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Les lectures d'Antigone ...
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Ardoise magique

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Ben oui, à mon tour, j'ai craqué !

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16 juin 2009

Un dieu un animal, Jérôme Ferrari

undieuunanimalDe retour par ici avec ce titre, qui vient d'obtenir le prix Landerneau,...
Il a été encensé par la blogosphère, et j'avais, moi aussi, très envie de bien l'aimer, toute contente que j'étais de l'avoir trouvé en bibliothèque.

Malheureusement, et c'est étrange, je suis restée complètement hermétique à ce roman.
Le personnage masculin, un jeune homme devenu mercenaire, à présent sorte de mort-vivant qui part en quête d'un amour passé pour tenter de continuer à vivre, m'a laissé complètement froide. Seule Magali, la jeune-fille phantasmée, a su m'intéresser un tant soit peu à ses tribulations, petites hontes et arrangements quotidiens.

Je met tout cela sur le compte de la saturation que je ressens un peu en ce moment et me dit que cette lecture maussade n'est qu'une rencontre qui n'a pas eu lieu...voilà tout.

Un petit passage m'a touché, malgré tout, celui où Magali reçoit la "bénédicition" de son père...
"Dès qu'elle a décroché son poste et qu'elle a été installée dans son appartement, son père est venu la voir. Ils ont mangé au restaurant et il lui a laissé le plaisir de payer le repas. Elle lui a fait découvrir le peu qu'elle connaissait du centre-ville et il l'a longuement interrogée sur son travail et ses perspectives de salaire. Ils sont rentrés prendre un thé chez elle et il lui a dit qu'elle avait du goût. Avant de partir, il l'a serré dans ses bras et il lui a dit, ma petite fille, je suis si fier, je suis si fier de ce que tu as fait de ta vie. Elle sentait qu'il avait les larmes aux yeux et elle a failli pleurer de joie contre lui. Plus tard, elle a pensé qu'il avait dû préparer cette phrase dès le matin et que, même s'il avait trouvé sa fille en train de faire le trottoir, il aurait eu du mal à s'empêcher de la prononcer. Mais ce n'était pas grave, au contraire, ce n'était pas seulement de la sensiblerie, c'était aussi une preuve d'amour. Il était prêt à être fier d'elle, même si sa vie ne ressemblait pas à ce qu'il avait peut-être rêvé pour elle."

bouton3 Note de lecture : 2.5/5

ISBN 978 2 7427 8108 9 - 12€ - janv 2009

Quelques lectures : Sylire, Papillon, Lily, Cathulu, ...

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29 avril 2009

Le goût des abricots secs, Gilles D. Perez

lego_tdesabricotssecsC'est bien la première fois qu'un livre m'ennuie un peu, et que je ne suis pourtant pas loin de lui trouver un charme certain. Pour vous, j'ai tenté de décortiquer mes impressions de lecture...

Tout d'abord, essayons de résumer l'intrigue du Goût des abricots secs...
Dans une résidence, abandonnée par ses autres habitants, un vieil homme et un homme plus jeune ont décidé d'ignorer les demandes d'expulsion qui fleurissent dans leur boîte aux lettres. Ils se tiennent compagnie, s'entraident, chacun dans leur appartement respectif, se souviennent du passé, de leur femmes...de ce qui les a amené ici.

Dans le roman de Gilles D.Perez, il y a une atmosphère bien définie, des personnages plutôt attachants et une histoire qui se tient finalement cahin-caha d'un bout à l'autre du roman sans trop quitter sa ligne de récit... Mais pourquoi ai-je donc trouvé à l'intrigue si peu d'intérêt ? Peut-être parce que chaque tableau d'écriture m'a semblé nimbé d'un brouillard dense, bien difficile à percer... Peut-être parce que chaque tranche d'histoire se succédant l'une à l'autre dans un flou apparent, je n'ai plus su à un moment donné qui était qui, et où, et que le jeu de piste entre le présent et le passé du narrateur a fini par me lasser...c'est possible. Et pourtant, pourtant, de bien jolis moments ont retenu mon attention, des douceurs, des pauses rêveuses, des morceaux de musique, des étreintes amoureuses pudiques... Alors ?Voilà donc au final un roman que je qualifierais de poétique, d'un peu étrange, mais de subtil...à lire avec une curiosité soutenue !!

"C'était un rituel quotidien, celui des fruits secs, qui se déroulait aux alentours de cinq heures de l'après-midi, juste avant sa partie de rami, devant la porte d'entrée de la maison. Jusqu'à ce qu'un soir, contrairement à ses habitudes, il me tende un abricot, sec évidemment. Je me souviens, enfin je crois me souvenir, mais peut-être ma grand-mère me l'a raconté tant de fois que tout se brouille dans mon esprit, bref, lorsque j'ai vu cet abricot, je me suis mise à pleurer, et mes pleurs ont redoublé lorsque mon gran-père en avalé un - je me suis littéralement effondrée en larmes -, et lorsqu'il a voulu que j'y goûte à mon tour, je me suis mise à hurler... Je ne sais pas d'où me venait ce dégoût des abricots secs, je n'en avais jamais vu auparavant, mais j'en ai eu une peur panique, de cette peau toute ridée, toute rabougrie, qui ressemblait si peu à quelque chose de mangeable que je ne comprenais pas comment l'on pouvait mettre ça dans sa bouche et surtout vouloir que sa petite-fille, pourtant si sage, si gentille, si polie, mette ça dans la sienne..."

bouton3 Note de lecture : 3/5

ISBN 978 2 8415 6901 4 - 10€ - 01/08

Lu dans le cadre du  prix_biblioblog_2009 - La lecture de Dda sur le site

Clarabel le décrit très bien, comme un roman d'atmosphère... - Je l'avais, comme elle, noté chez Tatiana -Les buveurs d'encre confirment, c'est un roman qui demande qu'on prenne le temps de le savourer

20 août 2008

De retour...

...parmi vous !!!

Mariage en pleine campagne, vacances en famille au bord de la mer, et voici déjà la rentrée qui se profile, bien vite.

Alors, ne pas oublier pas les fondamentaux, garder en mémoire les heures différentes, loin du quotidien, des habitudes. Ne pas oublier pas de rester soi-même, encore un peu, le nez au vent...

elle2009

Dans les semaines qui suivent (à partir du 26 août, pour être exacte), vous trouverez ici mes lectures pour le "Grand Prix des lectrices Elle 2009". J'ai en effet appris avec plaisir au printemps que j'avais été sélectionnée pour faire partie du Jury, quelle chance !! J'ai préféré attendre la date limite d'envoi des commentaires avant de vous donner mon avis sur les titres lus, d'où la rareté de mes billets en juillet. Il est en fait assez étrange de lire autant de livres non choisis, de qualités inégales, avec des thèmes si différents, qui ne m'intéressent pas forcément d'odinaire... Enfin, se faire bousculer a du bon. Mais justement dans cette première sélection reçue fin juin, il y a du bon et du moins bon. Vous verrez...

Et puis, vous trouverez encore la déclinaison de l'abécédaire d'admiration commencé au début des vacances d'été, peu de textes malheureusement (serais-je en panne d'écriture ?) et mes bricoles ordinaires (poèmes, citations, musique, DVD, etc...), si cela vous convient... ?!

Ouf ! Je suis heureuse d'être partie, mais heureuse d'être revenue aussi !!!

1 mai 2009

Une petite pause...

femmelivre_t_...se révèle nécessaire en ce début de mois de mai. Il n'y aura pas de billet ici pour le blogoclub aujourd'hui. Je n'ai pas réussi à me procurer le Carlos Fuentes, et je n'étais pas certaine finalement d'avoir réellement envie de le lire.

J'éprouve aussi parfois le besoin de me recentrer, d'éviter l'overdose du net, de prendre mon temps, de laisser filer mes rêves et ma vie, à son rythme naturel.

Ce ne sera affaire que de quelques jours (je reste disponible sur ma messagerie)...à très bientôt !!

Et bon 1er mai à tous !!!

5 avril 2009

Clair de lune, Jeffery Deaver

clair_de_luneUn tueur en série semble sévir dans New-York, un tueur qui se surnomme lui-même l'Horloger. Déjà, deux meurtres affreux ont eu lieu. Sur chaque scène de crime, on retrouve des victimes sacrifiées lentement, et la même pendule au cadran étrange, affublée d'une face de lune dérangeante. Linclon Rhyme est chargé de l'enquête, assisté d'Amélia Sachs, sa partenaire et compagne. Mais cette dernière tente d'élucider par ailleurs un suicide troublant qui pourrait mettre en cause des policiers ripoux. Son attention est donc partagée entre les deux affaires, au détriment de l'enquête en cours, ou de sa carrière ?

La simplicité n'est pas de mise dans ce thriller. Je me suis pourtant tout d'abord sentie en terrain connu, heureuse de lire ce livre, pas très surprise cependant par la narration mais plutôt contente de me laisser ainsi bercer par des personnages plutôt bien campés et décrits. Et puis, tout à coup, l'intrigue s'emballe et le récit nous décoche coups de théâtre sur coups de théâtre, à un rythme effréné qui m'a complètement perdue et laissée sur le côté. Des personnages attachants disparaissent, d'autres reviennent et s'installent sans raison. J'ai eu finalement du mal et pas très envie de croire au montage machiavélique que l'auteur tentait de me vendre. Dommage, car j'étais presque conquise.

bouton3 Note de lecture : 3/5

Un titre lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices BOOKPAGES 2009
Catégorie Policiers

ISBN 978 2 84893 056 5 - 22.50 € - 10/2008

Le site de l'auteur www.jefferydeaver.com

La lecture d'Annie -

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30 juillet 2008

E comme...

lettre_e... Annie Ernaux.

J'ai lu La place lorsque j'étais étudiante et ce livre là, dans ce contexte là, la_placea retenti pour moi de multiples résonnances. J'ai aimé cette écriture qui me semblait nouvelle à l'époque, qui ne se voilait pas la face, et qui parlait des sentiments sans fausse pudeur, avec sincérité.

Dans ce "roman", Annie Ernaux parle de la vie et de la mort de son père, de la simplicité de ses propres origines, de la honte, de l'incompréhension, de l'écart qu'ont pu creuser entre eux ses études universitaires et son entrée dans un monde un peu plus bourgeois. Un récit touchant.

"Depuis peu, je sais que le roman est impossible. Pour rendre compte d'une vie soumise à la nécessité, je n'ai pas le droit de prendre d'abord le parti de l'art, ni de chercher à faire quelque chose de "passionnant", ou d'"émouvant". Je rassemblerai les paroles, les gestes, les goûts de mon père, les faits marquants de sa vie, tous les signes objectifs d'une existence que j'ai aussi partagée.
Aucune poésie du souvenir, pas de dérision jubilante. L'écriture plate me vient naturellement, celle-là même que j'utilisais en écrivant autrefois à mes parents pour leur dire les nouvelles essentielles."

Et vous, à quel auteur pensez-vous ? Comme d'habitude, vos réponses en images ci-dessous et en commentaires !! Merci beaucoup et bon mercredi !!!!!

   

    ...

30 novembre 2008

Papa est en haut

gad_elmaleh_papa_est_en_haut_theatre_fiche_spectacle_uneVu ce DVD, pour s'esclaffer un peu, durant un mois de Novembre bien grisonnant...pari réussi, je me suis esclaffée !!

Je ne connais pas grand chose de l'homme, mais j'apprécie son humour sur scène, son intelligence, sa manière fine d'amener le rire, son sourire éclatant de blancheur et de dents, l'attente que je sens chez lui du retour de la salle en écho, cette hilarité qui rassure forcément... Et puis, il bouge bien, on ne peut le nier, il serait presque sexy. Ses sketches donnent le sentiment qu'il vit une vie qui nous ressemble...

Un petit regret peut-être... l'aspect décousu du spectacle...cette succession de petites réflexions sans liens évidents entre elles... Mais ne le dénions pas, Gad a de la classe, Gad est drôle, et je l'aime bien, c'est certain.

Interview + extraits :

30 septembre 2008

Ténébreuses, Karin Alvtegen

t_n_breusesGerda Persson est morte. Elle avait quatre-vingt douze ans. Marianne Folkesson, employée municipale, est chargée de fouiller son appartement à la recherche d'indices permettant de joindre d'éventuels proches.
Dans le congélateur de la vieille femme, elle découvre des romans, ceux d'un écrivain célèbre, Axel Ragnerfeldt, consacré autrefois par un prix Nobel de littérature. Les exemplaires dédicacés sont sauvagement et étrangement saccagés...

J'ai commencé cette lecture, la mâchoire contractée, encore une fois gênée par le style que semblent avoir adopté les romans policiers suédois - une écriture hachée presque maladroite - et par cette manière étrange de nous laisser en plan au détour d'un paragraphe. Et puis, je me suis laissée entraîner dans une histoire bien ficelée, attendrie par les personnages, avide de savoir pourquoi Gerda Persson, ancienne domestique d'Axel Ragnerfeldt, semblait haïr son ancien patron, qu'était devenu ce petit garçon abandonné dont on nous parle en tout début de roman, si Jan-Erik, fils de l'homme célèbre, allait survivre à tant d'affreuses révélations... Quelques "réflexions sur l'écriture" plus tard, je me suis retrouvée au final heureuse d'avoir lu ce livre et horrifiée par les rebondissements qu'une simple "nuit d'amour" peut provoquer !!

Un extrait...
"Une fois les formulaires remplis et Solveig partie, Marianne demeura debout à la fenêtre du salon. Elle contemplait la vue qui avait été celle de Gerda Persson. Un arbre, un carré d'herbe, plus loin un immeuble gris-vert. Derrière les fenêtres se déroulaient des vies mystérieuses. Tout ce dont elle avait besoin maintenant se trouvait dans sa sacoche. Si aucun membre de la famille ne se faisait connaître après la parution de l'annonce du décès, elle irait consulter les registres de la commune et de l'église. Et utiliserait le répertoire téléphonique. Elle comptait tout faire pour honorer la mémoire de Gerda Persson lors de son enterrement. Son véritable travail commençait maintenant. La quête du passé de Gerda Persson.
Mais elle avait déjà trouvé un nom.
Axel Ragnerfeldt."

bouton3 Note de lecture : 3/5

Un titre lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices BOOKPAGES 2009
Catégorie Policiers

ISBN 978 2 259 20744 7 - 20 € - Février 2008

Annie l'a lu, pour ELLE, ce fut un coup de coeur !
Cuné a beaucoup aimé et en parle avec beaucoup d'humour/pertinence comme d'habitude !
la lecture d'Anna Blume, et celle d'Amanda, également lectrices pour ELLE

16 janvier 2009

L comme...

...Alison Lurie et David Lodge.

Ces deux personnages sont des auteurs, compagnons d'abécédaire, dont j'ai découvert simultanément les oeuvres aux éditions Rivages, il y a de cela quelques temps déjà... Je ne pouvais raisonnablement pas les séparer ici et aujourd'hui dans cette énumération d'admiration.
Ils étaient très à la mode en librairie, au début des années 90. Il y avait quelque chose chez eux pour les lecteurs que nous étions de différent, d'inattendu , de nouveau. Vous vous en souvenez peut-être...
J'ai aimé, beaucoup, ces atmosphères universitaires, traitées avec humour, ces visions sarcastiques de la société américaine, ces belles couvertures colorées... Ce sont des auteurs que je ne lis plus vraiment actuellement mais ils m'ont accompagnée longtemps.

Couverture Couverture Couverture Couverture  Couverture

Et vous, à quel auteur songez-vous donc pour cette lettre L ?
 

 

     

13 octobre 2008

Nos séparations, David Foenkinos

foenkinos

"Je pense à Iris qui fut importante tout de même, à Emilie aussi, à Céline bien sûr, et puis d'autres prénoms dans d'autres pénombres, mais c'est Alice, toujours Alice qui est là, immuable, avec encore des rires au-dessus de nos têtes, comme si le premier amour était une condamnation à perpétuité." (extrait cité en quatrième de couverture)

Alice et Fritz se rencontrent, se quittent, se retrouvent, Fritz trompe Alice, Alice le quitte, ils vivent leurs vies, séparément puis à nouveau, se retrouvent...

Une grande première partie de ce septième roman de David Foenkinos (auteur du Potentiel érotique de ma femme) m'a semblé rempli de poncifs, un couple, un adultère, des préoccupations de trentenaires gâtés... Et puis, tout à coup, au beau milieu de l'ouvrage, le récit prend un second souffle et devient intéressant, un brin surréaliste, Fritz se découvre une vocation de vendeur de cravates et sillonne la Bretagne, devient un personnage de roman.

Mais commençons par le début... Alice et Fritz s'aiment mais passent leur vie à se séparer. Lui, est salarié chez Larousse. Elle, a des parents conservateurs. Les collègues, les amis, la famille les diviseront régulièrement. Les évènements se vivent du point de vue du jeune-homme (il n'est d'ailleurs pas toujours évident d'éprouver de la sympathie pour ses frasques, mais le personnage est attachant) et se prolongent dans le temps. Alice est à peine décrite, elle ne semble être qu'une poupée un peu superficielle et ne prend de la profondeur qu'en fin de roman.
De beaux seconds rôles, quelques anecdotes croustillantes...je suis ressortie de cette lecture partagée entre enthousiasme et déception, ce qui ne m'arrive pas souvent. Je vous laisse donc vous faire éventuellement votre propre idée à votre tour !!

bouton3 Note de lecture : 3/5

ISBN 978 2 07 012225 7 - 16€ - 10/08

Un grand merci à Nicolas de chez AuteursTV !!


David Foenkinos
par auteursTV

7 décembre 2008

Un conte de Noël...

uncontedenoel

...certes ! Mais attention, point ici de bons sentiments, ni de père Noël d'ailleurs (pas vu) ! Ames sensibles en quête de sucreries et de trève des confiseurs, prière de s'abstenir ! Ouste !

L'histoire ?
Au tout départ, il y a bien longtemps, Abel et Junon eurent deux enfants, Joseph et Elizabeth.
Atteint d'une maladie rare, Joseph, alors âgé de sept ans, attend de recevoir une greffe de moelle osseuse mais aucun des membres de la famille n'est à l'époque compatible. Les parents décident donc de concevoir un troisième enfant, un enfant-médicament, Henri, qui s'avèrera également non compatible... Le petit Joseph décède finalement. Puis, un quatrième enfant voit le jour, Ivan, et la famille reprend une vie normale...
Ce sont les enfants devenus adultes que nous retrouvons dans ce conte familial, des enfants qui se déchirent. A la veille de Noël, c'est au tour de Junon, la mère, d'être atteinte d'un cancer, et d'attendre une greffe de moelle osseuse. Mais qui sera le donneur ?

Ce "conte de Noël" est bien dérangeant, mais ce qu'il est excellent !! On en ressort avec le sentiment d'avoir vu quelque chose de "grand", de fouillé et de complet, sans trop savoir véritablement pourquoi, on y a pris du plaisir voilà tout.
Les acteurs sont très bons, mais on s'en doutait un peu, au vu du casting remarquable (Mathieu Amalric, exceptionnel !), le scénario riche n'est pas unilatéral (ce qui est toujours agréable) et les dialogues valent le détour (d'abord choqué par la sincérité et la brutalité des propos, on en vient presque à se dire que l'on devrait peut-être se parler comme cela, plus franchement, plus souvent). A ne pas râter !! Parions que vous passerez également un très bon moment !!


Un conte de Noël

13 janvier 2012

La fabrique à lire est en panne

jo-ann-kemmerling-reading-a-book-while-taking-bath-nina-leen-1954... m'enfin, elle est surtout un peu fatiguée. Et les soirs de cette semaine, elle a préféré papillonner béatement des yeux devant l'écran de TV plutôt que d'ouvrir un livre. Je sais, c'est nul.
Où va-t-on, hein, si même les blogueuses littéraires perdent l'attrait des pages ?

Mais ce blog n'est pas vraiment en pause, ne vous en faites pas, juste au ralenti. Il entend bien que sa pilote reprenne très vite le commandement de son espace. Bon, déjà que à peine l'attention détournée, canalblog profite de ses absences pour changer sans prévenir son environnement backstage (j'aimais bien le vert écolo d'avant moi !!). 

Quelques nouvelles tout de même...
Demain soir, j'ai rendez-vous avec Jacques Gamblin pour un spectacle alliant jazz et théâtre, tout un programme.
Et dimanche, si tout va bien, nous allons voir La Colline aux coquelicots, en famille. Vous l'avez vu vous ?

J'espère avec tout cela avoir le temps de me reposer et de lire (je vous passe bien entendu sous silence toutes les activités bassement matérielles que requièrent par ailleurs la vie de famille, même si repasser permet aux enfants de coller leurs perles Hama, ce qui rend malgré tout l'instant assez fun).

Bon week-end !!

 

 

5 novembre 2008

Dans de la lecture

Cliquez sur l'image ci-contre et entrez dans un monde où règne la poésie...un monde sans fin. dansdelalecture

Le site de la bibliothèque de St-Herblain (44) abrite un drôle d'objet, qui permet de lire des poèmes de manière aléatoire, de naviguer de l'un à l'autre au gré de ses envies, d'en imprimer certains.

Bonne découverte, et bon voyage !

8 novembre 2008

PS I love you

psiloveyouHolly et Jerry se disputent, s'aiment, ont des projets, des désirs à réaliser, un avenir. Mais la vie en ayant décidé autrement, Jerry disparaît, victime d'une tumeur au cerveau. Holly est anéantie et se terre dans leur appartement, jusqu'à ce qu'un beau soir un gâteau d'anniversaire vienne lui délivrer un message d'outre-tombe, sous la forme d'un petit magnétophone enrubanné...

Vous pensez sans doute, comme je le croyais moi-même, que ce film ne peut être qu'une comédie dramatique pendant laquelle il est éventuellement bon d'avoir ses mouchoirs à portée de main. Et bien, vous vous tromperiez grandement, car voilà quelques temps que je n'avais autant ri en visionnant un DVD !! Cette histoire est pourtant bien l'histoire d'un deuil, mais d'un deuil dont tout un groupe d'amis, d'intimes, cherche à sortir une jeune femme perdue. Quelques moments cocasses, drôles, tendres...et l'on sort de cette comédie légère avec un peu plus d'espoir en la vie !! C'est toujours bon à prendre, non ? Allez-y, sans a-priori !

P.S. I Love You - Hilary Swank


P.S I Love You - Bande Annonce (VF)

10 novembre 2008

OH, Roméo...Merete Pryds Helle

OHROMEO

Laissez-moi vous parler de Juliette et de Roméo...au Danemark.

Juliette n'est pas une jeune fille de 16 ans, mais une jeune femme un peu ronde, célibataire, trentenaire, étudiante en médecine légale. Roméo est chauffeur de taxi, d'origine iranienne, il rêve de devenir médecin. Tous deux souhaiteraient échapper aux traditions et excès familiaux. Le père de Juliette milite pour un groupe d'extrême droite et le père de Roméo s'accroche à de pensantes traditions. Rien ne les disposait à se rencontrer et pourtant ils se rencontrent et s'aiment.

J'aime particulièrement que l'on revisite les tragédies et mythes, surtout lorsque c'est réussi, et c'est ici le cas, du moins de mon point de vue.
Alors, effectivement, notre Bridget Jones de Juliette peut sembler "too much" et le style de l'ensemble trop léger mais, pour une fois, je n'ai pas boudé mon plaisir. L'alchimie fonctionne. Les ingrédients sont là, transformés, l'amour, le conflit entre cousin et frère, la place, le balcon, le poison. J'ai retrouvé dans ce roman, qui me réconcilie un peu avec les auteurs danois, le même décalage présent dans le film "Roméo + Juliette" sorti en 1997, la jeunesse et le beau minois de Léonardi Di Caprio en moins. Un petit roman distrayant à découvrir, chez Gaïa, dont j'aime décidément les pages roses !

Un extrait...
"De son balcon Juliette scrute la place Sankt Hans. Il est six heures et, sur la cuisinière, un poulet mijote dans une sauce au vin blanc et poivrons verts. Sur le Kölnkoncert de Keith Jarrett qu'elle ne se lasse pas d'écouter, elle a dressé la table et allumé les bougies. Roméo a envoyé un SMS : il arrive. Elle a enfilé un pull en laine sur sa robe d'été vert tendre et a monté le chauffage. Son coeur bat la chamade. La lenteur obstinée des secondes lui est insupportable. Roméo n'est encore qu'en chemin, mais elle se sent déjà remplie de lui."

bouton3 Note de lecture : 4/5

ISBN 978 2 84720 126 0 -19€ - 09/08

Et un très large extrait de Roméo + Juliette, rien que pour vous...

Un grand merci à Clarabel pour le prêt !
Pour Cathulu, c'est une déception...mince.

29 octobre 2008

Réflexions sur le livre numérique

160livresJe viens de recevoir cette publicité, via ma boîte mail, et je ne peux m'empêcher de mettre le doigt sur le malaise que provoque chez moi la version dématérialisée des romans...
Est-ce donc cela l'avenir du livre ? Oui, sans doute, puisqu'on nous le dit.
Alors, pourquoi ce malaise ?
Suis-je prête à me débarrasser de l'odeur du papier, du froissement des pages, de la douceur des couvertures brillantes ? Pour des essais, des ouvrages de références, oui, peut-être. Pour des romans, non, non je ne crois pas.
Et pourtant, je tiens un blog, sur lequel j'écris, donc je dématérialise moi aussi. Alors, pourquoi ce malaise ? Suis-je donc si pleine de contradictions ?

J'aimerais beaucoup connaître votre avis de lecteurs et de lectrices sur le sujet. Pour votre part, avez-vous déjà succombé à l'idée ?

(image fnac.com) Pour accéder au site,et au coeur du problème, cliquer sur l'image.

29 octobre 2008

Parce que les loups sont forcément gros...

...lorsqu'ils naissent de notre imagination.

unloupgroscomme_a

Un joli rideau à fleurs, un petit garçon effrayé, une maman à l'écoute, quelques volets à soulever, et voici typiquement le type d'album qui remporte un franc succès chez mes deux zouzous.

"J'ai peur", dit Hector.
"Qu'est-ce qui te fait peur ?" demande Maman.
"Le rideau !"
"Ah bon ! Il y a quelque chose derrière le rideau ?"
"Oui, un loup !" dit Hector.

Mais attention, les petits garçons savent y faire pour les effrayer. "Il faut crier plus fort que lui". Maman est impressionnée. Le loup parti, il est temps de se mettre au lit.

"Maman, tu me racontes une histoire ?"
"Oui, laquelle veux-tu ?"
"Une histoire de loups !"

Personnellement, j'adore la dégaine un peu rétro de cette maman là. Un joli petit album !!

ISBN 2 211 078 01 X - 11€ - 2005 - Un loup gros comme ça, Nathalie Louis-Lucas et Kristien Aertssen

14 octobre 2008

H comme ...

...Peter Handke et sa femme gauchère.

lafemmegauch_re                     lettre_h

Peu d'auteurs lus intégralement dans cette lettre là... Homère, Nancy Huston et quelques autres... J'ai choisi ce titre plus particulièrement car "la femme gauchère" est exactement le genre de livres que j'aimerais savoir écrire.

Un petit morceau de la quatrième de couverture...
"Sans raison", sous le coup d'une illumination qu'elle n'expliquera pas, la femme de ce récit demande à son mari de s'en aller, de la laisser seule avec son fils de huit ans. La voici désormais "libre", bien que le mot, trop grand, trop précis, ne soit pas prononcé, ni pensé peut-être."

Un passage...
"Chez elle la femme se tint devant le miroir et se regarda longtemps dans les yeux ; non pour se regarder,  mais comme si cela était une possibilité de réfléchir en paix sur soi-même.
Elle commença à parler à haute voix : "Pensez ce que vous voudrez. Plus vous croirez pouvoir parler de moi, plus je serai libre à votre égard. Parfois, il me semble que ce qu'on apprend de neuf sur les gens n'a déjà plus de valeur. A l'avenir, si quelqu'un m'explique comment je suis - et fût-ce pour me flatter ou me rendre plus forte -, je n'admettrai plus une telle insolence." Elle étendit le bras, un trou se découvrit dans le pull-over sous une aisselle ; elle y glissa un doigt."

Encore une fois, cette question : à quel auteur vous fait penser cette lettre H ? Les réponses en commentaire et en images ci-dessous (merci à vous !!) :

       

   

    ...

11 octobre 2008

Remember me, Claire Delannoy

remembermeAna ne sait plus qui elle est. De Paris au Québec puis à la Californie elle cherche désespérément à renouer les fils improbables du souvenir, du présent et de l'identité. Ce qu'elle pressent, c'est que son passé n'est pas des plus recommandables. Ses voyages fréquents, son corps tatoué, les réminiscences qui la traversent, la peur qui est en elle ne présagent rien de bon. (extrait de la quatrième de couverture)

Ana nage dans une réalité floue. Elle côtoie son quotidien, en quête de souvenirs, mais ne se souvient de rien. Des inconnus la reconnaissent, l'interpellent, elle se sauve. J'ai eu beaucoup de mal à comprendre la raison du mutisme de ce personnage au tout départ du récit, l'intérêt de n'avouer à personne sa perte de mémoire... Puis les souvenirs émergent, les aveux aussi, les trahisons et les perversions, et le récit prend de la consistance, trop tardivement peut-être ? Entre boîtes de nuit (le fameux Remember me), médias, monde de la nuit, organisations humanitaires et vrai/faux amis, Claire Delannoy nous plonge dans un univers aux contours bien indécis.
Malgré une écriture très belle, et malgré de jolis moments, ce court roman m'a laissé, un peu, sur le bord de la route...chiffonnée !

Un extrait...
"Elle nage une dernière fois jusqu'à l'île au beau milieu du lac, elle sait maintenant comment l'aborder, éviter les sangsues qui se nichent dans la glaise, l'eau est boueuse et douce à la peau, elle s'assoit sur un rocher bien plat et absorbe le paysage, sa gravité, son silence. Elle s'est laissée aller, ce que dit Henry, ne pas toujours retenir et brider, s'abandonner puis se reprendre. Elle a recouvré toutes ses capacités, tout ce qui était endommagé, et cette mémoire en creux dont elle appréhende tout surgissement, elle doit apprendre à en éviter les débords, la panique que provoque chaque visualisation. Bloquer tout ressouvenir, tout ce qui s'apparente à une forme de transe. Ne pas couler dans la séduction de l'image, son extraordinaire présence. C'est une attirance prodigieuse et maléfique à quoi il faut résister."

bouton3 Note de lecture : 3/5

ISBN : 978 2 7561 0142 2 - 16€ - septembre 2008

La lecture de Clarabel, qui a beaucoup aimé, qui en parle avec plus d'enthousiasme que moi, et me l'a prêté, merci !!!

25 mars 2008

Page 94...

...du numéro d'avril de MuzeMUZE, il y a ça :

(petit texte déjà publié sur ce blog)

Point presse

Mon regard.
Planté dans le sien.
Ses yeux qui s’affolent.
Notre conversation, anodine.
Gestes du quotidien.

Elle vient, presque tous les jours, parfois seule, parfois accompagnée de ses deux enfants. Elle achète le journal. J’aime faire tinter les pièces de sa monnaie dans sa main tendue, contempler son visage paisible. J’aime la retenir, pour quelques mots, à peine une conversation. Je déteste quand un fâcheux m’empêche de la servir, quand un autre que moi lui rend son sourire.

Elle vient, presque tous les jours, et je me suis habitué à sa présence, à ce quelque chose qui traverse, en filigrane, la texture de nos phrases. Hier, il pleuvait. Elle était là, avec une amie. Elles discutaient dans la file d’attente. Je voyais ses mains s’agiter au rythme de ses lèvres. Le point presse était bondé, les badauds étant venus chercher refuge entre nos murs. Leurs manteaux dégoulinaient sur les couvertures glacées des magazines TV.

Elle vient, presque tous les jours. Hier, j’ai tenu son regard, un peu plus longtemps que d’habitude. Elle a tenu le mien, tout en souriant à son amie. J’ai entendu tous les mots qui sortaient de sa bouche : « Demain, nous partons. Le camion sera plein. Les enfants sont ravis de déménager. » Je lui ai rendu son journal, affreusement froissé, mon numéro de téléphone inscrit en bas de la première page. Elle n’avait rien vu. J’ai regardé son imperméable disparaître au coin de la rue.

(Rubrique Post-scriptum - Ecrits et chuchotements...)

Le texte ci-dessus a donc été publié dans la rubrique "lecteurs" de cette revue que j'affectionne particulièrement. Quelle n'a pas été ma surprise en ouvrant mon numéro d'avril ce soir, en rentrant du travail !! Je l'avais reçu ce matin au courrier. Je savais depuis octobre ou novembre dernier que mon texte était retenu mais je dois vous avouer que je n'y croyais plus... Ce n'est pas grand chose, mais je suis plutôt contente !!

Pour être publié(e) dans Muze : adressez vos courriers à Muze/Rubrique Courrier,3-5, rue Bayard/75008 Paris ou adressez un courrier électronique à l'adresse suivante : muze@bayard-presse.com

24 avril 2008

La cité des fleurs fanées, Eric Dejaeger

CFFVoici un livre pour adolescents que m'a prêté Co Errante.

Il est amusant que je sois rentrée dans cette lecture juste après avoir refermé Nous sommes cruels de Camille de Peretti. En effet, même s'il n'est aucunement question ici de Liaisons dangereuses, le livre part du même principe : échanges de mails, chats, extraits de journaux, SMS, conversations entre étudiants (ici collégiens en classe de troisième)...
La cité des fleurs fanées nous raconte une année scolaire dans un collège de Belgique, entre bagarres, amour, religion, liberté et adolescence. Personne ne sort indemne des évènements qui vont surgir brutalement dans la vie des protagonistes, profs compris. Malgré les désirs de "bien faire", il sera difficile d'empêcher Faktorye de suivre son destin, les exclusions de se produire et les amours d'être contrariées...

"Hermeline fait la bise à Fausto, Ishak et Bert. Comme chaque jour d'école, ils se retrouvent au carrefour de la rue des Roses et de la rue des Dahlias. De là, ils partent ensemble vers l'arrêt de bus de la rue des Géraniums. Fausto, qui a fait du latin, l'appelle la rue des Gérania. Quant à Bert qui se passionne pour les jeux de mots, il parle de la rue des Géranifemmes. Parce que "fleur" est du genre féminin, se justifie-t-il. Les quatre forment un groupe soudé depuis l'école primaire. Monsieur Daniel, leur instituteur de quatrième année, leur disait souvent : "Il ne vous manque qu'un chien pour devenir le nouveau Club des Cinq !" L'an dernier, le groupe a éclaté à cause des choix d'option : Hermeline et Bert en Art, Fausto en Latin et Ishak en Sciences Economiques. Mais en dehors des heures de cours, ils restent inséparables."

J'ai fait la connaissance de l'auteur, Eric Dejaeger, lors de la grand heure du feu site "Fulgures.com" et j'avais déjà lu de lui Contes de la poésie ordinaire. Moi qui ne lit jamais de romans pour adolescents, j'ai été heureusement surprise par la qualité de celui-ci, je n'en ai d'ailleurs fait qu'une bouchée. Je l'ai terminé tout en préparant le repas pour mes enfants, ce qui est hautement risqué (piètre cuisinière que je suis !!)

La lecture de Cuné (qui l'a lu dans l'ancienne édition).

Les éditions Mijade

Ce titre convient aux plus de 13 ans.

20 avril 2008

Jindabyne

jindabyne

Jindabyne est le nom d'une petite ville au fin fond de l'Australie, là où la pauvreté de la vie se mélange à la rudesse du climat.
Parti avec son groupe d'ami pour une randonnée de pêche, un homme découvre le cadavre d'une jeune femme aborigène flottant dans une rivière. Les randonneurs sont sous le choc mais décident pourtant, étrangement, de ne pas rentrer tout de suite et de poursuivre leur partie de pêche. Une attitude qui met le feu aux poudres dans la communauté aborigène et attise les conflits de couple au sein des familles. Ne restera plus aux coupables qu'à rechercher le pardon...

Adapté de la nouvelle de Raymond Carver, "Tans d'eau si près de la maison", ce film plonge le spectateur dans une ambiance tendue. Les paysages filmés en plan large, magnifiques et rudes, contrastent avec les personnages tourmentés qui vivent ce drame, refermés sur eux-mêmes, ruminant chacun à leur tour douleurs et secrets, entre culpabilité et désir de bien faire. Il y a la communauté aborigène et ses rites funéraires particuliers, touchants, et ces enfants, également, aux rêves trop grands et trop sérieux, qui tentent d’apprivoiser la mort et ne cessent de la  frôler... Un moment de qualité, qui mêle images sublimes, thriller psychologique, intimité et respect. A découvrir !

 

Vous pouvez retrouver la nouvelle de Raymond Carver qui a inspiré le film ci-dessus dans ce recueil-ci Parlez moi d'amour.
Et j'en
profite pour vous recommander chaudement la lecture de ce poche et de cet auteur que j'aime particulièrement !!

16 avril 2008

Belle Margot (Un conte d'été par Eric Rohmer)

margotDes envies de mer, d'été, de nonchalance...et de vous parler de ce film que j'affectionne particulièrement...
Oh, et puis non...voici juste quelques paroles tronquées de
Santiano (Hugues Aufray) et un extrait...pour simplement vous en suggérer l'ambiance...

C'est un fameux trois-mâts fin comme un oiseau.
Hisse et ho, Santiano !
Dix huit nœuds, quatre cent tonneaux :
Je suis fier d'y être matelot.

Je pars pour de longs mois en laissant Margot.
Hisse et ho, Santiano !
D'y penser j'avais le cœur gros
En doublant les feux de Saint-Malo.

On prétend que là-bas l'argent coule à flots.
Hisse et ho, Santiano !
On trouve l'or au fond des ruisseaux.
J'en ramènerai plusieurs lingots.

Un jour, je reviendrai chargé de cadeaux.
Hisse et ho, Santiano !
Au pays, j'irai voir Margot.
A son doigt, je passerai l'anneau.

13 avril 2008

Filaplömb

En cliquant de lien en lien, je suis tombée sur ce site éditeur très joli
(cliquer sur l'animation ci-dessous pour parcourir le site et compulser le catalogue):

Les petits livres qu'on emporte pour qu'ils vous emportent
Recommandé par des Influenceurs

Filaplömb édite des nouvelles courtes, 8 références à ce jour, et donne aux lecteurs la possibilité de donner leur avis de lecture directement sur leur site.

La curiosité aidant, et comme j'aime particulièrement les nouvelles et tout ce qui peut les mettre en lumière, j'ai acheté le titre Florence de Jean-Louis Ruffel, pour essayer :

Le résumé : Le narrateur suit une femme dans une chambre d'hôtel, entre attirance et répulsion...mais rien ne se déroulera comme prévu.RuffelFlorence

Cette courte nouvelle qui se termine dans l'étrange (je laisse le suspens) n'était pas tout à fait ce à quoi je m'attendais... Je pense que je me suis laissée influencer par l'image de couverture un brin angélique que vous pouvez contempler ci-contre, mais je ne suis pas pour autant déçue par mon initiative car l'écriture de Jean-Louis Ruffel est belle.
Le petit ouvrage est de qualité, avec une mise en page jolie et une typo agréable. Ce serait donc franchement dommage de ne pas se laisser tenter par un autre titre de cette collection !!!

Un extrait : "Elle s'était assise sur le bord du lit, les yeux tournés vers la fenêtre sans rideau. Il se dirigea vers le lavabo. Il ouvrit le robinet. L'eau se mit à couler violemment à grands jets bruyants et saccadés. Dans le miroir jauni, il voyait le visage de Florence de biais, son buste un peu voûté et la pointe d'un sein. Elle ressemblait à l'un de ces mannequins de plastique dont on a ôté les vêtements et que l'on voit, après les fêtes, aux vitrines dévastées des grands magasins."

Vous pouvez suivre plus précisément la vie de cette petite maison d'édition sur leur blog : http://filaplomb.blog.20minutes.fr/

Chaque nouvelle est au prix de 4.20 € (port compris), et peut aussi s'acheter par correspondance (toutes les explications à la fin du post ici).

11 avril 2008

Une fois n'est pas coutume...

brin_d_herbe...je ne vais pas répondre à vos commentaires ce soir.
Un peu de fatigue, un peu de cafard aussi, car ma vie familiale évolue au fil de certains changements de travail (M Antigone pour ne pas le citer). Certaines habitudes agréables sont remises en question pour moi (sorties littéraires et sorties tout court).
Il y a ce que je voudrais pouvoir faire toujours, et que je ne suis pas certaine de pouvoir faire encore dans les mois qui viennent... Juste un petit coup de blues (ça arrive !), mais rien de changé pour ce blog, il reste une de mes priorités personnelles. Bises et à demain (tout ira mieux) !!!

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Les lectures d'Antigone ...
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  • "Tu vois, moi, j'ai des passions, les livres, ça me sauve... J'ai traversé mes temps morts avec des gens qui ont oeuvré pour ça, ceux qui ont écrit... J'ai le livre en main et c'est du carburant pour ma vie à moi..." Jeanne Benameur
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