d'Amanda et celle d'Enna

Un coup de coeur pour Annie

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10 février 2009

Appel du pied, Risa Wataya

appel_du_pied"Je veux être reconnue. Je veux qu'on m'accepte. Je veux que quelqu'un délie un à un tous les fils noirs qui sont pris dans mon coeur comme on détache un à un les cheveux pris dans un peigne, et les jette à la corbeille. Je voudrais que les autres répondent à mon attente, mais je ne suis même pas capable de penser à faire quelque chose pour quiconque."

"A dix-neuf ans, Wataya Risa est la plus jeune lauréate jamais couronnée du prix Akutagawa, le Goncourt japonais. Et l'histoire qui a conquis le jury et le public japonais n'est sans doute pas très éloignée de sa propre expérience de lycéenne, il n'y a pas si longtemps. Ce journal intime d'une jeune fille qui n'arrive pas à s'intégrer dans sa classe est au plus près des sensations, de la contradiction des sentiments qui affleurent sous la surface unie des apparences. De ces moments où l'on cherche un sol ferme sous ses pieds, pour s'aventurer à la découverte de la vie. Et lorsqu'on se sent attirée par un garçon qui vit confiné dans sa passion pour un mannequin vedette, on aimerait bien se réveiller de son rêve pour qu'il fasse ses premiers pas avec vous, sur ce chemin incertain." (quatrième de couverture)

D'ordinaire, j'essaye de vous peaufiner un petit résumé inédit mais il aurait été dommage de se passer de cette belle quatrième de couverture. Elle parle si bien de ce petit livre sur l'adolescence, une adolescence toute japonaise, mais qui ne peut que faire écho à la nôtre. En effet, à cet âge là, nous sommes tous et toutes un peu les mêmes, à espérer des amitiés, à en pleurer d'autres, à tout prendre au tragique, à sentir avec effroi et attraction le souffle de l'avenir...
Un joli petit livre, plein de charme, prêté par Bel Gazou, merci !! J'ai beaucoup aimé.

bouton3 Note de lecture : 4/5

La lecture de Cathulu

9 février 2009

TAG PAL

Je prends au vol la suite de Gambadou, et vous présente mes PAL...
...voici l'urgenteCRIM0084, juchée au dessus de mon secrétaire...

(Les livres pour ELLE, des livres envoyés, d'autre prêtés, quelques uns offerts...)CRIM0086

... et voici ma PAL oubliée (ne considérer ici que l'étagère intermédiaire qui se prolonge un peu sur la droite), celle auquelle je n'arrive jamais à accéder, ma PAL urgente se renouvelant sans cesse, et ne se vidant jamais, bien entendu...(quelques livres achetés en bouquinerie ou ailleurs).

J'ai également des lectures de revues en retard, mais ça c'est une autre histoire...

A qui le tour ?

21 juin 2009

Aujourd'hui...

Mes_images2

...un petit tour en Pays de Redon, et un détour "riche" en rencontres dans le joli village de La Gacilly, des photographies un peu partout sur les murs, Yann Arthus-Bertrand (Home), Giorgia Fiorio (juste en dessous à droite, magnifique !), les éléphants de Michael Nichols, et bien d'autres surprises...

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...et pour se régaler les yeux, leur site - www.festivalphoto-lagacilly.com

18 mars 2009

Ma petite fabrique à histoires, Bruno Gibert

mapetitefabrique_histoiresUn peu dans l'esprit du billet d'hier...et parce que je l'avais repéré il y a un moment déjà chez Bel Gazou, je vous présente aujourd'hui un livre-jeu, bien justement nommé "ma petite fabrique à histoires", et qui pourrait s'appeler aussi "ma petite fabrique à imagination".

Comment cela fonctionne ? Sur le principe des "cadavres exquis", l'enfant lecteur est invité à choisir des morceaux de phrases colorées qui apposées les unes aux autres donnent des images au sens poétique indéniable... Si l'on en croit la quatrième de couverture, les possibilités sont multiples, jusqu'à 194 481 histoires ! C'est drôle, étrange et délicieusement onirique.

Ma grande-fille le traîne avec elle depuis quelques semaines, il est d'ores et déjà devenu son livre-doudou. Voici quelques phrases, pour vous en donner la saveur.

Tous les jeudis
Un papillon
Survole
Mon nez

Le matin                                                                      Au supermarché
Madame Violette                                                      Lucien
Dévore                                                                        Imite
Deux croque-monsieur                                           La sorcière

A l'école                                                                     Au jardin
Ma maman                                                                 Le gros chat
Dessine                                                                       Découvre
Une étoile                                                                  Le ciel

18 mai 2009

L'été des libraires revient !

_t_des_libraires Cette manifestation existait déjà en 2007. Elle n'avait pas été reconduite en 2008. Je suis heureuse de la retrouver en 2009 !

En 2007, les coups de coeur des libraires m'avaient permis de découvrir Emmanuelle Pagano(Les adolescents Troglodytes), Laurence Tardieu  (Puisque rien ne dure) ou Virginie Ollagnier (Toutes ces vies qu'on abandonne)...

Le principe : "Dissimulés dans une rentrée littéraire très riche en nouveautés, certains livres de qualité passent parfois inaperçus. Avec "l'été", les libraires leur donnent une seconde chance de rencontrer leur public."

Cette année la sélection définitive des libraires associés à l'opération est la suivante, publiée dans le Page des libraires d'Avril/Mai 2009  :

Littérature française

Yanick Lahens, La couleur de l'aube, Sabine Wespieser
Valentine Goby, Qui touche à mon corps, je le tue, Gallimard
Christian Oster, Trois hommes seuls, Minuit
Marie-Sabine Roger, La tête en friche, Le Rouergue

Julie Wolkenstein, L’Excuse, POL

Patrice Pluyette, La Traversée du Mozambique par temps calme, Seuil

Littérature étrangère

Maya Angelou, Tant que je serai noire, Les Allusifs

Sasa Stanisic, Le Soldat et le gramophone, Stock

Hanif Kureishi, Quelque chose à te dire, Christian Bourgeois

Zoya Pirsad, Un jour avant Pâques, Zulma

Eveilo Rosero, Les armées, Métaillié

Ma Jian, Beijing Coma, Flammarion


ete

Des découvertes à faire, donc, et un petit goût d'été avant l"heure !!

25 mars 2009

Gammes, Annie Saumont

anniesaumontgammesJe dois vous l'avouer - pauvre de moi - j'ai fait une petite entorse à mes faibles résolutions de ne rien lire en dehors de ma PAL et de ne surtout pas succomber à la tentation de livres de bibliothèque. Mais une entorse de 73 pages, en est-ce vraiment une ?...

Gammes est un petit livre vert où se logent trois nouvelles qui se découvrent au fil des pages étonnament poétiques. Il a répondu avec brio à mes envies actuelles d'été et de sensations d'enfance.
Annie Saumont y révèle, pour la lectrice novice de son écriture que je suis, un phrasé surprenant, très imagé, qui s'avance par petites touches impressionistes savantes. Ses éclats de mots vont jusqu'à nous brosser des portraits sans concessions de personnages brunis par le soleil, les cheveux en bataille, l'enfance au bout des doigts, maculés d'été, une enfance au goût parfois plutôt amer.

Les histoires...
Une grand-mère raconte, par fragments, la Genèse à son petit-fils. Celui-ci en profite pour y mélanger des morceaux d'été.
Suite à la séparation de ses parents, un jeune garçon est envoyé en colonie, dans un confort spartiate. Il écrit régulièrement à sa mère, et pour dépasser ses angoisses fait de son expérience l'écho d'une bataille très ancienne.
Charles, Julien et Claire évoquent souvenirs d'enfance entremêlés et leçons de piano estivales.

Un extrait...
"Quelques pas sur le chemin et on est dans la cour de la ferme aux Aulnettes. Le fermier est auprès des étables, fauchant les orties. Qui s'arrête un instant pour agiter le bras. On voit Fanny devant le puits. Elle a tracé une marelle. Elle ne ressemble pas à un os, même arrangé. Elle a plein de chair rose et lisse et qu'on voudrait toucher. Des cheveux fous sur son front, dans son cou. Elle fredonne on ne sait quoi, elle sautille, secoue la tête. Elle lève les yeux et cette fois elle sourit. Elle dit, Ah tiens, elle dit, Alors tu t'ennuyais, tout seul, elle dit, Planté là t'as l'air cruche, remue-toi, viens faire des bêtises.
On avance une main incertaine. Qui retombe et on croise les bras sous la poitrine. A travers le pull qu'à tricoté Grand'Ma on caresse du bout des doigts, à peine, hésitant, ces côtes qui restent. Dessous le coeur bat si fort à présent que ça fait un peu mal."

bouton3 Note de lecture : 4/5

ISBN 978 2 07 078755 5 - 6.90€ - 01/08

La lecture enthousiaste de Clarabel - Celle, déçue, de Bellesahi - L'avis mitigé d'Alice -

22 avril 2009

Ponyo sur la falaise

ponyoEncore un chef d'oeuvre du cinéma d'animation japonais à voir...et pour notre tribu un bon souvenir de Pâques, car c'était notre première sortie au cinéma en famille, à quatre.
Petit dernier, qui a presque quatre ans, peut enfin se joindre à nous...même si il a passé presque la totalité du film sur mes genoux !!

L'histoire...
"Le petit Sosuke, cinq ans, habite un village construit au sommet d'une falaise qui surplombe la Mer Intérieure. Un beau matin, alors qu'il joue sur la plage en contrebas, il découvre une petite fille poisson rouge nommée Ponyo, piégée dans un pot de confiture. Sosuke la sauve, et décide de la garder avec lui dans un seau.
Ponyo est aussi fascinée par Sosuke que ce dernier l'est par elle. Le petit garçon lui promet de la protéger et de s'occuper d'elle, mais le père de Ponyo, Fujimoto - un sorcier autrefois humain qui vit tout au fond de la mer - la force à revenir avec lui dans les profondeurs. Bien décidée à devenir humaine, Ponyo s'échappe pour retrouver Sosuke..." (synopsis par allociné)

Une fable maritime, un dessin animé entièrement dessiné, des petits personnages touchants...et ce n'est pas que pour les enfants ;o)!

15 janvier 2009

Vous trouverez...

...en ce moment un défi d'illustration chez Une page par jour. Une belle manière de laisser parler votre imagination ou de tout simplement découvrir sa nouvelle intitulée Le Rosier de Julia, que j'ai personnellement adorée...

rose A vos crayons !! Dernier délai :
la St Valentin.LeRosierdeJulia

Ci-contre, ma modeste contribution...très tremblotante,
réalisée sous Paint.

Ce n'est pas très beau mais je me suis bien amusée.

18 avril 2009

Vicky Cristina Barcelona - DVD

vicky_cristina_barcelona1

Vicky et Cristina sont d'excellentes amies, avec des visions diamétralement opposées de l'amour : la première est une femme de raison, fiancée à un jeune homme respectable ; la seconde, une jeune femme instinctive, perpétuellement en recherche de nouvelles expériences passionnelles.
Lorsque Judy et Mark, deux lointains parents de Vicky, offrent de les accueillir pour l'été à Barcelone, les deux amies acceptent avec joie : Vicky pour y consacrer les derniers mois de son célibat à la poursuite d'un master ; Cristina pour goûter un changement de décor et surmonter le traumatisme de sa dernière rupture.
Un soir, dans une galerie d'art, Cristina tombe sous le charme du peintre Juan Antonio, bel homme à la sensualité provocante. Son intérêt redouble lorsque Judy lui murmure que Juan Antonio entretient une relation orageuse avec son ex-femme, Maria Elena...
(synopsis "légèrement modifié" d'allociné)

vicky_cristina_barcelonaUne ambiance toute sensuelle pour ce dernier Woody Allen...l'espagne, l'art, le bon vin et l'amour.
J'ai apprécié ce voyage particulier au milieu d'un quartette amoureux qui se cherche et ne se trouve pas. Des questions se posent, sur le destin, sur le temps, sur les choix, sur les renoncements...et les réponses qui nous sont données en fin de film ne sont pas forcément celles que l'on aimerait entendre.
Du "grand" Woody Allen, je n'en suis pas certaine, mais un bon moment de cinéma, oui.

Plus d'infos sur ce film

15 avril 2009

Luli dans le désert blanc, Benoît Broyart et Magalie Garcia

luliAu salon du livre de Montaigu, j'ai craqué pour ce superbe album, que l'auteur m'a gentiment dédicacé... L'éditeur est nantais, spécialiste par ailleurs d'images et d'imaginaire maritime, ce qui est pour moi un petit plus non négligeable.

L'histoire ?
"Une nuit, Luli ouvre la porte de chez elle et s'aperçoit que tout a disparu. Dehors, tout est devenu blanc. Du paysage qui lui était familier, il ne reste rien. Luli a peur mais décide de partir explorer les alentours de sa maison. Elle marche dans le vide. La voilà partie pour un long voyage. le temps d'une nuit. Le temps d'un rêve, à la découverte du désert blanc."

Ce que nous en avons pensé ?
Mes zouzous ont beaucoup aimé les images de ce livre sur lesquelles ils ont eu l'envie irrésistible de passer la main. La couverture, d'ailleurs, a ce relief qu'ont souvent aujourd'hui les albums pour enfants, et qui en font des objets vraiment magnifiques. Outre les images, le texte est également d'une très grande qualité, ce qui m'a surprise et enchantée. Nous naviguons avec Luli dans un rêve très étrange, un peu angoissant, mais pas trop...et ce qu'il est bon, au retour, de se retrouver dans son lit, auprès de la chambre de ses parents, endormis.

ISBN 978 2 35488 029 3 - 19.50€ - 10/08 - Collection "Même plus peur !"

La fiche du livre sur le site de l'éditeur - Le blog de l'éditeur - Le blog de Benoit Broyart

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12 avril 2009

El ultimo lector, David Toscana

el_ultimo_lector

Une sécheresse de plomb plane sur Icamole, petit village du Nord du Mexique. Rémigio, un des habitants du lieu, pense avoir atteint le fond de son puits, mais c'est en fait le cadavre d'une jeune fille qui en encombre le fond. Décontenancé, il décide de remonter le corps et requiert auprès de son père, bibliothécaire fantasque sans lecteurs, une solution à son problème.
Ce dernier cherchera dans la littérature des explications. Puis ils décideront ensemble de cacher la jeune fille sous l'avocatier de Rémigio comme le suggère un des romans préférés du lecteur assidu.
Seulement voilà, une adolescente est déclarée disparue, une enquête est mise en place et Lucio, le père de Rémigio, interrogé, désignera sans vergogne Melquisedec, le porteur d'eau, comme un coupable potentiel...

Le roman  de David Toscana est un peu difficile à résumer car le personnage principal en est plus certainement la bibliothèque de Lucio plutôt que tous les personnages qui y passent où s'y arrêtent. On cotoie dans ce livre une atmosphère particulière, plutôt agréable, un peu Borgésienne. J'ai aimé que la littérature y tienne la première place, qu'elle soit le lieu de toutes les explications et de toutes les histoires possibles. J'ai aimé ce travail de sélection inutile que Lucio entreprend, ces livres censurés sur des critères burlesques, et leur passage "en enfer", éventuel.
Un roman original, qui pour moi a la dimension d'un classique, et qui donne sans conteste une image forte à la littérature mexicaine. Mais sa narration peut également paraître au lecteur un peu froide et détachée...c'est ici une question de goût.

Une petite réflexion sur la lecture, parmi d'autres, puisée dans ce livre...
"Savez-vous que, sur vingt-huit pages publiées, on n'en lit qu'une ? Car il y a des livres qu'on offre à des gens qui ne lisent pas, d'autres échouent dans une bibliothèque sans lecteurs, on en achète pour remplir des étagères, certains sont offerts pour l'achat d'un autre produit, le lecteur se lasse dès le premier chapitre, ils ne sortent jamais de l'entrepôt de l'éditeur, ou bien les livres sont achetés sur un coup de tête. Je viens de me défaire de l'Automne à Madrid, dit Lucio, j'en étais à la page 63, il en restait 208 à lire. Moi, je n'ai pas dépassé la ligne 20, dit-elle. Pour qu'un roman aussi rébarbatif que celui-là arrive à Icamole, il faut la complicité de l'auteur, des correcteurs, des éditeurs, des imprimeurs, des libraires et même des lecteurs, sans compter celle de la femme de l'auteur qui lui dit : Oui, mon chéri, ce que tu écris est vraiment très beau. Délinquance organisée, ajoute-t-il."

bouton3 Note de lecture : 4/5

ISBN 978 2 84304 467 0 -18€ -01/2009

Ce titre est un livre voyageur en provenance de chez Kathel (lettres expres) livrevoyageur merci !! - La lecture de Keisha - Celle de Manu

8 avril 2009

Max et les maximonstres, Maurice Sendak

MAXETLESMAXIMONSTRES"Un soir, Max enfila son costume de loup. Il fit une bêtise, et puis une autre...et puis une autre...
"Monstre", lui dit sa mère.
"Je vais te manger", répondit Max et il se retrouva au lit sans rien avoir mangé du tout.

Ce soir là, une forêt poussa dans la chambre de Max..."

emmalit

Voici donc, l'album d'Avril du programme Kilimax. Ma grande-fille le connaissait déjà, elle l'a donc confié à son petit-frère, très féru de monstres.

Un petit résumé ?
Petit à petit, la chambre de Max se transforme en un monde imaginaire où les monstres sont énormes mais ne font pas très peur. Ils se révèlent en fait très vite joyeux et sympathiques, accueillants. Mais Max ne peut rester en si charmante compagnie, sa chambre et son dîner l'attendent, un dîner "tout chaud".

Ce que ma grande-fille a aimé : le fait que les monstres soient effrayants au départ, puis finalement effrayés par le petit garçon.
Ce que petit dernier a aimé : toutes les images où les monstres font la fête et les fous avec Max, promu entre temps "roi Max".

Depuis le début de ce programme Kilimax, j'ai découvert de nombreux titres assez sympathiques. Je dois avouer que j'ai été moins emballée par l'esthétique de celui-ci, mais il fonctionne apparemment très bien auprès des enfants, il ne faut donc pas toujours se laisser influencer par nos goûts d'adultes !!

Chez Alice, d'autres albums illustrés par Maurice Sendak

[Lu dans le ELLE du 4 avril 2009... Ce titre est une des lectures préférées de Barck Obama. Mes enfants ont les mêmes lectures que le président des Etats-Unis, la classe non ?]

4 avril 2009

Parlez-moi de la pluie - DVD

parlezmoidelapluie1 parlez_moi_de_la_pluie

"Agathe Villanova, féministe nouvellement engagée en politique, revient pour dix jours dans la maison de son enfance, dans le sud de la France, aider sa soeur Florence à ranger les affaires de leur mère, décédée il y a un an. Agathe n'aime pas cette région, elle en est partie dès qu'elle a pu. Mais les impératifs de la parité l'ont parachutée ici à l'occasion des prochaines échéances électorales. Dans cette maison vivent Florence, son mari, et ses enfants. Mais aussi Mimouna, femme de ménage que les Villanova ont ramenée avec eux d'Algérie, au moment de l'indépendance. Le fils de Mimouna, Karim, et son ami Michel Ronsard entreprennent de tourner un documentaire sur Agathe Villanova, dans le cadre d'une collection sur "les femmes qui ont réussi".
On est au mois d'Août. Il fait gris, il pleut." (synopsis par Allociné)

Pour apprécier ce film, il faut avant tout aimer regarder jouer le couple Bacri/Jaoui, car cet opus, écrit par eux, est plein d'eux. Ensuite, il n'est pas besoin de trouver d'ordinaire Jamel Debouzze drôle. Utilisé ici à contre-emploi, il se révèle en fait plutôt bon acteur.
Au final, il est préférable d'aimer la pluie, les maisons de famille, les retrouvailles, les discussions inutiles, les fâcheries, les actes ratés de la vie...pour se laisser doucement porter par ce moment de cinéma bien agréable.

Plus d'infos sur ce film

30 janvier 2009

L'homme sans lumière, Richard Andrieux

andrieux"L'homme sans lumière" a pour prénom Gilbert. Jeanne l'a quitté. Depuis, il n'attend plus rien de la vie. Enfin presque, puisqu'il écrit régulièrement à un autre homme, à un inconnu, un frère de misère rencontré par hasard dans un café, et sur lequel il a fixé son attention. Ces lettres, il ne les enverra pas, enfin pas tout de suite... Il attendra simplement que l'espoir disparaisse aussi.

On m'a gentiment envoyé ce livre de Richard Andrieux dont je ne connais pas encore le fameux José tant plébiscité (surtout chez Florinette qui le fait voyager !). Malheureusement, et je me vois contrainte de le dire pour être honnête, ce roman épistolaire est pour moi une déception de lecture. Je m'attendais peut-être à quelque chose de plus lumineux, bien que le titre ne laisse sur le sujet aucun mystère ? Oui, sans doute. Car dans la vie de Gilbert, tout est noir, et pas très intéressant non plus, ce qui donne au lecteur le sentiment de contempler un univers sans relief et sans vie. La chute, heureusement, dans un sursaut de poésie, sauve tout le reste, et nous laisse en fin de lecture avec quelques fleurs dans le coeur...
Mais ne vous laissez pas influencer par mon avis, si vous aviez prévu sa lecture, je sais parfois que nos impressions de lecture divergent...
J'ai hâte de lire d'autres critiques sur ce livre !!

Un extrait...
"Dans la famille, le malheur, c'est une manie que l'on se refile de génération en génération. Les médecins appellent ça l'hérédité ; moi j'appelle ça de l'habitude.
D'après ce que j'ai pu comprendre, chez vous, il n'y en avait pas un pour rattraper l'autre...
Aujourd'hui, tous les deux, nous apprivoisons le malheur comme d'autres collectionnent les tickets de bus usagés. Ca ne nous coûte pas grand-chose, c'est juste de la routine, estampillée ancêtres.
Vous et moi, nous ne sommes plus que deux petits vieux, fidèles à la pénombre, et nous allons bientôt mourir.
Songez que personne ne se souviendra de nous."

bouton3 Note de lecture : 1.5/5

Un grand merci aux éditions Héloïse d'Ormesson et à Ecatérina !!
J'ai bien l'intention de lire José, afin de ne pas rester ainsi sur une impression en demi teinte !

Un avis différent chez Clarabel

8 février 2009

Un petit bilan...

...et un palmarès, forcément provisoire, de mes lectures pour le prix ELLE 2009.
Quelques chamboulements et un nouveau coup de coeur dans cette sélection de janvier, ah Séraphine...!

heartCatégorie roman :

les_d_ferlantes             LA_BALLADE_DE_BABY

Catégorie document :

le_ch_teau_de_verre       heart         s_raphine

Catégorie policier :

jusqu___ce_que_mort_s_ensuive       meurtres_en_bleu_marine
pas encore de véritable coup de coeur dans cette catégorie pour l'instant...

(Pour en savoir plus, cliquez sur les couvertures !!)

5 février 2009

Moi, Sampat Pal

Moi_Sampat_PalPetite, Sampat Pal a appris à lire, cachée derrière le pilier d'une école car dans cette région d'Inde, les familles pauvres, de basse caste et les filles n'avaient pas accès à l'instruction. Mariée à douze ans, elle se rebelle contre sa belle famille puis aide ses voisines, son village, se révolte contre l'injustice et les spoliations... Elle se rend alors compte très vite qu'en groupe, solidaires, les femmes sont plus fortes. Elle crée ainsi son Gulabi Gang dont l'insigne principal est le sari rose. Son action est principalement basée sur l'effet de masse. Ses démarches sont ponctuelles, son combat quotidien.

C'est avec une petite fille indienne que l'on fait tout d'abord connaissance en ouvrant ce document, une jeune enfant espiègle et libre qui ne s'attend pas à rencontrer si souvent l'injustice. Mariée trop jeune, avant d'être pubère, comme beaucoup des jeunes filles de son entourage, elle découvre progressivement à quel point être une femme dans son pays est difficile.
J'ai aimé parcourir l'Inde véritable à travers les mots de Sampat Pal, une Inde non romancée. Le personnage est un peu déstabilisant, son action aussi, ses batailles et son idéologie parfois bagarreuses mais le plaisir de lecture est là, véritable. Alors comment ne pas se sentir concernée, en osmose, avec cette lutte pour avoir simplement le droit de vivre dignement ? Comment ne pas respecter cette femme qui lutte essentiellement pour l'application de lois déjà votées ? Un récit de vie digne, intéressant et fier.

bouton3 Note de lecture : 3/5

Un livre lu dans le cadre du grand prix des lectrices de BOOKPAGES 2009
Catégorie Document

ISBN 978-2-915056-79-2 - 18.90 € - 10/2008

14 janvier 2009

Mercredi à la librairie

par Sylvie Neeman et Olivier Tallec

mercredi___la_librairie

"Je crois qu'il ne vient que le mercredi. En tout cas, chaque mercredi, je le vois.
Lui et moi, on ne lit pas les mêmes choses. Moi, c'est plutôt les bandes dessinées. Je lis vite. En moins d'une heure, j'ai fini.
Lui, il lit plus lentement.
Et son livre est plus gros aussi.
C'est une histoire de guerre, de bataille. J'ai vu le titre. Elle a dû être longue, cette guerre.
Peut-être qu'il y a une page par jour de guerre.
Je ne sais pas."

Voici un album que je voulais feuilleter depuis longtemps...
On y découvre l'ambiance feutrée d'une librairie bien sympathique où les clients peuvent s'installer pour lire, et où les petites filles s'inquiètent tendrement des vieux messieurs. On se pose des questions, on est ému, cet album est magnifique, déjà remarqué par Bellesahi et sélectionné ici.

ISBN 978-2-84865-173-6- 14.90€ - 09/07

22 février 2009

J'ai été taguée...

...par Aifelle.

Le principe ? aller chercher la sixième photo de notre dossier images sur notre PC, ou la sixième photo du sixième fichier - puis taguer six autres personnes.

Fort heureusement, ma sixième photo de mon dossier images est tout à fait acceptable, voire même complètement synchro avec mes dernières occupations. Il s'agit ici de l'esplanade Mazurelle, à La Roche sur Yon. A gauche, derrière les portes vitrées, la salle de spectacle nommée "Le manège" en référence aux chevaux et à sa forme ronde (la ville abrite en son sein un très bel haras). A droite, au fond derrière les arbres, se cache "La Maison Gueffier", dans laquelle je viens de passer un week-end d'écriture. Derrière moi, hors cadre, se trouve la médiathèque municipale, celle dans laquelle je n'ose plus emprunter de livres, celle dans laquelle nous nous rendons parfois avec petit dernier pour assister à de savoureuses lectures enfantines. J'ai pris cette photo, assez râtée je dois l'avouer, car j'aime les chaises colorées de ce café...mais j'étais bien trop loin, non ?

grandr

Je tague à mon tour Arlette, Leiloona, Cathulu, Florinette, Annie et Nanne.

1 septembre 2008

Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, Haruki Murakami

Au_sud_de_la_fronti_reHajime a vécu une douce amitié avec Shimamoto-San alors qu'ils n'étaient que de jeunes adolescents, tous deux "enfants uniques", aimant les mêmes livres, écoutant les mêmes musiques, voisins, liés d'une complicité qui leur semblait naturelle. Cependant, les déménagements de leur parents aidant, toute relation entre eux dut cesser, avant de devenir amoureuse.
A présent installé dans la vie, marié, père de deux fillettes, proche de la quarantaine, Hajime mène une existence paisible, heureuse, par instants seulement hantée par ses souvenirs. Quel sera donc sa réaction face au retour d'une Shimamoto-San, devenue si belle et si mystérieuse, dans son existence ?

Autant le dire sans ambages, je n'ai pas eu de coup de foudre pour ce livre, qui se lit pourtant sans déplaisir, ni pour son personnage principal, Hajime. L'histoire m'a semblée légère, l'intrigue tenue sur le seul fil des pensées érotiques d'un adolescent, puis d'un homme, un peu égoïste, préoccupé exclusivement des battements de son propre coeur. Oserais-je dire que ce roman m'a semblé bien masculin ? Parfois, cela peut me toucher, à l'instar de Soie, mais ici je suis restée de marbre. Mince ! Je sais pourtant qu'il s'agit ici d'un des auteurs préférés de nombreuses blogueuses...

Un extrait...
"Elle enleva sa main du dossier du canapé et la posa sur ses genoux. Je regardai distraitement ses doigts suivre le tracé des carreaux de sa jupe. Ce mouvement semblait empreint d'un mystère, comme si un fil ténu et transparent sorti du bout de ses doigts tissait un temps encore à venir. En fermant les yeux, je pouvais voir des tourbillons s'élever dans l'obscurité, puis disparaître sans bruit. J'entendais au loin Nat King Cole chanter South of the border. Il s'agissait du Mexique bien sûr, mais je ne le savais pas. Je ne sentais que l'écho étrange de ces mots : "sud de la frontière". Chaque fois que j'écoutais cette chanson, je me demandais ce qu'il pouvait bien y avoir au "sud de la frontière". Je rouvris les yeux : les mains de Shimamoto-San s'agitaient toujours sur sa jupe. Une sorte de picotement doux s'insinua tout au fond de mon corps."

bouton3 Note de lecture : 2.5/5

Un livre lu dans le cadre du blogoclub

D'autres avis : Sylire, Clochette, Karine, Lisa, Biblioblog, Gambadou, Grominou, Cathe, Malice, Fanyoun, Katell, Arlette, ...

Florinette a lu un autre titre

Chimère vous propose de revenir sur ses lectures de l'auteur...

11 février 2009

dalla-dalla, Satomi Ichikawa

dallaErreur de casting, ou mauvaise pioche, pour ce livre de février du programme Kilimax ? Les deux, je pense.

Ma grande-fille n'a pas aimé du tout et a même refusé tout net d'en parler. emmalit

Par contre, petit dernier, lui (3 ans), a adoré, surtout le camion, et puis aussi les pélicans...

De quoi ça parle ? Le père de Juma conduit un de ces camions-bus qu'on appelle des dalla-dalla parce que, quand ils ont commencé à rouler, ça coûtait un dollar pour aller n'importe où. Juma l'adore! Son grand-père lui en a construit un en jouet. Les jours de repos, son père l'emmène où il veut et ils finissent toujours par arriver sur la plage, parce qu'ils habitent sur une île. En regardant passer les bateaux et les avions, Juma a une idée: quand il sera grand, il ira loin, à bord d'un dalla-dalla volant !

Mon avis ? Il est évident que ce petit livre plaît plus aux garçons qu'aux petites filles, j'ai pu aisément le constater chez moi, même si je ne suis pas fan d'ordinaire de ce genre de classifications sexistes... A la lecture, la simplicité de l'histoire semble également mieux adaptée aux plus petits, et non au cycle élémentaire. Cela dit, les images sont superbes et la morale de l'histoire plutôt positive... Alors, voilà tout de même un joli album, à ne simplement pas offrir aux jeunes filles de 7 ans, sous peine de bouderie !!

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Les lectures d'Antigone ...
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  • "Tu vois, moi, j'ai des passions, les livres, ça me sauve... J'ai traversé mes temps morts avec des gens qui ont oeuvré pour ça, ceux qui ont écrit... J'ai le livre en main et c'est du carburant pour ma vie à moi..." Jeanne Benameur
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