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Les lectures d'Antigone ...
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Ardoise magique

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Ben oui, à mon tour, j'ai craqué !

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29 juin 2010

L'amour secret, Paola Calvetti

l_amour_secret"Aujourd'hui, au lendemain de la énième violence que j'impose à cette histoire que ne soutient aucun échafaudage, tu ne me manques pas. Je prends un comprimé, et je voudrais me noyer dans le sommeil. Pour me dompter moi-même. Et continuer jusqu'au soir sans que rien ne change autour de moi : ma relation avec mes enfants, mon mari, les dossiers qui m'attendent au bureau ; tout va bien, mon amour. Nos enfants mangent, rient, grandissent, poursuivent leur lente course vers l'âge adulte. Jour après jour, la solidité de l'indifférence conforte ton mariage. Moi, le corps étranger, je suis en dehors. Nos âmes errent à travers la ville, elles se suivent, se repoussent. Elles n'ont pas besoin de nous. Vois à quoi je me suis exercée pendant des mois, à t'éviter, ne pas t'appeler, ne pas te voir, me cacher de toi, pour que tu ne lises pas dans mes yeux combien tu me manques, combien j'ai besoin de ton amour. Je ne pleure même plus. C'est donc ça l'amour ?"

Costanza reçoit un beau jour la visite de Lucrezia, la fille de celui qui fut son amant, son amour secret, son compagnon perdu. La jeune femme a emmené avec elle une boîte, découverte par hasard, pleine de lettres, écrites autrefois par son hôte à un père, célèbre musicien, qui a toujours caché à sa famille l'existence d'une maîtresse.
Costanza aura 74 ans dans quelques jours, elle recevra d'ailleurs pour l'occasion les siens, ses enfants, petits enfants, ex-maris. Tous ignorent l'importance que le père de Lucrezia a eu dans la vie de cette mère qu'ils regardent aujourd'hui comme une femme âgée, vénérable.
Le temps d'un week-end, les deux femmes vont se pencher l'une vers l'autre, Costanza va se confier et raconter l'homme qu'elle a aimé. Lucrezia va découvrir qu'un lien ténu et étonnant les lient.

Voici un livre à l'effet très curieux... Il est indéniablement de ceux qui ne laissent aucune trace et dont on peut se passer assez facilement. Et pourtant, pourtant, j'ai été happée, malgré moi, aux trois quart de ma lecture par une vague qui soudain déferle sans prévenir. Comme si, tout à coup, après nous avoir bercé, et un peu ennuyé avouons le dans les premières pages, Paola Calvetti se mettait soudain à écrire avec son sang et non plus avec sa tête. Et ma foi, cela devient enfin vraiment intéressant, dommage qu'il ne reste à ce moment là que peu de pages pour combler sa soif.
A noter aussi, un jeu de double lecture/écriture épistolaire qui peut dérouter les lecteurs. L''ensemble du récit se construit ainsi, Costanza rapporte dans une lettre à Gabriella sa conversation avec Lucrezia dans laquelle s'insère également sa correspondance avec le muscien/amant, son père.

Allez, ce titre est une lecture prometteuse, le premier roman de l'auteure, qui préfigure sans doute le beaucoup lu L'amour est à la lettre A, qui vient tout juste de sortir en poche.

bouton3 Note de lecture : 3/5 - Editions presse de la cité - 18€ - Juin 2010

Quelques lectrices ont également lu ce titre... Mirontaine, Saxaoul, Virginie, Celsmoon... avec une impression générale de déception et d'ennui, séduites sans doute comme moi par la renomée du dernier opus.

Je remercie chezlesfilles et Les presses de la cité pour l'envoi !

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27 mars 2010

L'Arnacoeur

arnacoeur

Allez, comment vous dire, j'ai craqué ici sur la plastique de Romain Duris, ou plutôt sur son sourire aux dents en désordre. Un peu étonnée peut-être que cette romance là soit si drôle, et puis contente finalement, parce que rire ça fait du bien. Séduite par la grâce de Vanessa, aussi.
Saupoudrez le tout de quelques scènes cultes de Dirty Dancing, des trouvailles de situations, du peu crédible en pagaille et le tour est joué.

28 février 2010

Pas si loin de chez moi...

...la mer et la tempête ont brisé quelques vies. Je viens tout juste de l'apprendre, moi qui m'était lovée aujourd'hui à l'abri dans mon intérieur, loin des informations, dans mon monde.
Je n'ose imaginer la terreur ressentie, en pleine nuit.

temp_te

(L'article de Ouest-France)

Caranca propose de relayer les aides que vous voudriez apporter.

28 février 2010

Une plante fragile

fragileVoilà ce que je suis,
Une tige, un roseau.

Je me suis tellement vantée d'être, autrefois,
Celle qui toujours plie mais ne rompt pas.

Contre le vent, je me dresse.
De face,
Cambrée en avant.

Contre les tempêtes,
Je lutte.

Inchangée mais vidée de l'intérieur,
Comme soufflée de matière.
Me voici à présent,
Isolée et seule.

Les autres ont cessé la bagarre,
Changé de terrain de jeu.
Compris.
Pas fous, eux.

Mais me voilà prête à mon tour,
A passer l'annonce.

Je recherche,
Un jardinier.
Un qui saura m'extraire du lieu inconfortable,
Où je végète,
Pour délicatement me planter,
A l'abri, ailleurs.

Dans son jardin.

© Les écrits d'Antigone - 2010

24 août 2010

Litanie du désamour

litanie_du_d_samour(extrait)

42 C'est à ce moment que tu ne m'as pas vu, il faisait grand soleil, nous avons alors senti très bien que rien ne va, que rien n'allait, que rien allait nous arriver
41 tout de suite, je me suis dit : fini c'est fini, les motos roulent, les mots parlent, les arbres s'arrêtent, les bicyclettes se regardent : c'est bien fini
40 déjà hier nous n'étions plus très vivants, tu sentais bien un peu le refermé, nous n'étions pas si vivants que ça, on sentait bien que ce n'était pas ça
39 c'était, ç'aurait pu être dans un train, dans un rêve, au restaurant, sur le sable d'un nuage, sur un trajet de non-retour, c'était, c'était nous
38 déjà je ne te disais plus rien, tu ne me disais plus tu, sans doute avions nous déjà depuis un long temps cessé de nous voir venir, tu disais ?
37 tu m'avais dis : je vais voir et je reviens tu vas voir, je vais voir ce que je peux faire, ne bouge pas voyons je vais voir et je reviens, viens !
36 c'était en traversant la rue tu allais chercher quatorze cigarettes c'est fou les risques qu'on peut se prendre pour quelques cigarettes !

Jacques REBOTIER, Litaniques, L'arbalète Gallimard - 2000
(Extrait également de Une anthologie de poésie contemporaire francophone, Poèmes à dire, Poésie Gallimard)

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21 août 2010

Le verbe être

d_sespoir"Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Le désespoir n'a pas d'ailes, il ne se tient pas nécessairement à une table desservie sur une terrasse, le soir, au bord de la mer. C'est le désespoir et ce n'est pas le retour d'une quantité de petits faits comme des graines qui quittent à la nuit tombante un sillon pour un autre. Ce n'est pas la mousse sur une pierre ou le verre à boire. C'est un bateau criblé de neige, si vous voulez, comme les oiseaux qui tombent et leur sang n'a pas la moindre épaisseur. Je connais le désespoir dans les grandes lignes. Une forme très petite, délimitée par des bijoux de cheveux. C'est le désespoir. Un collier de perles pour lequel on ne saurait trouver de fermoir et dont l'existence ne tient pas même à un fil, voilà le désespoir. Le reste nous n'en parlons pas. Nous n'avons pas fini de désespérer si nous commençons. Moi je désespère de l'abat-jour vers quatre heures, je désespère de l'éventail vers minuit, je désespère de la cigarette des condamnés. Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Le désespoir n'a pas de coeur, la main reste toujours au désespoir hors d'haleine, au désespoir dont les glaces ne nous disent jamais s'il est mort. Je vis de ce désespoir qui m'enchante. J'aime cette mouche bleue qui vole dans le ciel à l'heure où les étoiles chantonnent. Je connais dans ses grandes lignes le désespoir aux longs étonnements grêles, le désespoir de la fierté, le désespoir de la colère. Je me lève chaque jour comme tout le monde et je détends les bras sur un papier à fleurs, je ne me souviens de rien et c'est toujours avec désespoir que je découvre les beaux arbres déracinés la nuit. L'air de la chambre est beau comme des baguettes de tambour. Il fait un temps de temps. Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. C'est comme le vent du rideau qui me tend la perche. A-t-on idée d'un désespoir pareil ! Au feu ! Ah ils vont encore venir... Au secours ! Les voici qui tombent dans l'escalier... Et les annonces du journal, et les réclames lumineuses le long du canal. Tas de sable, va, espèce de tas de sable ! Dans ses grandes lignes le désespoir n'a pas d'importance. C'est une corvée d'arbres qui va encore faire une forêt, c'est une corvée d'étoiles qui va encore faire un jour de moins, c'est une corvée de jour de moins qui va encore faire ma vie."

ANDRE BRETON, Clair de terre, Poésies/Gallimard

Je l'aime ce texte, et il ne me désespère pas du tout, bien au contraire ! Pfiou, aujourd'hui l'été était encore partout partout, et surtout dans ma tête.

8 juin 2010

Quand les loups avaient des plumes, Isabelle Cousteil

quand_les_loups_avaient_des_plumesMémoires en chrysalide

"Ils ont peur du froid, c'est une chose. Mais ils ont aussi peur du chaud. Ils ont peur des trous, des bosses, du vide, des marches qui glissent, des portes qui coincent, des voitures qui écrasent. Ils ont aussi peur qu'on salisse, qu'on recrache, qu'on s'indigestionne, qu'on se ballonne, qu'on se noie, qu'on se déssèche, qu'on perde notre doudou, qu'on s'habitue à la tétine, qu'on ne parle pas assez tôt, pas assez bien, qu'on parle trop, qu'on ne fasse pas pipi quand il faut où il faut... et puis qu'on ne réussisse pas à l'école, qu'on reste trop longtemps à la maison, qu'on en parte trop tôt, qu'on prenne goût aux sports dangereux et aux substances illicites, qu'on ne fasse pas d'études ou qu'on en fasse de trop longues, qu'on tombe sur une greluche, une intrigante, une feignante, une méchante."

Un petit bonhomme de 1501 jours prend la plume pour revenir sur son passé, pour refaire ce voyage du premier jour (le jour J) à celui de ces quelques quatre ans et des poussières qu'il atteint aujourd'hui.
Le regard sur sa mère est tendre, presque protecteur, celui sur le père est plus distant, périphérique. De sa petite voix de grande personne, Loulou scrute le monde, les alentours, d'un regard lucide et un brin inquiet.

Il m'est bien difficile de m'exprimer sur ce livre, lu dans une période de fatigue livresque peu propice... Mais allons-y, voici donc ce que j'en ai pensé...
J'ai grandement aimé l'écriture de ce mince livre vert, le style, mais un peu moins le principe. Moi même maman d'un petit garçon de quatre ans et des poussières (presque cinq jeudi) il m'a été difficile d'adhérer au mécanisme langage supérieur/âge réel. Quelquefois, cela fonctionne, le décalage mental se fait très bien, et quelquefois cela ne fonctionne pas. Ici, j'ai été emportée pendant les premières pages puis petit à petit débarquée sur le côté.
Cependant, j'ai apprécié de nombreux passages de ce récit déroulé comme un journal de bord - dont celui que je cite plus haut - et le souvenir de la naissance du petit garçon, décrit avec un humour parfait, est irrésistible.

A vous donc, peut-être, de tenter à votre tour la découverte !

bouton3 Note de lecture : 3/5 - Editions Triartis - 15€ - Février 2010

Une belle surprise pour Anne !! (merci !) - La découverte de Sylire

Gwenaelle est également emballée

10 décembre 2009

Fragments de bleu, Catherine Leblanc

fragments_de_bleu"Quand surgit la haine dans mon amour, ce qui me sauve, c'est qu'elle ne gagne pas. Quand s'installe la fatigue dans mon amour, ce qui me délivre, c'est ma colère. Le seul état que j'ignore, c'est l'indifférence. Toujours, toujours je te cherche, et chaque fois, tu me trouves."

Une femme se penche sur sa vie, sur son amour déjà vieux de trente ans, sur tout ce qui façonne son quotidien au présent et au passé, sur ce temps qui passe, qui fuit et dont on ne retient souvent que des fragments, des souvenirs, des pans de bleu qui éclairent notre route, notre ciel.
On l'imagine la cinquantaine passée. Et elle avoue, sincère, ces luttes laissée sur le côté, les enfants grandis, ces deuils à intégrer...
Elle s'adresse à son compagnon, mais aussi à elle seule, dans un récit intime attentif à l'instant, vibrant.

On pourrait penser que l'auteure élabore seulement dans son roman un constat de vieillesse mais il n'en est rien... Le récit de Catherine Leblanc annonce délicatement les prémices d'une nouvelle histoire, riche de son passé, vive de nouveaux désirs, une vie emplie de la promesse d'un éternel recommencement.

Rédigé comme un journal, Fragments de bleu se lit très agréablement et résonne de quelques échos en soi. J'en ai aimé l'écriture, vraiment, mais j'en ai parfois aussi regretté le manque de densité (ma soif était-elle trop grande ?)...
Malgré tout, je soupçonne cette lecture d'avoir quelques effets à long terme, de laisser sans y toucher des traces de réflexion en mémoire...alors attendons.

"Bien sûr, on pourrait tout recommencer ailleurs, bien sûr. Mais est-ce qu'on écouterait cette musique qui brise nos coeurs ? Est-ce qu'on serait autant pardonnés, délivrés, simplement couchés là, comme des félins sur le sable, avec notre vie rassemblée, à la fin de la chasse, et dans l'été qui traîne un peu ?"

bouton3 Note de lecture : 3.5/5

ISBN 978 2 35754 009 5 - septembre 2008

Merci Cathulu ! - La lecture d'Aifelle - Le site de l'auteure -

17 août 2010

Son nom sur une couverture...

...juste pour voir ce que cela fait.

Un jeu découvert - comme Aifelle et d'autres - chez Mango, et qui a immédiatement séduit la blogosphère littéraire...
Pour s'amuser, c'est par ici. Un petit côté Cadavres exquis, ou apprenti éditeur, assez distrayant je dois l'avouer. Il ne me reste plus qu'à les écrire, ces livres, ...pfiou, pas si simple. Bon, allez, j'ai déjà les titres. ;o) Mon préféré ? La timidité du dragon.

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1 février 2010

Sonietchka, Ludmila Oulitskaïa

sonietchka"Seigneur, Seigneur, qu'ai-je donc fait pour mériter un tel bonheur..."

Sonia travaille dans une bibliothèque. La solitude et la lecture sont son quotidien mais aussi son plaisir. Un jour, un homme plus âgé qu'elle, un peintre, la demande en mariage. Ils ne partagent pas les mêmes goûts littéraires, les difficultés matérielles s'ammoncellent, mais le bonheur est là, limpide. Sonia ne lit plus.
Les tâches ménagères, puis plus tard, la naissance de leur fille Tania combleront largement sa vie. Autour de Robert, reconnu tardivement pour ses oeuvres, et de sa fille, un peu légère, graviteront peu à peu un cercle d'habitués qui n'auront pas de prise sur le calme paisible de cette femme que l'âge épaissi et que le sentiment d'un bonheur sans failles ne quitte plus...

Lire Ludmila Oulistaskaïa est comme une récrétation tranquille dans le flot de mes lectures du moment. J'aime énormément la littérature russe, ces vies brassées entre le labeur, la pauvreté, le regret d'un monde passé et qu'occupe parfois l'attrait d'une Europe occidentale lointaine et indifférente.

Ce court récit laisse un sentiment de beauté diaphane, de douceur et d'injustice floue, le sentiment aussi d'avoir croisé une belle âme au coeur simple et aux gestes généreux. Un joli moment de lecture.

"Au milieu de la désolation de la vie en évacuation, au milieu de cette misère, de cette détresse, et de la frénésie des slogans dissimulant à peine l'horreur sous-jacente au premier hiver de la guerre, on se demande où Robert Victorovitch, à bout de forces, et Sonietchka, fragile de nature, trouvèrent l'énergie de bâtir une vie nouvelle, recluse et solitaire comme une tour swanne, et qui pourtant mêlait leurs passés désunis sans y opérer la moindre coupure : la vie, de Robert Victorovitch, brisée comme le vol d'un papillon de nuit aveuglé, avec ses revirements  foudroyants et joyeux du judaïsme aux mathématiques, pour finir par ce qu'il y avait de plus important pour lui - un barbouillage inepte et fascinant, comme il définissait lui-même son métier - et la vie de Sonietchka, nourrie des inventions livresques d'autrui, mensongères et captivantes."

Née en 1943, Ludmila Oulitskaïa est une auteure phare du renouveau de la littérature russe.

bouton3 Note de lecture : 4/5

Grand merci à ma prêteuse !!

26 janvier 2010

Ninon est rentrée à la maison...

livremaud...après un voyage époustouflant, et avec elle vos lectures, sous la forme de petites cartes et de marques-pages annotés qui vont rester précieusement dans ce roman, sur mes étagères.
Comment vous dire ? Que vous vous soyez transmises de l'une à l'autre tous ces petits mots jusqu'à moi, pfff...merci !! Cela me touche énormément.

Dis oui, Ninon a rencontré une "presque" unanimité sur son passage. Il est vrai qu'il est bien difficile de ne pas craquer pour cette enfant espiègle qui choisit de rester auprès de son père et de le soutenir dans son rêve un peu fou, construire une maison de bric et de broc afin de s'occuper d'un élevage de chèvres... J'en avais parlé ici.

Vos lectures à vous...

Kathel (Lettres exprès) : "Un très joli personnage de petite fille, raconté avec tendresse et sincérité par Maud Lethielleux."

Tristale : "Très contente d'avoir partagé cette lecture. Ninon est une petite fille si attachante. Une bien belle histoire"

Véro (le port de l'encreuse) : "Que j'ai aimé cette petite Ninon si remplie d'amour pour son papa !"

Nanne (D'un livre l'autre) : "Dis oui, Ninon" est un roman léger, joyeux, enthousiaste qui vous remonte le moral. C'est un vrai concentré de bonheur dès les premières pages de sa lecture."

Gambadou : "J'ai l'impression que Maud et Ninon se ressemblent. C'est une auteure à suivre..."

Alex (Mots à mots) : "Un livre qui fleurissait sur les blogs-lectures depuis ce printemps, et dont tout le monde était enchanté. Je le suis aussi, malgré la dureté du propos. Un coup de coeur !"

Thaïs :  "Le ton est juste mais néanmoins me semble un peu décalé par rapport à l'âge de la gamine, 9 ans. De plus, tandis que tout le monde souligne la personnalité de Ninon et sa perception d'une réalité désastreuse engendrée par le divorce de ses parents, j'y perçois plus le malaise d'un couple qui se sépare mais ne sait pas gérer ses enfants. C'est moins poétique que les mots d'esprit de Ninon mais c'est mon ressenti et sans doute mon côté plus terre à terre."

Odilette : "Un grand merci pour m'avoir permis de rencontrer Maud et Ninon !"

Liliba : "Ce livre est poignant, mais réussit malgré tout à être drôle et bourré de traits d'humour (Madame Kaffe !) grâce à la fraîcheur et l'innocence de cette enfant, et au style tout en finesse de l'auteur."

Saxaoul : "L'écriture toute en simplicité de Maud Lethielleux m'a emportée et, deux soirs de suite, je me suis endormie tard alors que j'étais très fatiguée. Ninon aurait peut être dit : "c'est pas grave si t'es fatiguée le lendemain du moment que t'as profité du moment présent. Et puis, si tes zélèves et tes collègues te font des remarques parce que t'es pas de bonne humeur et que t'as des cernes sous les yeux, tant pis !". "

Karine : "Dis oui, Ninon de Maud Lethielleux est un récit émouvant, tout en sensibilité. Un récit touchant, attachant, qui fait aussi bien sourire que pleurer. Dis oui, Ninon, c'est frais, c'est simple, c'est beau. Ca se laisse dévorer !"

Toinette 80 (Astrid)  : "J'ai adoré, c'est une vraie bouffée d'air frais. C'est drôle et triste en même temps. Je me suis prise d'affection pour cette petite Ninon. C'est l'histoire d'un divorce vu par les yeux d'une petite fille de 9 ans."

Goelen : "Peut-être que je manque de poésie mais quitte à raconter l’histoire de deux parents qui se débattent avec leurs filles, leurs problèmes d’argent et leur envie de liberté, j’aurais aimé que ce soit plus crédible. En fait, c’est ça qui m’a gêné dans ce roman, le manque de crédibilité de l’histoire plus que le manque de réalisme."

Saphoo : "C’est drôle et tellement vrai, ces mots d’enfant ! Ne dit-on pas : la vérité sort de la bouche des enfants. C’est ce que j’ai ressenti tout le long du roman. Cette vérité qui jaillissait de cette petite fille  éclaboussant ce monde d’adultes. Je suis contente d’avoir lu ce livre et je lirai son second roman, nous verrons bien comment elle va nous séduire cette fois-ci ? "

Dis oui, Ninon sortira en version poche chez J'ai lu le 5 mai. D'ou je suis, je vois la lune, le second roman de Maud Lethielleux sortira quant à lui le 9 mars. Toutes les infos sont sur le blog de l'auteure.

7 août 2010

De retour...

...après des vacances reposantes, sous la douceur des pins.

Le matin, un couple d'écureuil nous souhaitait le bonjour. Le soir, nous avions vu sur une piscine enfin désertée des éclaboussures de la journée. Et puis, bien-sûr, la mer...

Je reviens, mais tranquillement je vous préviens, le temps de remettre mes petites notes de lecture en ordre, et le temps de poursuivre en parallèle aussi des congés précieux en famille.

soulacsurmer

25 juillet 2010

Sept ans, Peter Stamm

sept_ans"Je me suis assis au bord du lit, me suis frotté les yeux, honteux de mes pensées. Lorsque Iwona m'a effleuré le dos, j'ai sursauté et me suis levé d'un bond. Elle m'a dit qu'elle avait prié pour que je lui adresse la parole. Elle s'était déjà assise plusieurs fois non loin de moi dans ce Biergaten, mais je ne l'avais jamais remarquée. Ça m'a fait froid dans le dos. La pensée qu'Iwona m'eût choisi avait quelque chose d'inquiétant. Pourquoi moi ? Elle m'a donné aucune réponse. Il faut que je parte, ai-je dit rapidement. J'ai noué mes lacets dans l'escalier."

Alors qu'Alexander est au terme de ses études d'architecture et qu'il s'apprête à suivre une voie toute tracée, sa rencontre avec une jeune polonaise effacée, et laide, va contre toute attente bouleverser sa vie.
C'est pour répondre à un défi de groupe qu'il l'aborde, et pour suivre une fascination sulfureuse et inexplicable qu'il va la revoir. Pourtant, près de lui il y a la sublime et parfaite Sonia qui ne demande qu'à partager sa vie. Après un séjour à Marseille, il lui demande de l'épouser. De retour à Munich, ils s'installent ensemble et concrétisent leur projet d'agence. Cependant, Iwona reste présente dans les pensées d'Alexander, et lorsque sept ans après leurs premiers échanges une lettre fait son apparition, l'attachement étrange qui le lie à la jeune-femme le pousse à la contacter.

Ce roman à l'ambiance très allemande, a un charme dérangeant et prenant. Et pourtant, Alex, l'anti-héros de cette histoire, dont on suit pas à pas les mouvements et les aveux, ne s'avère pas être un personnage très sympathique à la lecture. Il trompe tout le monde. Il abuse sans grande culpabilité d'une jeune-femme sans défense, amoureuse, bigote, laide, sans-papiers, qu'il semble ensuite ne pas se soucier de laisser sans nouvelles.
Là où l'auteur fait preuve de talent c'est en nous démontrant combien l'humain est fait de cela, d'une certaine médiocrité, d'une méchanceté latente, mais aussi d'une infinie complexité de sentiments et d'actes. Aucun des protagonistes de cette épopée amoureuse n'est sans défaut ou failles, ils nous ressemblent un peu sans doute mais ce n'est pas ce que l'on a envie de croire ou d'entendre.

Une lecture distrayante et inquiétante qui traite avec dextérité de la dépendance amoureuse, et souligne avec brio les travers humains.

bouton3 Note de lecture : 4/5 - Christian Bourgeois éditeur - 18€ - Février 2010

18 août 2010

Nevrospiral, Patrick Olivier Meyer ... Rentrée littéraire

nevrospiral"Vous n'êtes pas dans les voitures.
Vous n'êtes pas dans les têtes.
Approchez, approchez encore, entrez dans l'habitacle, vous verrez apparaître les failles et les manques. Les peurs. Les frustrations. Plein phares sur mon cerveau."

Il y a Ian, Samuel, Anita et Richard. Et puis, des blondes, qui passent par là, indifférentes, hautaines, lointaines, imaginées. Ian vit avec une femme brune, Laurène, mais il ne pense qu'à elles, ces femmes blondes inaccessibles, on se demande bien comment il arrive à travailler normalement et à ne pas foncer droit dans le mur. Richard peut les approcher, en tant qu'ex pop star sur le retour, tout est possible, il en profite largement. Anita, blonde, transparente s'inquiète des résultats de son IRM, quitte à laisser ses neveux sans surveillance et à user sa vie sans compter, tout pour ne pas être comme sa mère qui ne la reconnaît plus toujours. Samuel, lui, est rongé de psychoses, à la limite du serial killer qu'il pense être mais qu'il n'ose pas devenir ...
Tout ce petit monde navigue dans un monde coloré et sombre au goût d'un médicament qui ne tient pas toutes ses promesses, le Névrospiral.

Voici un roman très étrange, déjanté, mais vraiment bien écrit, qui nous agrippe par le bras malgré soi. Il est Pop, oui, et moderne aussi, surprenant, curieusement enthousiaste et désenchanté, rempli de contrastes. Il a cette faculté de créer profondément le malaise et de rester pourtant attachant. Nous passons d'un personnage à un autre sans qu'aucun destin ne se croise, et il apparaît très vite à la lecture que Patrick Olivier Meyer mène bien sa barque, drôlement bien pour un premier roman. Peut-être un auteur à suivre de près...

bouton3 Note de lecture : 4/5 - Calman-lévy - 17€ - Sortie le 18 Août 2010challengerentr_elitt_raire

Challenge 1% rentrée littéraire 2010 : 2/7

Et grand merci aux éditions Calman Levy !

9 juillet 2010

Si cela vous intéresse...je voyage

si_par_hasardDevant vos commentaires intéressés, je ne peux résister à l'envie de vous faire découvrir ce roman {ma lecture ici}. Il part donc en voyage...

Pour vous inscrire, comme d'habitude, cliquez sur "contactez l'auteur", en haut à droite et n'oubliez pas de me laisser vos coordonnées et éventuellement l'adresse de votre blog !

"Si par hasard votre monde s'effondrait, partiriez-vous à l'aventure ?"

Les lectrices à venir...

Clara - Tristale - Caro Carito - Pascale - Kloelle - ...

L'avis de Clara : "J'aurais voulu aimer ce livre. J'aurais voulu qu'il éveille en moi un intérêt ou des émotions. J'aurais voulu prendre plaisir à suivre les pérégrinations de Claire, comprendre ses choix et ses doutes.
Mais rien de tout cela ne s'est produit.
Peut-être parce que j'ai très vite imaginé ce que ma fille du même âge aurait fait ... aussi, ce récit m'est apparue peu crédible. Un rendez-vous manqué."

6 juillet 2010

Castle

castle2J'ai vu hier au soir trois épisodes de cette nouvelle série diffusée sur France 2. Pour une fois qu'un héros récurrent est écrivain...

En effet, Richard Castle (joué par Nathan Fillion) est un romancier new yorkais à succès, connu principalement comme l'auteur d'intrigues policières grand public. Il est tout d'abord approché par la police pour les aider à résoudre une première enquête, un meurtrier reproduit les meurtres qu’il décrit dans ses livres. Puis, séduit par l’inspecteur Beckett, et grâce à l’aide du maire qui est un de ses plus grands fans, il intègre l'équipe afin de poursuivre ses recherches en vu d'un prochain opus. Son personnage principal, Nicky Heat, s’inspirera de la détective Beckett. Il faut souligner qu'il a malencontreusement tué son héros précédent, il lui faut dont trouver un ou une remplacante, c'est décidé ce sera elle.

Beaucoup d'humour dans les réparties, un personnage plutôt séduisant (un peu bad boys)...une intrigue qui accroche suffisamment pour m'avoir fait poser mon livre en cours, pourtant intéressant.

C'est certain, la semaine prochaine, je regarde !! En espérant que tout cela ne s'essouffle pas trop vite...

24 novembre 2009

The original of Laura

nabokovVous l'avais-je dit ? ... Lorsque j'étais étudiante, j'avais entrepris un mémoire de maîtrise sur les oeuvres de Vladimir Nabokov. En fait, ce qui m'intéressait vraiment alors était le "sentiment d'exil en littérature", et c'est mon maître de mémoire qui m'avait aiguillé vers cet auteur qui m'était alors inconnu.
(En effet, Vladimir Nabokov a quitté la Russie où il était né en 1919. Il débarqua alors en Europe occidentale, puis parti vers l'Amérique un peu plus tard. Il a terminé sa vie en Suisse. Il a donc tout d'abord écrit dans sa langue maternelle, en russe, puis en langue anglaise ses oeuvres les plus connues, par exemple son roman célèbre Lolita.)
En fait, après avoir lu toutes ses oeuvres, parcouru ses interviews, feuilleté ce que j'avais pu trouver sur lui...quelques différents sont apparus entre mon désir personnel de traiter sa période russe et le désir de mon professeur de me voir me concentrer sur Ada, roman dont j'avais exécré la lecture. Le dilemme ressenti, l'écoeurement naissant petit à petit, et mes débuts comme vendeuse en librairie, ont suffi à l'époque à me faire abandonner ce projet titanesque.
Vous en êtes, je le devine, au stade où vous vous demandez pourquoi je vous raconte tout cela.nabokov_laura_129
J'y arrive. J'y arrive.
En fait, à l'époque, toutes les biographies que j'avais consultées se terminaient sur l'évocation d'un nouveau roman, commencé en 1976, alors que le romancier était déjà affaibli par une hospitalisation récente. Dans sa tête, le roman était complet, achevé, il s'intitulait The Original of Laura. Dans les faits, il n'existait pas encore. A sa mort, en 1977, Véra sa veuve, et Dmitri son fils, ont hérité d'un paquet volumineux de fiches bristol annotées.
Alors que l'auteur souhaitait que son manuscrit soit brûlé, Véra et Dmitri n'ont pu s'y résoudre.
Le manuscrit posthume est sorti dans les librairies américaines le 17 novembre dernier. Il paraîtra au printemps 2010 chez Gallimard.
Vous le comprenez, ayant vécu une petite année avec les romans de cet auteur particulier, je ne pouvais passer à côté de cette information. Je ne sais pas vraiment comment Dmitri Nabokov a pu compiler les notes les_fiches_de_laura_1254830836de son père et en faire un roman complet. Je ne sais pas si le résultat vaut le détour. Il y est question, semble-t-il, de mort et de plaisir.
A suivre donc...
En attendant, vous pouvez toujours jeter un oeil sur ses autres romans... Je me souviens avoir beaucoup aimé La défense Loujine, Le Don, La Vénitienne et autres nouvelles, Machenka, etc...et bien entendu Lolita est un roman essentiel, sulfureux, qui reste gravé en mémoire, longtemps.
Bonne lecture !

[Un article très détaillé et passionnant sur le sujet par ici chez Libellules.]

28 juin 2010

Rire

rire

A gorges que veux-tu - Bruyamment, c'est mieux - Le son clair, sonore - Se répercute sur tout - Et reviens - Des obstacles ? - Du plein qui enserre et empêche ? - Peu importe - On peut monter plus haut - Sur une chaise, un rocher, un placard - Le toit de sa maison - Et rire de nouveau - Et entendre son rire vaciller, hésiter, prendre de l'élan et se perdre - Et puis se rengorger - Fier - De laisser tout à coup - Librement - S'épandre ses rayons.

© Les écrits d'Antigone - 2010

Cinquième extrait du travail effectué lors de l'atelier d'écriture déroulé le premier week-end de juin. Il s'agissait encore une fois, et après avoir choisi un verbe (ici Rire), d'utiliser une citation extraite d'un recueil et de laisser, rapidement, l'imagination faire le reste.

"Toujours librement des rayons"
Valérie Rouzeau, Pas revoir

22 juin 2010

Un tag limonade

tag_limonadeJ'ai été taguée par L'or des chambres, merci !!

Il s'agit pour l'occasion de se servir bien tranquillement un grand verre pétillant de limonade, de laisser les bulles monter doucement dans sa tête, de secouer le tout, de réfléchir quelques secondes...quand même - oh, à peine, et de répondre aux questions suivantes :

Signe particulier : sur une plage, je suis la seule qui garde son jean, son pull et lit Virginia Woolf...si si c'était moi.

Mauvais souvenir : ce sac là est un peu plein, je préfère l'autre celui plein de bons souvenirs... En général, les mauvais, je préfère les oublier, même si bon, soyons honnête, ils ont une propension évidente à rester collés à mes pensées.

Défaut :timide - affreusement, les trous de souris je connais, cela dit ils ne sont jamais là quand on en a besoin.

Film bonne mine :moi, personnellement, j'aime beaucoup pleurer sur les films...cela me fait un bien fou. Pour ce faire, une petite diffusion de Out of Africa ou d'une Bouteille à la mer, et hop ça repart !!
Sinon, je n'ai jamais autant ri que grâce au colocataire de Hugh Grant dans Coup de foudre à Nothing Hill, allez savoir pourquoi... ;o)

coupdefoudre

Souvenirs d'enfance : ah de l'herbe coupée, des genoux en permanence égratignés, un short rouge préféré, des dérapages en vélo pour se la montrer devant les garçons, des lectures à longueur de journée, la course des nuages, le goût des mûres en fin d'été, tout tout ce que je pourrai faire après, toute toute toute l'émotion qui déjà déborde de moi, le bruit des feuilles dans les bouleaux, le poids du cartable dans le dos ou dans le creux de la main, beaucoup de pensées, d'histoires imaginées, d'ailleurs.

Bon allez, ma paille fait un bruit de glaçon, alors à qui le tour ?

Patacaisse a pris la suite...

21 juin 2010

Noter

noterQue tout n'est pas bref
Qu'il y a des longueurs

Le souligner
Corriger, raturer, s'énerver

Ne pas saisir
Ce qui cloche
Ce qui penche

Lever la tête
Repérer l'intrus
La musique qui sort des hauts parleurs

Faire la moue

Chercher parmi les feuilles
Ce qui avait plu plus tôt
Farfouiller

Sur la table étroite
Un bazar monstre
Plus gênant sans doute que la musique

Additionner bruit et fouillis
Croiser ses bras sur le tas

Et y poser sa tête.

© Les écrits d'Antigone - 2010

Quatrième extrait du travail effectué lors de l'atelier d'écriture déroulé le premier week-end de juin. Il s'agissait encore une fois, et après avoir choisi un verbe (ici Noter), d'utiliser une citation extraite d'un recueil et de laisser, rapidement, l'imagination faire le reste.

"la musique sort des hauts parleurs"
Sabine Macher, Ne pas toucher, ne pas fondre

20 juin 2010

Hush, Kate White

hush"Ce que vous ne dîtes pas peut vous tuer."

Lake Warren vient tout juste de se séparer de son mari, ses enfants sont en camp de vacances pour l'été et son amie Molly la presse de reprendre goût à la vie. Alors la jeune femme décide de répondre aux avances du Dr Keaton, le médecin qui commencera prochainement à travailler pour la clinique d'insémination artificielle pour laquelle elle organise en ce moment un plan marketing. Elle ne se doute pas que ce regain de confiance la plongera dans un puits d'angoisse. Tandis qu'elle somnole sur la terrasse de son amant d'une nuit, celui-ci se fait sauvagement assassiner dans la chambre contiguë. La jeune-femme s'enfuit, et pour ne pas risquer de perdre la garde de ses enfants prend le parti de se taire...

En ce moment, certains livres semblent ne pas vouloir me faire les yeux doux. J'ai donc entamé celui-ci en espérant que l'intrigue m'accroche suffisamment pour retrouver le plaisir de lire. Pari réussi. Et même plus, j'ai vraiment aimé ce thriller palpitant dont la clé finale est assez surprenante et les rebondissements intéressants. Alors, tout cela est peut-être un peu classique, presque léger, le personnage féminin de Lake un peu convenu, mais peu importe, car l'attachement fonctionne, j'ai couru avec elle, j'ai été prise et tenue jusqu'à la fin par les soubresauts du parcours de Lake, et c'est bien tout ce que je demandais à Hush !

Une lecture prenante, agréable et rebondissante.

bouton3 Note de lecture : 4.5/5 - Editions Marabout -19.90 € - Mai 2010

Mango ne s'est pas ennuyée une seule seconde - Pour Vanou c'est un coup de coeur

Ici, un site auteur en anglais - Un site dédié au livre

16 juin 2010

Une sortie poche à découvrir

l_autre_moiti__du_soleil"Le monde s'est tu pendant que nous mourions"

L'autre moitié du soleil déroule sa trame durant la guerre Nigeria-Biafra qui eut lieu entre 1967 et 1970. Les faits sont réels mais les personnages fictifs. Apparaît tout d'abord dans le récit de Chimamanda Ngozi Adichie, Ugwu, jeune boy de treize ans, venu servir un maître intellectuel aux idées engagées, Odenigbo. Puis, nous suivons le destin de deux soeurs jumelles, pourtant dissemblables, Olanna, belle et amoureuse de Odenigbo, et Kainene, plus sèche et ironique, qui nourrira une liaison secrète avec un journaliste blanc, Richard. C'est le parcours de ce groupe, à l'avenir privilégié tout tracé, que l'auteure nous conte, un parcours que l'indépendance du Biafra (symbolisée par un demi-soleil jaune cousu sur les manches des soldats) et la guerre viendront foudroyer...

Un livre avec de l'émotion au bord de la lecture.

Lire mon billet ici

13 juin 2010

RESTER

resterIci, pas là-bas
Parce qu'ici c'est chez moi
Et qu'il fait bon

Pas bête la bête
Aucune idée du transport
De l'ailleurs

Seuls comptent les murs
Eventuellement la porte
Allez, le jardin, pourquoi pas

Mais pas le monde, jamais
Cet inconnu
Ce grand tout qui fait peur

Même si je le sais
Le trou de la porte était là
Bien avant le mur
Bien avant les fondations
Bien avant l'herbe coupée

Quand les ronces avaient champ libre
Et le ciel pour plafond

© Les écrits d'Antigone - 2010

Troisième extrait du travail effectué lors de l'atelier d'écriture déroulé le week-end dernier. Il s'agissait encore une fois, et après avoir choisi un verbe (ici Rester), d'utiliser une citation extraite d'un recueil et de laisser, rapidement, l'imagination faire le reste.

"Le trou de la porte était là avant le mur" Remarques, Nathalie Quintane

5 mai 2010

Retour d'un livre voyageur...

livre_voyageur...qui a suscité quelques émotions et beaucoup d'empathie sur son passage.

Nicoles Versailles - L'enfant à l'endroit, l'enfant à l'envers

"Ceci est une histoire de femmes.
Trois femmes, trois destins qui se mêlent et s'entremêlent, dans un méli-mélo de récits d'autrefois, comme des échos assourdis qui de loin en loin se cherchent et s'opposent.
Trois femmes, trois destins qui se tricotent et se détricotent, imbroglio d'histoires du passé renaissant au présent, dans des étreintes essentielles appelées à durer.[...]
Ceci est une histoire de femmes
Une histoire de vieux chagrins oubliés dans des photos sépia et des souvenirs inconsistants.
Ou presque.
Ceci est pourtant une histoire d'amour..."

Suite à mon billet, vous avez été quelques unes à souhaiter l'héberger un moment chez vous.

Voici ce que vous en avez pensé...

Aifelle : "Il m'est difficile de parler de ce récit tellement je me suis sentie touchée. Qui d'entre nous n'a pas au fond de boîtes des photos d'aïeuls plus ou moins connus, plus ou moins évoqués, avec qui nous pressentons des liens invisibles ? Qui ne s'est pas heurté à des silences pesants, des légendes familiales que l'on sent fabriquées de toutes pièces."

Tristale : "Un livre émouvant, triste et plein d'émotions. Un beau moment de lecture."

Anne : "Certains livres touchent nos cordes sensibles..."

On peut lire Coumarine régulièrement sur son blog ici [lien].

9 juin 2010

TISSER

tisserApprendre la patience
Le fil qui croise l'autre

Négliger l'alentour

Etre concentration sur l'ouvrage
Devenir le geste
Répétitif, scandé, rassurant
De l'aiguille qui chevauche la laine
Du tasseau qui serre le travail
De ce qui se crée
Rond, coloré, chaud
Comme un roudoudou
De ce qui sort du métier

Vous savez déjà le coquillage pansu
Le sucre d'orge coloré
Enroulé autour de votre corps cet hiver

Vous connaissez la toison

© Les écrits d'Antigone - 2010

Deuxième extrait du travail effectué lors de l'atelier d'écriture déroulé le week-end dernier. Il s'agissait encore une fois, et après avoir choisi un verbe (ici Tisser), d'utiliser une citation extraite d'un recueil et de laisser, rapidement, l'imagination faire le reste.

"Un roudoudou
On achète chez l'épicière un coquillage pansu plein de sucre d'orge et de couleur vive."
Le Bec de la plume, Daniel Biga

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  • "Tu vois, moi, j'ai des passions, les livres, ça me sauve... J'ai traversé mes temps morts avec des gens qui ont oeuvré pour ça, ceux qui ont écrit... J'ai le livre en main et c'est du carburant pour ma vie à moi..." Jeanne Benameur
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