Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Les lectures d'Antigone ...
Publicité
Ardoise magique

Ce blog a dorénavant une page Facebook...
https://www.facebook.com
/antigone.lectures

Ben oui, à mon tour, j'ai craqué !

Newsletter
90 abonnés
12 octobre 2010

Alvin Ho de Lenore Look

alvin_ho_L_1"Une chose est sûre, Alvin Ho a toujours peur. Il a peur du noir, des films d'horreur, des filles et surtout de l'école ! D'ailleurs, quand il est à l'école, il devient tout simplement muet. Pourtant, il essaie bien de prendre exemple sur son grand frère Calvin, pour se faire des amis, mais ça ne marche pas vraiment.
Dans son jardin, Alvin adore creuser des trous avec sa soeur Annabelle, jouer au base-ball avec son grand-père GungGung et se déguiser en Homme Pétard, son superhéros préféré. Et évidemment, ce dont il rêve le plus, c'est de ne plus aller à l'école..." (4ème de couverture)

Voici une lecture démarrée sous les hospices les plus chaleureux, ceux d'un partenariat avec Bob (merci !), et sous la bonne étoile d'un éditeur que nous découvrons depuis peu en famille, et avec bonheur, via des documentaires de qualité, Tourbillon (merci aussi!)... Mais, car il y a un mais, ce petit roman destiné à ma grande fille (9 ans) n'a pas reçu le succès escompté.

Voici ce qu'elle en a pensé...
Oh non, il y a bien trop de pages ! Mais les dessins sont rigolos... Bon allez, je veux bien qu'on le lise à deux, si tu veux... (voilà qui n'était déjà pas très bien parti, j'ai l'habitude)
Les quelques trouvailles du récit, telle que l'invention du Kac (Kit Anti Catastrophe) lui a bien plu, les relations entre les deux frères et la petite soeur aussi. Cependant, elle a moins cru aux conseils de Calvin pour se faire des amis, et s'est peu à peu désintéressée de l'histoire... Je n'ai pas insisté, les lectures obligatoires de l'école sont bien suffisantes pour plomber parfois ses envies livresques, et ce n'est pas ma méthode d'incitation à la lecture...
J'ai quant à moi été assez vite déstabilisée par le récit... C'est un humour enfantin qui m'est étranger et qui n'a pas su retenir mon attention. Les références sont très marquées made in USA pour intéresser réellement un public francophone, enfin c'est mon avis. Un mauvais choix pour nous en somme, voilà tout.
Dommage d'y trouver également quelques coquilles oubliées...

Editions Tourbillon - Mai 2010 - 9.95€bob

Un titre lu dans le cadre d'un partenariat entre ce blog, BOB et les éditions Tourbillon...

http://www.editions-tourbillon.fr/

Publicité
26 mars 2011

Bérénice, ou Racine au spectacle

Vu cette semaine par chez moi la pièce Bérénice, mise en scène par Laurent Brethomé, et jouée par la compagnie théâtrale Le menteur Volontaire...
J'ai aimé écouter le texte de Racine, bien entendu (quel bonheur), mais j'ai goûté également un spectacle particulièrement sensuel et créatif.
Ou quand la tragédie prouve encore une fois à quel point elle est intemporelle.

"Qu'avez-vous fait ? Hélas ! je me suis crue aimée.
Au plaisir de vous voir mon âme accoutumée
Ne vit plus que pour vous. Ignoriez-vous vos lois,
Quand je vous l'avouai pour la première fois ?
À quel excès d'amour m'avez-vous amenée !
Que ne me disiez-vous : « Princesse infortunée,
Où vas-tu t'engager, et quel est ton espoir ?
Ne donne point un cœur qu'on ne peut recevoir. »
Ne l'avez-vous reçu, cruel, que pour le rendre,
Quand de vos seules mains ce cœur voudrait dépendre ? "

berenice_01_500_97acb

Le site de la compagnie [lien], j'y ai puisé aussi l'image ci-dessus. N'hésitez pas si jamais ce spectacle est donné près de chez vous... Vous passerez un très bon moment.

11 octobre 2010

Je préfère les fleurs

jepr_f_relesfleurs"[...] et vous, est-ce que vous m'aimez un peu, d'abord, je ne sais pas, comment, vous ne m'aimez pas, mais qu'est-ce que je vous ai fait, et qu'est-ce que vous n'aimez pas chez moi, mon visage, mes yeux, mon cou, mon pancréas, allons, même pas un peu, mon cerveau, eh bien moi non plus je ne vous aime pas, jamais, je vous déteste, je vous hais, jamais, je vous exècre, jamais, je vous abomine indubitablement, jamais je ne vous aimerai, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, j'men fous, j'préfère les fleurs j'vous dis, j'préfère les fleurs, et les fleurs me prèfèrent aussi, d'ailleurs, passionnément, parfaitement [...]."

Extrait de Le Dos de la langue (poésie courbe) de Jacques Rebotierledosdelalangue
- 18.29€ - Editions de l'Arbalète chez Gallimard - Avril 2001

Grand merci à Véro (l'encreuse) pour ce délicieux cadeau...
...ça tourne dans tous les sens, ça virevolte, ça taquine, c'est terrible !

Et tout cela grâce à cet extrait-là... [clic], j'en ai de la chance.

A compulser sans compter.

http://rebotier.perso.neuf.fr

10 juin 2010

Il a cinq ans aujourd'hui...

...mon petit garçon blond, mon trésor d'amour et de douceur, celui dont la venue si brutale m'a remise sur le chemin de l'écriture. Je me souviens de ce premier texte écrit un soir de 2006, en larmes.
Gros bisous mon petit bonhomme. Tu m'as fait si peur, et maintenant tu es si grand.

Je suis fière de tous les premiers pas que tu fais depuis lors poings serrés ou le rire dans la gorge, le regard vers demain.

Bon anniversaire !!

5ans

30 août 2010

Vivement l'avenir, Marie-Sabine Roger ... Rentrée littéraire

vivement_l_avenir"Si un jour je trouve ma voie, ce sera sûrement une impasse."

Il y a peu à espérer dans ce coin de France où Alex, la trentaine, a déposé ses valises pour un moment, le temps d'un CDD.
Entre l'usine de volailles où elle travaille, les humeurs de la propriétaire chez qui elle loge provisoirement, et cette certitude qui entoure tout que plus rien jamais ne viendra éclaircir un horizon bouché pour toujours, difficile de discerner un filet d'espoir. Et pourtant, à force de s'occuper du frère handicapé de ses hôtes, qu'elle surnomme gentiment Roswell, à force de tenter d'ouvrir des portes de compréhension et d'humanité nouvelles pour lui, Alex sent que la carapace qu'elle s'est forgée physiquement et mentalement se fendille. L'affection est là, la tendresse et l'envie de protéger surgissent. Il ne suffit plus que d'un caddie rafistolé pour que vienne l'idée d'explorer le monde.. ou simplement déjà les bords du canal proche de la maison.
La rencontre avec deux désespérés du bonheur - Cédric et Olivier, dit le Mérou - qui eux aussi s'évertuent en silence à s'oublier en lançant des canettes dans l'eau, sera le déclencheur d'une épopée qui augurera enfin des jours meilleurs pour cet avenir qui joue depuis bien trop longtemps à leur glisser entre les doigts.

Marie-Sabine Roger signe ici un roman à la gouaille sympathique et au parler franc qui n'édulcore pas la misère et la précarité du quotidien. Là est la force de l'auteure, son talent, cette manière de conclure ses chapitres avec une formule vraiment pas "toute faite". Beaucoup de phrases sont à noter avec plaisir et à retenir. On y retrouve l'univers de ses nouvelles, Les Encombrants (2007), Il ne fait jamais noir en ville (2010). Nous sommes donc d'emblée en terrain conquis, près de ces gens de peu que l'écrivain affectionne.

Cependant, et pour mon goût personnel, cette histoire qui commence en raclant la vie dans le sens du découragement, se termine un peu trop dans un feu d'artifice de bons sentiments, à la manière de Tous ensemble, le roman d'Anna Gavalda, auquel j'ai beaucoup pensé au cours de ma lecture. En effet, le quatuor qui se forme en fin d'ouvrage finit par vivre un conte de fées équivalent, chaque personnage s'insère miraculeusement dans une case peu réaliste, mais réconfortante pour le lecteur qui respire d'aise, oui c'est vrai. La vie offre-t-elle donc parfois de tels cadeaux du destin ? J'ai un peu le sentiment d'en douter.

Toutefois, voici une belle lecture de rentrée, à prendre donc comme une fable. J'en ai aimé l'écriture et l'énergie. Il rencontrera certainement beaucoup de succès, à l'instar de La tête en friche, que je n'ai pas encore lu, édité au Rouergue en 2008 et qui, outre d'avoir été beaucoup lu a été adapté dernièrement au cinéma.

bouton3Note de lecture : 3.5/5 - Editions Le Rouergue - 19€ - Sortie le 25 Août 2010

Clara a été conquise ! - Pour Cuné, c'est du simple et du bon - Pour Cathulu, un très beau moment de lecture

challengerentr_elitt_raireChallenge 1% rentrée littéraire 2010 : 6/7

Ce livre a été chroniqué dans le cadre d’un partenariat avec le site Chroniquesdelarentreelitteraire.com et dans le cadre de l’organisation du Grand Prix Littéraire du Web Cultura.

07_chronique_de_la_rentree_litteraire

Publicité
12 août 2010

Textes en miroir

livreslampeRecto - Ils étaient devenus à la longue une présence croyable.
Des personnages de papier avant tout, mais que cela, des êtres de chair et de sang aussi, elle en était certaine.
Elle avait remarqué leur manège. Depuis quelques temps, les livres lus, rangés un peu plus haut sur la bibliothèque - traités différemment de ceux en attente plus bas - s'étaient révélés vivants. Qu'elle frôle du regard leur tranche étroite et tous se mettaient soudain à lui murmurer des histoires. Encore et encore. Jusqu'à ce qu'elle en détourne la tête et qu'ils se taisent.
Elle s'était déjà persuadée hier avoir croisé le héros du roman refermé trois jours plus tôt. Même carrure, même mèche dans le vent, même expression de colère. C'en était hypnotisant de coïncidence, une folie de papier, indolore et suspecte, qui s'insinuait dans ses veines et ses pensées, un peuple imaginaire qui comblait son existence, le vide de ses journées, remplissait de brouhaha le jour et la nuit.
Car le sommeil n'épargnait rien. Il amplifiait tout. Elle glissait alors sans fin le long de corridors lumineux, poussait des portes et se retrouvait immanquablement au bord du réveil, la tête en feu, remplie de voix. A terre, des livres à la pelle en tas par centaines.

Et voici le même texte, à quelques détails près, pris à l'envers...

BOOKANCIENSVerso - Elle glissait alors sans fin le long de corridors lumineux, poussait des portes et se retrouvait immanquablement au bord du réveil, la tête en feu, remplie de voix. A terre, des livres à la pelle, en tas par centaines.
Car le sommeil n'épargnait rien, il amplifiait tout de ce peuple imaginaire qui soudain comblait son existence, le vide de ses journées, remplissait de brouhaha le jour et la nuit. C'en était hypnotisant, une folie indolore et suspecte qui s'insinuait dans ses veines et ses pensées.
Elle s'était déjà persuadée la veille avoir croisé le héros du roman refermé trois jours plus tôt.
Qu'elle frôle du regard une tranche étroite et tous les livres se mettaient à lui murmurer des histoires. Depuis quelques temps, ceux lus, rangés un peu plus haut sur la bibliothèque - traités différemment de ceux en attente plus bas - s'était révélés vivants. Elle avait remarqué leur manège.
Des personnages de papier avant tout, mais pas que cela, des êtres de chair et de sang aussi, elle en était certaine. Ils étaient devenus à la longue une présence croyable.

N'est-ce pas fascinant cette faculté qu'ont les textes d'ainsi pouvoir se tordre ?

© Les écrits d'Antigone - 2010

Encore un petit morceau du travail effectué lors de l'atelier d'écriture déroulé le premier week-end de juin. Il s'agissait cette fois-ci, après avoir tiré de citations piochées ici et là la première et la dernière phrase d'écrire un texte de fiction, et puis de l'inverser en reprenant les phrases de la fin vers le début. J'ai été très surprise de voir que le texte tenait encore, qu'il prenait même un nouveau sens.

Les citations en support...
"Des livres à la pelle en tas par centaines / certaine se retrouver dedans / loin des mamans marmailles maris / les ailes au plus près du ciel dans les livres / elle sait" Magali Thuillier, Des rêves au fond des fleurs, l'Idée bleue 2006

"Une idée que je m'en fais
Parfois je les entends nombreusement s'exprimer mais si je lève les yeux je ne les vois pas ne vois rien sinon ce ciel comme s'ils l'avaient crevé et s'y trouvaient bien, et comme si tellement bien là, ils étaient devenus à la longue une présence croyable."
Jean-Pascal, Des lieux sûrs, éd. Tarabuste 1998

8 juillet 2010

Vacance

miroirEst-ce vrai, vrai de vrai, ce que je vois ?

Est-ce possible ? Efficace. Rassurant.
N'est-ce donc pas, encore une fois, qu'illusion, fantôme de mémoire, un trouble, une imagination.

Je tâtonne du bout des doigts, je cherche à effleurer le mirage, mais rien ne vient presser mes phalanges, rien ne meurt non plus, tout reste en place.
Comme un miroir. Un miroir de pensée immobile.

Est-ce vrai, ce que je ressens ?
Est-elle réelle cette indifférence ?

Est-ce mon double que je contemple sans frémir ? Ou la prescience qu'une autre vie se déroule, au-delà d'ici, juste en face. Derrière ce que je vois.

© Les écrits d'Antigone - 2010

Encore un petit morceau du travail effectué lors de l'atelier d'écriture déroulé le premier week-end de juin. Il s'agissait cette fois-ci de partir simplement de la phrase en italique. Nous avions peu de temps. Ces petits textes sont en fait des sortes d'échauffement avant des moments d'écriture plus conséquents.

18 juin 2010

L'affaire Farewell...

...un film de Christian Carion avec Guillaume Canet et Emir Kusturica.

Et une belle surprise, étonnante. Je ne pensais pas passer un aussi bon moment avec un film d'espionnage, tiré d'une histoire vraie.
De la lenteur, de belles images, des acteurs attachants, la présence envoûtante d'Emir Kusturica, une intrigue prenante...que demander de plus ?

affairef

Le synopsis ? En 1981, Pierre Froment, jeune ingénieur français de la société Thomson installé avec sa famille à Moscou, est mis en contact avec Sergueï Grigoriev, un colonel du KGB qui veut "changer le monde". Il souhaite pour cela faire passer des informations à l’Ouest. Tiraillé entre une certaine tranquillité d'esprit et son désir de faire plaisir, Pierre accepte tout de même de collaborer avec cet homme avec lequel se créent très rapidement des liens d'amitié. Mais tandis que les gouvernements français et américains exploitent les précieuses informations, l’étau se resserre sur les deux apprentis espions…

Sortie DVD mars 2010 - merci ma bibli !

4 octobre 2009

Toutes les réponses sont dans les livres...ou presque

Taguée par Levraoueg, me voici bien marrie devant tant de réponses à donner, mais je me lance, allons-y… Il me faut répondre aux questions posées par des titres de livres lus et chroniqués sur ce blog depuis un an, ou plus.
Envie de le faire à la manière d'un nuage, c'est parti !

.

.

tagDécris-toi. Antigone 256   (assumons jusqu'au bout) Comment te sens-tu ? Sans blessures apparentes ( Oui, finalement ça va, merci.) Décris là où tu vis actuellement : Vue sur mer (enfin pas vraiment, mais elle n'est pas si loin) Si tu pouvais aller n’importe où, où irais-tu  ? Pieds nus dans le jardin (car ce temps est un peu terminé, du moins pour l'hiver) Ton moyen de transport préféré : Le bateau du soir (ou celui du matin, d'ailleurs, ça marche aussi) Ton/ta meilleur amie est : celle avec qui souvent nous contemplons Tout le chemin parcouru Toi et tes amis vous êtes : atteints du Vice de la lecture Comment est le temps ? Je crois que demain, Il pleut Ton moment préféré de la journée : j'en ai plein, mais j'aime particulièrement aussi quand je suis Tout d'un blog, dans ma bulle Qu’est la vie pour toi ? Pas encore tout à fait telle que je la voudrais (jamais contente, en somme), il y a Celle de ma vie, Celle de mes rêvesTa peur : j'ai peur Des vents contraires Quel est le meilleur conseil que tu as à donner ? Ecoute s'il neige (voir autrement, c'est toujours bien) Pensée du jour : On n'empêche pas un petit coeur d'aimer (pensée universelle, non ? et d'ailleurs pourquoi l'empêcher) Comment aimerais-tu mourir ? Pas très envie de mourir, drôle de question, mais à choisir ce serait dans Le doux murmure du silence La condition actuelle de mon âme : mon âme prendrait bien Un café viennois (l'heure et la lumière de ce dimanche après-midi d'automne s'y prête).

.

Je tague à mon tour... Nanne, Sylvie et Gambadou, mais c'est seulement si elles le souhaitent !

.

.

J'ai également été taguée par Lili Bohème, je fais donc d'une pierre deux tag !!lilitag

Il s'agit cette fois-ci de nommer 3 choses qui me mettent du baume au coeur...c'est facile, juste un choix à faire, forcément injuste pour les "choses" oubliées.

.

Il s'agit donc...

1 - des bras de mes enfants autour de mon cou pour un câlin ; et quand petit dernier me dit, très sérieusement le doigt pointé vers moi : "toi, tu es une reine !",

2 - des gestes amicaux gratuits : des appels, des mails, des sourires, des attentions, du temps passé ensemble,

3 - et trouver le soir en rentrant du travail, après une journée pas toujours satisfaisante, les bras chargés de sacs et de cartables d'enfants (oui, je sais, ils devraient les porter eux-mêmes), ma boîte aux lettres pleine de livres.

.

Et cette fois-ci, je tague Bel Gazou, Anne et Ptitlapin

11 mars 2010

Une parfaite journée parfaite, Martin Page

uneparfaitejourn_eparfaite"Ma collection ne comprend que peu de papillons.
J'ai toujours mon filet et ma pince à épiler dans un tiroir de mon bureau. Quand je vois un sentiment nouveau sur l'épaule d'un collègue, je le saisis et le mets dans une petite boîte au milieu d'un lit de coton. Dans mon appartement , une pièce entière est dédiée à ma collection de sentiments. Accrochés avec des épingles, les insectes reposent dans une vitrine, alignés par espèce, une étiquette indique leur nom. de petites lumières mettent en valeur leurs couleurs ou leur fadeur, les font paraître comme des diamants dans une bijouterie."

J'ai eu comme une petite erreur de casting avec ce roman de Martin Page dont je voulais absolument découvrir la plume. Son humour particulier m'a vraiment semblé trop décalé, moi qui aime pourtant l'utilisation de l'absurde en littérature. Malgré cela, j'ai conservé tout au long du livre une sympathie sans faille pour l'auteur, ai eu envie de souligner beaucoup de passages critiques ou sensés et ai tout à fait compris que je n'avais rien saisi de la subtilité des situations... Voilà qui est bien paradoxal.

En vous dévoilant une partie de l'histoire, vous comprendrez mieux mes impressions de lecture... Un homme, au fil des pages d'une parfaite journée parfaite, passe ses journées à se suicider, sans y arriver, ou plutôt il renaît ou revit à chaque fois ensuite. Puis un requin a élu domicile à l'intérieur de son corps, alors forcément ce n'est pas la grande forme, mais ça c'est une autre histoire. Il faut dire que lorsque l'on se déguise pour aller travailler et que l'on choisit de prendre ses vacances dans un ascenseur, la vie a un sérieux goût de déraison.

Je laisse la parole à Martin Page car qui mieux que lui peut expliquer au mieux son travail...

"Le héros est inspiré de la figure créée par Colin Higgins dans Harold et Maude (le film, merveilleux, est aujourd'hui plus connu que le roman) : ce personnage qui passe son temps à se suicider. Je crois que le désir quotidien de mourir est un sentiment largement partagé, même si l'on en parle pas."
"Toutes les lectures sont possibles, mais, de mon point de vue, la plus superficielle consiste à faire de ce roman une critique du monde de l'entreprise, du capitalisme et de la société de consommation. La critique est présente, certes, mais l'enjeu de ce roman ne se trouve pas là."

bouton3 Note de lecture : 3/5 - Editions Points - Janvier 2010

J'ai beaucoup pensé à ce livre là (Zéros tués) pendant ma lecture et je pense l'avoir sur ce même thème préféré, peut-être.

Par ailleurs, vous trouverez en suivant ce lien une interview passionnante de l'auteur.

Allez, je reste cependant heureuse de cette découverte hautement "atypique". L'auteur a un blog, vous pouvez le suivre ici : http://www.martin-page.fr/blog/.

28 mars 2010

L'avant-dernière chance, Caroline Vermaille

l_avantderni_rechance"Six jours plus tard, une Renault Scénic bleu métallisé avec toit ouvrant et navigation satelliste, pimpante sous le soleil encore fier de cette fin septembre, abordait le virage de la petite route arborée de Chanteloup. Dans le rétroviseur, Georges regarda la famille de Charles qui leur "faisait au revoir", Thérèse essuyer une larme, et la maison où il avait passé quatre-vingt-trois ans rapetisser avant de disparaître derrière les arbres. Sa poitrine était lourde et sa gorge un peu serrée, mais il ne regrettait rien. Charles, qui conduisait d'une main et agitait toujours l'autre par la fenêtre, semblait quant à lui avoir tout un orchestre joyeux dans le coeur. Cent cinquante-neuf ans à deux, et ils étaient partis pour le Tour de France."

Au tout départ, il y a ce projet de voyage, farfelu. Deux hommes âgés, des voisins, décident de prendre la route. L'un profite de l'absence de sa fille, omniprésente, étouffante de sollicitude. Le second quitte pour une fois sa famille, heureux de suivre la trace de ses héros de toujours. Mais voici que l'inquiétude soudaine de la petite fille de Georges, Adèle, qui n'est pourtant pas venu lui rendre visite depuis des années, risque de tout mettre à terre. Qu'à cela ne tienne, on fera transférer les appels du fixe sur un portable... Mais le tour de passe-passe ne tient pas longtemps et Adèle fait promettre à Georges de lui envoyer un texto rassurant tous les jours. Commence alors à se tisser entre eux un lien de complicité inattendu.

Ce roman se lit avec une délectation toute rafraîchissante. Dans ma période actuelle de panne de lecture, il a su retenir mon attention, me plonger dans son atmosphère douce et m'entraîner jusqu'à la fin de ses pages. Moi qui ne suis pas toujours adepte de bons sentiments en littérature, j'étais peut-être un peu dubitative avant d'ouvrir ces pages...mais foin de réticences, ce livre m'a vraiment plu, et m'a donné des envies de vacances irrésistibles, alors.

bouton3 Note de lecture : 3.5/5 - 978 2 7021 3999 8 - 8.90€ - Mars 2009

Caroline Vermaille a reçu pour ce titre le Prix Nouveau Talent 2009 de la Fondation Bouygues Telecom-Metro. Reconnaissance méritée car ce prix incluait une contrainte d'écriture, relevée ici avec brio et justesse : écrire un récit incluant le langage SMS et les messageries instantanées.

L'auteure sera présente lors du salon du livre de Montaigu, en Vendée, qui se déroulera du 9 au 11 avril. La liste des auteurs en dédicace est consultable ici. Pour ceux qui pensent s'y rendre, Flo vous propose une rencontre.

La plupart des lectures sont regroupées sur cette page (http://carolinevermalle.typepad.fr). Ce titre a en effet été beaucoup lu sur la blogosphère.

29 décembre 2009

Ce qu'il me restera de 2009...

Mes_images15

... ce seront, entre autres, ces quelques livres, oh pas forcément des coups de coeur immédiats. Il m'aura fallu des jours, voire parfois quelques mois, pour me rendre compte de leur impact véritable.

Il y aura eu aussi en tout début d'année mes lectures pour le prix ELLE, ce travail de longue haleine que je n'avais pas connu sous cette forme auparavant, le peu que j'en ai retiré au final question qualité littéraire, le beaucoup que j'en ai puisé amicalement, ma déception de ne pouvoir assister à la soirée qui clôturait l'ensemble et finalement ma quiétude de rester ainsi ... dans l'ombre.

Ce que je retiendrai aussi, ce seront ces quelques pas dans Nantes et au salon du livre de ma région, en bonne compagnie, un départ. De l'amitié qui fait fleurir ma boîte aux lettres et sourire les jours gris. Des conversations dans un café au nom de sphère. Des livres, des livres, encore des livres, et ce sentiment étrange de devoir ralentir le rythme à un moment donné, pour pouvoir mieux le conserver ... L'écriture, qui s'est faite plus rare ici, et que j'aimerais reprendre, plus sereinement.

Allez, 2010 sera très certainement riche en lectures de toutes sortes...et j'ai hâte de continuer à entamer cette PAL qui recèle, dirait-on, de jolis coup de coeur à venir !!

6 décembre 2009

Madame de Sade...par la Cie Sirènes

madame_de_sade1...Vu vendredi soir dernier, la mise en spectacle du texte de Yukio Mishima Madame de Sade par la Cie Sirènes.
Une mise en scène superbe et précieuse, étonnante, des costumes magnifiques...en bref une esthétique à couper le souffle pour un texte emprunt de sensualité qui explore la vie de Sade, vue par ses femmes.

madame_de_sade

L'auteur à propos de son texte... "C'est en lisant "La vie du Marquis de Sade" de Tatsuhiko Shibusawa que pour moi, en tant qu'écrivain, se posa l'énigme de comprendre comment la Marquise de Sade, qui avait montré tant de fidélité à son mari pendant ses longs emprisonnements, a pu l'abandonner juste au moment oú il retrouvait enfin la liberté. Telle énigme a servi de point de départ à ma pièce, en laquelle on peut voir une tentative de fournir au problème une solution logique. J'ai eu l'impression de quelque chose de fort vrai en même temps que de fort peu intelligible paraissait derrière l'énigme, et j'ai voulu considérer Sade dans ce système de références. Il est peut-être singulier qu'un japonais ait écrit une pièce de théâtre sur un argument français. La raison en est que je souhaitais employer à rebours les talents que les comédiens de chez nous ont acquis en représentant des pièces traduites de langues étrangères."

Pour en savoir plus, c'est par ici... et encore par ici.

Malgré la fatigue et quelques émotions personnelles, je suis heureuse d'être sortie voir des spectacles cette semaine, d'avoir entendu et vu sur scène ces textes que je me contente bien souvent de lire... Un autre point de vue apparaît alors, il y a des réactions dans la salle, des éclats de rire inattendus sur des moments que je trouve moi émouvants ou graves...et inversement.
Cela vaut la peine de presser mes loustics à la maison, de quitter la chaleur de mon salon, de partir dans le noir et la pluie. Allez, pour moi, le prochain spectacle sera en février et il s'intitulera Sous l'oeil d'Oedipe... ;o)

13 février 2010

Mademoiselle Christina, Mircea Eliade

mirceaeliade"C'était au-delà de ses forces d'endurer ce feu pareil à nulle flamme, cette sensation de serrer dans ses mains quelque chose d'impossible à apréhender... Il sentit soudain la bouche de Christina à la recherche de la sienne. Ses lèvres étaient si ardentes qu'Egor ne perçut, au premier abord, qu'une fulgurante douleur dans tout son corps. Puis la douleur vénéneuse se coula dans son sang. Il ne pouvait plus résister. Son souffle passa dans le souffle de Christina, et ses lèvres se laissèrent happer, incendiées par sa bouche délicieuse comme une maladie inimaginable. La caresse était si sauvage que les yeux d'Egor s'embuèrent, et il sentit s'ouvrir sa voûte cranienne, ses os s'amollir ; toute sa chair tressaillit en un spasme suprême."

Je connaissais de Mircea Eliade son Aspects du mythe et sa notoriété en matière de décryptage des symboles en général, et de tout ce qui a trait au religieux en particulier. Je connaissais moins ses écrits romanesques. Voilà qui est fait avec ce roman à la couverture rouge flamboyante, un peu intimidante.

Ce titre est un roman de jeunesse, écrit en 1935 et réédité aujourd'hui, sans aucun doute pour l'attrait de son thème très en vogue depuis la vague Twillight. En effet, Mademoiselle Christina nous conte l'histoire d'une femme morte depuis plus de vingt ans et devenue vampire.
Le héros, Egor, est un jeune homme séduisant, en visite au château des Mosco. Après le départ du groupe d'invités avec lequel il était venu, il se retrouve en cercle restreint auprès de celle qu'il aime, l'aînée de la famille de ses hôtes, Sanda. Des bruits, des frôlements, l'attitude de la cadette, tout effraye le jeune homme et en même temps l'attire étrangement...jusqu'à ce qu'un fantôme lui avoue un amour indéfectible d'au-delà de la mort.

Que vous dire ? Et bien que malgré la répétition lancinante de scènes glaciales, inquiétantes, malgré toutes ces fenêtres mal fermées, ces ombres "terrifiantes", "inexpliquées", ces odeurs de violette que l'on suit à la trace, ces jeunes filles pâles évanouies...j'ai aimé ce livre, son atmosphère si stéréotypée, si attendue.
Une lecture à prendre pour un opus du genre, fantastique, dont elle suit les règles à la lettre, s'inspirant du folklore roumain et de ses légendes.

bouton3 Note de lecture : 4/5

Editions de l'herne- 15€ - novembre 2009

Un livre lu dans le cadre de l'opération Masse Critique de...

Mon profil sur Babelio.com

2 juillet 2009

Lune captive dans un oeil mort, Pascal Garnier

lunecaptive"Oui, c'était comme de vivre en vacances, à la différence près que les vacances avaient une fin alors qu'ici il n'y en avait pas. C'était un peu comme s'ils s'étaient payé l'éternité, ils n'avaient plus d'avenir. Preuve qu'on pouvait s'en passer."

Ils sont deux couples et une femme, seuls au milieu d'autres maisons toutes semblables -mais vides-, à s'être installés dans une résidence paradisiaque pour retraités aisés, en recherche de tranquillité, de confort, de sécurité, au sud de la France.
Seulement, l'euphorie de l'arrivée cède très vite à l'ennui et à un huis clos tendu qui trouvera son apogée un soir de pleine lune...

Je découvre Pascal Garnier avec ce petit livre savoureux à l'humour noir, doté également d'une causticité raffinée plutôt agréable.
Difficile d'en dire plus long au risque d'en dire "de trop", difficile également de ne pas vous le conseiller.
L'écriture de ce monsieur là a su retenir mon attention défaillante avec talent. Il était compliqué pour moi d'enchaîner d'autres lectures suite à une "lecture coup de coeur" telle que "L'année brouillard". Voilà qui est fait. Un régal !

bouton3 Note de lecture : 4.5/5

ISBN 978 2 84304 465 6 - 16.5€ - JANV 2009

Incoldblog en parle bien plus longuement -Lu par Cathulu - Amanda l'a trouvé presque trop court - Elfe adore Pascal Garnier et je la comprends Pour Véro c'est également une bonne surprise -

12 octobre 2009

Thoma Drimm 1, Didier Van Cauwelaert

thomas_drimm"J'ai treize ans moins le quart et je suis le seul à pouvoir sauver le monde. Si je veux. Autant je déteste qu'on me manipule, autant j'aime cette responsabilité de décider, là, tout de suite, si je vais ou non modifier le destin."

Thomas Drimm est un jeune collégien qui vit dans un futur où le "Jeu" et le "Hasard" ont remplacé toute autre religion. Ses parents et lui ont été exilés dans une banlieue modeste car son père est alcoolique. Sa mère, elle, est psychologue dans un casino, elle réconforte et console les gagnants chanceux. Thomas Drimm est en surpoids, ce qui est très mal vu, car cet aspect physique est associé à la dépression, un état d'esprit interdit. Son seul plaisir est de jouer avec un cerf-volant, sur la plage. Mais lorsque un jour son jeu heurte le front d'un vieil homme et le tue, le jeune garçon se trouve pris dans une spirale d'action qu'il ne maîtrise plus. Face à un ours en peluche qui renferme l'esprit réincarné du vieillard qu'il a tué, en fait un ex-savant renommé, l'adolescent doit apprendre à différencier le Bien du Mal...

Vous remarquerez que depuis quelques temps je me laisse prendre aux sirènes des éditions de jeunesse. Bien m'en a pris cette fois-ci encore car je peux dire sans hésiter une seconde que j'ai vraiment adoré cette lecture ! Je suis sans doute "bon public", ou bien mon âme d'enfant toujours bien présente, l'est. Je n'en sais rien. Ici, en tous les cas, tout m'a plu. La pétillance du style, les personnages, la création de ce monde futur où chacun d'entre nous aurait une puce incrustée dans le cerveau. Ces anticipations me font souvent froid dans le dos, nous en sommes parfois si proches...hélas.
J'avais quelques réticences à lire Didier Van Cauwelaert, un souvenir de livre commencé puis aussitôt laché, peut-être "Un aller simple"... Revirement total de situation car j'ai vraiment aimé ici son écriture.
A suivre, donc...

(Autre petit point positif, j'ai aimé cette trouvaille de typo, ces énormes chiffres qui ouvrent chaque chapitre !!)

ISBN 978 2 226 19366 7 - 18€ - OCTOBRE2009

Grand merci aux éditions Albin Michel pour cet envoi ! Je me suis régalée.

Pour Karine, c'est également une bonne surprise - Toutes les autres lectures sont sur Blog-O-Book...

http://www.thomas-drimm.com/

19 mars 2009

L'Oral et Hardi par Bonnaffé Vs Verheggen... ou comment ne rien vous raconter et se mettre en pause blogosphérique

l_oral_et_hardi

J'aurais aimé vous parler aujourd'hui de cette pièce vue samedi dernier, enfin si on peut l'appeler ainsi, disons plutôt comme annoncé dans le progranne cette "allocution poétique" virevoltante, hommage aux textes de Jean-Pierre Verheggen, poète au verbe truculent et à la verve épique... J'aurais aimé vous en parler bien parce que c'était bien.

(Evene présente le spectacle ainsi : " D'abord un bain de foule, on serre les mains. On se fait acclamer pour aussitôt protester de sa modestie, gagner la tribune et s'y perdre en circonvolutions poétiques : "L' Oral et Hardi", discours de campagne d'un éventuel non candidat probable [...]").

J'aurais aimé vous parler aussi du programme de danse vu mardi (très étrange !)...vous dire que j'allais ce soir écouter Albane Gellé en lecture et que j'en suis enchantée...mais se fait sentir la nécessité d'une pause bloguesque. Je croule sous les lectures en retard et mon attention fatigue un peu.p_querettes

Je vous retrouve donc dans quelques jours, à peine une respiration de web, toute requinquée et les batteries rechargées !! A bientôt !

4 novembre 2009

En cours de lecture...

images"Ce fut par l'une de ces nuits fougueuses d'août que ses yeux à lui vinrent pour la première fois s'immiscer jusqu'au plus profond de son coeur à elle, le transpercer de part en part. Ensuite, le schéma resta le même : ses yeux surgissaient d'on ne savait où, par dessus la table, de sous les draps ou du trottoir d'en face. En général, ils s'insinuaient jusque dans les moindres contours de son cerveau. Pour soudain jaillir des méandres de son vivier de souvenirs qu'elle avait cru aussi résistant aux intrusions que le plus blindé des blockhaus, ce qui s'avérerait poser un véritable problème, cette incapacité à lui fermer les yeux, à lui, car au moment où elle fermait les siens, les autres se hâtaient de s'infiltrer insidieusement pour couler droit jusqu'à son coeur et plus profondément encore en elle, nageant pour mieux se dissoudre de l'intérieur comme au premier soir de ce mois d'août inouï au cours duquel elle s'était déjà, extérieurement, désagrégée."

Pfff...j'adore...et je me régale.

Extrait de Une fois deux de Iris Hanika.

14 avril 2009

Une simple affaire de famille, Rohinton Mistry

unesimpleaffairedefamilleTrimbalé entre deux appartements, Nariman, ancien professeur, devenu âgé et impotent suite à une chute, est un poids pour sa famille, mais également un enjeu, un devoir. S'extrayant d'un corps aujourd'hui douloureux, le vieil homme laisse régulièrement ses pensées errer tranquillement vers son passé et goûte au quotidien, au milieu des siens - principalement chez sa fille chez qui il passe sa convalescence - à la douceur et à l'acidité d'une vie de famille, toute en promiscuité, tendresse et coups d'éclats.

Ce roman indien est un régal. Les personnages sont attachants. On suit avec intérêt et plaisir les membres de cette famille - parents, enfants et grands-parents sous le même toit - régler leurs détails journaliers, s'occuper du Pappa, se serrer dans un appartement forcément trop étroit et au confort rudimentaire. Les incursions dans le passé donnent du relief et de l'émotion à un récit qui aborde par ailleurs, l'air de rien, les traditionalismes d'une société indienne en bute à la modernité. Un très bon livre avec Bombay en toile de fond, et en fond sonore...

bouton3 Note de lecture : 4/5

ISBN 978 2 253 11710 0 - 7.50€ - 2006

Un grand merci à BoB et aux éditions du livre de poche !! - Un billet plus détaillé ici - et un autre par là

Lorsque j'ai accepté de recevoir ce livre...je n'ai pas fait de recherches (j'ai répondu un peu précipitamment sans aller visualiser la couverture sur un site marchand), ce titre me disait "quelque chose". En fait, je l'avais "déjà lu" en 2006, un billet était présent sur mon ancien blog !!! Je m'en suis rendue compte dès le livre entre mes mains. Je me suis tout de même replongée dans ce volume pour vous en reparler aujourd'hui... Voilà aussi une occasion toute trouvée pour vous le remettre en mémoire car c'est un très bon souvenir de lecture !! Et cela va me permettre de faire un cadeau à quelqu'un ;o) !!
Je présente mes excuses à BoB...cela devait m'arriver un jour, tête de linotte que je suis parfois...;o)

11 septembre 2009

Le bal des actrices - DVD

Photo - DIAPORAMA : 13724 - Le Bal des actrices    baldesactrices

Tout est faux, et pourtant tout semble vrai dans ce vrai/faux documentaire imaginé par Maïwenn. Son idée ? Parler des actrices, de toutes les actrices, les plus populaires comme les moins connues, de ce qu'il y a "derrière" la façade, de l'ambition, des cadeaux, des concessions, des humiliations et des rêves secrets... Une occasion aussi, de parler de nos rêves à nous, du pouvoir, de la passion et des femmes en général.
Une petite caméra à la main, Maïwenn filme tout, elle cherche à percer l'intime, à se trouver aussi.

J'ai beaucoup aimé l'atmosphère de ce DVD, en transit entre légèreté et gravité (quelques loufoqueries parsèment agréablement le fil du film). J'ai aimé son visuel réaliste.
Côté acteurs, Joey Star, qui joue le rôle du compagnon de la réalisatrice, est très bon, crédible, surprenant.

En cours de route, il est difficile de ne pas tout prendre au premier degré (grande tentation !), et en cela il est bon d'enchaîner le visionnage du film par celui du "making off", qui remet tout à sa juste place.
Un joli moment de cinéma, très féminin.

Plus d'infos sur ce film

8 juillet 2009

Concours !

J'aime bien suivre les actualités du joli site marchand La Marelle aux canards...
Ils organisent, pour fêter les vacances, un concours de coloriage ! Idéal pour les petits loups, non ?

CONCOURS

Le principe : Pour participer, il suffit de télécharger et d'imprimer votre coloriage préféré parmi les 5 planches proposées issues des cahiers de coloriage La Marelle, de le colorier (pinceaux, feutres, crayons de couleurs...) et de l'envoyer à La Marelle, 2 rue Jules Simon 35000 Rennes avant le 31 juillet 2009.

Pour jouer, c'est par ici.

L'équipe de La Marelle en choisira 10 et les heureux élus remporteront chacun un cahier de coloriage et une boite de crayons de couleur La Marelle.

Crédit photo : http://lamarelle.typepad.fr/la_marelle_aux_canards/

Ma grande fille s'est déjà penchée sur de jolis oisillons... Mais attention, il y a quelques problèmes de téléchargement, il vaut mieux enregistrer le coloriage sur votre PC avant d'ouvrir le document.

PS : en ce moment, j'ai peu le temps de fureter sur le net, chez moi et chez vous,...tout rentrera sans doute dans l'ordre assez vite, je l'espère. Je ne vous oublie pas.

12 juin 2013

Ce qui distrait de la lecture et des blogs ?

MAISON 042

MAISON 043

MAISON 045

... par exemple un petit garçon qui fête ses huit ans !

Sinon, j'ai commencé hier soir La singulière tristesse du gâteau au citron de Aimée Bender (avec sa couverture de circonstance) et je suis déjà... non pas accrochée (ce n'est pas ça)... plutôt littéralement saisie à la gorge.

Edit du 13/06 pour les curieuses : la photo du gâteau !

MAISON 046

30 juin 2009

De la photographie...

pellicule"Nous prenons des photos parce que nous ne pouvons accepter que tout passe, nous ne pouvons accepter que la répétition d'un moment est impossible. Nous menons un combat continu contre notre propre mort imminente, contre le temps qui transforme les enfants en cette autre espèce, de moindre intérêt : les adultes. Nous prenons des photos parce que nous savons que nous allons oublier. Nous allons oublier la semaine, la journée, l'heure. Nous oublierons les moments les plus heureux. Nous prenons des photos par orgueil, poussés par ce désir de voir le meilleur de nous-mêmes préservé. Nous craignons de mourir sans que les autres sachent que nous avons vécu."

Extrait de L'année Brouillard de Michelle Richmond

28 juin 2009

Aujourd'hui...

...il est question de ces petits riens qui font battre le coeur, sur un tag de Leiloona (merci !) et une idée de Gio (qui collecte nos petites phrases).

coeur1

La mission est la suivante :
Je dois associer une image aux propositions qui suivent.

1. Choses qui font battre le cœur
La présence de ceux que l’on aime, certains regards, être réconfortée au creux d’une épaule
.

2. Choses qui font naître un doux souvenir du passé
Le souffle du vent dans des feuilles d’arbre, le calme et le silence, une brise qui frôle doucement la nuque

3. Choses qui ont une grâce raffinée
Certains tissus précieux, l’harmonie, la blancheur

4. Choses qui gagnent à être peintes
La mer, la lumière changeante qui joue sur les paysages

5. Choses qui donnent une impression de chaleur
Des coussins, des couvertures, des livres

6. Choses embarrassantes
Les incompréhensions, les gaffes, les paroles coincées dans la gorge

7. Choses qui emplissent l'âme de tristesse
Les difficultés du quotidien, les pertes, les absences

8. Choses qui sont les plus belles du monde
Les joues de mes enfants, leur rire

9. Choses qui semblent pures
L’amour que l’on nous donne simplement, le grand air, l’eau qui s’écoule d’un torrent

10. Choses que l'on a grande hâte de voir, ou d'entendre
La voix de ceux que j’aime, qu’elle soit amoureuse ou amicale

11. Choses qui donnent confiance
Se sentir aimée, se sentir vue, être appréciée

12. Choses vénérables et précieuses 
La sagesse et l’écoute, l’écriture

Je tague à mon tour Bel Gazou, Anne (quand elle sera revenue) et Gambadou, si elles le souhaitent...

1 juin 2009

La libraire a aimé...

lalibraireaaim_...et moi aussi, je l'ai bien aimée, cette libraire !
Merci Sylvie, pour ce délicieux livrevoyageur !!

Sophie Poirier a un joli style, fluide, sur lequel la lecture ne se heurte pas. Elle a su nous donner à lire avec cette longue nouvelle une bien jolie histoire qui parle de la pérennité des sentiments, des envies de changer de vie et des quêtes de toutes sortes, des solitudes de nos conversations aussi. Voilà un petit roman qui donne envie de briser les barrières invisibles que nous dressons largement tout autour de nous comme des remparts de protection illusoires...

L'histoire ? Corinne et Paul, tous deux libraires de métier, ont pris l'habitude prendre un verre ensemble à la terrasse d'un café, tous les jours, un whisky. Ils parlent de leurs lectures, exclusivement, puis se séparent en se promettant de se revoir le lendemain. C'est un rituel, bien huilé, qui ne fait de mal à personne, ni de bien d'ailleurs. Seulement voilà, un jour Paul ne vient pas, ni les jours suivants. Corinne s'inquiète, se remet en questions, découvre au fond d'elle l'amour qu'elle éprouve pour Paul, mais un peu tard, évidemment... Ensuite ? Et bien, ensuite, il y a un photographe amateur de cadavres, Paul Auster, un russe pas russe affublé d'un domestique nain et une maison d'hôte au charme très anglais...mais là c'est une autre histoire qu'il vous faudrait lire pour mieux la comprendre.

"Librairie Bodiat
A l'attention de Corinne L

Madame,
J'ai fait de vous un personnage de roman.
Peut-être me ferez-vous un procès, ou alors ce sera monsieur avec qui vous buviez régulièrement l'apéritif à la terrasse du Castan Café.
Quand je vous aperçois dans la librairie, j'ai pris l'habitude (sans le vouloir) de vous commenter. C'est-à-dire que je note quand vous avez bonne mine, si vous avez l'air fatigué, et parfois je vous souris. Ca me fait plaisir de vous voir.
Au début, je n'ai pas fait exprès de vous choisir. J'ai cherché un autre prénom.
Je n'ai pas réussi à résister, j'ai voulu écrire tout ce que j'ai écrit, avec vous dedans.
J'espère que vous ne m'en voudrez pas.
J'allais ajouter que maintenant je vous connais bien et je suis sûre que vous comprendrez.

Sophie Poirier"

bouton3 Note de lecture : 4.5/5

ISBN 978 2 915368 07 9 - 9.50€ - AVRIL 2008

- La lecture de Sylvie - Celle d'Aifelle - Liliba a aimé aussi - L'avis de Mary Dollinger - Celui de Keisha -

Publicité
Les lectures d'Antigone ...
Publicité
Les lectures d'Antigone ...
  • "Tu vois, moi, j'ai des passions, les livres, ça me sauve... J'ai traversé mes temps morts avec des gens qui ont oeuvré pour ça, ceux qui ont écrit... J'ai le livre en main et c'est du carburant pour ma vie à moi..." Jeanne Benameur
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Visiteurs
Depuis la création 697 112
Publicité
Derniers commentaires
Publicité