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Les lectures d'Antigone ...
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Ben oui, à mon tour, j'ai craqué !

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19 février 2008

Il s'appelle "Mélancolie"...

melancolieCe matin, nous sommes allés sur Nantes en famille, pour une fois dans une gallerie commerciale, ce qui n'est pas spécialement ma tasse de thé, mais j'aime ce lieu dans lequel on vend ces fameux meubles suédois pas chers...vous voyez ?

En attendant l'ouverture, nous nous sommes promenés...et je me suis laissée attirer par un présentoir de marque-pages colorés, dans une boutique d'encadrement qui était là...puis je suis tombée sur des cartes postales de Misstigri...et j'ai levé les yeux !!

La suite ? Me voici avec ça sur mes murs, oui voilà j'ai craqué. Ce n'est qu'une reproduction, parce que quand même, mais je suis heureuse comme tout.

Je crois qu'il a trouvé sa place. misstigri

http://www.misstigri.fr

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8 mars 2008

La Disparue de Deauville

Je crois que j'ai gagné ce DVD sur Concours Psychologies.com. Je dis "je crois" car je l'ai trouvé un beau matin, sous enveloppe à mon nom, dans ma boîte aux lettres, sans explications, et je ne peux raisonnablement l'avoir gagné qu'ici. Pour une fois que je gagne quelque chose !

affiche_La_Disparue_de_Deauville_2006_1Victoria (Sophie Marceau), une actrice célèbre, à l'aura et au charme saisissants, est morte il y a trente ans dans des circonstances troublantes. Elle réapparaît mystérieusement dans la vie d'un flic solitaire, Jacques (Christophe Lambert), qui se retrouve en train d'enquêter sur une disparition au coeur d'un palace normand... Que veut cette femme qui semble surgir d'une autre époque ? Pourquoi a-t-elle choisi Jacques ? Quels secrets se cachent dans le luxe de ce palace ?

Mon avis : J'avais entendu tellement de mauvaises critiques sur ce film que je pensais m'ennuyer terriblement en le visionnant. Et bien, ce DVD est une heureuse surprise, étonnante ! Effectivement, les plans très sophistiqués du départ désarçonnent. On suit Jacques dans ses hallucinations et cela donne au télespectateur un mal de mer incertain, un peu désagréable, et puis l'intrigue s'enflamme et devient prenante. Franchement, je n'avais jamais vu Christophe Lambert aussi crédible au cinéma, les seconds rôles sont tous excellents et la Normandie est bien filmée. Bien entendu, Sophie Marceau surjoue encore beaucoup, mais ce thriller psychologique, aux accents de bande-dessinée est à regarder d'un oeil un peu plus complaisant qu'on ne serait tenté au premier abord de le faire !!

La bande-annonce :


La disparue de Deauville

5 mars 2008

Des livres pour profiter de l'instant présent, attendre son tour et manger des couleurs

Albums à partir de 3 ans...

9782355040054

Maintenant, Alain Serres et Olivier Tallec

...à chaque instant, tout change, tout bouge, tout grandit, et moi d'abord !

Cet album nous parle de la vie qui passe, au quotidien, vue par le regard d'un enfant, sous la forme de mini-histoires, à suivre, qui s'entrecroisent... Tout est mis sur le même plan, les personnages d'un livre, la naissance d'un petit cousin, le grand frère qui attrape des coccinelles, la ville qui change, les saisons qui passent...

[Un album coup de coeur pour la grande personne que je suis, peut-être un peu difficile à apréhender pour de jeunes enfants, à lire à haute voix, comme un poème !]

cinqui_me

Le cinquième, Norman Junge et Ernst Jandl

Encore cinq à attendre...la porte s'ouvre, quelqu'un sort...

Dans une ambiance un brin inquiétante, cinq jouets sont assis dans ce qui semble être la salle d'attente d'un docteur réparateur de jouets. Ils disparaissent, chacun à leur tour, derrière une porte bien mystérieuse. Avec un minimum de moyens, les auteurs de cet album fascinant ont bien sû rendre l'atmosphère parfois particulière qui résident dans ces lieux où tout n'est qu'attente.

[Mes deux enfants (2 et 6 ans) ont beaucoup aimé cet album. Ils sont, depuis tout petits, toujours restés très étonnés de voir dans les salles d'attente dans lesquelles il nous a été donné de patienter, tous ces adultes silencieux, se regardant en chiens de faïence. C'est vrai, qui nous interdit de nous parler ? D'où vient donc cette convention du silence ?]

Dès la naissance...

pop

Pop mange de toutes les couleurs, Bisinski Sanders

Quand il était petit, Pop le dinosaure ne buvait que du lait, du bon lait... tout blanc !

Un jour, Pop, qui a toujours été un dinosaure tout blanc, découvre des bananes qu'il mange goulument (il devient alors tout jaune), des petits pois (il devient ainsi tout vert, comme une grenouille) et ainsi de suite... Alors, lorsqu'au détour d'une promenade ses yeux tombent sur un magnifique arc-en-ciel, lui vient soudain l'idée de devenir un dinosaure multicolore ! Rien de plus facile, il lui suffit simplement de manger... Un album coquin pour apprendre les couleurs en souriant !

[Pour savoir si petit-dernier apprécie un livre, il suffit de le regarder les manipuler. Et bien, celui-ci a été élu coup de coeur très rapidement. Il faut bien dire que mon fils se trouve être dans une grande période "dinosaure". Pop a donc été se promener avec lui un peu partout...]

3 mars 2008

Des proverbes... selon Paul Eluard

         

                                                                                           Eluard par Picasso

Le trottoir mélange les sexes.

Sommeil qui chante fait trembler les ombres.

Les labyrinthes ne sont pas faits pour les chiens.

Il ne faut pas coudre les animaux.

Quand la raison n'est pas là les souris dansent.

Viande froide n'éteint pas le feu.

Saisir l'oeil par le monocle.
Gratter sa voisine ne fleurit pas en mai.

Je suis venu, je me suis assis, je suis parti.

Mieux vaut mourir d'amour que d'aimer sans regrets.

Un rêve sans étoiles est un rêve oublié.

Celui qui n'a jamais senti la pluie se moque des nénuphars.

[Un petit topo sur le mouvement surréaliste en cliquant ici]

1 mars 2008

Des nouvelles des livres voyageurs !!

Tandis que Cochon d'allemand séjourne chez Elfe après avoir été lu par Kloelle...
Un siècle de Novembre, lu par Ptitlapin (bouleversée par ce roman), vient faire une halte chez Kloelle.

Il est bien entendu toujours possible de s'inscrire pour héberger quelques temps un de ces livres voyageurs...

Un récapitulatif des inscriptions :

cochon_d_allemand    heart    un_si_cle_de_Novembre

(cliquer sur les couvertures pour plus de détails)

Liste des lecteurs -

Pour "Cochon d'allemand" : Gambadou, Kloelle, Elfe, Loutarwen, Lucy, Wunschtraum

Pour "Un siècle de Novembre" : Ptitlapin, Kloelle, Rennette, Lucy, Tristale,...

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10 février 2008

Trois jardins, Cathie Barreau

trois_jardinsQuatrième de couverture : "Elle a aimé un homme et elle en a honte. Sa peau suinte le sang et elle tente de guérir au creux d'un jardin de sable, d'un parc de Paris, d'un potager dans les marais de l'Ouest. De la mort de sa mère aux retrouvailles avec sa soeur, le chemin se fait en silence entre mimosas et tamaris, dans une sorte de joie secrète, au-delà des souffrances. Une espèce de savoir de sorcière."

Mon avis : J'avais déjà lu de cet auteur (que je connais par ailleurs en tant que responsable de La Maison Gueffier, lieu où se tiennent rencontres d'écrivains et ateliers d'écritures) deux livres "Journal secret de Natalia Gontcharova" (sublime) et "Visites aux vivants" (touchant). J'ai trouvé celui-ci moins agréable. Le fouillis de la narration m'a désorientée et j'avais le sentiment étrange de nager entre deux eaux, entre une écriture toujours sublime et forte, et un récit effiloché, peut-être trop personnel. Je suis sans doute passée à côté de ce livre, je vous conseille donc simplement chaudement de découvrir cet écrivain et de vous faire vos propres impressions...

Extrait : "Christophe dispose de nouvelles assiettes sur la table encombrée de coquilles ; j'entends rire à la cuisine ; je suis un peu ivre, sans éclat, juste de quoi être délivrée de la peur ; Yves s'approche, entoure mes épaules de son bras et je laisse aller ma tête vers lui ; c'est comme un repos dans le tourbillon de ma solitude, de mon corps sans peau, de mon éloignement incontrôlé, de l'aversion à s'abandonner. Chacun est heureux de nous voir, est soulagé enfin de ma silhouette penchée, est rassuré, pour un instant, de ne plus s'interroger sur mon étrangeté. Comme je les comprends ! Je n'ai jamais aucune réponse pour eux et si toutefois ils émettent des hypothèses, des raisons plausibles au parcours tortueux de ma vie, je dis : non, ce sont là les éléments de ta vie, pas la mienne. On lit les autres avec soi-même et on se fourvoie ainsi. On lit un livre à travers sa propre histoire et on ne lit rien. C'est inévitable. On croit se dire des choses communes et on reste dans ses propres mots fermés. Les quipropos sont innombrables."

bouton3 Note de lecture : 3/5

9 février 2008

J'ai reçu mon colis swap !

Ce matin, le camion jaune de la poste s'est arrêté devant notre maison... Nous nous sommes tous interrompus dans nos activités, en attente. Est-ce que cette fois-ci serait la bonne ? Il faut dire qu'un de nos voisins semble être atteint de "commandonnite" aigüe et nous donne depuis plusieurs jours de bien faux espoirs...

Mais ce matin, c'était mon tour et c'était bien mon colis swap qui avait amené la camionnette jaune devant notre porte.

Swap Noir c\

J'ai été gâtée par La Liseuse. Merci beaucoup !!!! Plusieurs petites mains se sont précipitées pour ouvrir les paquets. Mon APN n'a pas enregistré la photo avant déballage (bizarre) alors voilà le résultat final :

CRIM0046

- Du chocolat 70% (idéal avec le café) et du praliné. Il y a eu des Humm du chocolat autour de moi !!!!

- Du café, justement, nommé "Bahia" !

- Deux marques pages, des catalogues (pour se donner des envies) et un petit calendrier en forme de livre (je vais lui chercher une petite place de choix à celui-ci).

- Deux policiers : un de Martha Grimes, que je ne connais pas du tout et qui me semble tout à fait sympathique et "L'évangile selon Satan" que M Antigone reluque dangeureusement.

Un grand merci aux parfaites organisatrices de ce swap !!

20 novembre 2007

La petite fille

Depuis quelques jours déjà, je fais un rêve...étrange.petitefille 

Une petite fille, d’une huitaine d’années environ, tend les bras vers moi. Quelque chose me retient, fortement, par la taille, m’aspire vers le haut, m’empêche de l’atteindre.

Je touche le bout de ses doigts, je ressens la douceur de leur bulbe. Je sais que si je pouvais agripper les mains de l’enfant, j’aurais suffisamment de force pour la prendre contre moi, la bercer et l’emmener.

Ses yeux sont confiants. Elle attend, calmement.

Elle porte une robe blanche à volants, brodés de fleurs chatoyantes. Ses cheveux sont, en partie, ramassés sagement derrière son crâne. De grandes boucles dorées encadrent son cou fin. Elle sourit.

Tout le corps tendu, mes yeux sont plantés dans les siens, ne les lâchent plus.

Je voudrais réussir. Rien n’y fait. La « chose » qui me retient m’éloigne inexorablement de l’enfant qui, découragée, laisse finalement ses bras retomber le long de son corps, sans pour autant me quitter du regard…

Tout est fini, mais je sais qu’elle m’attend. Je sais que je réussirai bientôt, là où je viens d’échouer. Je sais que je me sentirai alors pleine et vivante, enfin complète.

Je sais que cette enfant…c’est moi.

10 février 2008

Taguée gentiment...

...par Ptitlapin, Nicolas, Katell et Anne, me voilà bien obligée d'obtempérer.

antigone

La règle du jeu est simple. Il suffit de :

- Ecrire le lien de la personne qui nous a tagué
- Préciser le règlement sur son blog
- Mentionner six choses sans importance sur soi
- Taguer six autres personnes en mettant leur lien
- Prévenir ces personnes sur leur blog respectif.

Voilà donc 6 choses sans grande importance (c'est relatif), sur moi :

1 - Mes enfants ont des noms de livres et c'est tout à fait voulu.

Le voyage de Théo 

2 - Je suis devenue avec le temps tatillonne sur l'exactitude, je ne supporte pas d'attendre quelqu'un pendant des heures... Il m'est déjà arrivé de partir d'un lieu de rendez-vous pour cette raison.

3 - La pause café de 10h m'est INDISPENSABLE voire VITALE !

4 - Je suis parfois étourdie sur certains points, par exemple le radio réveil à mettre en route pour le lendemain.

5 - Je suis du soir, tard, et pas du tout du matin, une certaine difficulté à lâcher la journée sans doute. Il me tarde que mes enfants soient adeptes de grasses matinées.

6 - Je ne vais taguer personne pour ce jeu, car voilà je suis parfois également (un peu) bêtement rebelle, et j'éprouve toujours un secret plaisir à ne pas poursuivre les chaînes ! Ouh, la vilaine ! (Allez, je vous entends soupirer de soulagement derrière vos écrans !)

En bonus, je me suis avatarisée sur meez, à la manière de Sylvie, et je me suis bien amusée ! Voilà le résultat :

Meez 3D avatar avatars games

9 février 2008

Si

cadenas

J’ai sorti mon cahier à couverture rouge de mon grand sac, l’ai déposé bien en évidence sur le bureau.

Il faudra bien que je les écrive un jour, ces mots qui ne viennent plus, qui se tassent en moi.

Il faudra bien qu’il surgisse cet apaisement libérateur, ce déluge verbal qui me fait peur.

Je connais le pouvoir de mon écriture, je le redoute aussi.

Les larmes. Les palpitations du cœur. Les cris.

Je regarde un instant par la fenêtre, l’agitation de la rue, la lueur des réverbères, la beauté des pierres. J’ai déposé ce matin sur chaque touche de couleur un salut amical. Elles me le renvoient ce soir. Je serai bien ici.

Je suis arrivée hier au soir, je me suis enfuie, j’ai besoin de silence.

J’ai laissé là-bas pour un temps le trop-plein de mouvance, les paroles inutiles, son corps. J’ai récupéré le mien, j’ai pris de la distance.

J’ai choisi cette ville pour refaire le plein, m’absoudre de moi-même.

Et puis il y a cette clé qu’Anton m’a laissée, mon ami.

« Vas-y m’a-t-il dit,  c’est un peu plus loin, sur ta droite, après l’hôtel, fais moi confiance, tu seras surprise. »

J’y suis allée tout à l’heure, un enchevêtrement de chaînes, deux cadenas, une grille inamicale et au détour d’un mur, un jardin merveilleux de douceur, des herbes folles, des fleurs mauves, un cours d’eau, inattendu.

« Il appartient à mes parents, m’a-t-il précisé ensuite au téléphone, le sourire dans ses syllabes. Tu possèdes la clé des évènements, Anna, en toi. Tu sais très bien de quoi je veux parler, même si l’abord te paraît rude, il est peut-être temps de t’en servir. »

J’ai acheté un stylo à l’épicerie qui jouxte la mairie, en sortant du jardin.

Demain, je dessinerai sur le cahier à la couverture rouge la clé qui mène à mon chemin.

(Un texte émis suite à la consigne 63 du site Paroles Plurielles)

3 février 2008

Quelques nouvelles de la blogosphère !

Vous vous souvenez de ça ?

CRIM0020

Delphine a reçu le colis swap "Noir c'est noir" que je lui ai envoyé. Comme elle n'a pas de blog, elle en parle [ici]. Merci à elle pour son billet si enthousiaste ! Il me tarde de recevoir le mien, à présent... forcément. Quel bonheur, le swap !!

Par ailleurs, Ptitlapin a lu Un siècle de Novembre qui circule en livre voyageur ! Elle a été bouleversée par celivrevoyageur roman. Je n'en suis pas surprise... Il est réellement excellent. Si vous voulez le découvrir à votre tour, n'hésitez pas à vous inscire, c'est toujours possible ici.

Quel début de journée ce dimanche ! A la maison, petit dernier a la gastro...serviettes éponges, machines qui tournent, etc... Je vous épargne le tableau !

Bon dimanche à vous tous !

30 décembre 2007

L'inconnue du pont supérieur

lelibraire Voici un récit, émis sur une idée de Co Errante. Il s'agissait d'écrire un texte à partir de la première phrase d'un livre dont le choix me revenait, pour finir sur sa dernière phrase. Merci à Co, pour cette proposition alléchante !!

« Si seulement on sombrait… » soupirait la jeune femme, ses cheveux courts au vent, appuyée à la rambarde du paquebot. « Si seulement… ». Sa voix était douce, légère, à peine posée. D’évidence, elle ne me parlait pas.

Ses doigts fins, longs, broyaient une boule de papier encombrée d’écriture, qu’elle laissa tomber tout à coup, sans un regard, et se perdre dans les flots mouvants de l’océan.

J’admirais son allure élancée, son profil franc. Elle se tourna vers moi, brusquement. Un sourire fantôme traversa son visage et elle s’éloigna, sans ajouter un mot, livide.

Je restais ainsi, tel un jouet d’enfant délaissé, à regarder la mer, puis la coursive par laquelle l’inconnue avait disparu, à me demander si je devais la chercher, lui venir en aide – si elle avait besoin d’aide - d’ici le dîner, ou bien me contenter de l’oublier.

Je décidai de perdre mon temps intelligemment et sortis un livre épais de la poche de mon manteau puis m’allongeai sur un des transats alignés sur le pont.

Trois jeunes filles agitées s’approchèrent en riant. Elles s’installèrent près de moi, sans égards pour ma lecture et mon âge, visiblement avancé.

Elles parlaient d’une quatrième personne, des lettres d’un amoureux perdu qu’elle ne cessait de lire, de sa stupidité.

Elles parlaient, indubitablement, de ma charmante inconnue.

Je n’osais intervenir, et en profitais pour recueillir de multiples informations qui me seraient peut-être utiles, plus tard, lors d’une seconde rencontre.

Elles se levèrent dans un bel ensemble après avoir pris une résolution qui me fit sourire, de ne pas tomber amoureuses, pas tout de suite, pas avant de s’être beaucoup amusées, pas avant d’être vieilles. Elles avaient encore beaucoup de choses intéressantes à apprendre.

1 mars 2008

Je François Villon, Jean Teulé

Je, François Villon Un livre lu dans le cadre du clubdelecture

L'histoire (quatrième de couverture) : "Il est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d'Arc. On a pendu son père et supplicié sa mère. Il a appris le grec et le latin à l'université de Paris. Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge. Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les étudiants, les curés, les prostituées, les assassins, les poètes et les rois. [...] Il a donné au monde des poèmes puissants et mystérieux, et ouvert cette voie somptueuse qu'emprunteront à sa suite tous les autres poètes : l'absolue liberté."

Mon avis : Je suis navrée mais je n'ai pas pu lire ce livre...trop de tueries, de sang, et de scènes dégoûtantes. Je l'ai refermé au bout de quelques chapitres. Je pense que c'est sans doute un bon livre, qu'il décrit très bien l'ambiance de l'époque mais je me suis dit que rien ne m'obligeait à le lire s'il m'était désagréable de le faire, alors voilà François Villon, je vous laisse à votre moyen-âge et m'en vais découvrir d'autres contrées, plus clémentes...

Les autres avis (peut-être plus élogieux ?) chez Sylire

bouton3 Note de lecture : 1/5 (1 petit point parce qu'il y a tout de même du style !)

Nota bene : pour ceux que le moyen-âge intellectuel passionne, je vous conseille de jeter un oeil dans ce livre là "Eloge de la folie, d'Erasmus". Vous serez surpris par la modernité de ces intellectuels d'un autre temps...

1 février 2008

2 days in Paris

L'histoire : Marion, photographe d'origine française, vit habituellement à New York avec Jack, architecte d'intérieur. Ils partent en voyage à Venise - mais leur séjour est gâché lorsque Jack attrape une gastro-entérite... Ils décident alors de se rendre à Paris où Marion possède un appartement, juste au dessus de celui de ses parents. Là encore, l'escapade amoureuse tourne court : parmi des parents envahissants et des ex-petits copains dragueurs Marion a du mal à gérer l'incompréhension de Jack. Entre malentendus et dépaysements, le couple s'enfonce dans des disputes sans fin, sous fond de tourisme parisien.

Mon avis : Sous un faux air de film à la Woody Allen, Julie Delpy nous offre une escapade parisienne teintée d'humour qui est loin d'être désagréable. Malgré quelques poncifs, j'ai apprécié le non politiquement correct des répliques et la vision new-yorkaise d'un Paris bobo. A voir, comme une curiosité !

Un extrait :

   


2 Days in Paris - séquence 49
envoyé par emporte-voix

Bel Gazou n'a pas aimé du tout, et je comprends ses raisons...

26 janvier 2008

Testament

Voici un texte émis suite à la consigne 62 du site Paroles Plurielles.

Il fallait s'inspirer de la photo ci-dessous et de l'incipit suivant : "Mes bien chers frères..."

les_hommes__delvaux_

"Mes bien chers frères, vous vous demandez sans doute pourquoi je vous ai réuni, justement aujourd’hui, ici, tous les cinq. Vous vous en doutez certainement, l’heure est grave car rien ne pourrait me résoudre à vous éloigner de vos familles, de vos affaires si prenantes, de vos maisons, s’il n’y avait urgence et malheur, à venir.

Je suis votre aînée, et je vous ai vu naître et grandir, chacun. J’ai espéré, longtemps, qu’une sœur arrive parmi vous, vienne me tenir compagnie dans ma chambre, serre ses petits bras contre les miens. J’ai rêvé, longtemps, de douceur.

Et puis voilà qu’après avoir été fille unique et sœur, je suis devenue plus tard, bien malgré moi, votre mère.

Je ne regrette rien, lorsque je vous vois si bien installés dans la vie, si paisibles.

Je ne regrette pas ma jeunesse à veiller sur vos adolescences turbulentes. Je ne regrette pas ces soirées, vos fronts penchés, studieux. Je regrette, parfois, le silence après chacun de vos départs et cette maison à présent vide de rires et de cris, austère.

Je ne vous demanderai pas pourquoi vos enfants n’ont jamais franchi le seuil de cette porte. Je ne vous demanderai pas si ma solitude vous fait honte après vous avoir servi. Là n’est pas la question, ni l’urgence. Je n’ai plus de temps pour gémir.

Vous me voyez bien fatiguée, je le suis. Vous trouverez dans le tiroir de ce meuble – derrière toi, Arthur ! - une lettre qui explique tout, ce que l’on écrit d’ordinaire, dans ce type de situations.

Je sais que vous saurez faire ! Vous voilà si sérieux à présent.

Mes bien chers frères, soyez rassurés, il n’existe pas de secrets inavoués dans ce grand corps de femme qui vous fait face, ni dans cette maison. Je laisserai tout en ordre.

J’emporterai avec moi mes désirs, mes lectures et mes pensées…tout ce qui fait une femme, tout ce que vous ignorez."

26 janvier 2008

Deux livres voyageurs !

livrevoyageur

Cela me trotte dans la tête depuis longtemps, j'ai très envie de partager avec vous ces deux livres !!

cochon_d_allemand  heart  un_si_cle_de_Novembre (cliquer sur les couvertures pour plus de détails - j'espère que ça marche !)

Ils sont tous les deux parmi mes coups de coeur de l'année 2007 !

Je vous les propose donc tous les deux aujourd'hui en "livre voyageur", à l'instar de Florinette, sur son blog. ( Je suis pour ma part sur la liste des futures lectrices de son livre "Belle-mère", de Pujade-Renaud.)

Si cela vous intéresse de les lire, il vous suffit de vous inscrire en commentaire, puis de m'envoyer vos coordonnées sur ma messagerie (voir à droite "contacter l'auteur"). Vous pouvez vous inscrire pour les deux livres, ou pour un seul des deux. Cette offre est réservée aux blogueurs et blogueuses (sauf exceptions, je pense à Françoise qui vient de temps en temps sur ce blog)... Le principe est d'envoyer le livre, après lecture, au blogueur suivant, dans l'ordre de la liste d'inscription qui sera mise à jour ci-dessous, au fur et à mesure. Voilà !! :

Liste des lecteurs -

Pour "Cochon d'allemand" : Gambadou, Kloelle,   

Pour "Un siècle de Novembre" : Ptitlapin, Kloelle

(Je tiendrai, bien sûr, chaque participant au courant de la progression des livres et des coordonnées du destinataire attitré.)

N'hésitez pas à vous inscrire !!   

23 janvier 2008

Hier, j'ai craqué...

...pour ce petit livre là :

1.95 € (seulement !) D'après Andersen - Illustré par Mayalen Goust

Ses petites mains étaient presque mortes de froid.

Oh, comme une petite allumette leur ferait du bien !

Si elle osait en tirer une seule du paquet, la frotter sur le mur et se réchauffer les doigts !

Elle en tira une : pfutt ! comme le feu jaillit ! comme elle brûla !

C'était une flamme chaude et claire, comme une petite chandelle qu'elle entoura de sa main.

Quelle drôle de lumière !

Une petite fille marche pieds-nus dans les rues de Copenhague, à la veille du jour de l'an. Personne ne veut des allumettes qu'elle tente de vendre. Assise dans un coin, entre deux maisons, morte de froid, elle se résoud à les craquer, une par une. Chacune d'elle lui donne une image de bonheur...

Un conte, triste comme il y en a peu. L'image de cette petite fille m'a poursuivie toute mon enfance, pourtant je n'avais pas le livre de cette histoire. Voilà qui est fait à présent ! Et ce petit album est bien joliment illustré...

Un coup de coeur de la "grande petite-fille" que je suis restée !!

22 janvier 2008

Une journée sur Nantes...

...bien remplie !

collage40

M Antigone et moi-même sommes allés flâner dans cette belle ville aujourd'hui. J'en ai profité, premièrement, pour compléter mon colis swap "Noir c'est noir" qui est, à présent,  prêt à être empaqueté et envoyé.

Mais pour qui est-il donc ? Mystère, mystère.

CRIM0020

Puis nous sommes partis à la recherche de la boutique de Misstigri, artiste nantaise dont je suis le site depuis un moment. Je me suis présentée mais j'étais toute intimidée, c'est malin... Comme ses toiles sont trop chères pour notre petit budget, nous sommes sortis avec un bougeoir bleu, des stickers et des marques-pages. Elles nous en a donné tout un tas, merci Misstigri !!

collage41

photos_boutique (photo de sa boutique extraite de son blog)

Enfin, il faut bien se faire plaisir, quelques trouvailles, en Bouquinerie !!

collage42

Une belle journée...et en plus le temps était magnifique !!

13 janvier 2008

PERSEPOLIS

    

L'histoire : A Téhéran, en 1978, Marjane, huit ans, se rêve en prophète sauvant le monde. Choyée par des parents modernes et cultivés, très liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les évènements qui remuent les adultes de sa famille, qui vont mener le pays à la révolution et provoquer la chute du régime du Chah.
Avec l'instauration de la République islamique débute le temps des "commissaires de la révolution" qui contrôlent tenues et comportements. Marjane qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire. Bientôt, la guerre contre l'Irak entraîne bombardements, privations, et disparitions de proches. La répression intérieure devient chaque jour plus sévère. Dans un contexte de plus en plus pénible, sa langue bien pendue et ses positions rebelles deviennent problématiques. Ses parents décident alors de l'envoyer en Autriche pour la protéger...

Avis d'Antigone : Je l'ai enfin vu, ce film d'animation, tiré de la BD du même nom, dont j'ai tant entendu parler. Et bien, je n'ai pas été déçue, malgré cette utilisation constante du noir et blanc, et ce thème de guerre qui ne m'inspire guère, en règle générale. Ce film est de toute beauté, tantôt grave et lourd, tantôt léger et drôle, souvent étonnant et instructif. J'ai appris beaucoup de points d'histoire que je ne connaissais pas et ai été surprise par l'extraordinaire soif de vivre de ces gens, pourtant enfermés dans un régime ultra rigoriste, mais qui risquent leur vie pour une cassette ou une fête. On ressort de cette histoire avec un appétit de vivre renouvelé. Le personnage de la grand-mère m'a particulièrement touché ! A voir, sans hésiter !

Un extrait :


Persepolis (Extrait 3)
envoyé par J00J002007

Le site du film

Bel Gazou l'a vu aussi, et m'a donné envie d'emprunter ce DVD !!

L'article de Sylvie sur la BD, et le film.

L'avis de Gachucha sur la BD (vous y trouverez plein d'autres liens vers d'autres avis).

12 janvier 2008

Départ

Voici un texte écrit sous l'impulsion de la consigne 61 du site Paroles Plurielles.

Il fallait s'inspirer de la photo ci-dessous et de l'incipit suivant  : "J'ai bien fait le tour de la question".

photo_D_D

J’ai bien fait le tour de la question, mais rapidement, très rapidement. J’ai tourné trois fois les mots dans ma bouche avant que de les dire ; ils sont sortis tout seuls, sans efforts.

« Non, c’est moi qui pars ».

Il n’a pas fait un geste. Il est resté prostré dans son fauteuil, encore étourdi sans doute, par l’ampleur de sa propre déclaration matinale : « Je ne t’aime plus, Rosa, je veux partir. Nous perdons notre temps ensemble. »

J’ai réfléchi ensuite, longuement, toute la journée, au bureau, tout en classant des papiers, en répondant au téléphone, sur l’énormité de ce que j’avais dit, sur tout ce que cela impliquait. Il me devait bien ce temps de réflexion, cette porte fermée, ou plutôt claquée, silencieuse, qui avait ponctué ma phrase et clos la conversation.

Il me devait bien la peur.

J’ai pris tout mon temps pour rentrer, le retrouver dans cet appartement immense où chacun avait fait son nid petit à petit, inconsciemment, l’un à côté de l’autre, sans se toucher. J’ai pris tout mon temps pour lui redire, « C’est moi qui pars. ».

Je ne me doutais pas que ce serait si simple, que je tenais à si peu de choses.

Je ne me doutais pas qu’un jour, aujourd’hui, il me suffirait de pousser des battants de volets en bois, pour respirer et sentir sous mes paumes les battements de cœur de l’été. Je ne me doutais pas que ma vie avait encore tellement de possibles, inexploités.

21 janvier 2008

Sorties en format poche...

... de livres lus et commentés

  Lu en Novembre 2007

"Le narrateur de Pierre Charras trace le portrait de son père né en 1911. Avec des mots justes et simples, il ressuscite les cartes postales nostalgiques d'un bonheur familial fragile. Il se lance à l'assaut de son enfance comme on gravit une montagne. Il se fait archéologue émotionnel de l'histoire paternelle, comme si les mots pouvaient pallier l'absence." Extrait de la quatrième de couverture

Puisque rien ne dure Lu en octobre 2006

"Vincent reçoit une lettre de son ex-femme, Geneviève, lui demandant de venir à son chevet avant qu'elle ne meure. Il quitte tout pour la rejoindre. Retour quinze ans en arrière. Geneviève nous livre son journal, tenu depuis la disparition de leur fille sur le chemin de l'école. On y découvre l'angoisse, mais aussi l'impuissance, l'enfermement de Vincent sur lui-même, la distance, l'impossibilité de communiquer qui gangrène le couple après un tel drame. Puis on retrouve Vincent et Geneviève vivant ensemble leurs derniers instants de complicité." Page des libraires

19 janvier 2008

Le livre impossible, Marc Vilrouge

Le sujet ... Un récit en deux actes pour ce court roman qui se termine avec une pirouette, ouf, en Post-scriptum ! Flavien est un écrivain trentenaire en mal d'inspiration, anéanti face à sa page blanche. Petit à petit, nous apprenons également qu'il vient de quitter son travail, qu'il s'adonne aux drogues et au sexe sans modération pour s'oublier, tout cela parce qu'il est avant tout un fils perdu face aux attentes de ses parents et qu'il craint de les décevoir.

Mon avis ... Flavien est une sorte d'anti-héros littéraire. Ecrivain édité, il n'obtient pourtant pas la reconnaissance de sa famille qui préfèrerait qu'il écrive un livre que "mémé" puisse lire, le "livre impossible". Ses parents sont fiers de son poste de conseiller à l'assemblée nationale, comment leur dire qu'il vient de claquer la porte de son travail et qu'il est à présent au chômage ? Alors, il y a la drogue, et le reste, pour se donner du courage, ou se perdre. J'ai bien aimé lire ce petit livre aux chapitres courts et concis, vifs. Quelques tournures de phrases m'ont un peu gênées, ça et là, mais ce roman est une petite curiosité assez sympathique, une réflexion sur l'écriture et le poids familial, un roman à découvrir !

Un extrait... "Vient le moment des retrouvailles sur le quai.

- Comme il est beau, notre fils, lance-t-elle au père.

La coke fait son effet, Flavien est pétillant à souhait, bavard. Comme si tout allait bien, comme s'il était heureux et croquait la vie à pleines dents.

Un Dorian Gray en puissance, oui c'est ça, c'est ce visage et cette assurance que Flavien donnait en cadeau à ses parents tandis que l'autre face, le portrait s'enlaidissait à Paris."

En cherchant des liens vers d'autres articles, je viens de m'apercevoir que cet auteur était mort en janvier 2007, bien jeune. Je l'ai appris ici en un bel hommage.

16 janvier 2008

Vous faites quoi le 22 janvier ?

Si vous aimez la BD et que vous habitez sur Paris, ce jeu concours peut vous interesser...

Du 5 au 18 janvier, sur le site du Parisien, vous pouvez élire la meilleure Bd de l'année, et gagner des BD bien sûr !!

Toutes les informations sont sur le site :

A vous de jouer !

Si comme moi, vous vivez en province, ou plus loin, vous pouvez en profiter pour découvrir des titres que vous ne connaissiez pas !!

11 janvier 2008

Laurence Tardieu

"J'ai remplacé la possibilité de l'amour par la possibilité de l'écriture.

J'ai peur, aussi, mais c'est une autre peur : je sais que l'écriture ne m'abandonnera pas. J'ai même l'espoir fou qu'elle me comble.

Qu'elle comble des vides. Qu'elle comble l'enfance."

Extrait de Rêve d'amour de Laurence Tardieu

Et non, je n'ai pas encore lu ce livre, mais j'ai extraite cette phrase d'un article lu aujourd'hui [ici], qui m'a donné très envie de le lire.

16 janvier 2008

Toutes les maisons, Bisinski-Sanders

  Maison gruyère... Maison maman... Maisons de fourmis... Maison de lapins... Maison champignon... Maison glaçon... etc...

Ce livre cartonné, épais, appartient à une collection, apparemment très bien fournie de l'"Ecole des Loisirs" (collection Loulou et Cie). Du tas de livres empruntés à la bibliothèque, celui-ci a tout de suite fait grande impression chez moi, car ces maisons sont bien particulières, et étranges, et rigolotes, et colorées. Petit dernier a été très impressionné par la "Maison qui fait peur" (toute noire) et grande fille a adoré la "maison des poissons" (immeuble du fond des mers). Maman (moi !) a bien aimé la "maison très cochon" (bien sale), et aussi la "maison des cadeaux" (en forme de sapin), parce que Noël, c'était hier, non ?

D'autres titres :

   

   

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Les lectures d'Antigone ...
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  • "Tu vois, moi, j'ai des passions, les livres, ça me sauve... J'ai traversé mes temps morts avec des gens qui ont oeuvré pour ça, ceux qui ont écrit... J'ai le livre en main et c'est du carburant pour ma vie à moi..." Jeanne Benameur
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