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Les lectures d'Antigone ...
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Ben oui, à mon tour, j'ai craqué !

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2 février 2013

Cinq Carillons, Gail Jones

cinqcarillons"C'était une sorte d'été tropical, température fraîche à l'aube, augmentant à mesure que le soleil se levait, et pluie en fin d'après-midi ou pendant la nuit. Ellie ne s'était pas attendue à associer Sydney à cette moiteur, cette odeur corporelle, cette sensualité."

L'Opéra de Sydney est dans ce roman de Gail Jones le point fixe et symbolique vers lequel se dirigent un peu par hasard quatre des personnages du livre, trois femmes et un homme.
James et Ellie savent qu'ils vont se rencontrer, ils ont rendez-vous après des années de séparation, émoustillés par le souvenir de leurs premiers émois adolescents.
Catherine est hantée par le fantôme de son grand-frère tant aimé et ce qu'elle a laissé en Irlande.
Pei Xing est une survivante, elle a fui la chine depuis longtemps et les épreuves du passé, son regard bienveillant porté sur chaque être irradie.

Je dois avouer que j'ai eu du mal, au tout départ, à rentrer dans ce récit, mais sans doute est-il tombé dans une mauvaise période où la fatigue a freiné considérablement mon enthousiasme de lecture ? Et puis, même si le principe ne me gêne pas en général, le fait d'alterner le point de vue de plusieurs personnages m'a perdu dans les premières pages. J'aurais sans doute aimé qu'il soit plus question de l'Australie aussi, et non seulement des environs du célèbre Opéra. En fait, je suis vraiment rentrée dans l'émotion lorsque James et Ellie sont entrés en contact avec une pudeur et une retenue douloureuse. Et la manière qu'a Pei Xing de prendre en main sa vie a achevé de me convaincre que j'étais bien, finalement, dans le creux de cette histoire.
Une lecture à tenter. Ne vous arrêtez pas à mes menus bémols !

Editions du Mercure de France - 22.90€ - Septembre 2012

Un très beau roman pour Clara ! - Un roman profond et aérien pour Cathulu la tentatrice ! - Gwen en a aimé les détails...

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3 octobre 2012

Beau parleur, Jesse Kellerman

beau_parleur_jesse_kellerman_deux_terres"Le charisme est une chose mystérieuse et puissante. J'en possède en quantité limitée et le peu que j'ai ne fonctionne que sous certaines conditions très particulières. Une certaine frange de femmes intelligentes et fortes têtes me trouvent attirant. [...] Eric avait une arme bien plus efficace qui coulait dans ses veines, une arme à laquelle n'ont pas accès les simples mortels dans mon genre."

Joseph Geist est dans une impasse. Sa petite amie vient de le mettre à la porte, sa thèse de philosophie n'avance plus depuis des lustres (d'ailleurs sa directrice de thèse le déteste et vient de le virer du département) et il ne peut attendre aucun soutien de sa famille. Alors, il décide de répondre à une annonce, "Interlocuteur souhaité pour heures de conversation. Pas sérieux s'abstenir.", et tombe sur une vieille dame assez mystérieuse et fort intéressante qui lui ouvre peu à peu les portes de sa maison. Tout pourrait aller au mieux enfin, dans le meilleur des mondes possibles, si Alma n'avait une maladie très douloureuse qui la clouait au lit des jours entiers, et un neveu irascible et intéressé, Eric...

Dans ce thriller psychologique de Jesse Kellerman, l'ambiance est au tout début assez feutrée. Nous suivons notre anti-héros Joseph Geist dans les méandres d'une fin de vie universitaire à Harvard, difficilement gérable matériellement. La rencontre avec Alma semblant être heureusement la solution à tous les problèmes du personnage principal, le lecteur respire soudain avec aise et s'ennuie presque un peu. Puis, tout bascule dans l'horreur lorsque entre en scène Eric, le neveu, qui suggère à Joseph d'abréger les soufrances de sa grand tante.
Bien qu'ayant aimé chaque partie individuellement, j'ai trouvé un trop grand écart entre les deux rythmes narratifs de ce roman à la forme pyramidale assez visible, qui m'a laissé au final un sentiment plutôt désagréable. Je lis peu de romans noirs, alors mon impression a sans doute été provoquée intentionnellement par l'auteur qui déconstruit finalement avec brio dans sa deuxième partie tout ce qu'il a construit au tout départ, mais lire ainsi aussi ouvertement le canevas d'un récit n'est pas toujours marque de plaisir de lecture pour moi.
Il conviendra donc de retenir pour les adeptes du genre que Beau parleur est un thriller où des personnages à la David Lodge sont confrontés à la folie et que dans ces cas-là toute horreur, et/ou perte de contrôle, devient possible.

Un grand merci aux Editions des 2 terres !! - 21€ - 3 octobre 2012

challenge2012

 

 

 

 Challenge 1% rentrée littéraire 2012 : 5/7
(clic sur le logo pour plus de détails)

 

 

1 avril 2012

Moisson de livres

... ce week-end lors de mon petit salon de province.

J'ai été un peu déçue cette année, je dois être honnête, par le changement de cap, les auteurs invités (très régionaux), l'ambiance générale, mais heureusement il y a eu le sourire agréable des éditeurs jeunesse croisés déjà l'an passé, Gulf Stream et les Editions Volpilière (petit dernier continue sa collection des petites bêtes, et grande fille a craqué pour un autre titre des éditions citées précédemment).
Et puis j'ai pu acheter, dédicacée par l'auteur, la BD dont Aifelle avait vanté les mérites sur son blog Les derniers jours de Stefan Zweig. Guillaume Sorel n'est pas très à l'aise avec internet, c'est ce qu'il m'a dit, mais je lui ai glissé tout de même que son album avait bonne presse chez nous. Je ne suis pas une habituée des signatures en matière de BD - des aficionados me précédaient - le code est semble-t-il d'être gratifié d'un dessin à l'occasion (ou alors les signatures valent de l'or ?), ravie d'être repartie en fait avec un ex-libris paraphé.
Comme l'an passé, j'ai voulu tester un auteur inconnu, mon choix s'est porté sur Isabelle Kreidi et sa Plage non surveillée. Notre conversation a d'ailleurs été sympathique, cela augure bien -j'ai bien envie de le penser - de ma lecture.
Sinon, les auteurs des egyptdoudous étaient bien occupés, je pense que le succès a été au rendez-vous, tant mieux pour eux et je l'espère oui encore d'autres tomes si celui-ci fonctionne. Et puis j'ai raté Lorraine Fouchet, absente lors de mon passage, ce sera pour l'an prochain, peut-être...

moissondelivres 001

Détails de la photo ci-dessus : Les derniers jours de Stefan Zweig par Sorel et Seksik - Plage non surveillée d'Isabelle Kreidi - Les bêtes qui sautent, qui sifflent, qui s'éclipsent à la montagne de Sophie Fauvette (sans oublier les magnifiques illustrations de Benoît Perroud et Lucie Rioland) - Les Zins et les Zôtres de Virgnie Monfroy et Thomas Paton ("trop bien !" dixit grande fille) - La machine à noeuds de mots de Arthur Ténor ("trop trop bien aussi". Je ne l'avais jamais vu s'accrocher ainsi à un titre... youpi a envie de dire sa maman, surprise et ravie, youpi et youpi !!)

19 novembre 2011

Même Au pays des Merveilles...

...on se demande parfois, mais qui est derrière le miroir ? Taguée, cette fois-ci, par Emmyne (à qui je ne peux rien refuser), je réponds à d'autres questions... tiens, et si j'étais ?

alice

(crédit photo Elena Kalis)

1- une oeuvre d'art, je serais un tableau, lumineux, foisonnant, coloré, un qui amène le sourire aux lèvres irrésistiblement, qui intrigue, ah oui j'aimerais... un de ceux du Douanier Rousseau, pourquoi pas ?
2- une légende, je serais l'Atlantide.
3- un paysage, je serais la mer un après-midi d'automne ensoleillé.
4- une devise, je serais celle de Nantes, inscrite sur notre médaille de mariage, "Neptune encourage ceux qui osent".
5- un son, je serais un éclat de rire.
6- un cocktail, je serais sans doute sans alcool, parce que le reste me monte trop vite à la tête.
7- un signe de ponctuation, je serais point virgule.
8- un oiseau, ah ça facile je serais un héron ;))
9- un fleuve, je serais La Loire, forcément.
10- un adverbe, je serais certainement lentement, sûrement et tranquillement .

Allez, pour ne pas être en reste, je tague Alice, Kathel, Véronique La Pyrénéenne, Annie, Un autre endroit et Tristale (tu peux répondre en commentaire)... si cela vous chante, exclusivement !!
Et si vous étiez...
1/ un conte, 2/un jouet, 3/un sentiment, 4/un moyen de transport, 5/un dessert, 6/un adjectif, 7/un CD, 8/une ville, 9/un mois, 10/une habitude.

Sinon, je suis peu présente depuis quelques temps ici, mes enfants ont des emploi du temps de ministres et qui fait le taxi, hein qui ?

10 novembre 2011

Famille modèle, Eric Puchner

famille modèle"Il en tremblait encore rien que d'y penser. L'amour, ce n'était donc que ça ? Les ténèbres vaincues, une main sur votre front. Dans l'intervalle, vous ne pouviez qu'attendre - épuisé, solitaire, les minutes aussi longues ou aussi brèves qu'une vie entière - qu'apparaisse le visage de vos rêves."

Aujourd'hui, je vous présente ce livre, épais et foisonnant, qui m'a tenu quelques jours éloigné des blogs... Alors, tient-il donc toutes ses promesses ? Oui, en fait, plutôt, mais attention Famille modèle n'a rien d'un roman lisse. Car en effet, en tant que lecteur, vous assistez impuissant à la chute d'un rêve et voilà qui est souvent assez rocailleux, tragique et terrible.

Warren, le père, certain de sa bonne étoile a un jour emmené sa femme et ses trois enfants très loin du Wisconsin où il avait fait son nid paisible. Au début du récit, on sait déjà que cette aventure est un échec, et que la vie de cette famille n'est qu'un château de carte qu'une pichenette va détruire. M Ziller a investi toutes les économies d'une vie dans un projet immobilier désastreux. Tandis que chacun vaque à ses activités habituelles, on attend seulement que vienne la tragédie. Oserais-je dire qu'on l'espère presque, tant une certaine tension pèse sur les premiers chapitres... Les membres de ce clan transplanté sont pourtant loin d'être des anges, ni des personnes toujours aimables, ou des êtres affectueux. En fait, on pourrait très bien trouver qu'ils méritent ce qui leur arrive, si seulement ils n'étaient si humainement imparfaits, semblables finalement à tout à chacun.

Une lecture brillante, originale et véritablement bien menée.

Editions Albin Michel - 24€ - Août 2011

Pour Clara, c'est un énorme coup de coeur - Quelques longueurs pour Laure Un roman caustique pour Cathulu, dont les personnages sont secoués dans le shaker du destin - Drôle et désespéré pour Keisha - Cuné a dévoré à pleines dents - Merci ma bibli !! 

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1 novembre 2011

So long, Luise de Céline Minard

so long luise"Cette histoire avec l'anglais, j'y reviens, il ne s'agit pas tout à fait d'un mensonge si on y regarde bien. D'accord j'ai fait croire que, etc., et on m'a décerné des prix auquel je n'avais pas droit, strictement parlant. Mais enfin, j'avais réellement besoin de ce détour, de cette langue-de-traduction sans quoi je n'aurais rien pu dire.
[...] Disons qu'un double filtre ou bien le doublage d'une artificialité par une autre était mon recours pour faire saisir la naïveté d'une sensation et le travail de langue s'y afférant, sans que ni la naïveté ni le travail ne s'annule ou ne pèse.
And fuck the purists and their sel-sufficiency."

Au terme de sa vie, une femme écrivain rédige son testament pour celle qui partage son existence depuis des années, Luise, artiste peintre.
Reconnue pour ses écrits, cette vieille dame n'est pourtant pas comme les autres, on apprend au fil de sa plume combien tout cela n'est que poudre aux yeux, combien son parcours fut en fait un flamboiement et le règne d'un monde imaginaire foisonnant...

Autant l'avouer d'emblée, j'ai été assez déstabilisée par l'écriture de ce roman très particulier. Au tout départ, le propos se mêle d'anglais et passe du coq à l'âne. Alors soit, bien sûr, on le comprend puisque l'on suit les pensées d'un personnage haut en couleur. Puis, la beauté de certaines pages ennivre tellement que l'on a envie de continuer et de s'engloutir dans les mots de Céline Minard. Puis encore, des lutins prennent le pouvoir, et on ne sait plus tellement ce qui se passe réellement alors les pages se tournent... un peu vite.
Une lecture qui m'a laissée assez désapointée, et intriguée.

Editions Denoël - 17€ -Août 2011

Jubilatoire pour Cathulu (Merci !!) - On aime ou on déteste pour Keisha 

Une des raisons pour lesquelles je me suis accrochée est également que Céline Minard viendra le 15 décembre au Grand R/Maison Gueffier (La Roche sur Yon) à 19h pour une lecture d'Olimpia, et que je compte bien assister à ce moment, afin de la comprendre un peu mieux.

29 mai 2014

En cours de lecture...

maine1

"Personne n'avait prévenu Kathleen des côtés sombres de la maternité. Vous donnez la vie, et les gens vous apportent d'adorables petits chaussons et de mignonnes couvertures roses. Mais, ensuite, vous vous retrouvez seule. Votre corps tente de guérir mais votre esprit, lui, part à la dérive. Un mélange de joie et d'amour le plus pur, mêlé à de l'ennui et de la colère occasionnelle. Quand les enfants grandirent, cela devient plus facile. Plus facile, mais jamais naturel."

Extrait de Maine de J. Courtney Sullivan - Le livre de poche - 30 avril 2014

Je me régale à lire ce livre, indubitablement... (mon billet bientôt)

3 janvier 2015

En cours de lecture...

livrereflet

"Les histoires que les autres racontent sur vous et les histoires que l'on raconte sur soi-même : lesquelles se rapprochent le plus de la vérité ? Est-il si évident que ce soient les nôtres ? Est-on pour soi-même une autorité ? Mais ce n'est pas vraiment la question qui me préoccupe. La vraie question, c'est : y a-t-il dans de telles histoires une différence entre le vrai et le faux ? Dans les histoires sur ce qui est extérieur, oui. Mais quand nous partons pour comprendre quelqu'un à l'intérieur ? Est-ce là un voyage qui arrive à un moment quelconque à son terme ? L'âme est-elle un réceptacle de faits vrais ? Ou les prétendus faits vrais sont-ils seulement les ombres trompeuses de nos histoires ?"

Extrait de Train de nuit pour Lisbonne de Pascal Mercier

Merci Sophie ! J'ai pris mon temps pour l'ouvrir mais je me régale... ;)

8 octobre 2013

Revenir à soi

des larmes

D'abord les larmes. Ce sont elles qui paraissent en premier. Elles ouvrent toutes les portes. Même les plus difficiles. Surtout elles peut-être. Puis l'escalier qui mène à toi. Des marches. Les lames du parquet qui s'épuisent et coincent. Limitent ton ascension. La main sur la rambarde. La chute évitée. En bas, une fosse, un gouffre, un trou. Celui dans lequel on a jeté ton enfance. Éclaté ta vie. La blancheur de tes phalanges qui serrent. Tenir. Chaque marche est un baiser sur ta joue. Tu gravis de bienveillance. En haut ton double. Ton toi solide. Un sourire accroché aux lèvres. Des livres à ses pieds. La lumière qui jaillit doucement des pages. Ses bras qui enserrent ton corps. Encore une porte. Sans doute encore des larmes. Les dernières. Pour la route.

 

© Les écrits d'Antigone - 2013

25 mars 2013

11 questions - 11 réponses

marelle

J'ai été taguée par Saxaoul ! ;) Et si elle n'y voit pas d'inconvénient, comme le tag circule beaucoup (2ème fois pour moi), je me contente cette fois-ci de répondre à ses pertinentes questions sans relancer.

1/ Comment en es-tu arrivée à créer ton blog ?
J'ai créé mon premier blog sur une autre plateforme en août 2006, tout d'abord pour mettre en ligne les petits textes que j'écrivais à la maison et avoir l'avis de lecteurs anonymes, mais aussi pour simplement "échanger". Les billets de lecture étaient occasionnels au début, ils ont peu à peu pris le pas sur l'écriture... Je suis arrivée ici en 2007.

2/ Tes prochaines vacances ?
Il est prévu que l'on aille en famille cet été visiter une partie du Cantal.

3/ Toi et les livres ?
Euh, c'est une longue histoire... ;) Ma plus longue histoire d'amour finalement. C'est aujourd'hui une histoire très liée à la blogosphère.

4/ Toi et la musique ?
Je suis plutôt "grand public" dans mes goûts (je pense que cela se voit sur mon blog) mais j'aime assez à l'occasion faire découvrir à mes enfants de vieux albums (Les Beatles par exemple) ou de la musique classique.

5/ Toi et le ciné ?
En ce moment, je vois beaucoup de "films pour enfants". Ayant du mal à aller au ciné seule, je m'adapte à leurs goûts pour l'instant... Sinon, il y a les DVD que l'on regarde à la maison avec Monsieur.

6/ Quelles sont tes passions ou tes loisirs en dehors de la lecture et des blogs ?
La lecture prend beaucoup de place dans ma vie mais je suis très intéressée aussi par tout ce qui a trait à la déco et au bricolage.

7/ L'endroit où tu rêverais de vivre ?
Il y a surtout tous ces lieux où je n'ai surtout pas envie de vivre. J'aime de moins en moins les grosses villes.

8/ Le livre que tu me conseillerais, là, maintenant, tout de suite ?
Sans doute un titre de Thomas Vinau, certaine de ne pas me tromper. ;)

9/ D'où-te viens ton goût pour la lecture ?
De la possibilité de vivre des aventures, du moins en rêve. Mon premier émoi littéraire étant très certainement "L'île au trésor".

10/ Lecture papier, lecture numérique, lecture audio ?
Lecture papier avant tout, même si je me mets peu à peu au numérique. J'ai du mal avec la lecture audio.

11/ La vie sans Internet ?????
Soyons clairs, je ne vois pas mon quotidien sans aujourd'hui.

1 janvier 2013

Meilleurs voeux !

carte voeux boule

... à vous fidèles lecteurs de mon blog ! Je suis très heureuse de vous retrouver pour cette nouvelle année.
Que tous vos voeux se réalisent et que la vie vous soit douce et légère !
Une nouvelle page se tourne vers encore plus de lectures et de mots.

(Crédit photo pour la carte - le site de ma ville)  

(Mes excuses à Cyru. Une erreur de publication de ce billet a supprimé son premier commentaire. Je la remercie et lui souhaite aussi une très bonne année !!)

 

6 novembre 2012

Entendez-vous

colere

Résonner
Le grondement sourd de la colère
Elle arrive
C'est un troupeau de bisons
Le sol résonne déjà de sa prochaine apparition

Vos cris ont réveillé
Le monstre
Ecorché la plaie toujours vive
Facilité son retour

Vous regrettez
L'inconscience
Le bruit de vos pas
Le frôlement de pensée qui vous a fait douter

Trop tard
Vous préparez vos munitions

© Les écrits d'Antigone - 2012

Allez, un petit poème sur la colère... alors que je suis pourtant toute apaisée ce soir.
J'avais envie de l'appeler Duel, après avoir regardé Rango avec mon fils mais commencer en titre par le commencement c'est bien aussi.
Je n'écris plus tellement de textes sur ce blog, n'est-ce pas ?

6 juin 2012

Pause blog

bookrouge... histoire de me mettre pour quelques jours réellement en retrait.
Je ne trouve pas cette semaine le temps de vous lire et d'écrire ici, je le regrette.
Ma petite famille m'accapare, des anniversaires à fêter entre autres...
et puis la vie quotidienne prend de l'espace vital (des lunettes qui se cassent, des dossiers à remplir, etc...).
Comme tous les ans à la même date, c'est un peu la course.
Si possible, je reviens ce week-end !! A très bientôt !

 

 

18 septembre 2011

En panne...

enpanne... d'envies de lecture. Non pas que je n'ai pas sous le coude de beaux romans à ouvrir (je m'excuse d'ailleurs auprès de mes prêteuses de tant tarder). Seulement, le plaisir s'est soudain envolé. Souvent, ce sont les coups de coeur qui me laissent chaos (le dernier Brigitte Giraud est vraiment bien à ce propos, vous devriez l'essayer), parfois les déceptions (je devrais renoncer à répondre aux sirènes éditoriales)... Aujourd'hui, il s'agit sans doute de cette rentrée qui me déboussole côté vie privée. Tout va bien, mais j'ai de nouvelles marques à prendre... et tout à coup bien moins à prouver, ce qui est assez déstabilisant en fait.

Bon, bref, une petite pause de quelques jours et je reviens toute réparée. A bientôt !

13 décembre 2011

Lumière

lumierenoelUne petite tache brille entre les paupières qui battent. La chambre est vide et les volets s'ouvrent dans la poussière. C'est le jour qui entre ou quelque souvenir qui fait pleurer tes yeux. Le paysage du mur - l'horizon de derrière - ta mémoire en désordre et le ciel plus près d'eux. Il y a des arbres et des nuages, des têtes qui dépassent et des mains blessées par la lumière. Et puis c'est un rideau qui tombe et qui enveloppe toutes ces formes dans la nuit.

Pierre Reverdy - in Plupart du temps

28 novembre 2011

Je ne suis pas celle que je suis, Chahdortt Djavann

jenesuispascellequejesuis"Ma première grande faiblesse fut de vouloir devenir une héroïne, épique et stoïque, ma deuxième faiblesse fut d'échouer, et la troisième de recommencer, sans cesse ; mon opiniâtreté refusait l'abandon d'un tel projet. C'est ainsi que je devins une insubmersible héroïne déchue."

Nous suivons, dans cet épais roman de plus de 500 pages, qui m'a tenu quelques temps, deux femmes, toutes deux d'origine iranienne, l'une vit à Paris, l'autre est étudiante en Iran.
La première décide de consulter un psychiatre suite à une tentative de suicide auquelle elle a réchappé, lourde d'une souffrance dont elle souhaite s'alléger, encombrée de multiples moi qui l'empêchent d'être véritablement elle-même. Pour payer cet homme qui ne répond que par borborygmes indifférents à ses propos, son psychiatre, elle enchaîne les petits jobs et les colères.
La deuxième jeune-femme est intelligente et sauvage, mais elle vit dans un pays où une femme n'est qu'un être empêché. Alors, elle cherche à s'échapper, à Londres pourquoi pas via un mariage arrangé, ou au sein de son pays en se travestissant en garçon...

Je suis très partagée sur ce roman. C'est une lecture que j'ai entamé un peu dubitative et continué aux trois quarts sur le même mode. La partie psychanalytique du récit m'a seulement à moitié convaincue, soyons honnête, elle m'a semblé bourrée de stéréotypes. Même si la question de l'efficacité d'une psychanalyse effectuée en dehors d'une langue maternelle reste un questionnement utile. Cependant, cependant, les aventures de cette jeune iranienne - le deuxième personnage - confrontée sans cesse aux interdictions et ambivalences du régime de son pays m'a beaucoup intéressée, elle. Je referme donc ce livre plutôt enthousiasmée, non par sa qualité littéraire, mais par l'intérêt de l'histoire qu'il raconte, au-delà de ses excès, et par ce qu'il m'a appris du quotidien vraiment contraint et opressé de la société iranienne, dont les femmes sont encore une fois les premières victimes.

Editions Flammarion - 21€ - Août 2011

Prenant et émouvant pour Kathel  - Un coup de coeur pour Géraldine

13 novembre 2011

Et si aujourd'hui on jouait au tag pour une fois ?

origami1Et si j'étais...

1/une artiste, je serais certainement quelqu'un d'autre et malgré des envies d'écriture tenaces, peut-être finalement une musicienne, une qui en aurait dans le ventre comme dans La leçon de piano, la musique chevillée au corps. Dommage que, pour de vrai, je ne sache jouer de rien.

2/une matière, je serais du sable. Parfois compacte et dure après des orages de chagrin, puis fuyante et libre entre les doigts, fine et imprévisible, dès l'approche des beaux jours. J'aime que l'on ne sache pas toujours de quel bois je suis faite... enfin de quelle "matière".

3/un événement, je serais un festival. Je n'ai paraît-il pas mon pareil pour confectionner des programmes de réjouissance pour ma petite famille, il arrive même que l'on me le reproche... Un petit manque de spontanéité dans le caractère, hum oui aussi, sans doute. Ben quoi je suis organisée, ben oui c'est un trait visible de mon caractère.

4/un film, je serais l'héroïne de Out Of Africa mais la place est déjà prise... Aifelle postule pour le rôle.

5/un mot, je serais Antigone, mon pseudo. Etrange à quel point un nom choisi en cinq secondes peut devenir à la longue une autre soi-même.

6/une émotion, je serais gêne, ou timidité... tout ce qui m'embarasse, ce qui est en trop.

7/une sculpture, je serais sans doute un homme qui marche de Giacometti, d'apparence fragile, d'apparence seulement.

8/un peintre, je serais un de ceux qui ont collé des post-it sur les vitres des tours de La Défense l'été dernier. Cette "guerre des post-it" était une vraie bonne idée que j'ai trouvé sublime, gratuite, farfelue et généreuse. [une sélection à voir par ici] Mais ce n'est pas vraiment de la peinture, je sais.

9/piquante, je serais une aiguille. Avant les enfants, avant que je n'éloigne de leurs petites mains ces objets dangereux, je n'étais pas si mauvaise en petits travaux de couture, pas experte non, mais j'y prenais plaisir. Un jour, peut-être...

10/énervante !, je serais toujours sur l'ordi... (ah bon, j'y suis déjà ?)

Allez, je te dis quand même... Merci Cathulu !!

5 novembre 2011

Au Théâtre hier soir

... il y avait Cyrano et des playmobils.

numérique10

Ma grande fille en avait entendu parler à l'école l'an passé, la classe avait assisté aux répétitions, un devoir est prévu pour bientôt sur le sujet.
Hier soir, nous nous sommes rendues à une représentation de Cyrano de Bergerac, donné dans notre maison de quartier en avant première. Le moteur de cette sortie entre filles était donc un peu teintée d'obligation mais le plaisir fut réellement au rendez-vous. Quel bonheur que d'entendre encore une fois ce magnifique texte d'Edmond Rostand, d'écouter les enfants en répéter derrière moi les répliques les plus connues, de regarder jouer des acteurs jeunes, excellents et espiègles... Tout cela a eu quelque chose de très réconfortant. Je suis certaine que le jeune public en gardera une trace indélébile.
Petit plus scénique, à un moment donné, les acteurs jouent avec des playmobils... cela donne du peps à un passage peut-être un peu longuet de la pièce, celui qui traite des privations dues aux batailles, et permet une distance amusante et décalée audacieuse. L'astuce a d'ailleurs eu son petit succès.

Une adaptation de la Compagnie Pirate  [pour en savoir plus]

"Vous souvient-il du soir où Christian vous parla
Sous le balcon ? Et bien ! toute ma vie est là :
Pendant que je restais en bas, dans l'ombre noire,
D'autres montaient cueillir le baiser de la gloire !
C'est justice, et j'approuve au seuil de mon tombeau :
Molière a du génie et Christian était beau !"

21 octobre 2011

A perte de vue

Dans le sens de mon corps

Tous les arbres toutes leurs branches toutes leurs feuillesAPERTEDEVUE
L'herbe à la base les rochers et les maisons en masse
Au loin la mer que ton oeil baigne
Ces images d'un jour après l'autre
Les vices les vertus tellement imparfaits
La transparence des passants dans les rues de hasard
Et les passantes exhalées par tes recherches obstinées
Tes idées fixes au coeur de plomb aux lèvres vierges
Les vices les vertus tellement imparfaits
La ressemblance des regards de permission avec les yeux que tu conquis
La confusion des corps des lassitudes des ardeurs
L'imitation des mots des attitudes des idées
Les vices les vertus tellement imparfaits

L'amour c'est l'homme inachevé.

In La Vie immédiate, Paul Eluard - 1932

1 septembre 2011

Black Mamba Boy, Nadifa Mohamed... Rentrée littéraire 2011

BLACK_MAMBA_BOY"Où que j'aille, je rencontre des Somaliens, toujours du Nord, arrêtés à un carrefour : les yeux rivés au ciel, ils se demandent quel chemin prendre. Pauvres âmes, ils savent jamais où aller. Tous disent la même chose : qu'y a rien au pays et qu'ils retourneront pas chez eux avant d'avoir assez d'argent pour s'acheter quelques chameaux. A mon avis, y a plus de Somaliens au fond des mers ou perdus dans le désert qu'en Somalie. Ils partent pour devenir chauffeurs, askaris, marins, n'importe quoi, pourvu que ce soit loin."

Jama est né sous une bonne étoile. Lorsque sa mère a accouché de lui, un mamba noir était lové sur son estomac. L'animal est depuis lié pour toujours au destin de l'enfant. Plus tard il s'en fera d'ailleurs tatouer l'image sur son corps d'adulte.
Pour l'instant, Jama n'est qu'un gamin des rues occupé à survivre, et quand sa mère disparaît c'est à la recherche de son père, de son avenir et d'argent qu'il court, parcourant une Afrique du début du XXème siècle encore contrôlée par l'Europe, pleine de pièges et de dangers...

Je ressors de cette lecture très mitigée car autant l'enfance du petit Jama auprès de sa mère m'a plu et m'a intéressée autant le périple enclenché par le décès de cette dernière m'a paru redondant et long. Pour être moi-même brève, malgré un contexte africain superbement décrit et des personnages attachants, ce roman souffre, me semble-t-il, de multiples longueurs. En effet, les rencontres se multiplient, toutes porteuses d'espoir, mais elles ne sont au final que décevantes, et le lecteur est dans la peine, à force d'attendre en vain que le destin veuille bien prendre en main un Jama né, nous l'avait-on dit au départ, sous des cieux propices ... J'ai été bringueballée, et pas mal larguée, par ce voyage littéraire, qui reste malgré tout enrichissant historiquement parlant et culturellement. Cela ne suffit pas toujours.challenge_1_

bouton3 Editions Phébus - 19€ - Sortie le 1er septembre 2011

L'avis mitigé de Clara

Lu en juin pour le Prix Fnac
Une lecture du Challenge 1% rentrée littéraire
Mené cette année par Hérisson
5/7

Le prix fnac 2011 a été attribué à Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan (Lattès).

3 septembre 2011

Du domaine des murmures, Carole Martinez... Rentrée littéraire 2011

du_domaine_des_murmures"Je suis l'ombre qui cause.
Je suis celle qui s'est volontairement clôturée pour tenter d'exister.
Je suis la vierge des Murmures.
A toi qui peux entendre, je veux parler la première, dire mon siècle, dire mes rêves, dire l'espoir des emmurées."

Esclarmonde, quinze ans, vivant au XIIème siècle, décide d'échapper au mariage en prenant le parti de vivre en recluse, enfermée dans une cellule, avec pour seule vue sur l'extérieur une ouverture grillagée. Cependant, et même si la foi guide en partie sa décision, des circonstances donneront fort heureusement à un évènement inattendu le sens d'un acte saint et merveilleux, la sauvant de la disgrâce... Avoir une future sainte en son sein s'avèrera d'ailleurs pour le domaine des Murmures un atout, aussi fragile que redoutable...

J'ai volontairement surfé sur tous les billets déjà sortis sur ce roman depuis sa sortie. Je voulais m'en faire une idée neuve, personnelle. Alors ? Et bien, Du Domaine des Murmures ne déçoit pas, voilà qui est dit, il est dans la lignée même du Coeur cousu qui m'avait tant plu par son originalité et son aspect conte merveilleux. Cependant, j'ai quelques bémols à apporter à mon enthousiasme pour celui-ci... (Vous allez crier sans doute) Ce qui est une qualité dans l'écriture de Carole Martinez me semble aussi en être une faiblesse potentielle. Aurais-je envie de lire un troisième roman de cette espèce ? Ce n'est pas évident. J'ai par moments été agacée par la profusion de souffles, de murmures et de frôlements qui jalonnent cette histoire, par ailleurs d'un intérêt réel et captivant. Allez, pourtant, rentrer dans ce livre est une expérience spéciale, parfois terriblement tendre, un moment de grâce unique, j'en reste convaincue une fois les pages refermées, l'aspect mystique du récit ne m'ayant par ailleurs pas gêné du tout et plutôt même captivé. Serais-je soudain devenue tatillonne, donc ?

bouton3 Editions Gallimard - 16.90€ - 18 Août 2011challenge_1_

Merci Clara ! - Emeraude est déçue ... mais beaucoup d'autres avis restent entièrement positifs comme celui d'Aifelle ou celui d'Isabelle. Leiloona n'a pas senti le même souffle épique dans celui-ci.


Une lecture du Challenge 1% rentrée littéraire
Mené cette année par Hérisson
6/7

27 mai 2011

Un été sans les hommes, Siri Hustvedt

un_ete_sans_les_hommes

"Bonne vieille Mia, couchée toute seule dans ce grand lit de roi aux vastes espaces vierges, une étendue de draps blancs qu'elle emplit de discours intérieurs et de souvenirs, un tourbillon de mots, de pensées, de douleurs et de chagrins. Mia, mère de Daisy. Mia, mère d'abandon. Ci-devant épouse de Boris. Mais quel dur changement maintenant, toi parti.  O Milton dans la tête. O Muse. O Mia, nigaude rhapsodique, bimbo chialeuse, ne languis plus ! Enroule tes ennuis, essuie tes meurtrissures, envoie balader tes chaussures et chante pour toi-même quelque chanson sotte, toi qui navigues sans roi sur cette grande goélette de lit, pas de reine de pacotille pour toi, Barde à la Face Rieuse, mais un roi."

Boris réclame soudain une pause, après des années de mariage. Mia est sous le choc, d'autant plus que l'objet de la pause se révèle être une maîtresse. Mia est anéantie, une crise de nerfs plus forte que les autres rend même l'hospitalisation nécessaire quelques temps... 
Poétesse de métier, professeure, elle profite pourtant de l'été qui arrive pour aller se reconstruire auprès de sa mère, retraitée joyeuse du Minesota. Elle y donnera des cours de poésie à de jeunes adolescentes, quoi de plus réconfortant ? Mais la vie n'a de cesse de représenter à tous les âges des scénarios déjà vécus. Ce seront en fait les vieilles amies de sa mère, et une jeune voisine mère de famille, qui deviendront pour Mia le support affectueux d'un nouveau départ.

J'aurais aimé aimer ce livre autant qu'il le mérite. Alors que ce roman sans hommes mérite vraiment d'être aimé, soyez-en convaincues ! Il a suffisament de part féministe et de justesse dans la psychologie de ses personnages pour convaincre et forcer la sympathie. Seulement, j'ai été moins sensible aux multiples changements de rythme, d'écriture, de ton, aux multiples digressions qui donnent un peps évident à cette lecture pourtant, que je l'aurais voulu. Tout cela ne m'a pas assez accrochée, tenue. Cependant, Mia est une héroïne irrésistible, pleine d'humour et de ressources. Boris un mufle que l'on adore détester (plus que ne le fait Mia ?). Daisy une fille exemplaire. Et les mamies des rebelles surprenantes. Une simple question de moment, certainement...
Allez, même si ce n'est pas un coup de coeur, ce roman a été malgré tout très agréable. Et on a envie de noter dans tout ce patchwork énergique de biens nombreux passages, c'est évident.
Et puis la couverture est magnifique, non ?

bouton3 Actes Sud - 18€ - Mai 2011

Cathulu a été la tentatrice, et elle souligne avec justesse combien ce roman est à savourer en prenant son temps - Pour Cuné, c'est un coup de coeur - Fashion est bouleversée - Keisha est conquise

8 août 2011

J'aimerais tant te retrouver, Fanny Brucker

j_aimeraistantteretrouver"Ouh... Claire frissonna. C'était ça le problème avec la solitude : ça avait le pouvoir de faire brutalement chuter les températures."

Claire fuit Paris, François, et l'échec de leur relation. Elle est encore trop jeune pour n'être que la mère de substitution des enfants des autres. C'est son problème, elle ne semble attirée que par des hommes divorcés. Direction l'Atlantique. Là, elle se voit déjà dans cette maison de vacances où sa meilleure amie et elle ont passé leur enfance...
Nicolas, lui, cherche sa mère à Rochefort-sur-Mer... Dans la gazette locale, il a passé une annonce. Il fuit également une relation amoureuse désastreuse où il a cru devenir "père", à défaut de connaître ses propres parents et d'être un "fils".
Rose-Marie, elle, jouit d'une douce tranquillité dans son hacienda. Depuis le décès de son mari, elle a tout repris en main, les chevaux et le reste... Cela lui convient. A l'occasion, elle fait aussi "chambres d'hôtes".
Claire, dont les premiers plans ont été contrariés, va se réfugier chez elle et briser dans un éclat de rire sa solitude. Au centre du jeu, l'annonce de Nicolas Aimé.

J'ai acheté ce livre en Avril, lors d'un petit salon de ma région. Mon exemplaire est d'ailleurs dédicacé par l'auteure. J'ai gardé un très bon souvenir de son accueil. Je suis d'autant plus navrée de n'avoir pas complètement succombé à son roman... En fait, l'écriture de Fanny Brucker m'a un peu désarçonnée par sa simplicité de ton. (Est-ce donc l'effet Angela Huth ?!)
Heureusement, l'intrigue, les personnages et l'ambiance générale du récit ont été assez enlevés pour rehausser le tout, et conserver mon intérêt de lectrice... Je dois d'ailleurs avouer sincèrement que j'ai dévoré avec avidité les dernières pages. Ah ce que l'on aimerait que le destin nous choisisse ainsi parfois pour cible ! (soupirs)
Une douce lecture donc, malgré mon avis en demi-teinte. Idéale pour les vacances.

bouton3 Editions JC Lattès - 18€ - Mars 2009

Pour Clarabel, le type même de lecture qui fait du bien - Un roman confortable et sensible pour Cathulu - Lily a beaucoup aimé - ...

6 octobre 2010

Tout pour le mieux, Catherine Siguret

tout_pour_le_mieux"Albert le papillonneur s'était trouvé happé par le désir de se concentrer, découvrant soudain une certaine saveur à l'exclusivité."

Marilyn rêve d'Albert, son nouveau voisin mais il est plus en forme qu'elle, plus jeune, plus léger, ils n'ont rien en commun. Pourtant, et comme si le destin en avait décidé ainsi, comme si les pensées de Marilyn avaient un pouvoir quelconque, c'est Albert qui franchit sa porte pose ses lèvres sur les siennes, l'enveloppe soudain de passion.

J'ai entamé ce livre avec bonne humeur, riant un peu de l'exubérance amoureuse des personnages, et puis, et puis, un revirement de situation m'a soudain déplu p34, le texte m'a tout à coup semblé bien vain, continuant sans faillir sur le même rythme, moins drôle. J'ai lamentablement câlé p50, un petit coup d'oeil p99 m'a confirmé que je ne râtais rien d'essentiel. Abandon. Mince, je n'aime pas ça.

bouton3 Note de lecture : Abandon - 18 € - Ed Robert Laffont - Août 2010

Cathulu a passé son chemin aussi...

Un livre lu dans le cadre de l'opération Masse critique de Babélio

Tout pour le mieux par Catherine Siguret

Tout pour le mieux

Catherine Siguret

Critiques et infos sur Babelio.com

27 juillet 2011

Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir, J. Heska

Il doit y avoir des âmes, ailleurs, qui souffrent de cette bêtise humaine, de toute cette méchanceté. Je l'espère.

pourquoilesgentils"Sur le trottoir, je me mets à chantonner. Cela ne me ressemble pas, je dois être heureux. C'est parce que j'ai obtenu ce que je voulais, je suis libre.
Même si je suis tout seul."

Jérôme souffre de solitude, et d'être le bouc émissaire favori de ses collègues de travail, la risée de ses connaissances. Il est certainement trop gentil. Seul Etienne, du service d'à côté, fan de SF, lui marque du respect et de l'affection. C'est d'ailleurs avec lui que le jeune homme va soudain se rebeller contre tous les méchants qui empoisonnent la vie de tous, et créer ainsi le mouvement Cimonde sur internet.
Sans le savoir, il va devenir par ce biais le maître malgré-lui d'une révolution douce qui va changer inexorablement l'avenir de l'humanité...

Pour commencer, ne doutez pas ici avoir affaire à un petit livre au charme certain, plein d'humour, idéal à glisser avec sa serviette dans son sac de plage (enfin si le soleil veut bien se montrer bientôt). Il faut peut-être pour s'en convaincre oublier un peu le titre grandiloquent de l'ouvrage, allez sa couverture adorable aussi, et ses quelques fioritures d'en-tête de chapitre. Car oui, j'ai aimé ce combat personnel d'un gentil-un peu falot, anti-héros, contre des méchants-très méchants (enfin souvent lorsqu'ils sévissent en groupe).
L'écriture du roman est pourvue d'un réel talent, celui de maintenir en haleine son lecteur. Pour résumer, en gros, frôlant sans y tomber jamais totalement le genre anticipationPourquoi les gentils... est une lecture divertissante qui ne se prend pas au sérieux et qui donne en même temps à réfléchir en filigrane sur notre manière personnelle de vivre ensemble.
Un scénario vraiment pas bête avec lequel je me suis réellement amusée, et voilà qui fait du bien.

bouton3 Editions L'instant libre - 14.95€ - Février 2011

Grand merci à l'auteur pour sa confiance ! -

L'univers de J.Heska est à découvrir par là. (le début du livre en extrait)

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Les lectures d'Antigone ...
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  • "Tu vois, moi, j'ai des passions, les livres, ça me sauve... J'ai traversé mes temps morts avec des gens qui ont oeuvré pour ça, ceux qui ont écrit... J'ai le livre en main et c'est du carburant pour ma vie à moi..." Jeanne Benameur
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