Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Les lectures d'Antigone ...
Publicité
Ardoise magique

Ce blog a dorénavant une page Facebook...
https://www.facebook.com
/antigone.lectures

Ben oui, à mon tour, j'ai craqué !

Newsletter
90 abonnés
5 avril 2013

Les Petites mères, Sandrine Roudeix

lespetitesmeres"Il faut avoir été beaucoup aimé lorsqu'on était enfant pour tomber follement amoureuse plus tard sans se faire mal. Pour oser le grand saut de sentiments. Pour que ça rembourre et amortisse la chute. Pour que ça empêche la transformation aussi."

Rose a décidé de présenter son fiancé à sa mère. Martin a tout du gendre idéal ; la jeune-fille est confiante. Le moment est enfin venu de braver le regard des femmes de sa famille. Sa mère, sa grand-mère et son arrière grand-mère, toutes trois ont été abandonnées par l'homme qu'elles aimaient. Cela fait longtemps que Rose retardait ce retour chez elle, et il s'avère lourd de souvenirs et de questionnements. De leurs côtés, les "petites mères" se préparent à l'accueillir, tout en souhaitant que la petite dernière échappe, elle, à la fatalité familiale...

J'ai lu ce roman de manière hachée (on ne choisit pas toujours les conditions dans lesquelles on lit un livre), je n'en ai donc pas goûté au mieux tout le sel. Voici pourtant une lecture à la belle ambiance dont j'ai quand même su apprécier la teneur. Car il est très agréable de faire connaissance avec les quatre femmes de ce récit aux vies difficiles et pour lesquelles on aurait aimé des histoires d'amour plus heureuses. Rose est le personnage auquel je me suis attachée le plus et que j'ai suivi avec intérêt. Il m'a peut-être manqué une envergure supplémentaire pour vraiment trouver à ce livre un charme indéniable. Pourtant, je sais que j'ai puisé quelque chose dans les relations - pas toujours tendres - qu'entretiennent ces femmes entre elles et qu'il m'en reste d'ailleurs encore des bribes quelques heures après ma lecture. Et puis, oui, j'ai été sensible au fait que la simplicité soit là mise en valeur, et les parcours atypiques aussi.

Merci à Sandrine Roudeix et aux éditions Flammarion ! - 16 € - Février 2012

Publicité
1 mai 2015

En cours de lecture...

miroir-rond-de-salle-de-bains-avec-l-illumination-bleu-modifié-la-tonalité-52415568 (1)

 "Ce n'est pas beau de vieillir, non. 
Je ressemble à une gamine quand je suis de bonne humeur, mais quand ça ne va pas, quand la déprime me repeint en noir goudron comme ce soir, c'est fou comme je me transforme.
Ne me laisse pas comme ça.
Ne me laisse pas devenir une de ces pauvres femmes à demi enterrées que je vois passer dans la rue avec des yeux blancs gris et de grandes envolées autour de leurs problèmes de santé et de leurs amis qui les ont délaissés. Je veux rester celle que j'ai été. Je veux photographier celle que je suis encore."

Extrait de Diane dans le miroir de Sandrine Roudeix... On y entend la voix de Diane Arbus (devant son miroir)... et pfff ce que c'est bien.

 

4 juin 2013

Les Soeurs Brelan, François Vallejo

lessoeursbrelan"Les soeurs Brelan ont retrouvé la force d'être trois. Elles en avaient besoin, le notaire réunissait la famille pour la succession. Pas de testament, la mort à quarante-trois ans, Louis n'avait pas eu le temps de s'embarrasser d'actes formels, les biens revenaient aux descendantes directes, les soeurs Brelan."

Après la mort de leur père, alors que la France se remet difficilement des conséquences de la seconde guerre mondiale, les trois soeurs Brelan se retrouvent devant le notaire et le conseil de famille. Elles ont réussi, à force de persuasion, à repousser la date de l'entrevue pendant laquelle on devait statuer sur leur sort. Mais il s'agit de la date anniversaire de l'aînée. La famille avait négligé ce détail. L'anniversaire des nièces, on oublie souvent de le leur souhaiter. Au grand étonnement de l'auditoire, Marthe est devenue majeure depuis quelques heures. Le notaire est subjugué par leur faculté unique de parler à trois, d'une seule voix. Il est sous le charme de leur assurance et de leurs yeux gris. Les trois filles ne souhaitent pas être confiées à leur oncle Pierre Ledru. Il décide donc avec conviction de donner à Marthe la charge de tutrice de ses soeurs alors qu'elles n'ont aucun revenu, pas de métier et qu'elle habitent une maison invendable, fruit de la vision idéaliste de leur architecte de père...

Les Soeurs Brelan est un bien agréable roman, plutôt féminin, mais aussi un amoncellement de péripéties invraisemblables (par exemple, Judith, la plus jeune, tombe sous le charme d’un tueur en série). Il est donc nécessaire de se laisser porter par le caractère des personnages pour décider d'adhérer au récit.
J’ai pensé que l’intérêt du romancier s’était sans doute porté ailleurs que dans une vision subjective et réaliste de l’après-guerre. Ce qu’il évoque en effet au fond, et au travers des diverses époques et épreuves que vont traverser les trois sœurs de front, est un lien étroit et fraternel qui exclue toute possibilité de vivre autre chose en dehors du clan qu’elles constituent. Et cet enfermement, à la fois voulu et subi est assez terrible. Il a, au fil des pages, marqué de plus en plus ma lecture de son empreinte, jusqu'à en devenir le personnage principal, autour duquel gravitaient les soeurs comme des pantins.

J'étais toute prête à aimer ce livre à la belle écriture qui m'a laissée, ses pages refermées, malgré tout un brin perplexe.

Lu en avant première pour le Prix Points - Sortie prévue le 6 juin - 7.20€

Cuné a beaucoup aimé et est restée fascinée par ces trois caractères

Dans la sélection 2013 du Prix du Meilleur Roman des lecteurs de Points [clic ici pour en savoir plus et lire le premier chapitre]

3 janvier 2013

Auto-interview

Taguée par Cathulu à qui je ne peux rien refuser...

 

TAGJANVIER

(photo : ciel du 1er janvier en direct de St Jean de Monts)

1. Es-tu une acheteuse compulsive de livres ?
Non, je n’achète pas autant de livres que l’on pourrait se l’imaginer… J’emprunte beaucoup en bibliothèque, ce qui me permet de ne pas me forcer à lire, et puis ma boîte aux lettres contient assez souvent de jolies surprises !

2. A quelle fréquence achètes-tu tes livres ?
C’est aléatoire, mais j’achète surtout lors de salons du livres de ma région, rencontres avec les auteurs et/ou balades en ville. L’achat est toujours synonyme de « petit plaisir », d’un moment privilégié, je n’achète pas pour acheter.

3. As-tu une librairie favorite ?
Je ne suis pas très fidèle mais je privilégie en général les structures indépendantes.

4. Fais-tu tes achats livresques seule ou accompagnée ?
La compagnie m’est plutôt agréable dans ces cas-là, et en général l’accompagnant sort avec un livre aussi.

5. Librairie ou achats sur le net ?
Il m’arrive d’acheter sur le net (pas taper) mais seulement lorsque je ne trouve pas ce que je veux en librairie.

6. Vers quels types de livres te tournes-tu en premier ?
La littérature romanesque avant tout.

7. Préfères-tu les livres d’occasion, neufs, ou les deux ?
Avec les occasions, on multiplie le nombre de livres mais pas le budget. Je suis très cliente d’une bouquinerie sur Nantes.

8. Qu’aimes-tu dans le shopping livresque ?
Découvrir les livres que j’ai aimé et que j’ai déjà lu en bonne place sur les rayons (ça j’adore !), et me faire surprendre par la sortie d’un livre qui m’avait échappée.

9. Te fixes-tu une limite d’achats par mois ?
Non, pas vraiment. Lorsque je sens qu’il faut faire attention, je m’auto-censure en n’entrant plus dans aucun lieu de perdition et en empruntant plus en bibliothèque.

10. A combien s’élève ta wish-list ?
Je crois que ma LAL contient à peu près 900 titres, damned !

11. Cite trois livres que tu veux TOUT DE SUITE !
Je lorgne déjà sur le prochain titre d’Emmanuelle Pagano dont j’attends la sortie avec impatience. Pour le reste, je sais que la rentrée de janvier est en général synonyme de qualité alors on verra…

12. Précommandes-tu tes livres ?
J’ai fait ça deux/trois fois mais ça ne sert à rien, le livre arrive après sa sortie officielle (le temps d’acheminement), autant aller le chercher en librairie le jour même.

13. Pourquoi un tel pseudo/nom de blog ?
C’est le nom qui m’est venu à l’esprit au début de mes premiers pas sur internet, lorsque j’essayais d’écrire sur des forums d’écriture.

14. Parle-nous de ton prof préféré.
Je pense tout de suite à mon prof de Français de 4ème que j’ai eu ensuite en seconde. Il m’a fait aimer la pièce d’Antigone, il aimait le théâtre, et bizarrement il croyait en moi… Il essayait de percer ma timidité, et contrariait mon désir de me cacher tout au fond de la classe en m’interrogeant à chaque cours. Etrangement, et depuis mon mariage avec M Antigone, je porte aujourd’hui son nom de famille.

15. Quel est ton endroit préféré au monde ?
Mon foyer.

16. Parle-nous de ton premier concert.
J’ai sans doute assisté à mon premier concert classique lors de la première session de la folle journée à Nantes. Aucun disque ne remplace cette sensation là de proximité et de résonance interne.

17. Un endroit que tu aimerais visiter ?
La terre.

18. Parle-nous de quelque chose qui te rend complètement folle en ce moment.
Le pessimisme est quelque chose qui m’énerve beaucoup en général. Je déteste au plus au point ceux qui entretiennent la morosité ambiante.

19. Si tu pouvais posséder instantanément quelque chose, rien qu’en claquant des doigts, ce serait quoi ?
La paix de l’esprit, et en second vœu une petite librairie rien qu’à moi dans un joli coin de France.

20. Qui tagues-tu ?
Bel Gazou (si elle passe par ici car je sais qu’elle aime les tags), Lucie (si elle ne l’a pas déjà fait) et Anne de "des mots et des notes" (si ça l’intéresse) !

24 mai 2014

Vacance

poupee

Il fallait peut-être cela pour comprendre
La toute petite chose que je suis

L'état de dépendance totale
Le corps mis à nu, vide 
A l'écoute de son souffle
Du moindre mouvement de ses fonctions vitales
A la merci d'un seul tremblement 
D'une pichenette

Il fallait peut-être cela pour enfin lâcher prise
Avoir l'occasion unique de frôler de tout près le désespoir
Sentir son haleine acide
Et comme de tout un beau jour
S'en remettre

© Les écrits d'Antigone - 2014



Publicité
9 juin 2014

Maître plongeur

mainpiscine

Quand on coule
Que l'eau ferme sa dernière boucle au dessus des cheveux

Et que l'on sait que l'on coule
Que c'est inexorable
Il est alors rassurant de savoir
Que quelqu'un quelque part
Est solide
Même debout au bord d'une autre piscine
Qu'il attend
La reprise d'air

© Les écrits d'Antigone - 2014

Quelques mots pour mettre des mots sur les maux tandis que la reprise d'air s'opère tout doucement... Des bises et des mercis à celles et ceux qui attendent patiemment au bord de la piscine. ;)

15 mai 2011

Une blonde à Manhattan, Adrien Gombeaud

une_blonde___manhattan"La Marilyn "qu'on n'a jamais vue" est-elle "la vraie" Marilyn ? Celle que l'on voit d'habitude est-elle une fausse ? Ici intervient Norma Jeane. [...] Marilyn serait une façade, un masque, une création glamour, tandis que Norma Jeane serait la personne réelle. Derrière la blonde Marilyn, l'être de lumière artificielle, se cacherait la brune Norma Jeane, l'être authentique, innocent et souffrant. Marilyn éveille le désir. Norma Jeane la compassion. Le fan rêve d'être le seul à passer au-delà du maquillage de la star pour atteindre l'enfant fragile, connaître Norma Jeane quand les autres ne voient que Marilyn."

En 1955, Marilyn débarque à New York. En conflit avec la Fox, elle cherche à changer son image, elle ne veut plus jouer les blondes écervelées. Elle prend des cours à l'Actor Studios et monte avec un ami une société de production dont elle devient la présidente.
Ed Feingersh, lui, est alors engagé par la revue Redbook pour ce que l'on nomme à l'époque une picture story. Il s'agit de suivre Marilyn pendant une semaine, le reportage devra montrer aux lecteurs une vision inédite de la star, celle d'une personne ordinaire, plus femme d'affaire que sex symbol. Mais Marilyn ne perd rien de son aura et de son érotisme, au contraire. Sous le regard du photographe, son éclat est évident.
Ces photos, longtemps perdues, et retrouvées par hasard dans un hangar sont aujourd'hui célèbres. Ce sont sans doute celles qui imprègnent le plus notre mémoire du mythe de Marilyn.
Adrien Gombeaud revient ici sur cette rencontre entre deux personnalités fragiles et lumineuses. Il élabore, à l'aide de témoignages amicaux, le tableau d'un New York en pleine évolution.

J'ai conservé longtemps dans ma chambre d'adolescente une carte représentant Marilyn adossée au balcon d'un immeuble New Yorkais. Elle y paraissait songeuse, elle était belle, mélancolique, contemplative, un peu échevelée, accessible, une cigarette se consumait à ses doigts. Je ne savais pas qu'Ed Feingersh était l'auteur de cette photographie et j'en ignorais encore plus le contexte. J'aimais le grain de cette photo, sa quiétude, en l'observant je crois que j'arrêtais le temps, être une belle femme semblait tout à coup si simple.

Vous comprendrez donc aisément combien ce récit m'a captivé. Ce n'est qu'un angle différent, un autre projecteur braqué sur Marilyn peut-être, mais il permet de mettre également en lumière le backstage, ce qui se jouait autour, cette foule anonyme dont on ignore tout et qui dépend tant du Star System que bien souvent elle s'y consume les ailes.

bouton3 Edtions du Serpent à Plumes - 19€ - 6 mai 2011

Les photographies d'Ed Feingersh seront exposées du 31 mai au 7 octobre 2011 à la photo-galerie de La Maison des Amériques à Paris.

http://www.uneblondeamanhattan.com/portfolio/

7 février 2011

Bons baisers de Cora Sledge, Leslie Larson

bonsbaisersdecora"Avec tout ce qu'on voit à la télévision, je crois que je n'étais pas sortie après la tombée de la nuit depuis dix ou quinze ans. Mais, d'un geste de magicien, Vitus a agité la main vers le jardin. Soudain, on aurait dit une scène dans un film, où la musique s'élève, les oiseaux se mettent à chanter et les papillons voltigent de fleur en fleur. Je voyais les étoiles, je sentais le jasmin de nuit. Et je me suis dit : Merde alors, pourquoi pas ? Ma vie est derrière moi. Qu'est-ce que ça peut faire si je tombe raide morte ?"

Cora est une octogénaire pleine d'humour mais il est difficile pour elle d'accepter cette nouvelle situation, cette résidence médicalisée dans laquelle ses enfants ont jugé bon de l'envoyer. La chambre est petite, impersonnelle, ses voisins de table imposés pour toujours sont irascibles et son avenir semble à jamais limité. Sa petite maison lui manque, celle où elle a partagé tant de souvenirs avec son mari Abel, des inconnus l'occupent. Sa chienne Lulu a été adoptée par ses petits enfants. Bien entendu, Cora est un peu trop forte, obèse même, fume beaucoup et est accroc aux pilules, alors les siens se sont inquiétés, quitte à la jeter dans une prison pour vieux prénommée Palisades.
La vieille femme trouvera pourtant dans l'écriture, les bons soins de Marcus et l'amour délicat de Vitus, des remèdes efficaces à la morosité et à la fatalité...

De ce livre, j'ai tout d'abord aimé la couverture. Puis, le billet de Clarabel m'a décidé à le dénicher. Un partenariat de Bob et hop voilà qui était fait.

Pour être honnête les premières pages de cet épais roman m'ont un peu ennuyées au préalable, j'ai été décontenancée par leur ton et le langage faussement choquant du personnage principal. Et puis, en rentrant doucement dans cette histoire, je me suis prise de sympathie pour Cora, pas forcément pour cette vieille femme qui tombe amoureuse du haut de ces quatre-vingt-deux ans - quoique - mais pour la jeune-femme qu'elle fut et qu'elle nous raconte via les cahiers qu'elle remplit avec gourmandise. Avec cette histoire pleine d'énergie, on se prend à regarder d'un autre oeil nos propres faiblesses et à se dire que rien n'est trop tard, que la vie est pleine de surprise et d'ornières, mais qu'elle ne devrait jamais nous obliger à renoncer à nous-même.

Une lecture tonique et pleine d'espoir, donc.

bouton3 Editions 10/18 - 18€ - 20 janvier 2011

Un grand merci à BOB pour le partenariat et à 10/18 pour l'envoi.

http://www.10-18.fr/

15 octobre 2010

Apocalypse Bébé, Virginie Despentes

apocalypse_b_b_"Il faut remonter à plus de deux mois en arrière pour retrouver une activité téléphonique normale, avec échange de coups de fil et SMS. Presque trois mois. On n'a jamais vu ça... Si t'as quinze ans et que tu cesses toute activité internet et portable... comment ça s'explique, ça ? Une déprime, même profonde... ça ne t'empêche pas d'updater tes mails, de temps à autre. La drogue ? Impossible... Au contraire, on trouverait sa trace sur le web à toute heure du jour et de la nuit. L'amour ? Sans portable ? T'imagines, une love story sans SMS ?"

Valentine a disparu. Mais qui la recherche réellement ? Qui l'aime autrement que mollement ? Qui aurait su la retenir ? Deux détectives suivent sa trace, engagées par la grand-mère de l'adolescente.

A la rencontre des personnages qui ont fait partie de la vie de Valentine ses derniers mois, on découvre le portrait en creux d'une jeune-fille perdue depuis longtemps. De Paris à Barcelone, c'est en fait à la poursuite d'un fantôme de quinze ans que les deux détectives entraînent le lecteur, un fantôme qui traîne derrière lui sans y prêter attention tous les remugles d'une époque en ruine.

J'ai entamé ce livre avec une curiosité étrange, en connaissance de cause, m'attendant à être choquée, déçue et finalement désabusée par l'univers d'une auteure dont on dit tant qu'elle est sulfureuse. Mais non, voilà, pas du tout.
Quelle idée que de se laisser ainsi abuser par des idées toutes faites, préconcues !
J'ai été hypnotisée, j'ai aimé lire Virginie Despentes, j'ai cru à ce road-movie ironique qui gratte la béatitude dans le sens du pessimisme. Bien entendu, le lecteur trouvera dans les pages de ce livre quelques vulgarités verbales bien senties, quelques scènes lesbiennes audacieuses, quelques lieux communs à la sauce "polars" déjà vus, la belle affaire ! Ce n'est pas comme si Virginie Despentes n'avait pas un réel talent d'écrivain, ce n'est pas comme si derrière l'histoire de Valentine elle ne brossait pas une caricature en règle de nos valeurs modernes, de nos travers, de nos égos démesurés.
Alors, bien entendu, on pourrait parler de la fin, de cette pirouette finale auquelle j'ai eu du mal à adhérer. On pourrait. Mais bon. J'ai juste envie de dire que j'ai passé un drôlement bon moment en compagnie de ce titre et que je ne m'y attendais pas.

Une lecture de rentrée vraiment détonnante !

bouton3 Note de lecture : 4.5/5 - Editions Grasset - 19€ - Août 2010

Je remercie ici Rémi et PriceMinister [lien] pour cette opportunité et cette découverte...

Un titre toujours en lice pour le Goncourt 2010

17 septembre 2010

Les dessous de table, Nicole Versailles

lesdessousdetable "Non, plus personne ne rira, plus personne ne chantera quand ils m'entendront."

Il y a la réalité, la vie en surface, et puis tout ce qui se cache en dessous, la misère, les mesquineries, les tromperies, les désirs inavoués dans Les dessous de table... Rien à voir avec les "affaires" ici, si peu. Il est surtout question d'amour, ou de sexe disons-le plutôt ainsi, de colères, d'éclats silencieux, de vengeances, de cris rentrés, et de crimes en suspens.

En 18 nouvelles terriblement efficaces, Nicole Versailles réussit à nous transporter dans un univers où la tromperie est la norme, la déviance une rectitude. Et au dessus de tout cela règne un regard innocent, qui ressemblerait un peu à celui de l'enfance... On peut s'imaginer également un tout-petit caché sous une nappe qui observerait par mégarde un manège qui n'est pas pour lui.

J'ai été surprise, étonnée, chamboulée. Je me suis demandée comment une si douce blogueuse pouvait écrire ainsi la noirceur, et pourtant sans créer le malaise, avec l'élégance et le doigté dont elle est coutumière. De plus, comme elle maîtrise avec brio l'art de la nouvelle, chaque conclusion est un frémissement délicieusement renouvelé.

Dans ce recueil, chaque décision est lourde de conséquences et la frontière étroite et floue entre le Bien et le Mal.

"Aujourd'hui en ce jour de fête qui réunit tous les collègues de Charles-Henri, son cher époux, pour fêter sa promotion bien méritée après tant d'années de dur labeur, Marie-Solange décide qu'elle a assez penché la tête vers sa solitude, sa dépression, ses larmes et ses rancunes secrètes."

Voilà qui vous donnera envie de regarder vos voisins de table un peu plus profondément dans les yeux, ou d'aller respirer l'air pur au soleil c'est selon.
Quant à moi, ce petit livre m'a remis sur les rails d'un plaisir de lecture perdu depuis quelques jours. Donc merci et chapeau ! J'ai aimé.

bouton3 Memory Press - 14€ - Septembre 2010

Le blog de Coumarine : http://coumarine.blogspot.com/

Ses autres titres - Tout d'un blog - L'enfant à l'endroit, l'enfant à l'envers (dont je garde un souvenir émouvant)

La critique d'Alainx

16 juillet 2010

J'aime

c'est évident - et pourtant,bleu
j'aime - souris un peu, tu t'inquiètes,
sois rassuré, ni passion ni outrage -
idée absurde, infidèle,
lis les mots que mes lèvres prononcent -
écoute - crois.
après viendra le moment, pour tomber et douter

j'aime - apprends à l'entendre -
comme si c'était une musique tendre - ovale - voltigeante,
comme si demain n'était pas blessé -
dormir sans le regard des étoiles la lune y a déjà pensé,
lis dans mon regard combien rien n'est grave
tu chuchotes des mots fous,
tiens le rebord du monde il ne vacille pas

direction nulle part, j'aime -
tu ne crains rien,
jeter sur l'herbe ce qui plait,
et plier sous soi son corps et ses jambes -
absurde, il y a de la fuite dans ce jeu,
utilise le peu de l'été -
sois la branche qui cherche le ciel, pour voler,
urbaine et tranquille est la ville qui soutient tes pas -
lis dans ses creux les scènes qu'elle t'envoie,
t'échappe la texture des mouvements -
carresse alors la surface,
pour avancer il suffit parfois de tanguer,
apprendre à m'attendre ne sert à rien

bruime, rupture, tempête
tambourine l'eau qui s'écoule du toit,
libérée elle s'écrase sur le bois,

j'aime -
dommage que dure le bruit,
dommage que les nuages fassent pluie -
tu aurais préféré grand soleil,
la vie est plus forte version bleu -

j'aime,
tu maudis les chemins - la voie qui m'a conduite jusqu'ici,
les libellules savent se cacher parmi les brousailles,
tu n'as pas besoin d'air pour les disperser -
le temps des saisons n'est plus,
titubent aujourd'hui l'eau, le ciel et tes bras.

© Les écrits d'Antigone - 2010

Encore un petit morceau du travail effectué lors de l'atelier d'écriture déroulé le premier week-end de juin. Il s'agissait cette fois-ci de suivre un canevas, celui des lettres soulignées et de la ponctuation utilisée, canevas d'un autre poème dont nous n'avons rien su au final, ce n'était pas l'objet. Nous avions du temps devant nous, mais quelle épreuve difficile et quelle surprise de voir ce que l'esprit va ainsi chercher, plus loin. Voilà qui est très intéressant. A essayer chez soi pour ceux qui aiment les défis !!

Sinon, n'hésitez pas à aller lire Bleu, la maison message, par Emmanuelle Pagano, une nouvelle inédite publié sur Le Monde des livres d'hier.

6 avril 2010

Mes flâneries du moment...

...des inspirations visuelles, des images, du bricolage, de la couleur. Parce que nous ne sommes pas que des lectrices. Bonnes découvertes !!

Mes_images22

- Lili Boheme tient une boutique pleine de tentations et chine pour nous des ambiances élégantes sur la toile.
- Chez Anne, il y a encore et toujours des peintures, des photos et des découvertes, toujours remarquables.
- sur le site de La Marelle, on retombe parfois en enfance.
- j'aime les photos de Au fil de...
- Séverine est une artiste du crochet.
- Books lovers déniche ici et là, in English, des bibliothèques improbables.
- Je viens de découvrir le site collectif Recyclage et Cie...beaucoup de couture et quelques ratages mais j'aime l'esprit et l'idée.

Et pour les curieux(ses) d'autres petits trucs/machins piochés ici et là à découvrir sur cette page.

27 mai 2010

Vous connaissiez...

mymajor...version Musique (qui ne connaît pas Grégoire ?). Bientôt, le principe sera disponible version littérature. En collaboration avec XO éditions, le label a le projet ambitieux d'appliquer le succès de sa plateforme dans le cadre de l'édition.

Le site est pour l'instant visible en mode beta ici...http://www.mymajorcompanybooks.com/

Créé en 2007, My Major Company Musique est le premier label communautaire en France, tant par l'activité de son site que par le succès de ses artistes. Son site propose en version Musique aux internautes une expérience unique : devenir les producteurs des talents musicaux de demain, en s'appuyant sur l'expertise de professionnels de l'industrie musicale.

XO éditions souhaitait s'investir plus dans le numérique et continuer à toucher un large public, d'où cette collaboration et la création d'une version écriture.

Je salue l'audace du projet. Je dois vous avouer que le principe de base m'intéressait grandement, voilà pourquoi j'en parle ici et vous incite à aller voir ce site. Comment le transfert du concept va-t-il fonctionner ? Je ne demande qu'à voir. XO éditions n'est-il pas effectivement, outre celui de Musso, l'éditeur d'Oksa Pollock, la série jeunesse plébiscitée sur le web par des lecteurs fans, un avant goût du processus ?

My Major Company Books a l'ambition de faire financer et éditer environ 10 nouveaux auteurs par an. L'édition et la diffusion des ouvrages sera assurée par XO Editions et le premier tirage de chaque livre sera d'au moins 10 000 exemplaires.

Votre rôle dans tout ça ? Vous pouvez en tant qu'internautes soit devenir éditeurs, soit auteurs. Bien entendu, il est question d'argent, un contrat est à la clé pour les auteurs, et l'enjeu est que les internautes participants en tant que lecteurs puissent gagner quelque chose en retour, en fonction de leurs investissements. L'inscription est gratuite dans les deux cas.

On m'a chuchoté en relation de presse que pour s'inscrire en tant qu'auteur il n'était pas nécessaire d'avoir terminé un roman...mais il me semble que c'est mieux, à voir la démo. A chacun de juger, bien entendu.

Voilà chers lecteurs, et éventuellement auteurs, alors qu'en pensez-vous ?

Ajout du 2/6/2010 : allez, j'ai décidé de ne plus douter de rien (je rigole), à l'essai "Ma page" sur leur site... http://www.mymajorcompanybooks.com/Auteurs/antigone/...mais bon.

24 mai 2010

En cours de lecture...

pomme1...le personnage féminin du roman que je lis en ce moment a une étrange conception de la lecture, voyez-plutôt.

"J'écrivais encore des lettres à l'époque, je croyais encore à ce qui est écrit, à ce qui est imprimé, à ce qui peut être lu. Cela ne devait pas durer. Entre-temps, j'étais devenue bibliothécaire à l'université de Fribourg, je travaillais avec les livres, j'achetais des livres, il m'arrivait même d'en emprunter. Mais lire ? Non. Autrefois, oui, et même plus qu'il n'eût fallu, je lisais tout le temps, au lit, en mangeant, à bicyclette aussi. Fini, terminé. Lire signifie collectionner, et collectionner signifie conserver, et conserver signifie se souvenir, et se souvenir signifie ne pas savoir exactement, et ne pas savoir exactement signifie avoir oublié, et oublier signifie tomber, et tomber doit être rayé du programme.
Cela en guise d'explication.
Mais je prenais plaisir à mon travail de bibliothécaire. Et pour les mêmes raisons, je ne prenais plus plaisir à lire."

Lire serait donc accepter de tomber ? Une idée qui me plaît bien, finalement. Cela dit, lorsque l'on poursuit cette lecture, les motivations et les craintes du personnage sont motivées...

Et je me régale avec Le goût des pépins de pomme de Katharina Hagena dont cette citation est extraite. Mon avis bientôt.

11 mai 2010

Loup y es-tu ? Me vois-tu ?

untitledpar Delphine Chedru.

Sur le principe connu d'une image qui peut en cacher une autre, Loup y es-tu ? revisite le sujet avec des illustrations hautes en couleur et poétiques.

Encore une fois, j'étais persuadée que ce serait petit dernier qui craquerait sur ce livre - un loup en couverture pensez-vous -mais j'ai du me rendre à l'évidence assez vite que c'était ma grande-fille (presque 9 ans) qui était véritablement scotchée...

Les éléments à découvrir ne sont pas si faciles à trouver, en général ce sont plutôt d'ailleurs des détails que des surimpressions, et il nous a fallu nous y mettre à quatre pour déceler quelques éléments bien cachés, tournant l'album dans tous les sens, scrutant les dessins, inspectant chaque recoin, chaque feuille, chaque tache de couleur... Nous devons vous avouer que nous n'avons pas encore découvert l'enfant insoumis qui fait l'école buissonière parmi les feuilles. Cet album nous a permis de passer un excellent petit moment en famille, nos quatre têtes penchées et concentrées, voilà qui était amusant.

J'ai pour ma part bien aimé la double page qui met en scène un rat de bibliothèque bien joli et quelques livres sur des étagères...on ne se refait pas, je l'encadrerais bien pour l'accrocher sur mes murs.

"Monsieur Rat (de bibliothèque !) est bien soucieux : impossible de retrouver, au beau milieu de tous ces livres, l'oiseau des îles, l'éléphant savonné, la baleine aux yeux bleus et l'étrange moustachu !"

Idéal pour ceux qui aiment déjà Chercher Charlie, ce jeu d'observation, indiqué pour les petits dès 5 ans, est à conseiller en lecture accompagnée pour éviter les découragements éventuels, et conserver tout le plaisir de la découverte.

livreenfantrouxNaïve - 14€ - Septembre 2009

Album approuvé par de petits lecteurs

28 avril 2010

Chute d'une noisette, Christian Girier

chute_d_une_noisette"A considérer la surface d'une coquille de noisette, on peut, sans trop se tromper, l'estimer à dix centimètres carré environ. Si par une pression quelconque cette noisette est écrasée, sa coquille brisée, outre le fruit extrait que ne tardera pas à être mangé, il restera au sol un certain nombre de débris dont la superficie moyenne sera estimée entre zéro virgule un et deux centimètres carré environ, quoique, dans les faits, aucun fragment ne soit semblable ni par la forme, ni par la taille, ni même par la teinte."

Henriette et Yvonne sont voisines, deux personnes âgées qui s'entraident, font leur course ensemble, s'aiment et se détestent à la fois, craignent l'une pour l'autre et se jalousent. Il y a également Ahmou, qui rempli les rayons au supermarché du coin au lieu de faire de la musique, son rêve. Et puis Claudine Chapiron, la femme du professeur, qui exécute tous les vendredis sa recette de génoise aux noisettes et ravit ainsi ses convives ou les collègues de son mari. Tout ce petit monde se croise sans se voir mais c'est compter sans cet impérieux besoin de cohérence face à l'indicible non-sens du chaos qu'est l'ordre narratif...

Voici un petit livre très sympathique et divertissant qui ne fait pas que disserter sur les vertus de la noisette, qui sont grandes croyez-le, mais qui nous emmène avec une agilité verbale bien agréable dans une histoire d'amitié orageuse, version troisième âge, auquelle j'ai totalement adhérée. Si vous avez aimé L'avant-dernière chance de Caroline Vermalle, sans doute serez-vous conquis aussi par ce roman.

J'ai aimé quant à moi cotoyer des noisettes quelques pages... Ces petites choses comestibles sont toujours associées dans mon esprit à de tendres souvenirs d'enfance.

Et en refermant cet ouvrage, on se dit encore une fois combien nous sommes ignorants des vies de ceux que nous croisons tous les jours sans les connaître...

Merci à l'auteur !

bouton3 Note de lecture : 3.5/5 - Les cahiers de l'égaré - 15€ - Janvier 2010

Voilà ce qui m'avait donné envie de découvrir ce titre...

23 avril 2010

Le concert... en DVD

le_concert

Ouf...depuis le temps que je voulais le voir ! J'ai enfin vu Le concert.
Je ne savais plus tellement à quoi m'attendre à force d'attendre. En fait, rien de bien réaliste dans cette fable qui allie avec gaieté et pugnacité le burlesque et la musique de Tchaïkovski.

L'histoire ? Des ex-musiciens du Bolchoï veulent reprendre du service et aller jouer sur Paris, au Châtelet. L'idée est d'Andréi Filipov, le chef d'orchestre, qui a subtilisé un fax en nettoyant un bureau, car il en est réduit aujourd'hui à faire le ménage sur les lieux mêmes de ses anciens succès. Son délit de l'époque, presque trente ans auparavant, est d'avoir voulu protéger les musiciens juifs de son orchestre... L'étrangeté de sa démarche, outre celle d'embarquer avec lui la plus hétéroclite des formations, est cette obstination étrange à réclamer la présence de Anne-marie Jacquet, la virtuose célèbre.

On passe avec les personnages de cette histoire un agréable moment, on rit beaucoup, à un moment donné tout s'emmêle et rien ne se semble vouloir se mettre en place...et puis, en fin de compte, la musique gagne la partie. Voici un film qui a eu un énorme succès de bouche-à-oreille... Je n'ai pas été véritablement émue par le jeu de Mélanie Laurent, loin s'en faut, mais j'ai apprécié avec délectation le jeu des acteurs peu connus de cette petite folie douce.

1 mai 2010

Vite vite vite ...

muguet... avant que la journée ne se termine, quelques brins de muguet virtuels pour vous souhaiter du bonheur, du bonheur et encore du bonheur !

Sinon, par chez moi, quelques livres qui me tombent des mains, des lectures de BD un peu décevantes - alors que je cumule par ailleurs les trouvailles pour les enfants -,
et un garçon qui revient de classe de mer avec son lot de vêtements qui ne sont "pas du tout à lui", son paquet de sable dans les plis du sac et beaucoup de câlins.

J'en profite pour amorcer une pause de quelques jours, oh à peine deux/trois je pense, à bientôt !

29 avril 2010

Ma pieuvre et moi

mapieuvreetmoiBéatrice Fontanel pour les textes et Céline Caneparo pour les illustrations

"Longtemps, je me suis demandé qui vivait sous mon lit.
Surtout juste avant de m'endormir.
Il y avait quelqu'un ou quelque chose caché là.
Et je ne savais pas quoi..."

Une petite fille, à la recherche de ce qui se cache sous son lit, devine la présence d'une pieuvre qui loin de l'effrayer deviendra une compagne de jeu invisible...Voilà qui explique également la disparition mystérieuse de ses chaussettes, cet animal a tant de pieds.

Voici un livre que je destinais à petit dernier, parce que les pieuvres et autres bestioles marines ça le connaît, et puis il aime les livres et l'histoire me semblait de son âge (4 ans, presque 5). Un livre pour lui dans la boîte aux lettres, c'est toujours une fête. Je lui ai donc lu et une fois terminé lui ai demandé ce qu'il en pensait.

"Très très bien !", m'a-t-il dit.

Pendant que je lisais, ma grande fille (8 ans, presque 9) s'est glissée à ma droite et m'a soufflée alors que son frère s'en allait. "Mais il est plutôt pour moi ce livre !!"

En effet, les dessins, sublimes et très colorés de cet album, sont à dominante rose et la douceur ironique et subtile de l'histoire, qui joue avec les peurs enfantines, est destinée à des enfants plus âgés que l'idée que l'on s'en fait au préalable.

Ma grande fille, qui se met assez difficilement à la lecture de courts romans pour la jeunesse, a en fait beaucoup aimé cette histoire là, comme elle plonge par ailleurs en ce moment dans certaines BD adaptées à son âge. Et je peux vous dire qu'elle ne s'enthousiasme pas facilement.

Voici donc ce qu'elle m'a dit de Ma pieuvre et moi...

"La fin pour moi est bizarre, ça s'arrête brusquement. En fait, c'est parce que j'aurais aimé que l'histoire continue, qu'on suive la petite fille à l'école avec ses cahiers tout tachés... Les images sont très très jolies. Dis maman, est-ce que tu en as d'autres comme ça ?"

Beaucoup de succès pour cet album, et une lecture à deux qui se découvre être une lecture à trois... J'ai beaucoup aimé pour ma part l'idée de la pieuvre voleuse de chaussettes...et cette fantaisie de faire courir de petits cyclistes en bas de page, le vainqueur est même félicité en fin de livre dans les remerciements, j'adore.

A conseiller peut-être pour un âge intermédiaire des miens, 6-7 ans par exemple.

Janvier 2010 - 15 € - Naïve

Un grand merci aux éditions Naïve et à BOB (ce livre a été lu dans le cadre d'un partenariat jeunesse) !!

Quelques illustrations à consulter sur le blog de l'illustratrice

livreenfant Album approuvé par de petits lecteurs

22 avril 2010

Cela ressemble à un concours de titres...

Mais non, ce sont simplement les lectures de vacances de mon petit comité de lecture junior que je partage avec vous aujourd'hui.

ma_mamanMa maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill - Jean Regnaud et Emile Bravo - Juin 2007 - 14€ - Prix Tams-Tams/Bandes dessinées 2008

En cours préparatoire, à la rentrée des classes, Jean hésite à répondre à la question rituelle inscrite sur la fiche de présentation que distribue la maitresse : que font vos parents ? Il sait bien ce que fait son papa, il est patron. Mais sa maman ? On lui a dit qu'elle était partie. Mais qu'est-ce que ce départ signifie ? Où est-elle ? Alors, il décide de mentir, il inscrit "secrétaire". Par ailleurs, sa petite voisine lui transmet des cartes en provenance de tous les coins de monde et écrites - du moins il le pense - par sa mère. Mais que fait-elle à courir le monde alors que son petit garçon a tant besoin d'elle ?

On devine aisément et très vite le secret que cette fable, entretenue par l'entourage de Jean, recouvre. Mais là n'est pas l'essentiel et l'intérêt exclusif de ce bel album/BD qui n'est pas fait que pour les enfants. Il y a de l'humour, beaucoup de pudeur et une grande originalité dans ces pages. Et l'on se dit, encore une fois, que les secrets de famille sont choses bien lourdes à porter.
(à partir de 8/9 ans)

- Le blog d'Emile Bravo -

les_b_tes_qui_crachentLes bêtes qui crachent, qui collent, qui croquent... à la mer - Jean-Baptiste de Panafieu - Mai 2009 - 15€ - Gulf Strean éditeurs

"Nos plages sont peuplées d'animaux étranges dissimulés dans les rochers ou tapis sous le sable à l'affût de leurs proies. Lorsque tu nages, sens-tu la méduse te frôler les jambes et les pinces du crabe vert claquer près de tes orteils ? Découvre dans ce livre des êtres aussi bizarres qu'inquiétants, un monde étonnant de poissons à dents, de bêtes visqueuses, de tentacules géants. Effrayant ? Pas vraiment puisque le plus grand des prédateurs...c'est toi !" (quatrième de couverture)

Ce livre est en ce moment le livre doudou de mes enfants. On peut le considérer comme une sorte de dictionnaire des animaux de la mer, un dictionnaire qui aurait décidé de classer les petites bêtes qui peuplent les océans par leurs actions. Mais cet album est bien plus que cela, il est vraiment drôle et terriblement passionnant, très instructif. Constellé de petits dessins aussi amusants les uns que les autres, il nous en apprend beaucoup sur le monde qui nous entoure.

Je vous avais raconté son acquisition par ici. Je vous incite à consulter le site éditeur ou le blog pour découvrir les autres titres disponibles de cette maison d'édition nantaise dont j'apprécie les publications.
(à partir de 4/5 ans en lecture accompagnée)

livreenfant Albums approuvés par de petits lecteurs.

1 novembre 2009

Froid

La lumière est trop claire pour le temps qu'il fait,
Aiguisée et flexible ou cruellement douce,
D'une lucidité trop agile et trop nue,
Trop subtile de fil et trop lisse de grain,
Et le ciel est trop bleu, d'un azur trop épais
Pour un soleil si haut, rayonnant et heureux.
Lisse comme un acier et blanche comme une arme
Illuminante, illuminée, on ne sait trop
Si son chant invisible et qui perd les ombres
Monte ou descend, s'il anticipe ou s'il retarde ;
Mais quand Novembre vrai nous tombera dessus,
Cette musique en nous radieuse et légère
Laissera sa magie et son parfum d'été
Pour récuser les vents mouillés et les jours gris.

Armel Guerne (1911-1980)

Extrait de C'était hier et c'est demain, Anthologie Le Printemps des poètes, Mars 2004

Mes_images10

19 septembre 2009

Les vampires de Londres (T1), Fabrice Colin

LESVAMPIRESDELONDRES"A la seconde où Amber ouvrit les yeux, elle ne vit d'abord que les ténèbres. Elle était allongée quelque part et elle ne savait pas où.
Elle voulut se relever, se cogna la tête, étendit les bras. Alors, une terreur sans nom déferla sur elle.
Elle ne se trouvait pas dans un lit.
Elle était prisonnière."

Grâce à Lily et à Gallimard, me voici aujourd'hui en pleine incursion dans l'univers dépaysant des éditions de jeunesse, et également dans celui non moins dépaysant des vampires.
Comme vous vous en doutez sans doute, je n'ai guère l'habitude de lire ce type de romans mais la curiosité ayant été la plus forte, je me suis plongée avec entrain dans ce premier tome d'une série qui - je peux le dire - promet.

Comment, effectivement, ne pas succomber au charme d'une écriture qui utilise des expressions telles que "darda sur elle un regard amusé" ou des termes tels qu'"artefact" ? Impossible. Ils n'avaient pas croisé ma route depuis bien longtemps.
Comment ne pas succomber aussi à un récit où se croisent Sherlock Holmes, Watson, Jack l'Eventreur, Abraham Stocker, le Comte Dracula et le frogg londonien ? Compliqué.lesvampiresdelondres1

Cette lecture a été pour moi, outre un plaisir inattendu, le moyen de faire pour quelques heures un voyage-retour vers l'adolescence plutôt agréable. De plus, j'ai apprécié l'esthétisme du livre, joliment illustré. De quoi regretter de ne plus avoir douze ans...pour le coup.

L'histoire ? Nous sommes à Londres, en 1888 et Jack l'Eventreur sévit dans les quartiers mal fâmés de la ville. Les soeur Wilcox se réveillent, enfermées dans des cercueils, à priori enterrées vivantes dans un des cimetières abandonnés de la capitale. Réussissant à se dégager miraculeusement de ce piège, elles se découvrent orphelines, sans abris et sous la tutelle amicale d'un détective musicien, Sherlock Holmes. Elles apprennent alors qu'elles ne sont plus des jeunes filles comme les autres et que l'Empire britannique a à présent grand besoin d'elles et de leurs nouveaux pouvoirs.

ISBN 978 2 07 062593 2 - 13.50€ - AOUT2009

Clarabel dit bravo - Cathulu un peu moins - Une lecture plaisante pour Emmyne -

Le blog de fabrice Colin - Cuné est citée dans les remerciements...

   

20 mai 2008

Je veux une maman robot

AnnaLaura Cantonne & Davide Cali jeveuxunemamanrobot

Un petit garçon rêve de se fabriquer une "maman sur mesure"...

"Ma maman n'est jamais là. Elle va au bureau tous les jours, même le samedi. Quand je rentre de l'école, je trouve le dîner prêt avec un message, toujours le même : "N'oublie pas de te brosser les dents, de faire tes devoirs et de ranger ta chambre. Bisous. Maman."

La "maman-robot", construite par les soins du petit génie électronique en herbe, est parfaite, et voulue comme telle, puisqu'elle accède à tous les désirs de son concepteur.
Elle est toujours présente, ne gronde jamais, fait les devoirs. Oui mais (parce que, quand même, il y a un mais) "elle a juste un défaut : elle est toute froide" - et oui "elle n'a pas la bonne odeur" d'une vraie maman...

Voici un album qui répond avec beaucoup d'à propos aux désirs enfantins de "maman idéale" de nos bambins. Ma grande fille (bientôt 7 ans) a compris le message 5/5, petit dernier (très bientôt 3 ans) n'a vu lui que les dessins de robots !!

Des petites phrases percutantes et des illustrations magnifiques, j'adore !!

29 août 2009

Lire 7 livres de la rentrée littéraire, je peux y arriver...

..., enfin je crois, j'ai donc décidé de participer au Challenge 1% littéraire de Levraoueg.

challenge_du_1_litteraire_20091

Les titres déjà lus :

Olivier Sebban, Le Jour de votre Nom

Isabelle Condou, La Perrita

A suivre... ;o)

Pour info, Ouest France parlait de ce défi et de quelques unes d'entre nous hier par ici, et ça m'a fait tout drôle...

14 août 2009

St Jean de Monts...

...c'était en juin, et malgré un ciel bleu éblouissant, il ne faisait pas bon se dévêtir ce jour-là.

Cette station balnéaire ne ressemble plus aujourd'hui à la plage de ma jeunesse, et je ne le regrette pas, encombrée qu'elle était autrefois d'hideuses baraques à babioles, elle est devenue différente, aménagée, épurée, belle et accessible... En ce moment, c'est là que nous aimons aller, Plage des demoiselles. Sur ces grandes étendues de sable, on peut marcher, se faire bronzer ou patauger dans l'eau, à loisir.
Mes zouzous s'en donnent à coeur joie !

Là, tout de suite, maintenant, ce matin...j'y suis peut-être.

Mes_images7

Publicité
Les lectures d'Antigone ...
Publicité
Les lectures d'Antigone ...
  • "Tu vois, moi, j'ai des passions, les livres, ça me sauve... J'ai traversé mes temps morts avec des gens qui ont oeuvré pour ça, ceux qui ont écrit... J'ai le livre en main et c'est du carburant pour ma vie à moi..." Jeanne Benameur
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Visiteurs
Depuis la création 697 112
Publicité
Derniers commentaires
Publicité