Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Les lectures d'Antigone ...
Publicité
Ardoise magique

Ce blog a dorénavant une page Facebook...
https://www.facebook.com
/antigone.lectures

Ben oui, à mon tour, j'ai craqué !

Newsletter
90 abonnés
8 avril 2013

Wallander... toujours aussi craquant !

Décidément, je ne vais jamais me décider à lire la série romancée de Henning Mankell (dans l'ordre, comme Aifelle). J'ai encore craqué et j'ai regardé dernièrement Wallander saison 2 en DVD (après avoir dévoré la première). Je crois même que je suis un peu tombée amoureuse...

wallander

N'hésitez pas, cette nouvelle saison est encore excellente. J'ai apprécié aussi le bonus qui explique très bien comment les auteurs ont transformé la charmante ville d'Ystad afin de lui donner ce cachet si particulier (sombre et léché) que le public de la BBC pouvait attendre de l'univers de notre célèbre policier. Inclus : Meurtriers sans visage - L'homme qui souriait - La cinquième femme. Vivement la saison 3 !!

Publicité
22 février 2013

Cherche jeunes filles à croquer, Françoise Guérin

cherchejeunefilleacroquer"En fait, le problème est là. S'il y a un crime, ce dont on n'est pas certain, à qui profite-t-il ? Qui pourrait avoir envie de kidnapper des gamines comme ça ? Qu'est-ce que ça rapporte ?"

Nous retrouvons dans ce roman une deuxième enquête de l'inspecteur Lanester. Après avoir perdu la vue dans le premier opus [ici], le voici envoyé sur les lieux de multiples disparitions dans la vallée du Mont-Blanc. Décontenancé par l'absence de corps, déstabilisé par la présence d'un Commandant Pierrefeu un peu trop sûr de lui, lié depuis sa dernière affaire à sa psychanalyste, Eric Lanester patauge. En quelques mois, plusieurs jeunes filles, suivies dans une clinique spécialisée pour anorexie, ont disparu. On s'interroge sur cette étrange coïncidence et sur le passé de chacun. Lanester décide de tout reprendre à zéro et de se concentrer sur les détails oubliés...

J'ai été ravie de retrouver de nouveau dans ce titre ce cher inspecteur Lanester, et ses acolytes. Le sujet est terrible, l'ambiance lourde, et pourtant je suis encore une fois séduite par l'intrigue et son approche psychologique, l'humour présent aussi. Françoise Guérin ne ménage pas sa peine et les fausses pistes, les personnages sont finement décrits et leurs portraits détaillés. L'intérêt du lecteur n'est pas porté ici seulement sur les jeunes filles disparues et leurs pathologies - même si elles sont parfaitement étudiées - mais bien plus sur ce qui lie l'équipe de criminologie analytique et l'inspecteur, et sur les fragilités de ce dernier.
Et ce sont sans doute les creux de l'histoire, ses silences qui ouvrent l'imagination, que j'ai préféré dans ce roman, comme l'absence de corps que constate avec découragement et effroi Lanester.
Une lecture à la fois glaçante et attachante.

Editions Le Masque - 19€ - Octobre 2012

"Le thème du corps et de l'image du corps lui donne une profondeur qui tient le lecteur captif" pour Kathel - "Pas de baisse de rythme dans le récit, mais du suspense et des rebondissements jusqu'à la toute fin où l'on prend conscience de la polysémie du titre" pour Cathulu - Un coup de coeur pour Liliba qui a été passionnée - "Un suspens psychologique réussi" pour La Pyrénéenne - "Un livre qu'on ne quitte pas" pour Clara !

Le blog de Françoise Guérin

12 février 2013

Aujourd'hui

... un peu en coup de vent, comme une parenthèse volée au temps, je suis allée rencontrer Frédérique Deghelt en dédicace dans ma librairie. J'en ai profité pour acheter La Grand mère de Jade, que je n'avais toujours pas lu (et oui). Pourtant, notre Insatiable lectrice en avait vanté largement les mérites [ici].
Il a été question entre nous des blogs, de La Vie d'une autre (le roman que j'ai lu) et de twitter, car la romancière y est très active... Je me demandais d'ailleurs comment elle trouvait le temps d'écrire et à quoi lui servait ce compte qu'elle alimente régulièrement de petites phrases et de quelques RT (@freddeghelt). Et bien, c'est en fait - et pour résumer très succintement notre conversation - une respiration qu'elle s'accorde entre ses moments d'écriture. J'ai hésité à emporter La Nonne et le brigand, que je lirai sans doute après... apparemment un film est en écriture.
Merci à elle pour sa gentillesse et sa disponibilité !

frederiquedeghelt

Son blog : http://www.frederiquedeghelt.com/

17 décembre 2012

En cours de lecture...

book tasse"Elle ne sait pas où ça la mène. Ca, la vie, grandir. Elle ne sait pas ce qu'il y a devant, dans ce temps qu'on appelle avenir et qui est aussi demain. Que peut-elle faire de tout ce temps ? Il lui arrive de regarder comment les autres vivent.
Le savoir remplit peut-être les heures."

Extrait de L'amour est une île de Claudie Gallay, J'ai lu, septembre 2012

Et pendant ce temps... Sylire nous informe [ici] qu'un film est en préparation sur Les Déferlantes, chouette !!

 

1 décembre 2012

Tenir... debout

tenir

Tenir de source sûre et cer-
taine que mille choses invi-
sibles se tiennent autour en
cohérence cheveux tirés au
beau hasard pour tracer
route passé présent jusqu'à
tous les matins debout.

In Si je suis de ce monde par Albane Gellé - 16€ - Juin 2012 - Cheyne éditeur

Comme précisé en fin d'ouvrage, Albane Gellé a répondu à une invitation, celle de rejoindre une exposition qui avait pour thème Tenir, debout au Musée des Beaux-Arts de Valenciennes en 2011/2012. Si je suis de ce monde est sans doute le résultat de cette rencontre, il est composé de petits poèmes qui commencent tous par Tenir et finissent par debout.
Avec son économie de mots habituelle, elle sait faire écho et créer des images en nous. L'objet livre est beau et de qualité, il donne envie de se pelotonner dans ses pages. J'aime.

L'avis de Cathulu la tentatrice

J'avais assisté à une lecture publique en 2009

Publicité
30 novembre 2012

Les rues attenantes, Alexandre Feraga

ruesattenantesIl connaît cette ville par coeur. Comme un poème décortiqué vers par vers, pied par pied. Mâché, avalé et digéré. Il peut réciter les rues et les quartiers sans trébucher. Il sait que la rue de l’Arche Sèche rime avec 1 euro l’heure de stationnement. Il sait que le 34 rue de Richebourg rime avec entrée — plat - café pour 10 euros le midi uniquement. Il sait que le Musée des Beaux-Arts rime avec dix toiles de Kandinsky. Il sait que la Place Viarme rime avec les chineurs du dimanche matin. Il sait la métaphore de Julien Gracq sur cette ville « Ni tout à fait terrienne ni tout à fait maritime : ni chair ni poisson — juste ce qu’il faut pour en faire une sirène. » Il sait tout cela par coeur.

Ce livre est un recueil de nouvelles, uniquement disponible en version numérique, à télécharger ici. Je n'ai pas pu résister à son titre, pour moi évocateur d'une ville qui m'a autrefois prise tendrement dans ses bras, Nantes. Et j'ai retrouvé dans ces pages tout l'amour que j'avais pour elle, soudain partagé par un auteur né à peine quelques années après moi. Les premiers mots sont un peu hésitants, maladroits, mais j'ai attéri, au bout de quelques nouvelles au goût pourtant charmant de nostalgie, sur de véritables belles phrases qui m'ont soudain fait aimer l'ensemble. 
Il faudrait pouvoir naviguer dans Nantes sa liseuse à la main, suivre les rues que l'auteur nous énumére, lever la tête repérer les détails... Il la connait bien sa ville - je peux vous le dire - il l'aime avec ses défauts. Il n'apprécie guère pourtant le jardin zen de l'Ile de Versailles mais on ne lui en voudra pas tellement on adhère à cette déclaration d'amour citadine.
Une lecture dont j'ai aimé suivre les pas, merci Alexandre Feraga !

Editions Le Texte vivant - 7.99€ - Juillet 2012

26 janvier 2012

Un territoire, Angélique Villeneuve

unterritoire

"Elle se dit que tout ce qu'elle aime est là. Tout. Dans la cuisine. Dans le cagibi. Elle n'a pas d'amis. N'en a jamais vraiment eu. Il n'y a eu que la Soeur. Et maintenant qu'elle n'est plus là, ce à quoi elle est attachée est partagé entre ces deux pièces. Les enfants, depuis des années, restent en lisière.
Est-ce un si grand désastre de penser qu'on n'aime plus personne, qu'on est vidé des autres. Elle est un coeur blanc, peut-être. Une feuille de papier, vierge de toute écriture.
Et pourtant, Dieu sait si elle les aimait. C'était d'une force. Comme un bouillon chaud, un tourbillon dans son ventre."

Elle, elle est depuis toujours murée dans un silence tendu, incapable de bien entendre, un peu gauche, lourde, juste là pour faire, pour les tâches ménagères. Puis le Garçon et la Fille sont devenus grands, et elle ne sait pas comment, mais insensiblement, elle s'est terrée dans un creux de la maison, humide, tandis qu'eux ont pris les chambres de l'étage, les meilleures. Elle les a aimé pourtant, tellement, autrefois, alors qu'ils étaient si petits, leurs corps contre le sien, et aujourd'hui ils ne lui parlent presque plus, sont hostiles. Elle n'est là que pour la lessive, leur faire à manger, les servir. Mais que s'est-il donc passé pour qu'un jour tout bascule ainsi ?

Voici un roman où l'infiniment petit est d'une grande force. Pas à pas, d'une écriture fine et précise, Angélique Villeneuve nous décrit un lieu, une vie et l'impasse dans laquelle celle-ci semble s'être échouée. Puis pas à pas aussi, elle nous présente le patchwork des souvenirs d'une narratrice sur laquelle on aurait bien tort de se faire des idées toutes faites. Les gestes du quotidien sont magnifiés et chaque espace de liberté volé à la tyrannie une victoire lumineuse. Un Territoire est une lecture émouvante, comme je les aime, au ras de l'intime et remplie d'espoir.

Editions Phébus - 15€ - Janvier 2012

Cathulu a été la grande tentatrice - Clara l'a lu aussi, en apnée

6 juin 2011

Le prix du Livre Inter 2011

... a été attribué à un coup de coeur de lecture 2010 ! Youpi !

Que font les rennes après noël ? d'Olivia Rosenthal (ma lecture ici)

Ayant passé, en outre, un week-end d'écriture en sa compagnie... je suis encore plus heureuse de voir un de ses livres primé. Toute mes félicitations, elle le mérite !

[Tout Olivia Rosenthal sur ce blog.]

olivia_rosenthal   que_font_les_rennes_apr_s_no_l

29 janvier 2012

Des livres pour le plaisir

livresenfants

En ce moment, ils aiment et s'esclaffent sur...

Petit dernier (6 ans) - Comment ratatiner les dinosaures ? de Catherine Leblanc et Laurent Garrigue (11€ - Avril 2009)
Vu sur le blog de Catherine Leblanc et déniché en biblio

Grande fille (10 ans) - Le livre qui t'explique enfin tout sur les parents... de Françoize Boucher (10€ - Janvier 2012)
Vu chez Clarabel, puis chez Laure qui a confirmé, et tout de suite acheté (Ouah tu as vu ? Elle a dessiné avec des fluos !!)

7 janvier 2012

Les Trois lumières, Claire Keegan

lestroislumières"Regarde, il y a trois lumières maintenant à l'endroit où il y en avait que deux."
Je porte mes yeux vers le large. Les deux lumières y clignotent comme avant, mais une autre, constante, brille entre elles.
"Tu la vois ? demande-t-il.
- Oui, dis-je. Elle est là.
Et c'est alors qu'il me prend dans ses bras et me serre comme si j'étais à lui.
"

Une petite fille est emmenée par son père chez un couple, inconnu d'elle jusqu'alors, elle y passera l'été. Il la laisse sans à peine un au revoir, oubliant dans son coffre les affaires de l'enfant.
Chez elle, avant, tout était bruyant, encombré de bambins sales, pauvre. Ici, dans cette ferme bien tenue et confortable, tout est propre, posé, tranquille et affectueux. Kinsella et sa femme prennent soin de cette petite fille tombée du ciel qu'ils aimeraient tant garder pour toujours, et ils lui donnent une place qu'elle occupe peu à peu avec étonnement, timidité, puis plaisir...

Les Trois lumières est une belle histoire, poétique et courte, où l'amour est simple comme bonjour mais la vie un peu injuste. On aimerait vraiment que le destin permette à cette enfant de choisir son avenir, on espère...
J'ai lu ce livre comme une introduction à l'univers de Claire Keegan, j'espère poursuivre l'aventure. J'en ai aimé la simplicité du style, ces petits riens qui expriment les sentiments, bien mieux que de longs discours. A suivre...

Editions Sabine Wespieser - 14€ - Avril 2011 - Merci ma bibli !! 

D'autres lectures...

Un joli coup de coeur pour Leiloona - Un enchantement pour Clara - Un petit bijou de finesse et de douceur pour Choco -  Une très jolie longue nouvelle pour Keisha

23 février 2012

Comment lacer ses chaussures ? Deny Michaud

Aujourd'hui, en tant que maman, on cède parfois à la facilité d'utiliser pour ses bambins des chaussures qui se scratchent d'un seul geste. Moi la première. Et puis, question sécurité, aucun risque de les voir ainsi se prendre les pieds dans des bouts de ficelle qui traînent. Rapidité, efficacité, prudence. Oui mais voilà, on se retrouve ensuite avec de grands enfants de 6 et 10 ans qui ne savent pas faire de simples noeuds. C'est mon cas.

J'ai donc sauté sur la proposition des éditions Tourbillon de tester ce livre pratique pour les plus petits. Je cherchais en fait depuis très longtemps une méthode ludique pour mes réfractaires.

commentlacerseschaussures

Je dois dire que l'esthétique du tout est parfaite, comme toujours avec cette maison d'édition, et très attractive. Vous pouvez le constater vous-même avec les photos ci-dessus.
L'espièglerie de la famille lapin est de plus très communicative. J'ai cependant été un peu troublée par le fait que l'ouvrage soit en deux morceaux et que la technique utilisée pour faire des noeuds de chaussure ne soit pas du tout celle que j'ai apprise, ni celle que j'ai tentée de transmettre à mes enfants depuis le début. Y aurait-il donc plusieurs façons de lacer ses chaussures ? Faites-vous vous aussi des oreilles de lapins ? Et non pas, comme moi, une boucle puis une autre, et enfin un énorme double noeud. ??!!
Car, bonne nouvelle, cette méthode est bien plus rigolote... et elle fonctionne !!! C'est tout ce que l'on demande à une méthode, non ? Mes enfants adorent s'entrainer, réussissent enfin à faire des noeuds, ouf ça y est, et sont contents comme tout.

 Merci aux éditions Tourbillon ! - 10.50€ - 23 février 2012

27 octobre 2011

A la recherche de Marie, Madeleine Bourdouxhe

Ala_recherche_de_Marie"Et elle restait là, jusqu'à ce que l'aube bleuît les fenêtres. Repliée sur elle-même, toute seule au centre d'un passé usé où elle avait pourtant bâti de bien belles choses. Jean et Claude... Liens qui ne voulaient pas mourir, qui se retendaient dans une lutte suprême parce que d'autres liens voulaient naître à leur place."

Marie est mariée à Jean et sa vie est heureuse, enfin elle semble l'être. Cependant, la jeune-femme est à la recherche d'elle-même. Elle cherche à s'extraire de la prison intime qu'est devenue son existence, à s'ouvrir au monde. Mais où est sa place ? Comment reconnaître son bonheur parmi la tristesse des autres ?
Marie se sent attirée un beau jour de vacances par un jeune-homme, sur la plage. Ils échangent leurs numéros de téléphone, sans promettre de se revoir. Cependant, ils se revoient et s'aiment, l'un et l'autre enfouis dans leur silence...

Avec une langue qui m'a semblée au départ un peu précieuse, mais finalement à la longue plutôt fine et subtile, Madeleine Bourdouxhe explore le voyage intérieur qu'effectue son héroïne, taiseuse et sensible, Marie. J'ai aimé la douce langueur du roman, et en suivre les réflexions aussi, sans forcément adhérer à tout.
Un livre au charme un peu désuet mais à l'attraction de lecture magnétique.

Editions Actes Sud - 15€ - 2009

Noté en 2009 chez Clarabel qui en profitait pour évoquer dans son billet les deux autres titres de l'auteure publiés chez Actes Sud (La femme de Gilles et Les jours de la femme de Louise) [lien]

27 août 2011

Emportée, Paule du Bouchet

En quel lieu nous sommes-nous donc tellement manquées ?

emport_e"René Char l'aima de façon constante, jamais démentie, parce qu'il savait que la paix était là, la condition de sa paix à lui et que, s'il n'était pas à même de pouvoir la goûter, il pouvait à tout moment la toucher, la cueillir. Il la savait là."

L'auteure évoque sa mère, son souvenir, et l'ombre de cet homme qui la lui a enlevé alors qu'elle n'avait que six ans. Une passion dévorante, lumineuse, impérieuse, a en effet alors jeté Tina Jolas dans les bras de René Char, loin de sa famille. Il est question là de douleur, de manque et de tendresse. La compréhension est bien difficile à atteindre, mais le temps répare, apaise, crée d'autres attentes.
Le roman répond avec tendresse aux questionnements de cette femme aimée de sa fille malgré les défaillances, au seuil de sa mort : "Ai-je vraiment vécu ce que j'ai vécu ?".

Le thème de Emportée m'intéressait beaucoup. Nous savons combien souvent près de grands hommes se sont tenues de grandes femmes, moins connues. Ici, l'amoureuse est de plus aussi une mère, et une mère "pas-comme-les-autres", le regard ailleurs, l'attention en éveil vers l'autre, et jamais pour sa fille, son fils. L'écriture des premières lignes m'a désarçonnée, je dois le dire, je l'ai trouvée âpre, altérée par la tension sans doute. Puis, le style est devenu plus fluide, le propos plus clair et l'émotion a finalement filé sa trace insistante dans les blancs du texte. J'ai refermé ce livre, l'âme rêveuse, soudain témoin d'une rencontre entre deux êtres, une rencontre qui aurait pû être et que le destin a décidé de laisser de côté au profit de la création poétique et de la passion littéraire... On aurait aimé qu'il en soit autrement, peut-être.

"Je suis aujourd'hui à la recherche d'un temps déchiqueté qui, même lorsqu'il était du présent, se lisait à travers le filtre de la discontinuité. J'écris pour savoir si cette discontinuité est d'une faillite de ma mémoire ou si elle avait une réalité. J'écris au fil des jours, comme si cet acte pouvait fonder non seulement la continuité d'aujourd'hui, mais aussi, peut-être restaurer celle d'autrefois. Comme si rassembler l'épars de mes émotions pouvait rendre valide un passé qui a souffert de déconstruction, de scissions, de schismes et de cloisonnements."

bouton3Editions Actes Sud - 15€ - Mars 2011

Merci Aifelle ! - D'autres lectures ... Ptitlapin - Un article très complet sur Poézibao

4 novembre 2011

Un soupçon légitime, Stefan Zweig

unsoup_onl_gitime"Pour ma part, j'en suis tout à fait certaine, le meurtrier c'est lui - mais il me manque la preuve ultime, irréfutable."

Betsy et son mari ont découvert un petit coin de paradis et s'y sont installés. Puis, des voisins sont arrivés, John Limpley et sa femme. Lui est jovial et bruyant, elle est douce et un peu mélancolique. Betsy a un jour la bonne idée de leur parler d'un petit chiot qui, le pense-t-elle, égaierait peut-être les journées solitaires de la jeune-femme. En effet, l'enfant tant attendu tarde à faire son apparition...

Voici un très court roman (nouvelle) au fil bien cruel et encore une fois magistral signé Stefan Zweig. Je dois avouer qu'il m'a fait véritablement froid dans le dos. On peut trouver sa strucutre conventionnelle ou sa fin attendue mais son intrigue a fonctionné avec moi.
L'édition de poche est augmentée d'une version originale (en allemand) qui m'a semblée elle un peu superflue, et d'une biographie de l'auteur écrite par Isabelle Hausser assez intéressante.

Un poche pour les adeptes, en somme.

Edition du Livre de Poche - 5.50€ - Janvier 2011

Pour Karine, ce n'est pas le meilleur - Emmyne a été moins touchée par celui-ci - Annie a adoré 

31 octobre 2011

Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu

... un film où les écrivains sont des êtres à éviter et les librairies occultes. Les histoires d'amour sont également vouées à l'échec et le salut dans les boules de cristal.

Un amusant moment de cinéma qui a le charme bavard habituel des bons Woody Allen.

vousallez

Sorti en DVD en mars 2011. Avec Naomi Watts, Antonio Banderas, Anthony Hopkins, la délicieuse Gemma Jones et Josh Brolin.

25 octobre 2011

La Centrale, Elisabeth Filhol

lacentrale"Vous entrez, vous n'êtes ni le premier ni le dernier, elle est là, disponible, elle répond au téléphone mais son sourire est pour vous, et son regard aussi qui entame déjà le dialogue, et son bras qui vous invite à tirer la chaise et à vous asseoir, ce que vous faites, c'est dans la poche, le job est pour vous.
Métiers à risques. Pourquoi certains franchissent le pas et d'autres non ? Il y a la nécessité, l'urgence, mais pas seulement. Ce qui est à l'oeuvre là-bas, au coeur de la centrale, en fascinera d'autres après nous, ce mélange des genres. Comme d'avoir une tension en soi, une crainte sourde, ça n'enlève rien."

On n'imagine rien, ou si peu, des conditions de vie de ces travailleurs du nucléaire, embauchés par des agences d'intérim sous le couvert de prestataires multiples, sous-traitants de sous-traitants. A quoi tient finalement la sécurité de tous, la création d'une énergie dont nous sommes encore tellement des consommateurs gâtés... du travail d'hommes et de femmes, payés au chantier, qui logent le plus souvent dans des caravanes, pour économiser.

Le personnage que l'on suit évoque son cas et à travers lui celui des autres, tous liés à un dosimètre qui mesure journellement la dose acceptable d'irradiation.  En cas de surdosage, la sentence est immédiate et la conséquence la perte des contrats qui permettaient de s'en sortir, justement, l'année suivante.

Le constat est amer et fait froid dans le dos. Le propos d'Elisabeth Filhol, très documenté, est à mettre aujourd'hui en lumière du drame qui s'est déroulé dernièrement au Japon. J'ai trouvé la construcion du récit un peu trop floue pour mon goût personnel mais je suis heureuse d'avoir ouvert ce livre qui a le mérite de pointer un projecteur réaliste vers ce que l'on préfère ignorer d'ordinaire.

Folio - 5.10€ - Octobre 2011

Ce titre a reçu le prix France Culture Télérama 2010

Les premières pages en pdf et toute la revue de presse par ici [lien]

L'avis de Cathe - Celui un peu mitigé d'Yv 

1 octobre 2011

3'', Marc-Antoine Mathieu

3_secondes"3 SECONDES
C'est le temps pour la lumière de parcourir 900 000 km, le temps pour une balle de revolver de couvrir 1 km. Le temps d'une respiration. Le temps d'une larme, d'une explosion, d'un sms."

Au travers d'un vertigineux zoom graphique se lit dans cet album le récit de ce qui relie ici personnages et indices, ceux d'une histoire que l'on laisse au lecteur le pouvoir de reconstituer...

Nous avançons de scènes en scènes par le biais de reflets, que ce soit celui d'un miroir, d'une pupille ou d'un satellite. Des revolvers sont tendus, des femmes crient, certains hommes restent vigilants.

J'ai été bluffée par l'exercice de style mais aussi par les zones d'ombre que l'auteur laisse à notre imagination. Toujours, dans le domaine graphique, j'apprécie que l'on laisse le temps aux pages de faire leur effet (quelques doubles pages sont ici à dominantes noires ou blanches), cette respiration visuelle est pour moi souvent marque de talent et de générosité artistique.

A feuilleter et à découvrir, vraiment.

3secondesEditions Delcourt - 14.95€ - Septembre 2011

Comme souvent, une tentation contractée sur le blog du Comptoir de la BD

Merci ma bibli.

17 septembre 2011

Place de Chine, Roland Hélié... Rentrée littéraire 2011

PLACEDECHINEPlace de Chine se veut réceptacle de listes, celles qu'un auteur aurait imaginé, comme un inventaire de ses propres expériences, de ses fantasmes et de ses jeux littéraires.

On note pour éviter l'oubli, l'accumulation rassure. 

Il faut dire que la naissance de l'auteur, déjà, a été une manière de contourner l'histoire, de tromper l'ennemi, de forcer la mémoire. Alors Roland Hélié cherche quelque chose dans ses textes, dans les phases de vies qu'il invente, c'est évident, et les phrases sont belles et le propos poétique, intéressant.

J'ai cependant trouvé l'ensemble pas assez dense...

"Elle est à la retraite depuis cinq mois et elle s'ennuie. Sa maison de Verrières-le-Buisson, trop grande pour elle toute seule, est néanmoins d'une propreté irréprochable. Pour tromper le temps, elle transforme en jeux les gestes banals, quotidiens. Faire chauffer son lait est celui qu'elle préfère. Le surveillant du coin de l'oeil, elle mime la distraction, fait semblant de l'oublier sur le feu, d'être occupée ailleurs. Au dernier moment, pour l'empêcher de déborder, elle se précipite et arrive parfois trop tard. Elle feint la colère mais au fond elle est ravie. Astiquer sa cuisinière lui fera passer la matinée. Elle se demande en épongeant le lait si elle n'est pas folle. Elle ne s'est jamais mariée."

bouton3 Editions rue Fromentin - 7€ - Septembre 2011 

Les autres lectures de la rentrée sont toujours chez Hérisson

L'avis de Liliba - L'irrégulière, plus conquise - Ainsi que Delphine 

13 septembre 2011

En cours de lecture...

_crire_famille"Ma femme avait pris en grippe notre existence, et je sentais monter en elle tous les signes de la frustration. En quelques mois, elle avait semblé ne plus se reconnaître, jusqu'à se renier, tenir un discours parfois blessant et suspecter les personnes avec qui elle partageait cette vie, moi en particulier, comme si j'étais responsable de ce qu'elle commençait à ressentir comme un échec. Alors la possibilité d'une maison que nous ferions construire était l'unique issue, la solution pour échapper à un quotidien qui promettait de nous étrangler. Notre quotidien qui, à y penser aujourd'hui, était simplement heureux parce que nous allions bien tous les quatre, mais nous n'avions pas conscience de cette évidence, non, ne nous sautaient aux yeux que l'inconfort et la promiscuité dans lesquels nous vivions."

"Mais nous imaginions que la vie se déroulait selon une ligne droite et que l'avenir serait forcément meilleur, nous pensions que la vie s'améliorait au fur et à mesure, c'est ce que nous observions autour de nous, chacun attendait ce qui allait le libérer, nous pensions que le bonheur était une conquête, une promesse, qu'il arrivait après une suite d'empêchements, après une série d'obstacles, une succession d'espoirs. Il manquait au départ toujours quelque chose, il manquait une voiture, un diplôme, un amour, un enfant, un appartement, un travail, un jardin, il manquait de l'argent, la vie n'était que manque mais le temps allait tout résoudre, allait tout construire, tout simplifier."

Extrait de Pas d'inquiétude de Brigitte Giraud, Rentrée littéraire 2011

(Je suis pour l'instant sous le charme, je l'ai presque terminé.)

19 novembre 2010

Girls don't cry, Nine Antico

girl_sdon_tcryNostalgiques des discussions adolescentes à n'en plus finir entre copines, cet album est fait pour vous...

Les douze premières pages de Girl's don't cry ont auparavant été publiées dans le magazine Muteen alors ici, ne vous y trompez pas, il est surtout question de garçons, de ceux que l'on voudrait embrasser et de ceux qui nous collent, de ceux inaccessibles - trop vieux - que l'on regarde passer au loin. Il est ausi question d'une vie en devenir que l'on suppose au détour d'un miroir, d'un écran de télévision, d'une fête.
Pauline, avec ses lunettes de Lolita et sa jeunesse à bout de bras hésite entre ses désirs de femme et sa naïveté d'enfant. Ses copines sont là pour la réconforter, sous-titrer le moindre de ses actes et lui permettre dans une indolence étudiée de passer sans fracas ce cap si fragile de l'adolescence.Girls_dont_cry_1

"On n'est jamais à son avantage qu'entre copines. Ca nous rend fortes, belles, même dans la lumière des toilettes.."

Le ton est juste, l'esthétique moderne et rétro à la fois. Les histoires sont courtes, une par page. Les sujets sont souvent futiles, nombrilistes et puis tout à coup graves. J'ai vraiment aimé, j'ai tourné les pages, je me suis retrouvée dans certains passages, j'ai trouvé qu'il y avait également quelques touches de mélancolie ici et là, de l'énergie, de la conviction. C'est bien fait et c'est apparemment un des albums de la sélection officielle du prochain festival d'Angoulème.

Editions Glénat - Septembre 2010

Bon week-end !

28 août 2011

Nos cheveux blanchiront avec nos yeux, Thomas Vinau... rentrée littéraire 2011

noscheveuxblanchirontavecnosyeux"Et on s'est retrouvés là, tous les deux, dans le silence du petit jour. A regarder par la fenêtre cette lumière qui n'est pas vraiment la lumière sous les ricanements de la pluie. J'ai essayé de voir comme toi. Avec des yeux pointus. Comme un nourisson ou une bête. Et quand j'ai cru toucher du doigt ce qui faisait briller tes billes noires, tu t'étais endormie dans mes bras."

Ce roman s'articule en deux parties. Il y a tout d'abord "le dehors du dedans", où le récit d'un voyage conduisant Walther du nord au sud quittant tout pour vagabonder et aider un oiseau à migrer. Il a laissé, là-bas, la femme qu'il aime, Sally. Dans la seconde partie, "le dedans du dehors", nous retrouvons un homme, devenu "je" et père, dans la contemplation de ce qui fait le sel des jours et du quotidien... Les deux parties du livre sont liées éditorialement, j'ai préféré moi les dissocier dans mon esprit tant leurs univers sont différents ; ils ont de plus chacun leur intérêt particulier...
Présenté comme un roman, Nos cheveux blanchiront avec nos yeux est en fait une continuité de petits textes, au charme poétique sûr, des photographies d'instants.

Autant vous le dire... je connais l'écriture de Thomas Vinau depuis assez longtemps. En effet, lorsque je suis moi-même venue à l'écrit sur internet, existait alors un site dénommé Fulgures, sur lequel il était présent, et où il était aussi particulièrement plaisant et convivial de poster des textes. Ce site a fermé depuis. Puis, le blog de Thomas Vinau a été un des rares que j'ai continué de suivre, silencieusement... (http://etc-iste.blogspot.com/) J'aime énormément les petits textes, minuscules, qui parsèment ses billets. Ils sont comme des pépites de moments volés à l'intimité. Mes préférés sont ceux qui débordent de tendresse contenue. Ils aident à vivre et à aimer, je trouve.
Ce livre-ci est dans la même veine, très agréable, il est à découvrir avec délicatesse.challenge_1_
Une bienheureuse lecture de rentrée.

bouton3 Alma éditeur - 12.80€ - 18 août 2011 - Premier roman

Martin Page le conseille vivement -       

Un passage sur France Inter Un article sur Le Monde        

J'avais lu Le trou en 2008 

Une lecture pour le Challenge 1% rentrée littéraire
Mené cette année par Hérisson 4/7

"L'idée de partir était comme un petit feu de bois placé au centre de son cerveau. Au bout de quelques temps, il comprit que les flammes ne s'éteindraient pas d'elles-mêmes." 

2 août 2011

Prends soin de maman, Shin Kyung-sook

prends_soin_de_maman"Pendant toute votre vie commune, tu avais marché devant elle. Quelquefois, tu tournais au bout d'une rue sans avoir regardé derrière toi où elle en était. Si elle t'appelait, tu lui reprochais de lambiner. Cinquante ans se sont écoulés ainsi. [...] Tu pensais que les choses continueraient à se passer comme ça le reste de votre vie. Mais depuis que la rame de métro a démarré en la laissant sur le quai de la gare de Séoul parce qu'elle était en retard de un ou deux pas, plus rien ne peut être comme avant."

Une mère a disparu, dans Séoul, sur le quai d'une gare de métro, et cette femme auquelle personne ne faisait vraiment attention jusque là, prend tout à coup une place fondamentale dans la vie de chacun. Où est-elle ? Que s'est-il passé ? Comment peut-on ainsi égarer sa mère ? Pourquoi ne la retrouve-t-on pas ? Qui était vraiment cette campagnarde, dure à la tâche, connue pour sa générosité, aimée de tous ? On ignorait certainement ses pensées secrètes, ses désirs, ses volontés. On ignorait également à quel point elle était mal aujourd'hui et perdait de plus en plus la mémoire.
Ses enfants, adultes et citadins, collent des affichettes un peu partout dans la ville, espèrent, fouillent, mais l'attente se prolonge, s'éternise... C'est alors une occasion de partir à la recherche du souvenir que l'on a gardé d'elle, et de prier très fort afin que quelqu'un, quelque part, "prenne soin de maman".

J'avais lu un article fort élogieux de ELLE sur ce roman (lien ici) et  le billet de Cathulu a continué de me convaincre. Je voudrais vous exprimer combien j'ai aimé moi aussi ce doux récit coréen qui dresse le portrait d'une mère, courageuse et fière, mais non exempte de rêves, qui s'égare un beau jour et disparaît. On apprend beaucoup aussi dans ce livre sur le quotidien des coréens, la vie à la campagne, sur le lien ténu qui existe entre des enfants avides de liberté et leur mère, attentive, illettrée et protectrice.
Un très beau livre.

"Eux qui sont partis vivre leur vie, laissant derrière eux cette femme uniquement préoccupée de leur bonheur, se heurtent à son absence. Au vide auquel elle les confronte. Au vertige de la disparition..." (extrait de la quatrième de couverture)

 bouton3 Oh éditions - 17.90€ - Mars 2011

28 juillet 2011

Juste avant l'oubli

couv_products_62811Mes extraits préférés...

L'averse crépite sur le toit
Rouler vers le ciel le plus
sombre
Et dans la voiture, chanter.

Clapotis-ronds dans l'eau
Bleue contre un ciel gris
La piscine s'ennuie.

La terre renverse le ciel
Il pleut
Des pétales de roses.


 

Mon image préférée
Ton sourire
Lorsque tu te retournes.

 

 

Après avoir lu le récit de mon expérience, Bel Gazou s'est prise au jeu de l'édition en ligne, et nous a concocté un délicieux petit livre alliant photos et textes, un objet à son image. En bonne place dorénavant sur mon étagère "poésies".

La vie à la manière d'un haïku.
De simples instants.
Des mots pour se sentir vivant.
Jusque quelques mots, le coeur battant.
 The BookEdition - 8.07€

La fiche du livre

25 juillet 2011

Objectif Pal de juin et juillet... L'agence, Lorraine Fouchet

Changer tout.

l_agence"Moi, tout ce que je sais faire, c'est déménager d'un pays à l'autre, m'adapter, aider John à créer un jardin, rencontrer de nouveaux amis, et élever mon chien. Ca me fait une belle jambe. Ce n'est pas un métier de changer de vie !"

Juliette vit à Paris, avec sa jeune soeur Alice, quinze ans - dont elle a la charge depuis que ses parents sont morts accidentellement. Son fils de dix ans Aurélien, reconnu depuis peu diabétique, partage également leur vie.
Un beau jour, Sarah, la meilleure amie d'enfance de la jeune femme, la contacte. Installée dans le Gers, elle suggère à Juliette de venir la voir. Le chômage survenant, Juliette décide finalement de s'y installer et de créer avec son amie une agence, "Changer tout". A elles deux, elles tentent d'aider des clients désireux de réaliser enfin leurs rêves...

Voici encore une fois, avec ce second petit roman de Lorraine Fouchet sorti de ma PAL, un joli moment de dépaysement... (Il va très bien aussi avec mon dernier voyage en Lozère) Car qui n' a jamais songé à "changer de vie" ? Surtout après des vacances réussies loin du tumulte opressant de la ville...  
Les personnages du roman ont décidé ici d'offrir aux rêveurs un projet "clé en main". Alors, bien entendu, on verrait bien cette histoire adaptée en téléfilm, les enchainements peu crédibles ont aussi un peu tendance à se multiplier, mais je suis bien loin d'avoir boudé mon plaisir. Quel bonheur que de goûter ainsi une bonne lampée d'optimisme. Avec humour et vitalité, l'auteure nous raconte le périple d'une reconversion, en butte tout d'abord à l'hostilité des villageois méfiants. Mais le bonheur étant contagieux, la petit tribu de Juliette n'aura de cesse de faire fleurir autour d'elle sourires et convivialité.
Une lecture qui goûte le bonheur dans les prés.

Editions J'ai Lu - 6.70€ - Août 2005objectif_pal_le_retour

Ce titre a reçu le Prix des maisons de la presse en 2003

Site de l'auteure  : http://www.lorrainefouchet.com                              Objectif Pal 12/12

Pour déposer son billet de juin et juillet       

27 février 2011

Ah ah ah ...

... Liliba ayant fait sa curieuse, me voici taguée.

Il s'agit cette fois-ci de montrer l'état de sa PAL, en bas à droite du montage (est-ce bien raisonnable après un tour en bouquinerie ?). Je précise qu'une deuxième couche s'étale derrière la première ! Celle-ci peut d'ailleurs dormir tranquille encore quelques années je pense... Pfiou. 
Une petite photo aussi du coin pour lire... Vous pouvez ainsi admirer mon coussin préféré tout droit sorti de chez le suédois, et ce bout de canapé qui m'est réservé...ou alors je grogne.
Pour finir, l'endroit d'où je blogue, mon bureau à moi... ouh là là, quel bazar !! Du papier, du papier, du papier, et assez peu de livres finalement...mis à part une petite PAL urgente sur le dessus et l'anthologie de poésie du XXème siècle de chez Gallimard coinçée dans une des niches à côté des Antigone de Bauchau et d'Anouilh. Toute l'organisation pratique de la famille Antigone part de ce lieu précis, un lieu stratégique s'il en est, mon périmètre indispensable.

Alors, qui veux me montrer sa PAL ? Le bilan de février de l'Objectif Pal sera lui pour demain... ;o)

Mes_images38

Publicité
Les lectures d'Antigone ...
Publicité
Les lectures d'Antigone ...
  • "Tu vois, moi, j'ai des passions, les livres, ça me sauve... J'ai traversé mes temps morts avec des gens qui ont oeuvré pour ça, ceux qui ont écrit... J'ai le livre en main et c'est du carburant pour ma vie à moi..." Jeanne Benameur
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Visiteurs
Depuis la création 697 112
Publicité
Derniers commentaires
Publicité