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Les lectures d'Antigone ...
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Ardoise magique

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Ben oui, à mon tour, j'ai craqué !

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5 décembre 2010

Le Réprouvé, Mikaël Hirsch

le_r_prouv_"Je ne suis pas l'un d'eux, quels qu'ils soient. Je ne le serai jamais. J'ai beau faire des efforts, mentir, me cacher. Tout n'est que travestissement. Je suis comme amputé des hommes. C'est la certitude viscérale de ma propre étrangeté qui m'a permis jusqu'alors de gagner la confiance d'autrui. Je ne dérange pas. N'étant pas des leurs, j'ai facilement pu devenir un confident, un messager."

Alors que l'Académie Goncourt décerne son prix à une femme - Simone de Beauvoir pour Les Mandarins - Gérard Cohen se déplace dans Paris afin de porter des missives aux grands écrivains de l'époque et ce pour la maison Gallimard. Nous sommes en 1954, les stigmates de l'après-guerre sont encore visibles partout, dans les paysages et dans l'esprit des hommes ; ils guident encore bien souvent leur vie. Le jeune garçon que l'on suit pas à pas, épris de rêves d'écriture, balloté au gré de ses errances, est finalement amené à rencontrer Céline, drôle de personnage grandiloquent qui lui servira contre toute attente de miroir.

Le Réprouvé dépeint avec talent un Paris oublié, et en cela ce roman est intéressant. La rencontre avec Céline, qui intervient en toute fin donne un sel évident aux périgrinations du jeune Gérard Cohen. C'est d'ailleurs avec ce passage qu'on nous avait alléché avec raison en quatrième de couverture... Quelle dommage que malgré une écriture magnifique le reste m'aie semblé manquer d'intérêt, je me suis en fait un peu ennuyée. Une impression générale de foisonnement et de flou, que la conclusion relève heureusement mais un peu trop tardivement pour mon goût.
Une lecture en demi-teinte.

bouton3 Note de lecture : 3/5 - L'Editeur - 14€ - Août 2010

Ce livre a été lu par toute la blogosphère, ou presque, quelques autres avis plus enthousiastes que le mien - Stephie - Mango - Sylire - Aifelle - Clara -...

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16 juin 2011

Pause blog

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Quelques obligations professionnelles vont bientôt m'obliger à voyager un peu... Et depuis quelques jours je ne lis plus, ou pour être honnête si je lis des livres mais ce sont des nouveautés d'Août dont je ne peux pas vous parler encore. (Je vous raconterai tout cela en temps voulu.)

Donc, aucun billet digne de ce nom ne pointant son nez à l'horizon, voici le moment de me plonger dans un silence long de deux semaines, au moins...

Bonnes lectures à tous et que les mots vous soient doux !! Je reviens vite.

7 juin 2011

La cote 400, Sophie Divry

lacote400"Un chef-d'oeuvre mathématique, une grande pureté, cette bibliothèque. Mais à quoi bon, si personne ne vient la malmener ? Moi, j'aime quand une nouvelle personne descend dans ma cave, ça m'aère. Je regarde toujours qui c'est. Chaque fois que j'entends quelqu'un descendre les marches, j'ai le coeur qui palpite. Des sortes de spasmes bizarres."

Quelqu'un s'est laissé enfermer dans le sous-sol de la bibliothèque... De cette personne on ne saura rien, mis à part qu'elle a eu peur, froid, sommeil, et qu'elle s'est demandé si on viendrait la délivrer. En fait, ce quelqu'un n'est là que pour faire parler la bibliothécaire qui le découvre.
Cette bibliothécaire est une jeune-femme qui aime son métier, malgré ses récriminations, qui en admire la structre Dewey, implacable, exaspérée cependant par la disparition au fil du temps de la cote 400 jugée soudain inutile. Elle, elle s'occupe du rayon géographie (bof), cote 910, déteste les duchesses du rayon littérature au-dessus et admire avec dévotion les hommes intelligents, les gens, et la nuque parfaite de Martin, un étudiant chercheur auquel elle n'a pas encore dit trois mots...

Ce petit livre a un attrait bizarre car il nous attache malgré soi. Difficile au préalable d'adhérer aux revendications un peu fermées de la narratrice, franchement anthipathique. Et puis et puis, il est question de livres, encore de livres, et de gens de toutes sortes, et encore de ces livres sagement rangés selon leur cote infinidécimale, et puis de l'ouverture à la culture pour tous... et de ce qu'est finalement une bibliothèque pour tous les solitaires de la vie.
Alors, on se prend à rêver du métier que l'on a un jour voulu faire, de ce que l'on voit bien qu'il est en réalité (entre manutention et foule du samedi à canaliser), et combien on aime y aller au moins une fois par semaine. Alors, bien sûr, chez les Antigone, on emprunte des DVD bêbêtes, des pièces de Sophocle, de la poésie, le dernier roman du Dudule avec un ange sur la couverture, du tout et du rien, des BD, parfois du n'importe quoi... Dans la famille Antigone, en bibliothèque, on cherche, on se prend quelquefois des regards de travers, mais aussi de superbes sourires et des conversations uniques, et souvent... on trouve.
Au final, cette cote 400 est un hymne aux bibliothécaires qui aiment les lecteurs, et avouons-le, au tout départ, elle cachait bien son jeu derrière des atours revêches, on y a vu que du feu... !!

bouton3 Editions Les allusifs - 11€ - Septembre 2010

Merci Cathulu !! - Toutes les autres lectures sont chez le déjà regretté BOB... avec entres autres celles de Clara et Alice.

28 mai 2011

Fragments d'un discours amoureux

fabrice luchini

... de Roland Barthes, lu par Fabrice Luchini, ça n'a malheureusement pas tout à fait le même charme que Stefan Zweig lu par Edouard Baer (autre essai Audiolib). Même si le texte est magnifique, bien entendu. Je l'aime ce texte, je l'ai déjà lu étudiante. J'adore cette décortication clinique des sentiments vue par un auteur exigeant de précision. Mais voilà, Fabrice Luchini ne croit pas toujours à ce qu'il lit, et quand il n'y croit pas on le sent vraiment... On se surprend d'ailleurs à guetter ces petits moments, assez rares et précieux, où la voix fait enfin corps avec les mots. Dommage, dommage, c'est une petite déception...

Merci tout de même aux éditions Audiolib, bien sûr !! J'ai été ravie d'être destinatrice de ce coffret, le format est ici vraiment adapté au texte. Seule la voix de Luchini m'a un peu déçue. Mais je suis peut-être trop exigeante, c'est possible... Petit atout cependant, je viens de me rendre compte que je pouvais écouter ces CD sur mon ordi, un casque juché sur mes oreilles... voilà enfin une solution à l'isolement nécessaire pour profiter pleinement des mots sonores.

A écouter tout de même pour le texte, et les moments divins où la voix du comédien s'envole !

Audiolib - 19€ - janvier 2011

Un petit extrait...

La fiche du CD sur le site Audiolib

30 décembre 2010

En 2010...

...j'aurais été encore une fois terriblement gâtée. J'ai eu de jolies lectures et des coups de coeur (j'ai retrouvé notamment avec plaisir l'univers des BD), de la poésie plein les poches, des rencontres littéraires enrichissantes (Brigitte Giraud par exemple), une vie personnelle parfois chaotique (avec du beau, du moins beau et des renoncements), mais également de belles marques d'amitié bloguesques (elles se reconnaîtront).

Je voulais ici vous remercier spécialement pour cette nouvelle année passée auprès de vous !! Votre fidélité, vos visites et vos petits gestes d'affection sont des cadeaux inestimables que j'aimerais vous rendre au centuple... Votre motivation pour l'Objectif Pal aussi, tout cela me surprend, m'enchante et me donne le sourire !

Et puis, j'ai découvert aujourd'hui qu'un des lutins du Père-Noël pourrait bien être un petit lapin ! (Merci de tout coeur !!)

CRIM0033

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13 avril 2011

Point 2

calvados7Voilà voilà, j'ai testé moi aussi le format ultra-poche lancé demain 14 avril par les éditions Points.
Enfin, et pour être honnête, j'ai laissé M Antigone très attiré par le titre Le Sens du Bonheur de Krishnamurti (collection sagesse) le tester pour moi...

Notre avis commun : l'objet est joli, luxueux.
Ce qui lui plaît à lui : les pages fines façon bible, le format.
Ce qui me plaît à moi : l'esthétique de l'ensemble.
Ce qu'il aurait aimé : l'ajout d'un fil en guise de marque page (je viens de me rendre compte en furetant sur leur site qu'il est disponible en accessoires ?!).
Ce que j'en ai pensé : à réception, j'ai tout de suite su que je ne lirai jamais de roman avec ce type de format, le sens inversé de la lecture ne me convient pas du tout, je prends trop de plaisir habituellement à tourner les pages de droite à gauche, ce de bas en haut n'est pas pour moi. De plus, la finesse des pages ici m'exaspère, j'aime l'épaisseur des poches ordinaires.
Ce qu'il en pense : lui non plus, ne pense pas lire de roman dans cette collection mais pour lui le format est idéal pour tout ouvrage ne réclamant pas une lecture au fil de l'eau (poésie, essais, pensées...)
Ce qui est pour nous assez rédhibitoire : le prix (11€ pour ce livre), surtout si les titres existent déjà par ailleurs, moins chers dans un autre format plus classique, ce qui n'est pas le cas pour ce titre particulièrement, je précise. J'ai d'ailleurs vu un peu partout combien cet écart était remarqué.

Nous sommes cependant tombés d'accord tous les deux sur le fait que les éditions Points ont le mérite de tenter quelque chose de nouveau, de surprenant, en apportant une réponse personnelle au numérique à priori envahissant. Fermé, le livre a peu ou prou la taille d'un Iphone.

Ce qu'en pense Amanda, peut-être plus enthousiaste

http://www.editionspoint2.com/

20 mars 2011

Si loin, si près, Catherine Leblanc

si_loin_si_pres"-Pierre Gendre va nous inviter ensemble à dîner un de ces soirs.
-Ah bon ? Il ne me l'a pas encore dit, mais j'irai, oui, certainement.
-Moi aussi. Je viendrai avec ma femme, dit-il comme s'il s'en excusait.
Adèle savait que, quand elle le voulait, son visage, ne manifestait pas le moindre tressaillement. Ils entraient dans le même cercle de relations, ils allaient devenir de vieux copains. C'était ce qu'on pouvait espérer de mieux à son âge."

Adèle a 46 ans. Elle a connu la vie de famille avec Luca et son fils Bruno, puis l'ennui, la séparation et enfin l'attrait de la passion avec Siméon (vite quitté). Aujourd'hui, elle habite seule, dans un petit appartement au coeur d'Angers. La solitude imprègne son quotidien. Il est difficile pour cette femme douce et enthousiaste de se réinventer une vie alors que plus personne ne semble avoir besoin d'elle. Bruno est presque adulte et poursuit ses études au loin, son ex-mari l'ignore et réduit leurs relations à peau-de-chagrin. Heureusement, Adèle a ce travail de directrice de collection pour une petite maison d'édition jeunesse, un travail qu'elle adore et qui donne du sens à ses journées. Cependant, et au moment où elle s'y attend le moins, Florence, sa patronne, acculée de dettes la licencie. Ce qui pourrait être une fin devient alors autre chose, une porte ouverte à l'amour, au désordre et à une vie recommencée...

De Catherine Leblanc, j'avais déjà lu Fragments de bleu, recueil de réflexions sur le couple et le temps qui passe, qui m'avait touché. Ici, le propos est différent puisqu'il s'agit d'un roman. Pourtant, il est à nouveau question de l'approche de la cinquantaine, et de ce que cela peut signifier d'isolement pour une femme qui n'est plus en couple justement. J'ai aimé suivre Adèle dans ses acitivités éditoriales, dans ses errances, dans ses doutes et ses questionnements, dans sa découverte d'un nouvel amour personnifié par Etienne le journaliste, tiraillé lui même entre sa famille et son désir récent de liberté.
Si loin, si près n'est pas un roman paré de grands effets, mais c'est un roman qui de par son écriture laisse un sentiment de familiarité. Il raconte l'histoire d'une amie, d'une voisine, d'une personne qui aime sa ville et l'habite. Il reste proche de nous. Je l'ai lu d'une traite, en une soirée, et je peux dire que je l'ai aimé.

bouton3 Editions du Petit Pavé - 16€ - Mars 2011

Le blog de Catherine Leblanc - La lecture de Cathulu

Catherine Leblanc est également auteure de livres pour enfants... J'ai lu dernièrement Viens on va chercher un poème.

12 septembre 2010

Onze Millimètres, Sandrine Billet

onzemillim_tresEcrire

Ecrire pour éviter de crier
Comme on se livre, déshabillée.

Ecrire pour flirter avec l'invisible.
Se montrer sans fard.

Ecrire comme un acte d'amour indélébile
Une marque laissée sur du papier
Une morsure de plaisir sur un corps aimé.

Lorsque Clara m'a proposé de découvrir ce petit livre, j'ai dit oui. Autant parce que l'auteure vit très près de chez moi que parce qu'elle est née également la même année que la mienne. Et puis, je suis curieuse. Un petit article de Ouest France, ici, m'avait aussi pas mal alléchée.

Dans son recueil de textes et poèmes, Sandrine Billet nous raconte sa grossesse à 25 ans, sa solitude d'alors, son cheminement professionnel, ses sensations, ses espoirs et ses victoires sur la vie, ses amours. J'ai aimé son écriture, très prometteuse, son émotion qu'elle délivre comme un don, sans fausse pudeur. Même si tout cela ne semble encore qu'une ébauche rapide, une introduction, un amalgame de petites choses juxtaposées, je lui souhaite de poursuivre encore ce chemin d'écriture qui guérit, oui c'est vrai, et elle le montre très bien dans ses lignes.

Editions Edilivre.com - 12€ - Avril 2010

2 juillet 2010

il ne fait jamais noir en ville, Marie-Sabine Roger

ilnefaitjamaisnoirenville"- Alors ça y est, Liliane ? Vous... vous nous quittez vraiment ?
Elle s'est engouffrée à moitié à l'arrière de la voiture, a plaqué Liliane contre ses seins énormes. Elle lui a tapoté nerveusement le dos, lui a malaxé le bras comme une pâte à pain, en répétant :
- Ca va aller, ça va aller ! Vous verrez, vous y serez bien...
Tout son corps criait le contraire.
Liliane n'a rien dit.
Lucette et Paule, côte à côte, immobiles, se rassuraient de l'épaule, chacune se calant sur l'autre, un peu de biais. Elles se frottaient les mains, les croisaient dans leur dos, le cachaient dans leurs poches. Elles piétinaient sur place. Deux vieilles éléphantes foulant leur chagrin en silence, sous leurs larges plantes de pied."

Qu'elles partent vivre en ville auprès de leur fils, qu'elles rêvent de rencontrer le Père-Noël ou qu'elles prennent un chaton sous leurs ailes, les femmes des nouvelles de Marie-Sabine Roger sont toutes toujours exactement là où on ne les attend pas. Souvent d'âge mur, pas toujours belles, elles rêvent du meilleur, et tant pis si ce n'est ni poli, ni convenable, ni le moment, c'est aujourd'hui que cela arrive. Les hommes aussi ont leur rôle, mais ils sont un peu las, parfois de guingois, ils font souvent tapisserie osons le dire. Tout ce petit monde là se côtoie, s'évite ou s'aide et ma foi, cela crée bien des petites histoires...

Il est évident que Marie-Sabine Roger connaît la formule, ses nouvelles chutent toutes bien droit sur leurs deux pieds. J'avais préféré, il me semble, ma lecture de ses Encombrants mais il faut avouer que le petit sourire en coin qui nous colle au visage à la lecture de cette prose sarcastique est plutôt agréable. Et l'auteure a le talent de parler si bien des "gens de peu".

En somme, une lecture en forme de parenthèse ironique, qui étourdie un peu et trouble malgré soi.

bouton3 Note de lecture : 3.5/5 - Editions Thierry Magnier - 16€ - Mai 2010

La lecture de Cathulu, mitigée (merci !!) qui souligne justement que ces textes sonnent parfois faux à trop vouloir chuter juste - Pour Clarabel, c'est un livre arc-en-ciel, il possède le charme des sensations changeantes.

Quant à moi, je suis encore une fois séduite par la grâce des couvertures de Thierry Magnier...

19 février 2011

Le Rêve d'Amanda Ruth, Michelle Richmond

le_r_ve_d_amanda_ruth"Dans mon rêve Amanda Ruth n'est pas morte, elle est seulement endormie. Nous sommes allongées sous un sycomore au bord d'un sentier de montagne accidenté. L'herbe autour de nous est constellée de noyaux : nous avons mangé des pêches, des figues, des prunes et des nectarines. Ses doigts sont encore poisseux après notre festin. Ils brillent dans la douce lumière de la montagne. Elle a une manière si élégante de dormir, une jambe un peu repliée sous elle, un bras étendu sur l'herbe." (début du roman)

Cette croisière sur le Yangzi Jiang était prévue depuis longtemps, alors Dave a accepté d'y accompagner sa femme Jenny. En montant sur le bateau cette dernière a deux objectifs avoués, retrouver dans la promiscuité d'une cabine l'amour de celui qui l'a quitté il y a quelques mois, et répandre sur le site grandiose des Trois-Gorges les cendres de son amie d'enfance, Amanda Ruth, sauvagement assassinée à dix-huit ans.
L'humidité, la sensualité, une chine métamorphosée, le mauvais goût de vacances en groupe, une rencontre inattendue, la force des souvenirs, rendront ce voyage inoubliable et bouleversant.

Ce roman a été lu sous l'ombre du souvenir que j'ai conservé du magnifique L'année brouillard, du même auteur. La comparaison en est donc fatalement un peu à son désavantage. L'intrigue, romantique et sensuelle, est pourtant à la hauteur de ce que l'on peut attendre d'un tel ouvrage. J'ai même été à un moment donné très prise par l'intrigue, pressée de retrouver ce plaisir du poids du livre dans mes mains (vous voyez ce que je veux dire ?), cette hâte de connaître la fin, d'aller comme Jenny au bout du voyage. Mais, c'est une lecture qui ne m'a pas embarquée aussi loin que je l'aurais voulu... Cette vision qui semble parfois aproximative et partielle de la Chine sans doute, ou bien le peu d'attachement que j'ai ressenti pour les autres personnages de l'histoire, ceux qui entourent Jenny. Le rêve d'Amanda Ruth reste tout de même un très beau roman, à déguster tranquillement, il a comme un goût d'éternité et de vacances.

bouton3 Editions Buchet Chastel - 22€ - Janvier 2011

Merci Cathulu (conquise)  ! - Mango ne sait pas si elle l'a vraiment aimé - ...

(Toutes les sorties de ce début d'année lues ici en un clic)

20 février 2011

Même pas mal

Même pas malm_me_pas_mal
Les silences qui claquent
Ton absence comme une gifle

Même pas mal l'abandon

Même pas mal la buée
Qu'un seul nom
Forme dans l'air

Ce bonheur soudain sur tes traits

Même pas mal
Toutes les plongées dans le vide
Ces chemins que je creuse

Pour marquer la distance

Même pas mal
La vie qui coupe
Sereine et docile
Toujours au même endroit.

© Les écrits d'Antigone - 2011

4 février 2011

Touching strangers

Découvert sur Fubiz, une série de photographies mettant en scène de parfaits inconnus qui se touchent et posent ensemble là juste le temps d'un portrait éphémère. J'aime bien l'idée et la magie qui se dégage de ces images...

Un peu plus à voir ici -
Le site du photographe Richard Renaldi : http://www.renaldi.com/

touching_stranger  touching_stranger1  touching_stranger2

Bon week-end !!

31 janvier 2011

En chantier, Yves Hughes

en_chantier"Levé un peu plus tôt, pieds nus sur le carrelage avec mon café je découvre ce nouveau soleil qui joue entre les murs décoffrés. Il ouvre de nouveaux espaces, libère des parcelles et met soudain au jour des recoins jusque-là ignorés.  C'est l'heure matinale des petites découvertes. Ca donne envie : de travail, d'efforts. Celle de bâtir. Une envie de chantier, l'envie du monde. J'installe mon ordinateur portable sur la table en bois avec la radio. [...]
J'écris dans l'ombre du balcon et je vois scintiller sur le chantier les éclats jaunes et rouges des casques."

Un chantier émerge en face des fenêtres d'un romancier qui n'a rien produit depuis bien des années. L'intérêt est là, surprenant, obsédant. Cet intérêt se tourne tout d'abord vers les machines, les hommes avec leurs particularités, puis se fixe sur l'évolution des travaux. Le romancier se met alors à écrire. Le chantier en mouvement ouvre peu à peu son imaginaire, des personnages prennent vie, influent sur son quotidien, se mêlent à sa relation avec son fils, enfant de divorcés.

Et si l'ouverture d'un chantier en face de votre appartement pouvait tout à coup changer votre vie ?

En chantier est un roman à la langue précise qui joue avec les mots techniques et les rituels. J'en ai aimé l'ambiance, et cette dissection pleine d'humour et de finesse de l'acte d'écrire. On y frôle parfois cette folie particulière qu'apporte l'obsession et la solitude. On sourit beaucoup. On s'émeut d'assister pas à pas à la naissance d'un livre. On se prend à s'émerveiller aussi de la capacité des hommes à couler du béton, à trouver de la grâce animale à des machines de fer, à rêver de grandes étendues nord-américaines puis à se décider soudain sur un coup de tête à entamer une partie de pêche à la mouche. La relation entre un homme adulte et son fils adolescent est également très bien rendue et est émouvante dans sa progression maladroite.

En bref, une vivifiante lecture de janvier.

bouton3 Editions Stock La Forêt - 17.50€ - 19 janvier 2011

Pour information, la collection La Forêt chez Stock est dirigée par Brigitte Giraud.

Le site de l'auteur : http://www.yves-hughes.fr

13 mai 2010

Lus et aimés en grand format !

Ils sont enfin sortis en version poche, ou vont bientôt sortir (le 2 juin pour Les Déferlantes).

Mes_images25

Vous retrouverez mes lectures en cliquant sur les liens suivants... - Le pont des soupirs - C'était notre terre - Dis oui, Ninon - Les Déferlantes - Le premier principe, le second principe - Le voyage dans le passé -

Sinon, Solenn répertorie régulièrement les sorties petit format sur son carnet de lectures... voilà qui est bien utile et pratique. Merci à elle !!

22 janvier 2011

Citation papillote

papillote"Les vrais gourmands lisent en remuant les lèvres pour déguster les mots."

Yvan Audouard

(En ce moment, la gourmandise familiale rime avec Sophocle, George Sand, La Fontaine, etc... et le paquet n'est même pas encore terminé. J'aime surtout ce petit silence après chaque lecture...il est tout plein de réflexions diverses et de recherches de sens.)

Bon week-end !!

Image trouvée ici

14 décembre 2010

La guerre des arbres commence le 13, Didier Van Cauwelaert

laguerredesarbrescommencele13Thomas Drimm T2

"Je m'appelle Thomas Drimm, j'ai treize ans moins le quart, et je suis classé danger public numéro un par le ministère de la Sécurité. Heureusement, c'est un secret d'Etat, alors personne ne se méfie de moi dans la classe."

Après avoir brisé le Bouclier Antimatière dans le premier tome (ma lecture ici) qui les isolait du reste du monde, Thomas Drimm se retrouve dans celui-ci tiraillé entre le Bien et le Mal, tétanisé devant ce qu'il a provoqué, la guerre que livre soudain le monde végétal aux hommes via une grippe V destructrice. De plus, vaccinés, les autres adolescents se transforment inexorablement en matière végétale, notamment sa meilleure amie Jennifer. Thomas Drimm est terrifié, et sollicité par les plus hautes instances pour sauver le monde. Aidé de son père dont la culture devient soudain un atout, de Brenda Logan (ex-complice, ex-médecin, ex-peintre), du professeur Pictone réincarné en ours en peluche mais aussi de la troublante Lily Noctis (ministre et femme fatale), il parviendra à recréer le lien qui liait autrefois les hommes et la nature. Dans un monde futuriste tyranique où règne l'empire du jeu, Thomas Drimm excelle à démontrer ses capacités à jouer le rôle qu'on lui a assigné, celui de super-héros clandestin.

Décidément, je suis très attachée à cette série, fraichement adolescente. J'ai aimé encore une fois suivre les tribulations, pourtant bien invraisemblables, de cet adolescent, nommé Thomas Drimm, aux pouvoirs étranges et qui ne cesse par ailleurs de tomber amoureux. C'est un imaginaire qui me plait, dans lequel je navigue sans heurts. J'ai trouvé dans ce tome quelques confusions quant aux rôles et caractères des personnages maléfiques mais la trame symbolique (celle de l'arbre) m'a semblé plus forte, et certaines scènes bien plus profondes (la tendresse auquelle s'adonnent ses parents, l'humour que déploie la veuve du professeur Pictone), alors ceci rattrape sans soucis cela, vraiment ...
Pour cette sortie, les deux tomes se sont habillés de vert, oserais-je dire que je préférais la couleur bleue-grise du premier tome ? Peu importe, ils sont à lire d'une traite, l'esprit en roue libre.

bouton3 Albin Michel - 17€ - Novembre 2010

Un grand merci aux éditions Albin Michel pour l'envoi et à BOB pour le partenariat !!

19 avril 2010

Le retour d'un livre voyageur

pardonnertPardonner, tyrannie ou libération ? a fait un long voyage. Le voici de retour. Ce titre vous avait beaucoup intrigué suite à ma lecture.

Cet essai facile d'accès qui traite de l'utilité ou non du pardon comme outil de psychothérapie, se pose les questions judicieuses suivantes...

"Peut-on tout pardonner et, plus encore, doit-on tout pardonner ?
Pardonner est-il obligatoire pour s'affranchir de l'emprise du passé et se réconcilier avec son histoire ?
Le seul pardon qui soit absolument nécessaire ne serait-il pas le pardon à soi-même, qui est une réhabilitation ?" (extrait de la quatrième de couverture)

Voici ce que vous en avez pensé...

Un livre salutaire pour Sylvie - Saxaoul a porté son attention sur les témoignages - Une oeuvre bien construite et largement documentée pour Leiloona - Un livre qui permet de se réconcilier avec soi pour Nanne - Bel Gazou y a trouvé des éléments qui lui ont parlé et d'autres moins - Karine a trouvé cette lecture très instructive - Pour Kloelle, c'est une oeuvre qui ouvre la réflexion - Tristale y a trouvé quelques échos...(Aifelle et Cathulu n'ont pas laissé de billet mais m'ont souligné l'existence de lectures plus complètes sur le sujet, notamment des textes d'Alice Miller).

Merci à toutes ! Encore une fois, Pardonner est un livre qui va réintégrer ma bibliothèque, riche de vos petits mots inscrits à l'intérieur...et j'adore ça !

8 décembre 2010

Un quizz !

Ayant aimé dernièrement cette expérience particulière d'écouter lire un texte, plutôt que de le parcourir des yeux, je vous propose aujourd'hui un petit quizz.

En effet, Audiolib nous invite à gagner 15 livres audios en répondant à quelques questions. Vous avez jusqu'au 14 décembre !!

(Pour ce faire, il suffit de cliquer sur le logo ci-dessous...bonne chance !)

quiz_noel_audiolib

4 décembre 2010

Si par hasard

CRIM0031...est rentré à la maison lourd de vos lectures et accompagné de petits compagnons très sympathiques, merci Kloelle !

Tristale et Caro l'ont lu également... Vous trouverez ci-dessous un extrait des deux avis publiés, ce sont des lectures contrastées...

L'avis de Pascale : "Peu de chose à rajouter après avoir lu le mot de l’éditeur, si ce n’est que ce fut une lecture prenante, impressionnante et palpitante. On se pose souvent la question : est-ce que le hasard fait bien les choses ? Souvent, oui mais parfois , non … c’est donc dans ce jeu de coup double, que Claire va cheminer avec son destin, à coup de dé, à coup de roulettes, à coup de bulles, à coup de clics, à coup de chance, d’intuition... Le hasard finira-t-il par lui imposer sa nouvelle vie."

L'avis de Clara : "J'aurais voulu aimer ce livre. J'aurais voulu qu'il éveille en moi un intérêt ou des émotions. J'aurais voulu prendre plaisir à suivre les pérégrinations de Claire, comprendre ses choix et ses doutes.
Mais rien de tout cela ne s'est produit.
Peut-être parce que j'ai très vite imaginé ce que ma fille du même âge aurait fait ... aussi, ce récit m'est apparu peu crédible. Un rendez-vous manqué."

Ma lecture ici

Max Milo - 19.90€ - Mars 2010 - Jean-Baptiste Destremau

27 novembre 2010

Médieuse

m_dieuseLa rosée la pluie la vague la barque
La reine servante
Médieuse

La perle la terre
Perle refusée terre consentante

Le départ entre deux feux
Le voyage sans chemins
          D'un oui à un autre oui
          Le retour entre les mains
                      De la plus fine des reines
                      Que même le froid mûrit.

Poésie et vérité 1942, Paul Eluard

Parce que quelqu'un est parti en voyage et que je voudrais éclairer un peu son chemin... Parce que je suis triste et que j'ai envie de le dire, de l'avouer, parce que je me pose des questions, parce que je réfléchis. Parce que je voudrais compter. Parce qu'il a compté, que j'étais sa "petiote". Parce qu'ils comptent tous et qu'ils ne s'en doutent même pas. Parce que la vie est faite de nombreuses barrières, et que je suis accroupie tout au fond derrière. Parce que c'est un peu dur d'être légère ce soir...

25 août 2010

Les derniers flamants de Bombay, Siddharth Dhanvant Shanghvi ... Rentrée littéraire

lesderniersflamantsdebombay"L'amour, songea-t-elle, porte chance. Puis son regard tomba sur la photo que Karan lui avait donnée la première fois qu'il était venu chez elle. Montée, encadrée, elle était désormais installée au-dessus de son lit. Les flamants en vol, ignorant le ciel et le soleil, les avaient éblouis ; dans leur mouvement, un sens ineffable, puissant, d'infinitude. Au dos de la photo, l'écriture paresseuse de Karan : Les flamants perdus de Bombay, des mots qui avait marqué le début de la fin de leurs vies respectives, telles qu'ils les avaient connues jusque-là."

Lorsque Karan Seth débarque à Bombay, il ne s'imagine pas à quel point son destin sera marqué profondément par cette ville. Il n'est au tout départ du roman qu'un tout jeune-homme, engagé dans une revue en tant que reporter photographe. Son désir secret est de parcourir la ville et d'en révéler via son talent photographique une géographie personnelle.
Son métier le mènera vers Samar, pianiste-dandy, et son amie Zaira, star bollywoodienne qui deviendront des amis proches. Seulement, la mort violente de Zaira mettra à jour l'influence d'une haute société indienne compromise et fausse, injuste, dont il ne soupçonnait absolument pas le pouvoir. Par ailleurs, sa rencontre avec Rhea, femme mariée et artiste en poterie, révèlera en lui les désillusions de la passion amoureuse. Son seul recours sera la fuite vers l'Europe pour revenir, plus tard, tel un aimant vers un Bombay rebaptisé Mumbai.

Voici une lecture dont je ressors toute pleine de sentiments contradictoires. Elle m'a été parfois presque douloureuse, fastidieuse, et par moments très prenante, intéressante. J'avais de l'Inde, la vision transmise par les romans de Chitra Banerjee Divakaruni (que j'adore !), mais n'est-ce pas la vision que nous occidentaux attendons de ce pays, de la couleur, de la sensualité, des traditions se heurtant à une certaine modernité, anglo-saxonne la plupart du temps ? Ici, rien de tout cela, nous sommes dans une Inde moderne, sexuelle, camée, pleine de corruption, dont la beauté se cache dans les ruelles perdues de Bombay et dans le coeur de ses habitants. L'amitié y est une denrée précieuse, rare. L'amour est à prendre dans l'imperfection, sans attentes.
J'ai aimé la grâce dure des images décrites par l'auteur, moins les divagations sur le snobisme, le milieu bollywoodien ou l'énumération des actes d'un procès qui prennent un peu trop de pages de ce roman foisonnant. La force du récit est de nous présenter une galerie de personnages riches, évitant avec brio les travers du manichéisme. Aucun des protagonistes n'est parfait. Chacun a son droit à l'émotion, aux sentiments, aux erreurs, aux changements. La vie y est ce qu'elle est en réalité, toujours pleine de mouvements, de surprises et d'arrêts brutaux.

Une lecture, étrangement toute en puissance, qui a laissé la lectrice que je suis un peu KO...mais dans le bon sens.

Petit détail sinon : j'aurais aimé que la couverture ressemble un peu plus au roman qui est moins sensuel que profondément moderne.

bouton3 Note de lecture : 4/5 - Editions des 2 terres - 22.50 € - Sortie le 25 Août 2010challengerentr_elitt_raire

Challenge 1% rentrée littéraire 2010 : 4/7

Lu dans le cadre d'une opération Masse critique exceptionnelle de Babélio

Les derniers flamants de Bombay par Siddharth Dhanvant Shanghvi

Les derniers flamants de Bombay

Les derniers flamants de Bombay

Siddharth Dhanvant Shanghvi

Critiques et infos sur Babelio.com

16 avril 2010

Tentation... en DVD

Oui moi aussi...je suis tombée dedans, voilà c'est fait, un peu plus tardivement que vous toutes bien sûr, et par le biais de l'image, pour une fois.

     Twilight_2_Tentation  twilight

En fait, j'ai profité de la sortie DVD du deuxième opus de Twilight Tentation, pour quand même aller y voir dans cette histoire de vampires - ce best seller de l'édition - depuis le temps que j'en entendais parler... J'ai regardé le 1er chapitre de l'adaptation, Fascination, puis le deuxième, et je me suis prise au jeu de l'intrigue, si bien qu'à présent j'attends la suite, c'est malin.

Pour ma part, j'ai préféré, et de loin, les protagonistes féminins de l'histoire, à la psychologie plus complexe que leurs homologues masculins. Le jeu de Robert Pattinson ne m'a pas plu du tout, mais alors pas du tout. J'ai trouvé le personnage de Jacob touchant. Je me suis surprise à me laisser prendre à l'absurde des situations. Alors bien entendu, tout cela est assez adolescent dans l'ensemble, mais bon, ne boudons pas notre plaisir. Me voici moi aussi à présent addict, c'est dit.

Un petit synopsis, au cas-où... Isabella Swan, 17 ans, déménage à Forks, petite ville pluvieuse dans l'Etat de Washington, pour vivre avec son père. Elle s'attend à ce que sa nouvelle vie soit aussi ennuyeuse que la ville elle-même. Or, au lycée, elle est terriblement intriguée par le comportement d'une étrange fratrie, deux filles et trois garçons. Bella tombe follement amoureuse de l'un d'eux, Edward Cullen. Une relation sensuelle et dangereuse commence alors entre les deux jeunes gens : lorsque Isabella comprend que Edward est un vampire, il est déjà trop tard. (source allociné)

Autre chose au sujet des vampires sur ce blog ?

Les Vampires de Londres (T1), Fabrice Colin

Mademoiselle Christina, Mircea Eliade

16 août 2010

Le secret de Jasper Jones, Craig Silvey ... Rentrée littéraire

lesecretdejasperjones"Jasper Jones est venu à ma fenêtre.
Je ne sais pas pourquoi, mais il est là. Peut-être qu'il a des ennuis. Peut-être qu'il n'a nulle part où aller.
En tout cas, il m'a fichu une sacrée trouille."

Charlie Buckin a treize ans. Il fait terriblement chaud dans la petite ville minière de Corrigan où il vit et passe l'été. Une nuit, alors qu'il est plongé dans un ouvrage de Mark Twain, Jasper Jones toque à sa fenêtre, réclamant son aide. Lui, l'intello, suit le fils d'aborigène, le paria de la communauté, en toute confiance, mû par une curiosité irrésistible et flatté d'avoir été choisi. Il découvrira à l'ombre du bush un secret bien lourd à porter.

C'est l'histoire d'un apprentissage que nous conte ici Craig Silvey, celui des désillusions de la maturité, mais aussi celui de la complicité, de l'amitié indéfectible ou de l'amour naissant. Voici, un récit à la sauce Huckleberry Finn, savamment orchestré par un tout jeune australien de 28 ans. Quelques rebondissements, du mystère, de la middle class qui s'épie et se cache derrière ses portes et fenêtres (par crainte du qu'en-dira-t-on), et un roman qui s'avère bien intéressant et dense à la lecture. J'ai passé avec lui un excellent moment, et j'ai aimé tendrement ses personnages.

Une lecture de rentrée dépaysante, enthousiasmante, dont l'atmophère évite avec dextérité la pesanteur, et une bien jolie fable qui met en scène des adolescents en quête de vérité. Presque un coup de coeur !

bouton3 Note de lecture : 4.5/5 - Calman Lévy - 19.50€ - Sortie le 18 Août 2010challengerentr_elitt_raire

Challenge 1% rentrée littéraire 2010 : 1/7

Un coup de coeur pour Bene ! - Papillon s'est ennuyée

9 avril 2010

Away We Go ...en DVD

Verona en est à son sixième mois de grossesse alors que brutalement, elle et Burt apprennent que les parents de ce dernier partent pour la Belgique, bien loin d'eux, les isolant. C'est la panique. Plus rien ne les retient alors dans ce coin de province où ils habitent. Leurs métiers respectifs leur permettent de bouger, de vivre n'importe où, alors c'est décidé ils vont partir en quête d'une nouvelle famille, d'un nouveau lieu. Ils élaborent un plan, un parcours de voyage qui sillonne l'Amérique et les emmènera finalement jusqu'au Canada...

awaywego

Après Les Noces rebelles, Sam Mendes signe ici un film tout en drôlerie, un road movie sarcastique qui cache sous une certaine légèreté bien des questionnements de fond. Burt et Verona, en partant à la rencontre des autres, vont en apprendre plus sur eux-même qu'ils ne l'auraient pensé au tout départ, se faire confiance et pouvoir accueillir sans complexe leur futur bébé.
Un bien agréable moment de cinéma, sans prétention.

22 juillet 2010

Caos calmo ... en DVD

caos_calmoSuite à la mort brutale de sa femme - survenue alors qu'il en sauvait une autre sur une plage, plus loin - un homme décide de rester devant l'école de sa fille le jour de la rentrée. Pendant plusieurs jours, des semaines, il navigue entre sa voiture, le banc du square, le café du coin, il surveille la fenêtre de la classe de son enfant, travaille sur place, reçoit ses collègues, sa famille, ses amis et finit par serrer beaucoup de monde dans ses bras...

Vous connaissiez sans doute déjà cette histoire, pour l'avoir lue ou repérée en version roman. Après avoir lu le livre il y a quelques temps, m'est venue dernièrement l'idée de visionner le film à son tour.
D'ores et déjà, je peux vous dire qu'il est au plus haut point fidèle au roman, donc de ce côté là, aucune surprise. J'ai par ailleurs trouvé Nanni Moretti très crédible dans le rôle, et la petite actrice assez formidable. chaoscalme
Alors bien sûr l'action évolue à un rythme très lent, et le spectateur peut se demander (pour qui n'a pas lu le livre) où tout cela va nous mener au final, toute cette attente et ces circonvolutions autour d'une place. Et bien à briser ce chaos calme inexplicable qui a pris possession du personnage, et à comprendre finalement que lorsque quelqu'un décide de s'arrêter soudain, cela crée bien du mouvement alentour... Cela m'avait échappé côté papier. Une interprétation qui m'a finalement touchée bien plus en profondeur que le roman dont il est tiré, pour une fois...comme quoi.

Sorti en DVD en juin 2009 - LdP Février 2010

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Les lectures d'Antigone ...
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  • "Tu vois, moi, j'ai des passions, les livres, ça me sauve... J'ai traversé mes temps morts avec des gens qui ont oeuvré pour ça, ceux qui ont écrit... J'ai le livre en main et c'est du carburant pour ma vie à moi..." Jeanne Benameur
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