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Les lectures d'Antigone ...
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Ardoise magique

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Ben oui, à mon tour, j'ai craqué !

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24 janvier 2008

Regrets

Je t’aime…

…et voilà que tu m’oublies, peu à peu.

Ton regard m’évite.

Tes gestes n’étreignent plus ma présence.

Je suis absent à tes envies.

Je t’aime…

…et voilà que la vie, justement,

Banale, inconvenante, solitaire,

Avec sa suffisance et ses airs ordinaires,

Reprend ses droits.

Je t’aime…

…et cela n’a plus d’importance,

Pas plus que ce baiser sur ta joue,

Pas plus que tout ce que je pourrais faire,

Pour te plaire.

Je t’aime…

…et cette confidence

Bien enfouie, au fond de tes poches,

Ligotée,

Y restera bien au chaud,

Pour l’hiver,

A défaut de goûter ma lumière.

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18 avril 2008

Claude Esteban

Hier au soir, j'ai pu, in extremis (merci M Antigone !), me rendre à une lecture organisée par la maison Gueffier. Il s'agissait de découvrir Claude Esteban, poète, essayiste, universitaire, éditeur de poésie, traducteur et critique d'art, décédé en 2006, et très inspiré dans ses écrits par la peinture, la mort, la terre, la lumière, les langues en général et particulièrement la langue castillanne...

Voici un petit extrait de "Le jour à peine écrit" (Gall. 2006), trouvé ici, parmi d'autres extraits :

Donnez-moi ce matin, ces heures
encore du petit matin
quand tout commence, donnez-moi, je vous prie,
ce mouvement léger des branches,
un souffle, rien de plus,
et que je sois comme quelqu'un
qui se réveille dans le monde et qui ne sait
ni ce qui vient ni ce qui va
mourir, donnez-moi
juste un peu de cieI, ou ce caillou.

(Le jour à peine écrit, éditions Gallimard)

Les textes en prose qui nous ont été lus m'ont plu, peut-être plus que sa poésie, car ils m'ont semblés plus incisifs et plus abordables. J'espère les trouver un jour en bibliothèque afin de les savourer tranquillement, et de pouvoir ainsi vous en livrer quelques passages. Voici, en attendant, quelques couvertures, en vrac...

La mort a distance   Le jour à peine écrit    Morceaux de ciel, presque rien 

Trajet d'une blessure   Etranger devant la porte    L'ordre donné à la nuit etc...

Pour celles et ceux qui aiment particulièrement Edward Hopper (et je sais qu'ils sont nombreux), existe également ce livre, "Soleil dans une pièce vide", qui parle de ses tableaux.

Soleil du matin, 1952

"Quelqu'un regarde un tableau. Il aime tellement ce tableau qu'il voudrait, Dieu sait pourquoi, ne plus le contempler seulement, mais se trouver à l'intérieur de la scène, comme un personnage, comme un livre posé sur une table. Il n'y parvient pas. Alors il se met à regarder tous les autres tableaux de ce peintre, un par un, dans les musées - et le même phénomène se produit.
Le peintre s'appelle Edward Hopper. Il a représenté des rues désertes, des femmes dans une chambre d'hôtel, des bureaux, des gares où pas un train ne passe.
L'homme qui regarde comprend qu'il ne pourra jamais habiter chacune de ces images, qu'elles sont là et qu'elles lui échappent. Il décide donc de vivre à côté d'elles avec des mots, des mots qui, peu à peu, se, transforment en une histoire, celle du peintre peut-être, la sienne aussi, bien que l'Amérique lui soit presque étrangère.
À la fin, il lui semble avoir vécu tout cela, et lorsque le soleil, un après-midi d'été, traverse une pièce vide, il devine que le peintre va mourir et qu'il lui faut, tel Bartleby le copiste, écrire, lui, la dernière phrase du livre, poser la plume et s'effacer." C. Esteban


28 mai 2013

14 ~Jean Echenoz

14J'ai lu ce roman dans des conditions peu habituelles, sur ma liseuse, dans ma voiture, tandis que j'attendais, soit que mes enfants sortent de l'école, soit l'heure d'un rendez-vous. Et bizarrement, alors qu'il est question dans ce titre de cinq hommes partant à la guerre de 14, j'ai trouvé que ce format moderne de lecture lui seyait comme un gant.

Jean Echenoz a une écriture particulière, qui heurte un peu, mais d'une légèreté et d'une intelligence étonnante. Il situe dans son propos quelques rues de Nantes en Vendée, voilà qui a cependant contrarié mon début de lecture... Pour autant, j'ai beaucoup aimé ce petit livre délicat dont je n'ai fait qu'une bouchée.

Nous suivons ici un groupe d'amis envoyés au front. Et Jean Echenoz brille à conter le fossé énorme qui se glisse entre l'allégresse du début et le carnage de la guerre. Vous imaginez sans mal de quoi plus tard sera fait le retour chez soi, s'il a lieu, alors qu'une jeune femme enceinte attend le retour de l'un d'entre eux.

Editions de Minuit - 12.50€ - Octobre 2012

Entre tous, c'est le billet élogieux de La Pyrénéenne qui m'a donné envie de lire ce livre, merci à elle !

23 février 2008

La fille coupée en deux

la_fille_coupee_en_deux_0

             

            

L'histoire :  Gabrielle Deneige présente la météo sur une petite chaîne de télévision locale. Sa jeunesse, sa beauté et sa fraîcheur séduisent son milieu professionnel et les hommes qu'elle cotoie. Justement, lors d'un passage télévisé, Charles Saint-Denis, auteur à succès, croise la présentatrice et tombe sous son charme. Leur relation prendra forme suite à une deuxième rencontre, lors d'une séance de signatures dans une librairie de Lyon. Elle y fait également la connaissance de Paul Gaudens, son futur mari, jeune-homme perturbé et riche héritier. Entre luxure, tromperies et meurtres, Gabrielle aura bien du mal à retrouver le goût de vivre...

Mon avis :  Ce film de Chabrol ne m'a pas emballée. J'ai adhéré à une Ludivine Sagnier naïve et fraîche. Je l'ai trouvée moins crédible en femme trahie, prête à mourir d'amour. François Berléand est égal à lui-même et joue un salaud vraiment très salaud, impeccable. Benoit Magimel est ridicule (ce n'est que mon avis). Ce Chabrol s'enlise dans des caricatures un peu glauques qui n'ont pas réussies à me toucher du tout ! A saluer, la prestation de Mathilda May, en amie sulfureuse, remarquable de retenue et de justesse, étonnante.  A souligner, le bol d'air que donne à cette histoire le rôle de la mère de Gabrielle, libraire émouvante et femme équilibrée. Voilà, je n'ose vous le recommander...

Et vous, avez-vous ce film ?

Le site du film

Un article très enthousiaste du Monde

24 mai 2013

Dressing, Jane Sautière

dressing"Tout cela, le sentiment de se lover, la douceur et la chaleur bien sûr, tout cela, qui gonfle les armoires et dont il est presque impossible de se défaire."

Jane Sautière raconte ici le vêtement (les siens, ceux qui ont compté dans sa vie), mais également le nôtre au travers de ce que contient sa penderie et ses souvenirs. Il est compliqué de parler au mieux de ce livre qui est comme une promenade au pays d'une vie vue à l'orée exclusive de ses habits. Et pourtant l'aventure est intéressante, prenante, finalement si humaine et sensible.

Comment expliquer ainsi ce désintérêt soudain pour un jean tellement porté qu'il était une seconde peau, et cet intérêt tout à coup pour la nouveauté d'un haut original, intérêt qui ne dépassera pas les premiers jours de l'acquisition ?
Il est bien connu que nous sommes bien souvent ce que nous portons, même si l'adage sait que l'habit ne fait pas le moine.

Ah, j'ai beaucoup aimé ce dressing qui m'a semblé d'une intimité très apaisante, comme un après-midi de conversation dans la chambre d'une copine.

"Souligner un regard, illuminer des doigts, ceindre les poignets, les cous, les tailles, chercher la beauté, marquer les différences sexuelles et parfois sociales par la parure, aucune civilisation ne l'ignore. Les corps périssables, qui s'illuminent, une fois, un moment, le bref temps d'être. Pas une conjuration, une dérivation, un leurre, mais la célébration de la fulgurance de la vie."

Editions Verticales - 14.50€ - Avril 2013

Pour Cathulu la tentatrice, "on se love dans ce texte comme dans un vieux pull chéri".

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2 décembre 2013

Trop de bonheur ~ Alice Munro

trop de bonheur"Quand elle s'était rendue compte de ce qu'elle avait en tête, elle aurait dû descendre de l'autobus. Elle aurait même pu en descendre devant l'entrée, avec les quelques autres femmes qui s'engagaient en pressant le pas dans l'allée de l'établissement. Elle aurait pu traverser la chaussée pour attendre l'autobus qui retournait en ville. Il y avait probablement des gens qui le faisaient, qui venaient pour une visite et puis se ravisaient. Ca devait arriver tout le temps."

Les personnages des nouvelles d'Alice Munro sont tous un peu hésitants, à la frontière d'un bonheur mince, tellement difficile à atteindre qu'il semble être soit inaccessible soit avoir été seulement posé là et vécu pour de faux dans un passé à jamais révolu. Alors, la vie prend l'allure d'une mauvaise blague, d'une comédie dramatique, d'un train fou duquel il serait bon de sauter en marche.
Il y a cette femme qui rend visite en prison au père de ses enfants, il est également leur meurtrier. Ce fils aussi, victime tout jeune d'un accident très grave, et qui ne cesse adulte de fuir sa famille. Ces autres, plus âgés, qui frôlent de près la mort et flirtent avec la maladie.
L'espoir n'est pas la clé des nouvelles d'Alice Munro, ni le réconfort non plus. Le destin est vu dans ses récits comme un choix, à la merci d'un geste, d'une bifurcation mal négociée. L'auteure laisse ses lecteurs sur une étincelle, un mouvement de vie, en suspens. A eux d'en interpréter les multiples sens, et de conclure. 

J'ai eu une lecture très compliquée de ce recueil d'Alice Munro, que je ne voulais pas pour autant lâcher... Même si j'ai effectivement été séduite par son talent de raconteuse d'histoires, la qualité de son écriture, je suis restée trop extérieure à ses nouvelles pour véritablement en avoir pleinement goûté la teneur. Pourtant, je n'ai pas toujours besoin d'être "dans" un livre pour en apprécier la valeur. Mais ici, le propos est parfois tellement rapide, comme raconté à la va-vite, qu'il m'a laissé un peu de côté. Et puis, j'ai trouvé le dernier récit bien trop long, le tout manquant d'homogénéité. Un sentiment très personnel, bien entendu. Un moment mal choisi aussi, peut-être.

Bref, me voici presque déçue, loin de la magie ressentie avec Fugitives [clic ici] ou Un peu, beaucoup, pas du tout [clic ici]... Flûte.

Editions Verticales - 24€ - Avril 2013 - Merci ma bibli !!

Un exemplaire au contraire piqueté de marque-pages chez Cathulu  

2 janvier 2013

Accabadora, Michel Murgia

accabadora"Filius de anima.
C'est ainsi qu'on appelle les enfants doublement engendrés, de la pauvreté d'une femme et de la stérilité d'une autre. [...] Lorsque la vieille femme s'était arrêtée au pied du citronnier pour s'entretenir avec sa mère, Anna Teresa Listru, Maria était âgée de six ans [...]."

"[...] tout ce que disait Tzia Bonaria était, pour elle, la loi de Dieu sur terre. Cependant, durant les treize années où elles vécurent ensemble, elle ne l'appela jamais maman, parce que les mères ne sont pas la même chose."

Maria est devenue la fille adoptive de l'accabadora à six ans, quittant ainsi sa mère et ses soeurs, et son rôle de quatrième de la fratrie, d'enfant non désirée. C'est une chance dont elle a conscience tous les jours. Elle apprend près de cette femme taciturne, mais bienveillante, à coudre, à cesser de chaparder et à grandir en intelligence. Pourtant, une ombre plane sur ce merveilleux arrangement, les déplacements nocturnes et inexpliqués de la couturière dans leur petit village de Sarde...

Ce livre est pour celles et ceux qui ont aimé Le coeur cousu de Carole Martinez, Laver les ombres de Jeanne Benameur ou bien encore Ce que je sais de Vera Candida de Véronique Ovaldé. Vous serez certainement séduits aussi par le charme de ce roman-ci où la magie et la tradition, le souffle des secrets, cotoient la féminité et l'héritage. J'en ai aimé l'ambiance, la langue, les personnages. Au passage, l'auteure aborde un sujet grave dont je tairais ici le nom pour conserver le mystère.
Il m'a peut-être manqué un bonus d'émotion pour que cette histoire m'emporte véritablement vers un coup de coeur, mais ce récit est un voyage, beau et intéressant, que je suis contente d'avoir effectué.
Une lecture recommandé par le Page des libraires (Prix 2011) dont je suis toujours avec intérêt les recommandations.

Editions Points - 6.30€ - Août 2012

Ce roman est dans la sélection 2013 du Prix de Meilleur Roman des lecteurs de Points [clic ici pour en savoir plus et lire le premier chapitre]

Le billet d'Enfin Livre - Un coup de coeur pour Asphodèle - Un livre comme on les aime, chaleureux et indispensable à notre imaginaire, pour Anne - Une très très belle lecture pour Clara !

8 novembre 2012

Déluge, Henry Bauchau

déluge"Pendant des jours, des semaines, des mois, nous peignons à côté de Florian, non pas avec ses mains d'or, mais avec ses yeux d'aigle ou d'ange, le déluge, notre planète et sa courte histoire."

Florence s'est installée dans le sud de la France pour raisons de santé. Elle rencontre là-bas, et de manière fortuite, en se promenant sur le port, un peintre dénommé Florian, un peu fou et talentueux, qui s'empresse habituellement de brûler ses toiles dès qu'elles sont terminées. Etrangement, ces deux êtres que tout sépare s'attachent l'un à l'autre. Florian a besoin de l'attention de Florence, et cette dernière a le sentiment qu'elle peut guérir à le cotoyer. Le duo sera vite rejoint par un groupe d'amis qui accompagneront le peintre dans l'élaboration de sa plus grande toile...

Honnêtement - autant le dire tout de go - j'ai préféré lire le Antigone d'Henry Bauchau, ou ses autres titres mythologiques, tellement plus forts, que ce titre là (mais je suis forcément partisane, il faut croire qu'avec lui je suis restée bloquée en mode Oedipe & Co). 
Le fait qu'il soit question de peinture dans ce roman m'a pourtant beaucoup plu. Henry Bauchau excelle à nous conter l'ivresse de la création. Cette oeuvre que le petit groupe construit peu à peu paraît bien extraordinaire, et même assez iréelle, mais son élaboration hypnotise. Elle ressemble à la manière traditionnelle qu'ont certaines couturières de créer un patchwork, scènes de vie par scènes de vie. Et puis, il est question finalement d'un mythe, celui de Noé, et à ce jeu là je suis souvent facilement conquise...
C'est une lecture où l'amitié paraît aisée et la vie meilleure, et où les sentiments sont bons. Pourquoi s'en priver ?

Editions Babel - 7.70€ - 2 Novembre 2012 - Pioché en grand format en bibli !

Un beau billet sur Enfinlivre

20 décembre 2012

L'amour est une île, Claudie Gallay

lamourestuneile"- Tu te souviens d'autrefois ? Quand le silence de la neige tombait sur la terre, nous allions nous asseoir devant le foyer du château et nous parlions de choses qui n'arriveraient jamais.
Il murmure ça à son oreille.
C'est une phrase de Fernando Pessoa, un texte qu'il avait mis en scène l'année où ils se sont rencontrés.
Des odeurs de mousse. La Jogar reste silencieuse un instant. Ses doigts glissent sur le matelas.
Il y a des grattements d'insectes dans la terre autour d'eux.
- J'aimerais recommencer notre histoire... mais je sais que recommencer est impossible.
Il pose un baiser dans ses cheveux.
- Le possible est ennuyeux, avec l'impossible on a des chances.
Il dit cela."

Tandis que le festival d'Avignon connaît une vague de grève sans précédent, Marie débarque dans la ville. Elle a été attirée là par le nom de son frère. On joue sa pièce, Nuit rouge, dans un théâtre. Paul Selliès est mort avant que son talent soit reconnu alors la jeune-fille est armée de questions, de colère et de doutes... Pourquoi le patron du théâtre a-t-il attendu si longtemps pour manifester son admiration ? 
Par ailleurs, Mathilde, la star, est elle revenue chez elle pour jouer Sur la route de Madison, et sa présence perturbe beaucoup Odon, son ancien amant.
Les protagonistes de cette histoire seront tous impliqués dans un mélodrame tendu que la chaleur de cet été là et les revendications des intermittents exaspèrent.

Complètement à contre-pied de la saison, je me suis un peu perdue dans les premières pages de ce roman de Claudie Gallay dont je ne parvenais tout d'abord pas à situer les personnages. Puis, petit à petit, la fascination a pris le pas sur la confusion. L'émotion s'est glissée près de Marie et de sa quête un peu vaine. J'ai aimé les photographies qu'elle prenait, la personnalité touchante de sa logeuse Isabelle, et la grandiloquence de ses gestes et mots.
Au final, j'ai aimé ce livre, qui aurait mérité de s'appeler Anamorphose. Il m'a beaucoup touché et troublé.
Une lecture en forme d'ode au Théâtre, celui avec un grand T.

Editions J'ai lu - 6.90€ - Septembre 2012

L'avis de Clara qui ressemble assez au mien - Canel a également dû passer une étape pour apprécier enfin ce livre -  Un roman bouleversant pour Choco - Un coup de coeur pour Gambadou !!

 

23 novembre 2013

Beast Quest

Allez, je reviens par ici avec des lectures enfantines... Petit dernier (8 ans) tenait absolument à ce que je vous parle de ces deux livres ci-dessous, qu'il a véritablement dévoré. Malheureusement, nous n'avons pas trouvé le tome 2, alors il est passé directement au 3. Mais cela n'a semble-t-il gêné en rien sa lecture... L'achat du tome 3 date de cet après-midi. ;)

Une lecture idéale, à priori, pour les enfants qui aiment les monstres fantastiques et l'aventure. La série contient pour l'instant 27 tomes (de quoi lire !).

beastquest1     beastquest3

 

Dans le tome 1 , le royaume d'Avantia est en danger ! Et tous les espoirs reposent sur Tom, un jeune garçon ordinaire... Quand il décide d'aller voir le roi, pour tenter de sauver son petit village, il est loin de se douter que sa quête ne fait que commencer ! Tom reçoit comme mission, de la part du roi Hugo, de libérer toutes les bêtes. 

Suite au tome 2, Sepron, le serpent de mer, est enfin libre. Mais la quête de tom est loin d'être achevée ! Accompagné d'Elena, de Silver et de Tempête, et armé seulement de son courage, il part à la recherche de la troisième bête magique : Arcta, un géant qui provoque de terribles avalanches de pierres. 

Avantia ne sera plus en danger lorsque toutes les bêtes ensorcelées par le maléfice de Marvel seront libérées.

Hachette jeunesse - Bibliothèque verte - 5 € - 2008

1 mai 2017

Bon 1er mai à tous !

muguet

Bon 1er mai à tous !! Pour vous occuper aujourd'hui, il y a de la lecture chez Leiloona pour son atelier d'écriture (pas de texte de ta part cette fois-ci) et des cadeaux à gagner (des livres hein - merci La Kube) en jouant par ici [clic]. Tandis que tu peines à te replonger dans une lecture depuis Avec mon corps qui était décidément très très fort... pfiou.

28 février 2017

Objectif Pal de février

C'est le jour du bilan de l'Objectif Pal de février, et avec lui encore une belle moisson de livres et beaucoup d'enthousiasme !!! Mais qu'ont donc chiné dans les tréfonds de leurs PALs (Piles à Lire) nos lectrices ce mois-ci ? Vous trouverez ci-dessous des lectures russes, une lecture commune, du sombre, du classique et du livre qui permet de voyager... N'hésitez pas à cliquer sur les couvertures, et rendez-vous fin mars pour un nouveau bilan. 

boulgakov     lemysterehenripick     unebanalehistoire
          Cryssilda                         Eimelle                    Cryssilda

 

vaetposteunesentinelle     un-repas-en-hiver     anima
         Tiphanie          Voyage au bout de mes livres          Eimelle

 

anima      lesliaisonsdangereuses     laveuvedusud
           Jostein                      Cryssilda                        Tiphanie

 

lirisdesuse      lextasetotale     ledernierjourducondamné
           Kathel               The reading bibliophile             Gambadou

 

marcher     lombredenosnuits      dautresviesquelamienne
Voyager au bout de mes livres     Eimelle                          Edyta

 

tendressilences     lamieprodigieuse    lanostalgiedesbuffetsdegare
           Antigone                     Tiphanie                         Aifelle  

objectif pal   

8 mai 2016

Dimanche

stmalo

... quand tu as passé une partie de ton week-end dans un Saint-Malo bondé mais toujours aussi fascinant ! 

Sinon, pendant ce temps, je suis prise d'une frénésie de lecture, mais les billets ici ne suivent pas. Alors je commence une petite pile à chroniquer (une PAC ?). Il faudrait que je vous parle d'une ou deux BD, d'un livre jeunesse, etc... Je continue à lire pour le Prix Cezam (les romans et les BD) et également pour le challenge/groupe des 68 premières fois !! Et puis, depuis que je vais au cinéma plus régulièrement, je vois des films intéressants... A suivre donc. Et bon dimanche !!

27 avril 2016

Etat de PAL

etatdepal

Tandis que je lis Les Vrais durs sur ma liseuse... et que je souffre un peu avec les personnages borderline créés par TC Boyle (un billet bientôt). Sinon, m'attendent (également sur ma liseuse), Le Grand Marin et Alham, deux premiers romans du challenge 68 premières fois, qui au vu de l'emballement de ma messagerie et des notifications facebook est vraiment une aventure dingue et un peu folle, j'aime ça. J'ai hâte que le beau temps revienne, pour pouvoir lire à l'extérieur... et pourquoi pas prendre des pauses livresques le midi. A suivre...

24 avril 2016

Dimanche

Quand tu as passé ton samedi après-midi au Printemps du Livre de Montaigu...

printemps1

Encore un beau moment passé hier en compagnie de Sandrine et Miss C ! Belle rencontre autour des livres et des bavardages avec les auteurs présents... Vous trouverez ci-dessous quelques photos. On voit beaucoup ma tête, de trop, au départ je voulais couper les images, mais les auteurs ont proposé que nous prenions des photos ensemble, alors j'assume, allez... J'avais rencontré Hubert Ben Kemoun à Rennes et acheté à l'occasion La fille seule dans le vestiaire des garçons. Ayant beaucoup aimé cette lecture, j'ai acheté hier la presque suite, La fille quelques heures avant l'impact. Nous avons encore beaucoup ri, Sandrine a fait dédicacer également ce titre, nous avons parlé des collants d'Enna, bref... sympathique moment. Merci à lui pour sa constante bonne humeur !! J'avais prévu de voir Sophie Andriansen, qui tient le blog Sophielit, mais est aussi auteure. Après avoir compris que je lorgnais sur un titre pas encore sorti, j'ai acheté Max et les poissons. J'espère qu'elle passe un bon salon, elle est encore là-bas aujourd'hui ! ;) Nous avons également discuté avec Jérome Attal. Sandrine et Miss C ont acheté son dernier titre Les Jonquilles de Green Park. Miss C aime beaucoup Londres et Sandrine partait là-bas dès hier soir, grosse discussion donc sur les lieux à voir et à aimer. Promis, moi aussi je le lirai. Merci à lui pour cette photo dédiée au Petit carré jaune (j'étais en mission), et pour sa disponibilité et son humour ! Il y avait foule devant le stand de Mathou que je suis sur Instagram et Facebook (mais qui a aussi et surtout un blog), et qui dédicacait sa BD Les Wonderwomen aussi mettent une culotte gainante. Sandrine et moi avons eu droit à un magnifique dessin. Ma grande fille s'est jetée sur la BD à mon arrivée à la maison. Beaucoup de succès pour cette artiste qui a un regard tendre et apaisant sur le quotidien ! Puis, après avoir croisé l'âne Trotro, vu quelques autres auteurs, bavardé, contemplé Bernard Werber en pleine dédicace, mangé des gaufres, j'ai acheté aussi N'oublie pas les oiseaux de Murielle Magellan, parce que j'avais vu Les indociles sur vos blogs, que la couverture est très jolie et que je voulais essayer avec ce poche son écriture. L'auteure a un fabuleux sourire. Si il y avait eu moins de monde, j'aurais aimé discuter un peu plus avec elle, sans doute une autre fois... J'oublie des choses dans ce billet, l'ordre chronologique laisse sans doute à désirer, mais il est évident que c'était un beau moment que j'espère reproduire l'année prochaine !! Merci à Sandrine et Miss C pour leur douce et intéressante compagnie, et ravie de se connaître enfin pour de vrai !

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 La journée de Sandrine ici [clic]

23 février 2015

Ma colère (atelier d'écriture)

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Ma colère a cessé. Je la cherchais tout à l'heure. Elle m'aurait été bien utile pourtant, je voulais crier sur toi, te faire entendre raison. Parfois, tu m'agaces avec tes certitudes, tes bêtises. Mais non, elle avait disparu. Je me suis retrouvée toute bête devant toi, les bras ballants, tout sèche, avec ma colère apaisée, et cette drôle de sensation dans le corps, ce désir de tempérance que je ne me connaissais pas. Toi même tu a été surpris, tu étais prêt à batailler un peu, parce que tu aimes ça, me titiller, me faire sortir de mes gonds. C'est un jeu auquel nous jouons souvent. Et puis à la fin, j'ai en général envie de te gifler, ou de pleurer. Je ne sais pas à quoi te servent mes énervements, si tu les attends vraiment, pourquoi tu les provoques. Je n'en suis pas fière. Ils se terminent souvent par ton sourire en coin, et mes plates excuses, comme si tu n'avais aucun tort, et moi la faute de ne pas savoir tenir mes transports, et garder mon sang froid. Un jour, ça finira mal notre histoire. Mais hier, j'ai rêvé de toi. C'était la première fois. Il y avait de la neige partout, nous étions dehors, et nous nous disputions encore pour des broutilles. Je ne sais pas comment c'est arrivé mais il y a eu un drame, un accident, j'étais blessée, toi peut-être mort, et la police est arrivée. Je me suis réveillée troublée. Je ne voulais pas de ça, de cette sensation que je pouvais te perdre. C'est sans doute ce qui a tué ma colère tout à l'heure, l'a tuée dans l'oeuf. Un rêve, comme de l'eau jetée sur le feu de mon agacement. Et il était si amusant aussi, ton air décontenancé. Nous avons observé tous les deux ta phrase cinglante se perdre dans l'atmosphère. Je crois que j'ai ri un peu, tu as rougis violemment. Il y avait de la neige au dehors, quatre policiers se tenaient dans l'allée qui séparent les immeubles du centre d'affaires où nous déjeunons souvent. J'ai senti la chaleur de l'apaisement envahir mon esprit, et j'ai aimé ça je crois. Je t'ai bousculé un peu pour que tu t'assoies près de moi, mon plateau contre le tien, dans cette cafétéria qui est notre rendez-vous régulier. Un jour je te le dirai mon frère - mais pas aujourd'hui je savoure ma petite victoire -, à quel point je t'adore.

Une photo (de Romaric Cazaux), une inspiration, et au final un texte... tout ça pour l'atelier d'écriture de Leiloona [clic]. Bon, cette fois-ci, je ne suis pas très certaine de mon texte quand même... Je précise qu'il est sorti tout droit de mon imagination, et en plus je n'ai pas de frère.

8 avril 2015

Anne-Véronique Herter, Zou !

zou

 "Ce que j'ai vécu ces derniers mois me bouleverse. Je croyais que la seule façon d'aimer ma famille était d'en être un élément non perturbant. La seule façon de m'y faire aimer était de leur refléter leur propre image, à tous. Je suis le caméléon familial, et je m'en rends compte à présent ! Le pire, c'est que cela ne satisfait personne, ni moi ni eux. [...] J'ai deux enfants en pleine forme, un ex-mari avec qui je m'entends bien, une belle vie, mais je n'arrive pas à être heureuse. Tout ce temps, j'ai vécu à travers les autres, et à travers notre maison de famille. Aujourd'hui, je suis bancale, mais je me redresse."

Il faut laisser la maison de vacances en Bretagne, la vendre, les frais de succession ne permettant pas de la garder. Mais laisser cette maison est une grande blessure pour Chance qui perd avec elle son passé, ses fantômes, toute son histoire, et elle le craint un peu de son identité. Mais Zou ! c'est peut-être également le moment de prendre un nouveau départ, d'embarquer avec soi sa drôle de famille, et de coucher tout ça sur une page blanche. Pas si simple. La page blanche, même informatique, se rebiffe, invective, les murs et les morts aussi. Il faudra alors toute la force de l'impulsion sollicitée au départ pour se rendre compte qu'on ne peut pas rester la seule réincarnation d'un frère disparu mais une personne à part entière, belle, créative, aimée, amenée à creuser dorénavant son propre sillon.

Il est de ces livres qui arrivent dans nos mains au bon moment, quand justement des questions se posent, et quand un mode de fonctionnement montre ses limites. Alors, on puise dans le récit des autres des petites clés à prendre pour soi. Et on comprend si bien son héroïne, presque trop, malgré des chemins différents. Il est de ces livres qui sont de belles rencontres, qui font écho à des rencontres réelles [clic ici], et dont on aime la liberté de forme (un peu chorale et originale), la vitalité, la gravité et la sincérité. Merci Anne-Véronique Herter ! J'attends maintenant avec impatience le second roman qui s'annonce.

Editions Michalon - 15 € - Août 2014

Le blog de Anne-Véronique Herter - Noukette a lu ce roman le sourire aux lèvres - Un roman qui fleure bon l'optimisme pour Stephie - Pas étonnée de trouver de l'écho chez Leiloona aussi !! - L'irrégulière a été touchée, voire bouleversée  !

19 mars 2015

La Part des nuages, Thomas Vinau

lapartdesnuages

 "Le matin il faut faire très vite. Le matin est une maison qui s'effrite. Tout est précis. Réglé. Tendu. Le réveil. La douche. Le petit-déjeuner de Noé. Le café. Passage de relais des informations de la radio aux dessins animés de la télé. Toilette de Noé. Habits de Noé. Manteau, cartable, voiture. Chanson de Noé. Ecole de Noé. Bise rapide et baveuse de Noé. Retour à la radio. Voie rapide. Mouettes dans le rétroviseur. Parking de la bibliothèque. Moteur coupé. La trace sèche et invisible du bisou de Noé. Portières claquées. Collègues. Faux sourire. C'est parti jusqu'au soir. Toute la journée est réglée. Jusqu'au crépuscule qui recommence dans l'autre sens. Faux sourire. Parking. Voiture. Autoroute. Radio. Ecole de Noé. Voix de Noé. Là, les choses se défont. Se libèrent. Se dissolvent dans la langue de l'enfant. Dans le chemin du retour aussi. Petit à petit, le corps se détend. Et on commence à fondre."

Joseph est un père divorcé. Il doit ainsi, de temps en temps, interrompre le tendre tête à tête qu'il tient avec son fils pour rendre ce dernier à sa mère. Un beau jour, alors qu'il vient de confier de nouveau Noé à son ex-femme, Joseph ne rentre pas chez lui, mais grimpe dans le cerisier du jardin où il a construit une cabane. Le temps file, passe dans une nébuleuse soudain sans contours, où la seule réalité qui soit prend la forme d'une tortue, aussi préhistorique que libre, l'animal familier qu'il partage avec son petit garçon. Au dessus, il y a le ciel qui rassure, toujours changeant mais immuable, qui ramène à l'enfance, qui ramène à Noé, qui ramène à tout ce qui est important... Au-delà de la palissade, une jeune-fille joue de la flûte traversière.

Encore une fois, j'ai beaucoup aimé lire Thomas Vinau avec ce titre. J'apprécie depuis longtemps sa manière de raconter des histoires sans y toucher par petits coups de pinceaux poétiques. La part des nuages laisse un sentiment très doux dans la mémoire, et c'est tellement agréable. Cependant, j'aime aussi tout autant la plume plus sarcastique de l'auteur, que l'on retrouve sur son blog [ici]. J'attends donc son prochain opus avec impatience, avide de surprises, avide de retrouver cette plume moderne, fraîche et libre, tellement rassurante sur le chemin que prend une certaine littérature. 

Editions Alma - 16€ - 21 août 2014 - Merci ma bibli !!

Tout plein de charme pour Sylire - Blablablamia a été empoignée et émue - Le coeur de Leiloona a été touché - Un indispensable pour Aifelle - Pour Ptitlapin c'est du bonheur en poche - Cultur'elle recommande chaudement - ... 

22 décembre 2014

Disparition (atelier d'écriture)

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Sans doute, il sera question de ta disparition, enfin plutôt de ce qui petit à petit t'a amené à remettre en cause ta propre existence. Depuis quelques temps déjà, même près de lui, tu te sentais seule, abandonnée. Pourtant, son ombre rejoignait facilement la tienne quand vous vous teniez côte à côte, quand vous marchiez de concert. L'habitude est faite de milliers de petits atomes que vous partagiez régulièrement. Mais tu savais déjà que le phénomène était en train de se produire. Peu à peu, tu disparaissais. Il ne souriait plus qu'à ton fantôme, toi tu le savais, si bien que tu commençais à douter de ta propre réalité. Est-ce son regard qui avait changé ? Est-ce le monde autour de toi ? Sa matérialité ? Difficile de le dire. Quand avais-tu commencé à fuir les miroirs ? A glisser tes coudes sur ton visage pour entendre le bruit de la mer battre dans tes tempes ? Quand avais-tu décidé d'oublier les contours de ton corps ? Elle est étrange cette folie qui t'avait envahie insidieusement à l'approche de l'âge. Plus jeune, tu accrochais le regard des hommes, t'en amusais, et prenais fièrement son bras contre le tien. Plus jeune, tu sentais tes pieds fouler la ville, ton bassin frôler ta peau, la grâce de tes mouvements, leur finesse, tu te savais jolie. Ou tu le pensais. Bien souvent, c'est tout comme. Tu ne sais pas à quel moment exactement ta disparition t'est apparue comme une évidence. Mais c'est fou tout ce que l'on peut faire en se donnant l'illusion d'être vivant, en rendant mécaniquement les sourires, en calquant ses gestes sur le bon sens, la politesse, le rythme des autres. C'est fou comme le vide, l'air, peuvent rendre les mouvements fluides, presque aériens, comme on peut finir par croire que cette femme un peu fade sur les photographies, cette femme qui ressemble à soi, le visage parfois flou, souvent caché, puisse encore être quelqu'un.

Une photo, une inspiration, et au final un texte ... tout ça pour l'atelier d'écriture de Leiloona [clic ici].

22 août 2014

Big Brother, Lionel Shriver - Rentrée littéraire 2014

bigbrother

"Il n'est pas gros, c'est mon frère."

Pandora accepte de recevoir chez elle son frère pour quelques semaines. Il est, d'après un de ses amis, dans une mauvaisse passe. Pourquoi refuser de l'aider ? Pandora est une femme d'affaires que son propre succès ne cesse d'étonner. Elle a du temps et justement envie de nouveaux défis à relever. Mariée depuis quelques années à Fletcher, un père de deux enfants, elle se souvient de la dernière visite de son frère Edison, et combien sa suffisance avait agacée sa famille. Jeune prodige du jazz, Edison se vantait à la moindre occasion d'avoir joué avec les plus grands. Cependant, lorsqu'il débarque de son avion à l'aéroport le choc est grand pour sa petite soeur, bouleversant. Edison est devenu énorme...

Peut-on sauver malgré eux ceux que l'on aime ? Tel est la véritable problématique de ce roman, qui traite avec grand brio de l'obésité, et de son traitement toujours spectaculaire. Pandora cherche à sauver son frère, en s'attachant à retrouver en lui son essence, celui qu'elle a aimé et qui se cache sous des bourrelets, et cela au risque de mettre son couple en péril. Le dur combat de ce duo étrange pour l'amaigrissement, fait d'obstination et de complicité, amène le lecteur à rester en haleine et subjugué. J'ai aimé ce livre - par ailleurs léger dans son traitement - car il m'a tenu comme un bon thriller et sa fin quoique étonnante est véritablement d'une grande intelligence. Un bon titre de rentrée.

Editions Belfond - 22.50€ - 21 Août 2014

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Je participe au challenge 1% rentrée littéraire de Hérisson... qui consiste à lire au moins 6 livres de la rentrée littéraire [clic ici pour plus de détails] - n° 2/6

 Un grand merci à Babélio et à Belfond pour l'envoi de ce titre !

tous les livres sur Babelio.com
13 mars 2014

Une collection de trésors minuscules, Caroline Vermalle

 

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  "Moi, je préfère dire qu'il faut y croire. C'est pas grand-chose, croire, c'est donné à tout le monde, il suffit juste d'y mettre du sien, de faire taire le bruit alentour, d'ouvrir les yeux et de voir sa bonne étoile. Les gens n'y croient pas, à leur bonne étoile, c'est dommage. Et ils ont tort, bien sûr. Elle est là pour chacun, seulement, il faut prendre la peine de la chercher. Des fois, elle brille dans des trucs minuscules, des trucs de rien du tout. Une présence, par exemple. On est sept milliards sur terre et pourtant, par une espèce de miracle incompréhensible, il suffit d'une voix, d'un coeur, d'une façon de voir les choses pour tout illuminer d'un coup."

Frédéric Solis est un brillant avocat qui semble avoir tout pour lui, le charme, le succès, la notoriété, son entrée dans les salons les plus huppés. Cependant, sa petite amie l'a quitté depuis peu, et il est acculé par les huissiers. Des dettes se sont accumulées depuis qu'il a investi bien plus que ses économies dans un très beau Sisley. Son goût pour les impressionnistes est tout près de le mener à la ruine. Il ne fait pas très attention non plus à sa jeune assistante, Pétronille, qui n'a pourtant d'yeux que pour lui. Un notaire lui annonce un jour qu'un héritage l'attend. Mais quelle déception ! Ce qu'il découvre en fait de fortune consiste en quelques tickets d'entrée et une carte au trésor. Le jeu de piste auquel il accepte de jouer lui apportera pourtant bien plus qu'il n'y paraît...

Qu'il est bon de parfois se laisser mener par le bout du nez dans une histoire pleine de bons sentiments comme celle que nous a concocté Caroline Vermalle !! Alors, peu importe que les ficelles soient un peu grosses, l'enchaînement prévisible, et la fin attendue. A lire un tel livre, le lecteur devient tout tendre et tout sucré, effiloché tel une barbe à papa, bon et moelleux comme un chou à la pistache ou au chocolat. Etant donné qu'une telle transformation est certainement le but inavoué de l'auteure, le pari est réussi. Et puis et puis, il y a ce voyage féerique dans les jardins de Giverny et les tableaux de Monet... 
Une lecture qui éveille la gourmandise, la curiosité et l'amitié.

Editions Belfond - 19€ - 13 mars 2014

Le blog de Caroline Vermalle - Mes autres lectures de l'auteure : L'île des beaux lendemains - Nouvelles contemporaines - L'avant-dernière chance

10 octobre 2013

Brève : Alice Munro ~ prix nobel de littérature 2013

Je suis toute fière d'apprendre cette info toute fraîche aujourd'hui. Car Alice Munro est très aimée sur ce blog.

Canadienne anglophone, Alice Munro est la treizième femme du palmares, et a surtout publié des nouvelles. C'est apparemment la première fois que le genre est récompensé, il était temps.

alice munrophoto © evene

Mes lectures : Fugitives [clic]  - Un peu beaucoup pas du tout... [clic]  et j'ai encore d'autres titres d'elle sous le coude, chic.

19 septembre 2013

Top et Flop en jeunesse... ou quand mes petits lecteurs donnent un avis tranché !

mortelleadele

Top pour Mortelle Adèle qui après avoir eu son petit succès avec Poussez-vous les moches [clic] continue à bien intéresser ma grande-fille avec Un talent monstre ! Elle s'est jetée sur ce dernier tome (à peine le cartable posé) et l'a dévoré en moins de temps qu'il ne faut pour le dire... Silence total dans la maison tandis que le forfait se tramait dans sa chambre.

Dans cet opus, Adèle réussit à créer un zombie. Difficile de passer inaperçu à la maison ou à l'école avec un tel compagnon ! Il sent mauvais et ne pense qu'à manger. Elle l'a appelé Owen, et tente de faire croire à tout le monde qu'il s'agit de son correspondant en Transylvanie.

Même si sa préférence va au précédent tome - au thème plus réaliste - grande fille a beaucoup aimé retrouver cette petite chipie qui n'a pas sa langue dans sa poche. Elle assène à ses parents des "Jamais de la vie" définitifs et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Ce tome-ci est indubitablement là pour nous rappeler qu'Halloween se rapproche à grands pas et que les enfants aiment par dessus tout les trucs gluants, pas beaux, les situations cocasses, et se faire peur !! 

Editions Tourbillon - Collection Globulle - 8.95 € - 19 septembre 2013

princesse-dauphins

Flop avec Princesse des dauphins, un titre pour lequel ma grande fille avait des attentes, tant elle aime l'univers des dauphins. 

Georges Vigreux a inventé une histoire que résume ainsi la quatrième de couverture... "Cathy et Dorian suivent leur père Bernard dans son étude des dauphins au large de Cannes. Ils repèrent un groupe de dauphins qui semble parfaitement se faire comprendre des enfants. La nuit suivante, une femelle dauphin se fait enlever par des inconnus qui l'emmènent sur un yacht noir ancré près d'Antibes. En voulant délivrer l'animal, Bernard et ses enfants resteront prisonniers à bord du yacht qui lèvera l'ancre pour filer au large.
L'aventure continuera sous la mer, à la rencontre d'êtres vivants dans un vaisseau spatial immergé et qui dominent le monde animal sous-marin. Cathy et Dorian vivront toutes sortes d'aventures sous la Méditerranée avant de parvenir à leur échapper et à regagner la civilisation humaine. Mais la destinée de Cathy sera changée à jamais. De simple petite fille vivant à la surface, elle deviendra Princesse au milieu des dauphins..."

Ma grande fille a eu le sentiment de connaître la fin de l'histoire dès les premières lignes et l'intrigue n'a pas retenu son attention. Pour elle, ce fut un abandon de lecture. Je n'ai pas lu moi-même ce roman, je n'ai donc pas d'avis sur son contenu. N'hésitez pas à aller jeter un oeil sur le site du livre [par ici] et à découvrir les autres témoignages beaucoup plus enthousiastes des autres lecteurs [clic] !!

Un grand merci à l'auteur ! - Edition La Pépinière - 13€ - Août 2012

 

7 mai 2013

Contrecoup, Rachel Cusk

contrecoup"Après tout, nous sommes en plein contrecoup, en pleine seconde moisson : la vie qui n'ignore plus ce qui a précédé."

Contrecoup est l'histoire d'un divorce, ce pourrait être celui-même de Rachel Cusk, mais peu importe... Lucide sur elle même avant tout, observant à la loupe ses réactions devant cet évènement ordinaire, notre héroïne fait face et enrichit ses pensées des mythes littéraires, tente de comprendre. D'où le drame est-il donc venu ? De l'égalité voulu dans son couple qui a entraîné un mélange des genres ?
L'état de virginité dans lequel elle se retrouve tout à coup est bien étrange, son appétit disparaît, les moments comateux sont nombreux, rien n'est plus comme avant, ce qui a été n'est plus et ne reviendra pas.
Mais ses deux filles réclament son attention, ne sont pas seulement un miroir d'elle-même en miniature, comme elle se l'imaginait. La prise de conscience est douloureuse. Dans le chaos qu'est devenue sa vie, la jeune-femme tente alors de réagir...

J'ai adoré être de nouveau une lectrice de Rachel Cusk, et de nombreux éléments étaient réunis là pour me plaire : des citations à foison sur le couple et le mariage, de l'ironie, le mythe d'Antigone expliqué intelligemment (pour une fois) page 122, et même une petite fille qui se métamorphose en cerf page 89. Oui mais voilà, il m'a semblé que le tout était parfois un peu bancal, inégal, voire mystérieux, juste assez pour ne pas faire de ce livre un coup de coeur, seulement (et c'est déjà beaucoup) un réel et manifeste plaisir de lecture !

Editions de l'Olivier - 19.50€ - 4 avril 2013

Le billet de Cathulu la tentatrice 

"L'homme qui porte le tablier de chef finit sa cigarette et regagne l'intérieur. Je continue mon chemin en repensant au masque de cerf, son expression doucement farouche ; à ma fille et sa tête alourdie de bois, qu'elle tourne sur ses épaules délicates, le soulagement étrange que j'ai éprouvé de la voir masquée, cette forme animale qu'elle a revêtue, ignorante de la douleur humaine. Sous cette forme, elle pouvait courir plus vite et aussi loin qu'elle voulait pour échapper aux flèches de chasseur. Elle était libre."

30 juin 2013

Demain j'arrête, Gilles Legardinier

demainjarrete"Portez-vous bien. Aimez. Risquez. Ne renoncez jamais. Affectueusement.
Julie
PS : Ne laissez pas les chats vous convaincre que les bonnets péruviens vous vont bien."

Je commence avec ce titre une petite collection sur ce blog (très courte) avec animaux en couverture... ;)

Julie travaille dans une banque mais n'a pas la vocation - si vocation elle est sensée avoir. Vendre à tout prix aux clients des produits onéreux, quitte à les arnaquer un peu, n'est vraiment pas sa tasse de thé. Elle a pris ce job à cause de son ancien petit ami, mais comme celui-ci n'est plus dans les parages la question du "qu'est ce que je fais là" se fait donc de plus en plus pressante. De plus, dans son immeuble, son nouveau voisin, au nom rigolo de Ricardo Patatras l'intrigue beaucoup. Il semble impossible de le croiser, dans les premiers temps, comme si l'homme n'existait pas. Et puis, les rencontres s'enchaînent, l'attachement est là, douloureux puisque visiblement pas complètement partagé.
Julie est prête à toutes les extravagances pour plaire à Ric et leur donner une chance...

Je vous avais prévenu dans un post précédent que Demain j'arrête était un petit livre léger, mais il se déguste en fait bien agréablement. Je n'ai pas boudé mon plaisir du tout, assez étonnée de me trouver avec Julie dans les premières pages quelques points communs, une certaine propension à se faire des films de tout et de rien par exemple. Heureusement pour moi et pour l'histoire, elle est un personnage bien plus déluré. L'amour et l'amitié sont mis au centre de ce récit qui fonctionne comme un mille-feuille, une couche de doutes, une couche d'enthousiasme, etc...
L'écriture est fluide et fraîche. Les rebondissements en cascade font de ce roman un véritable page turner. Vous aurez certainement d'un bout à l'autre le sourire aux lèvres et peut-être en toute fin une petite larme à l'oeil. Que demander d'autre parfois à un livre ?
Une lecture spéciale valise !

Editions Pocket - 7.60 € - Avril 2013

Sylire a trouvé qu'il n'était pas pour elle - Pour l'irrégulière c'est une petite sucrerie au coeur de l'été - Et il me semble que je l'avais vu et noté chez Ptitlapin, mais où est son billet ?

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Les lectures d'Antigone ...
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  • "Tu vois, moi, j'ai des passions, les livres, ça me sauve... J'ai traversé mes temps morts avec des gens qui ont oeuvré pour ça, ceux qui ont écrit... J'ai le livre en main et c'est du carburant pour ma vie à moi..." Jeanne Benameur
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