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Les lectures d'Antigone ...
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Ben oui, à mon tour, j'ai craqué !

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30 avril 2014

Objectif Pal d'avril ~ vos lectures

objectif pal

Nous sommes quelques blogueurs et blogueuses à prendre de bonnes résolutions pour cette nouvelle année... comme celle de réduire notre PAL (Pile A Lire) en 2014. Ce billet est un récapitulatif de vos lectures pour le mois d'avril...

Praline avec ses 5 livres lus est encore une fois la grande lectrice de Pal du mois !! Ce mois d'avril se détache par ses nombreuses et belles lectures (je vous laisse fouiller ci-dessous), des romans dénichés pour le mois belge [clic ici pour le récap' chez Anne], du classique, du farfelu et quelques coups de coeur !!

Merci encore une fois pour votre constance et votre enthousiasme !!!

J'essaye, de mon côté, de laisser sur vos blogs un petit mot (pas toujours selon mes disponibilités) et je tente depuis peu de retweeter vos liens avec #objectifpal2014. Sinon, j'ai personnellement lu pour avril La vie sauve de Marie Desplechin et Lydie Violet, émouvant, intéressant et dont j'ai eu envie de garder tellement de passages en mémoire... [ma lecture ici]

Allez, vous trouverez donc ci-dessous les lectures d'avril ! Bientôt, il y aura un nouveau billet en ligne pour déposer vos liens de mai... Et toujours, encore plein de trésors à sortir de nos PALs !!

Caro a lu Peter Pan de James Matthew Barrie : "dérangeant, étonnant, à lire. un classique donc." [lien vers le billet complet]
 
                90 poèmes classiques et contemporains chez Magnard Lycée : "Une belle sélection"
                 Une photo de grand-mère de Esther Hautzig : "Un livre jeunesse intéressant et agréable à lire"
                 Vingt-quatre mille baisers de Françoise de Luca : "Un coup de coeur, quelle écriture... quels récits." [lien vers le billet complet] 

^ Belle de nuit a lu L'invisible de Robert Pobi : "Un thriller époustouflant où je n'ai rien vu venir. Un régal à découvrir d'urgence." [lien vers le billet complet]
 
                           La servante écarlate de Margaret Atwood : "Une dystopie adulte qui m'a déçue notamment parce qu'il y manque cruellement de l'action et le tout est assez brouillon. Moi qui aime les narrations chronologiques, j'ai été perdue bon nombre de fois. C'est dommage mais je pense qu'il faut malgré tout le découvrir par les messages qu'il véhicule." [lien vers le billet complet]
 
                           Plus fort que le destin de Pamela Clare : "j'ai beaucoup aimé (comme les tomes précédents d'ailleurs)" [lien vers le billet complet]

^ L'Or rouge a lu Les larmes de Tarzan de Katarina Mazetti : "Une lecture moderne, pas gnangnan pour un sou, décalé, drôle et caustique." [lien vers le billet complet]

^ Eimelle a lu Alex de Pierre Lemaitre : "un roman policier comme je les aime!" [lien vers le billet complet]
 
                    Lullaby de Jean-Marie Gustave Le Clézio : "Beaucoup de poésie, un livre qui donne envie d'arrêter le temps quelques instants ..." [lien vers le billet complet]
 
                    Le soleil des Scorta Laurent Gaudé : "A travers l'histoire de cette famille , ce roman nous raconte aussi l'histoire de cette région, économie, société, rapport hommes-femmes, immigration - émigration, religion... , de secrets de famille en vengeances, un roman très riche! " [lien vers le billet complet]

^ Enna a lu Loving Frank de Nancy Horan : "J'ai beaucoup aimé !" [lien vers le billet complet]

^ Anne a lu La Langue de ma mère de Tom Lanoye : "hommage d'un fils à sa mère frappée d'aphasie, homage à l'écriture et aux mots, un livre plein d'émotions..." [lien vers le billet complet]
 
                Un goût de biscuit au gingembre de Xavier Hanotte et Claude Renard : "Une autre émotion, celle de retrouver un auteur connu et aimé, accompagné d'unillustrateur hors pair, bref un livre qui sonne juste !" [lien vers le billet complet]
 
                Si tu passes la rivière de Geneviève Damas : "un premier roman d'initiation, avec des secrets de famille... mais rien de banal grâce à un "nigaud qui n'a que du vent dans la tête" tellement attachant !" [lien vers le billet complet]
 
                La jeune fille rebelle de Jean-Claude van Rijckeghem et Pat van : "Un roman historique, jeunesse, flamand à 100 % et un sacré caractère de rebelle !" [lien vers le billet complet]

^ Elodie a lu Mes petits guides de (sur)vie : bye bye les complexes : "Une bande-dessinée de développement personnel à lire pour se détendre" [lien vers le billet complet]
 
                 La plume empoisonnée d'Agatha Christie : "Une lecture agréable" [lien vers le billet complet]

^ Mrs Pepys a lu Les derniers planteurs de fumée de Guy Goffette :"ou comment évoquer la Belgique avec poésie et talent" [lien vers le billet complet]
 
                       La petite dame en son jardin de Bruges de Charles Bertin : "une subtile évocation de l'enfance autant qu'un bel hommage." [lien vers le billet complet]
 
                       Une vie de Pintade à Bruxelles de Elisabeth Clauss : "un appel à l'organisation d'un week-end, voire à l'émigration... " [lien vers le billet complet]

^ Tiphanie a lu Sweet Sixteen d'Annelise Heurtier : "C'est un roman jeunesse sur l'intégration des enfants noirs dans les lycées dans les années 50. J'ai beaucoup apprécié cette lecture mais ce n'est pas un coup de coeur." [lien vers le billet complet]
 
                     Le grand livre des Cons de Tonvoisin : "Je n'ai pas apprécié cette lecture, si l'on suit le raisonnement de l'auteur tout le monde est con ..." [lien vers le billet complet]
 
                     Voyage au Centre de la Terre de Jules Verne : "Un classique incontournable que j'ai beaucoup apprécié." [lien vers le billet complet]

^ Praline a lu Le Tour d'écrou d'Henry James : "Un classique virtuose, qui laisse le lecteur se forger sa propre opinion à partir de non-dits, d’ambiguïtés et... peut être de fantômes !" [lien vers le billet complet]
 
                   Et une seconde, Avec Tolstoi de D. Fernandez : " donne un éclairage sur l'oeuvre de l'écrivain. Une lecture en demi teinte, passionnante mais dont toutes les propositions ne me séduisent pas. On est un peu trop dans l'interprétation psychologique pour moi..." [lien vers le billet complet]
 
                   Vendredi ou les limbes du Pacifique de Michel Tournier : "c'est une belle réécriture de l'histoire de Robinson, qui joue sur les symboles, et propose une philosophie de vie proche de la nature." [lien vers le billet complet]
 
                   L'Invention de nos vies de Karine Tuil : "Un roman de notre société, qui questionne sur l'identité, l'apparence et nos rapports aux autres." [lien vers le billet complet]
 
                   Rêve de monuments : "Un livre à feuilleter autant qu'à lire !" [lien vers le billet complet]

^ Sylire a lu Loving Frank de Nancy Horan : "un bon roman, inspiré d'une histoire vraie" [lien vers le billet complet]

^ Maryline a lu Max, en apparence de Nathalie Skowronek : "Très belle lecture après le grand coup de cœur pour son premier roman " Karen et moi ". [lien vers le billet complet] 

^ Aifelle a lu L'amour comme par hasard de Eva Rice : "Une lecture qui a répondu à ce que j'attendais d'elle : distraction, légèreté et humour. Un roman facile, mais avec suffisamment d'esprit pour ne pas ennuyer." [lien vers le billet complet]

^ Nanou a lu Le peuple d'en bas de Jack London : "Un récit d'une expérience d'immersion dans le quartier d'East End à Londres en 1902. Ça fait froid dans le dos, il faut le lire." [lien vers le billet complet]

^ Winniethepooh a lu Mma Ramotswe détective de Alexander mc Call Smith : "J’aime toute les séries d’Alexander Mc Call Smith : aussi bien les Chronique d’Edimbourg que le Club des Philosophes amateurs  (plus sérieux) donc il était évident que je débute la série des Mma Ramotswe. J’ai savouré… " [lien vers le billet complet]

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28 février 2014

Objectif Pal de Février ~ Vos lectures

objectif pal

Nous sommes quelques blogueurs et blogueuses à prendre de bonnes résolutions... celle de réduire notre PAL (Pile A Lire) en 2014. Ce billet est un récapitulatif de nos lectures pour le mois de février.

Tiphanie, avec ses 4 livres lus, est encore une fois la grande lectrice incontestée de PAL du mois !! Talonnée de près par Praline et In Cold Blog avec leurs 3 livres lus. Il y a eu moins de coups de coeur pour cette session du mois, des déceptions même, mais aussi de belles lectures, profondes, exigeantes, intéressantes.

Pour vous, comme pour moi je pense, février a été un mois laborieux. Tenir le blog au quotidien relève parfois du défi, alors se pencher sur le sort de nos PALs, je n'en parle même pas... Merci pour votre motivation, intacte !

De mon côté, j'ai lu Et si on dansait ? d'Erik Orsenna, malheureusement une petite déception [mon billet ici].

Vous trouverez donc ci-dessous les lectures de février ! Bientôt, il y aura un nouveau billet en ligne pour déposer vos liens de mars... Et toujours, encore plein de trésors à sortir de nos PALs. Merci pour vos participations !

^ Eimelle a lu Novecento de Alessandro Baricco : "très joli moment de lecture!" [lien vers le billet complet]
                    La Voleuse de livres de Markus Zusak : "A conseiller aux jeunes découvrant cette période ! Et curieuse maintenant de voir le film...  " [lien vers le billet complet]

^ Belle de nuit a lu Le passage de Justin Cronin : "il n'a pas été facile à lire vu qu'il y a quelques longueurs mais une super découverte et il me tarde de lire la suite" [lien vers le billet complet]
                          Animale : la malédiction de Boucle d'Or de Victor Dixen :"Un conte revisité qu'il faut absolument découvrir. J'ai encore adoré l'écriture de Dixen mais les personnages ne sont pas en reste non plus. Je suis totalement fan !" [lien vers le billet complet]

^ Marilyne a lu Michael Kohlhaas de Heinrich von Kleist : "intéressante lecture et plaisir de replonger dans la littérature allemande ( avant de visionner l'adaptation cinématographique )" [lien vers le billet complet]
                  Le goût sucré des pommes sauvages de Wallace Stegner : "une savoureuse escapade à l'Ouest !" [lien vers le billet complet]

^ Anne a lu Confession d'un porte-drapeau déchu d'Andrei Makine : "Un roman plein de promesses..." [lien vers le billet complet]

^ Tiphanie a lu Une adolescence américaine de Joyce Maynard : "une lecture intéressante mais une petite déception pour moi." [lien vers le billet complet]
                      Londres par hasard d'Eva Rice : "Un très beau roman qui montre le contraste entre modernité (via la musique) et conservatisme (l'attachement aux maisons victoriennes)" [lien vers le billet complet]
                      Ronde de nuit de Sarah Waters : "un roman britannique sur des femmes pendant la seconde guerre mondiale, je n'ai pas accroché." [lien vers le billet complet]
                      La Princesse de Clèves de Madame de Lafayette : "J'ai beaucoup aimé ce grand classique de la littérature française." [lien vers le billet complet]

^ Enna a lu La vie est belle malgré tout de Seth : "Je me suis un peu ennuyée, le personnage ne m'a pas passionnée mais j'ai plutôt aimé les dessins." [lien vers le billet complet]

^ ClaudiaLucia a lu Le château de Pictordu de George Sand :"C'est pour ses petites filles, Aurore (à qui le livre est dédicacé) et Gabrielle que l'écrivaine a imaginé cette histoire. " [lien vers le billet complet]
                            Europa Blues d'Arne Dahl : "Il m'a manqué un je ne sais quoi, un rythme - peut-être?- des personnages avec qui l'on soit véritablement en empathie pour être tout à fait passionnée par ma lecture." [lien vers le billet complet]

^ Praline a lu Une rançon de D. Malouf : "Une belle réinterprétation d'un épisode mythologique : coup de coeur !" [lien vers le billet complet]
                    Le petit livre des couleurs de Michel Pastoureau et Dominique Simonnet : "Un essai extra, qui pose quelques bonnes bases sur l'histoire et la symbolique des couleurs !" [lien vers le billet complet]
                    La crise de la culture d'Hannah Arendt :"Ce qui est extra, c'est que beaucoup de passages interrogent le lecteur sur son propre comportement, sur ses jugements. La partie sur la culture de masse est particulièrement passionnante à mes yeux et lit très bien les déviances possibles de la société de consommation." [lien vers le billet complet]

^ Aifelle a lu Dans le silence du vent de Louise Erdrich : "hormis un peu de longueurs, un roman fort et prenant qui m'a beaucoup appris sur la vie des Amérindiens de nos jours, dans le Dakota du Nord" [lien vers le billet complet]

^ Jack a lu Christine de Stephen King : "Fan et fou du film de Carpenter vient enfin de lire le roman du King " [lien vers le billet complet]

^ Val a lu Jusqu'au dernier de Deon Meyer : "Je poursuivrai ma découverte de cet auteur si sympathique rencontré au festival Etonnants Voyageurs." [lien vers le billet complet]
               Betty d'Arnaldur Indridason : "J'ai trouvé qu'il y manquait la poésie et la profondeur d'Etranges Rivages mais c'est indéniablement un exercice de style que je vous recommande." [lien vers le billet complet] (A ne pas manquer en commentaires les explications du traducteur, très intéressantes !)

^ In cold blog a lu Bohemian Flats de Mary Relindes Ellis : "Malgré ses imperfections, il n’en demeure pas moins qu’en présentant l’envers du mythe de l’American Dream, Bohemian Flats est un roman intéressant qui se lit sans déplaisir…[lien vers le billet complet]
                           N'oublie pas les oiseaux de Murielle Magellan : "Un beau moment de lecture ; un bel hommage à l’amour et à l’homme aimé." [lien vers le billet complet]
                           Mon nom est Dieu de Pia Peterson : "Mon nom est Dieu est une fable impertinente et divinement jubilatoire. " [lien vers le billet complet]

^ Nanou a lu Arrêtez-moi là ! de Iain Levison : "Un vrai plaisir, cette fois, contrairement à celle du mois de janvier." [lien vers le billet complet]

^ Caro a lu Anna de Colette Nys-Mazure : "Prix spécial vu l'enjeu de la collection, un public rétif à la lecture "
                 Tout corps plongé dans un liquide de Christian Daumas : "Une plus que bonne pioche, drôle, enlevé et écolo sans y toucher."[lien vers le billet complet]

^ Géraldine a lu Un peu de soleil dans l'eau froide de Françoise Sagan : "Sûr que je n'attendrai plus quinze ans avant d'ouvrir mon prochain Sagan, même si j'en ai déjà lu une palanque !!! " [lien vers le billet complet]

^ Marjorie a lu L'âme du Mal de Maxime Chattam : "J’ai été emballée par ce roman !  " [lien vers le billet complet]

21 avril 2014

La Vie sauve, Lydie Violet & Marie Desplechin... objectif Pal d'avril

laviesauve

 "Imaginez ce que c'est que de traîner son gros malheur partout avec soi, sans jamais trop savoir qu'en faire : l'avouer entre deux portes, pour avoir la paix, ou le taire farouchement, pour avoir la paix. Un moyen malheur fait mieux l'affaire. Il se laisse oublier. Au mieux, il sert de refuge, ou de prétexte pour aller se coucher quand on en a marre du monde. Mais le gros, celui auquel on pense chaque seconde sans même se souvenir qu'on y pense, auquel on ne s'habitue pas, celui-là est terrible."

J'ai acheté ce livre en bouquinerie il y a peu, dans une petite boutique de St Gilles Croix de Vie qui donne sur la gare, simplement parce qu'il y avait le nom de Marie Desplechin sur la couverture, le mot vie dans le titre, et qu'au-dehors il faisait beau, la mer n'était pas loin. Elles sont assez obscures parfois les raisons de partir avec un livre... Je ne m'attendais pas spécialement à ce que le texte à quatre mains rédigé par Lydie Violet et Marie Despechin raconte la terrible maladie de cette première, et sa confrontation brutale avec sa prochaine disparition.

A la fin du mois d'Août 2001, Lydie Violet fait en effet un malaise, une tumeur est diagnostiquée, on lui donne huit ans. La vie sauve raconte cette révélation, le nouveau quotidien qui en découle, les galères, le combat, les rencontres. Loin d'être un récit misérabiliste il donne une envie très forte de vivre, et d'être dans la réalité de la vie, des sentiments, loin des faux-semblants. Lydie Violet n'a plus de temps à perdre. L'écriture de Marie Desplechin transfigure sans doute de nombreux passages aussi, mais lesquels ? Le tout est plus qu'un essai, un très beau récit, sans pathos, récompensé par ailleurs à l'époque par le Prix Medicis, et dont j'ai corné de nombreuses pages.

Un autre extrait...

"La bonté

L'humanité se divise en deux camps : le camp de ceux qui me blessent et le camp de ceux qui m'assistent. Ceux-là, je les aime et je les admire. Dans toute cette histoire, j'ai perdu le sens de la nuance. Je vis parmi les misérables ou je vis parmi les héros. Entre eux, je suis le mur, on ne passe pas si facilement.
Parfois, bien sûr, je me surprends à douter. Franchement, suis-je, moi, la mesure du bien ? (J'abuse, peut-être.) Je ne doute pas longtemps. C'est que je me fous d'être injuste. Je ne demande pas que l'on m'aime à l'égal de tout autre. Je veux que l'on m'aime davantage. Je veux que l'on me témoigne une affection inconditionnelle et du soutien à l'occasion, même en toute petite quantité. Je veux que l'on fasse des efforts pour m'épargner les égratignures, les vexations, les ennuis. Je suis égoïste, mais mon égoïsme a des vertus universelles : n'importe quel geste de bonté, de n'importe quel quidam, à l'endroit de n'importe laquelle des créatures, augmente la quantité de bonté globale présente dans le monde.
Je fais partie des éprouvés. Je ne vois pas de scandale à ce que l'expérience que je traverse suscite une forme de bienveillance. On en a sans réserve, après tout, pour des gens qui occupent un barreau au soleil sur l'échelle sociale, pour ceux qui ont le pouvoir, la santé, l'argent. Pourquoi pas pour les infortunés ?
Je n'ai rien contre la compassion. Je me demande même pourquoi il faudrait s'acharner si fort contre cette vieille vertu, qui entend que l'on s'efforce de partager (autant que faire se peut) la peine de l'autre. Compatir, sentir avec, éprouver avec, souffrir avec. Où est le mal ? L'indifférence est-elle plus jolie ? Connaît-on tant de gens abîmés par la compassion de leurs prochains ? Qu'ils se présentent, qu'on s'informe. Il y a quelque chose de très libéral à déconsidérer la compassion. La compassion n'est pas une vertu à la mode. Elle ne produit rien, ni affrontement ni spectacle. Dans l'idéologie du temps, elle a quelque chose de complètement superflu. Elle est dysfonctionnelle."

L'édition poche est épuisée - sorti chez Seuil grand format en 2005

Objectif Pal 2014 : 4/12 (#objectifpal2014)

objectifpal

Les sorties de Pal d'avril contiennent d'ores et déjà plusieurs belles lectures. Vous pouvez encore déposer votre lien mensuel sur le billet du mois d'avril qui se trouve [par là] !!

1 avril 2014

L'année du dragon (trilogie) par Vanyda et Duprat

lanneedudragon

... trois tomes dévorés le temps d'un après-midi.

"Non mais... faut pas t'en faire !! Je te l'ai dit, c'est ton année.
- Qu'est-ce que c'est encore que cette histoire ?
- Mais je te l'ai déjà dit !! Cette année dans l'horoscope chinois...
... c'est l'année du dragon."

Franck est en galère. Il squatte le canapé de son frère depuis six mois, n'arrive pas à dire à Kim, sa meilleure amie, qu'il préférerait qu'elle reste près de lui et enchaîne les gaffes avec Bernadette, sa nouvelle collègue. Pourtant, cette dernière le trouve craquant, bourré d'humour et est toute disposée à lui faire une petite place dans son appartement. C'est l'année du dragon d'accord, c'est son année ok, mais tout ne se déroule pas comme Franck le voudrait... De plus, depuis que Kim lui a mis cette idée en tête, il voit des dragons partout, dans son imagination prolixe, et surtout dans ses cauchemars. Une bonne idée ma foi pour régler quelques comptes avec l'entourage immédiat, quoique. 

lanneedudragon2

J'avais déjà beaucoup aimé Vanyda dans sa trilogie de L'immeuble d'en face puis dans Celle que je ..., j'ai retrouvé ici le même plaisir de lecture, ce même dessin emprunt d'aisance et de naturel qui m'avait auparavant séduite. L'humour est également très présent dans ces trois tomes, les apparitions du dragon sont à la fois grotesques et irrésistibles. Après les voisins de L'immeuble d'en face, les collégiennes de Celle que je..., c'est une rencontre réussie avec un trio amoureux frais et attachant !

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Editions Carabas - 16€ - Février 2008 - Merci ma bibli !!

17 mars 2014

La Petite chartreuse, Pierre Peju... Objectif Pal de Mars

 

petite_chartreuse

 "Vollard n'avait jamais conçu la littérature comme un apaisement, ni la lecture comme une consolation. Au contraire. Lire follement, comme il avait toujours lu, consistait plutôt à découvrir la blessure d'un autre. Blessure d'un type seul, désarroi d'une femme seule. Lire consistait à descendre en cette blessure, à la parcourir. Derrière les phrases, même les plus belles, les mieux maîtrisées, toujours entendre les cris."

Après l'école, Eva, dix ans, attend invariablement sa mère. Cette dernière arrive de plus en plus tard, bien après les autres mamans, et semble à chaque fois toute prête à oublier définitivement sa fille. Un soir, alors qu'il pleut à verses, l'attente se prolonge et Eva décide, inquiète et paniquée, de retrouver seule le chemin de leur appartement. Une camionnette croise sa course affolée, celle d'Etienne Vollard, le libraire. Le choc est brutal. Eva est dans le coma, et le vieux libraire atterré. Il décide cependant de retrouver la petite fille. A l'hôpital, il s'aperçoit très vite que la mère de l'enfant est dépassée, qu'elle se repose entièrement sur les autres, et plus particulièrement sur lui. Sa mémoire phénoménale, et les histoires qu'elle contient, va l'aider à sortir une petite Eva fragile des limbes dans lesquelles elle est plongée...

J'avais entendu le plus grand bien de ce roman (Prix du Livre Inter 2003), et avais profité d'une réédition de chez Folio pour l'acquérir. Puis, le livre était resté dans ma PAL... non lu. L'ojectif Pal de mars était une bonne occasion de l'ouvrir enfin.
Je dois dire que le roman de Pierre Péju m'a plu, mais que je l'ai trouvé également sinistre et inégal. La pluralité des narrateurs est parfois surprenante, les époques s'enchevêtrent et le style de l'ensemble est assez classique. Pour autant, il est de ces romans qui mettent sur la plus haute marche le goût de la lecture et le livre (avec un L majuscule), et en cela La petite chartreuse est un texte merveilleux, précieux. J'ai soupiré longuement devant l'évocation si réaliste du métier de libraire, et de nombreux passages mériteraient amplement d'être cités dans mon billet.

En voici un qui m'évoque des temps révolus...

"Lorsque Vollard apercevait des livres nouveaux dans leurs cartons béants, une lueur étrangement sensuelle éclairait son regard, un pli de gourmandise tordait un peu ses lèvres. Il aimait aussi éventrer les cartons d'un coup de cutter bien placé, et puis vite, arracher les entrailles. Bouquins palpitants, pissant leurs phrases comme du sang. Toujours la même fringale, après tant d'années. Un frisson de plaisir secouait Vollard. Alors, les mains s'emparaient de ces blocs d'écriture. Il les palpait, les tâtait, les estimait, les retournait, les ouvrait fébrilement, humait l'odeur de la colle et du papier, les parcourait déjà, salivant, regard coupe-papier, se faisant d'un texte une idée rapide mais pertinente, puis il s'emparait de plusieurs bouquins qu'il se réservait de lire la nuit suivante."

Editions Folio - 6.20€ - 2004

objectif pal

Du même auteur j'ai également lu Naissances [clic] 

Objectif Pal 2014 : 3/12 (#objectifpal2014)

Mars nous a retenu à l'extérieur avec ses envies de printemps, et son soleil éclatant, mais vous avez quand même lu pour l'Objectif Pal... bravo. Vous pouvez encore déposer votre lien mensuel sur le billet du mois de mars qui se trouve [par là] !!

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18 décembre 2013

Mon top 3 de 2013 ~ Coups de coeur !!

unprintempsatchernobyl     envieillissantleshommespleurent     unepreuvedamour

 

(Vous pouvez retrouver mes billets en cliquant sur les couvertures.)

Je le concède, ce top 3 est complètement étrange mais assez représentatif finalement de mon année 2013 sur ce blog, hétéroclite, un peu brouillonne, mais toujours aussi forte en émotions littéraires. Je vous laisse pour quelques jours sur ce billet... A très vite !

17 octobre 2013

L'âme chevillée au corps, Eve Lerner

lamechevilleeaucorps"Je n'avais aucune affection pour les impondérables car ils ont bien failli me faire devenir femme au foyer ou guichetière de banque. Si je les avais laissé faire, je serais restée rivée à ma ville natale et j'aurais, par leur faute, dépéri à vue d'oeil. Je me serais desséchée sur pied. Oui, c'est bien ce qui serait arrivé sans la vigilance du corps enseignant que je remercie de m'avoir aidée à lutter contre les impondérables, cet ennemi briseur de carrière, mangeur d'avenir, rétrecisseur de vie et saboteur de poésie."

Linguiste de formation, poète, Eve Lerner décortique ici les expressions populaires de son enfance, les met en perspective et en profite pour nous raconter sa vie. Et on se rend compte alors combien les mots, le langage, les images employées, ont eu un impact sur son imaginaire, comme plus généralement sur le comportement humain, la mémoire, les pensées. 

Véritable hommage aux mots et à la verve langagière, ce livre est véritablement passionnant. Le premier texte en prose d'Eve Lerner. Et j'ai aimé retrouver dans ses pages des phrases entendues fréquemment dans ma jeunesse, et m'étonner - comme l'auteure - d'en avoir bien souvent plus compris le sens que véritablement les mots. Et puis, Eve Lerner sait avec justesse toucher, en évoquant tout ce que son parcours a pu parfois avoir de chaotique et de riche.
Une heureuse surprise de lecture.

"Ma pauv' fille, tu ne sauras jamais rien faire de tes dix doigts ! Je n'ai pas échappé à cette malédiction maternelle assez bien partagée. [...] Mon frère m'avait un jour asséné un coup de planche sur l'annulaire droit, ce qui avait entraîné la douleur et la perte de l'ongle, suivi de sa lente repousse. Plus tard, un panaris tenace avait failli m'amputer de l'auriculaire de la même main. Foulure, entorses, bandages, coupures, brûlures vinrent prendre le relais comme pour m'assurer que je ne pourrais rien faire de mes dix doigts."

Un grand merci aux éditions Dialogues !! - 16.90€ - 10 octobre 2013

25 novembre 2013

L'Oeil du léopard, Henning Mankell

oeilduleopard"L'inconnu m'effraie toujours autant que le jour où je suis descendu de l'avion et où le soleil rendait le monde aveuglant, constate-t-il. Je suis conscient de me trouver à la fin d'une époque qui va être remplacée par une autre et qu'une catastrophe se prépare. Je sais que je suis blanc et beaucoup trop visible. Je sais que je fais partie de ceux qui succomberont sur ce continent. Et pourtant je reste."

De Suède, Hans Olofson débarque sur le sol africain, en Zambie, pour d'obscures raisons. Au départ, pour atteindre le rêve de voyage d'une femme qu'il a beaucoup aimé, Janine, puis abandonné. Ensuite parce qu'il fuit la culpabilité qui le ronge, celle d'avoir peut-être tué cette femme justement, laissé son meilleur ami se morfondre dans un hôpital et de n'avoir pu retrouver sa mère. L'Afrique offre à Hans un refuge et un but. Se pensant simplement de passage, il restera dix-huit ans sur ce continent. Essayant de faire au mieux, de mettre en pratique un certain idéal social. Ayant obtenu en héritage une ferme, et un sentiment de terreur indicible...

Nous sommes loin, dans L'oeil du Léopard, de la douceur des romans suédois d'Henning Mankell. Car ce qui impressionne surtout dans ce récit est cette peur constante du danger qui imprègne chaque page. Nous assistons près du narrateur à la décadence lente et inexorable d'un pouvoir blanc enfermé dans son racisme primaire, face au mystère d'un peuple noir faussement soumis qui observe, juge et tue, en silence.
J'ai pensé bien entendu à La ferme africaine de Karen Blixen dont je n'ai vu que la version film (Out of Africa). J'ai peut-être été un peu gênée par l'absence d'espoir qui règne dans la vie d'Hans Olofson, un parti pris d'Henning Mankell qui surprend un peu. Mais L'oeil du léopard reste cependant un livre très bien fait et pregnant, d'une force visuelle étonnante.

Editions Points - 7.60 € - Avril 2013

Lu par Dasola en grand format

8 novembre 2013

Une respiration

photos vacances 2013 240

... oui, juste une respiration (visuelle), avant de commencer ce week-end prolongé qui promet pluie et temps maussade. Mais tant pis, c'est décidé, on ira voir la mer, quand même. Dimanche peut-être ? Et puis, on ne lâchera rien face à la morosité, non mais ! Quitte à mettre la musique à fond, très fort, dans la maison et à se passer, à la suite, tous les DVD que l'on a dernièrement empilés.

Mon billet sur Lorrie Moore, à suivre les jours prochains, et des envies (terribles) de tomber de nouveau sur un coup de coeur de lecture et de se laisser (enfin) engloutir par un livre. Bien besoin. Allez, j'enchaîne avec le dernier Alice Munro, pleine d'espoir.

Bon week-end !

4 novembre 2013

Electrick Children... en DVD

Rachel vit dans une communauté Mormone de l'Utah. Le jour de ses quinze ans, son père utilise pour sa confession rituelle un magnétophone. Piquée par la curiosité, la jeune fille cherche à retrouver après leur entretien cet objet intrigant,  et découvre dans la cave de sa maison, une cassette bleue qu'elle écoute. La chanson qu'elle contient "Hanging on the telephone" est une révélation, pour elle, presque un message divin. Quelques mois plus tard, Rachel est enceinte, et pourtant - de son propre aveu - elle n'a jamais fauté. Elle est persuadée d'être une sorte d'immaculée-conception. Sa famille veut lui faire épouser en urgence un garçon de la communauté. Mais Rachel s'enfuit, à la recherche du chanteur de la cassette bleue...

ELECTRICK CHILDREN 2

Electrick Children est un film à l'esthétique lente, lêchée, et qui s'avère être au visionnage un excellent moment de cinéma, emporté par des comédiens jeunes et talentueux. J'ai beaucoup aimé ce road movie surprenant et la confrontation qu'il évoque entre deux mondes si différents, une communauté mormonne au dogme enfermant et Las Vegas la ville des excès. Au tout départ, en tant que spectacteur, c'est l'inquiétude pour le sort de la petite Rachel qui prédomine, et puis on assiste petit à petit à une bien jolie histoire, un brin décalée... dont on ressort le sourire aux lèvres, et des envies de musique dans les oreilles !!

ELECTRICK CHILDREN 7

(Sélection Officielle au Festival du cinéma américain de Deauville 2012)

Grand merci à BAC films ! - Sortie officielle du DVD le 5 novembre 2013

[J'ai beaucoup pensé à Au nom de la mère en visionnant ce DVD, roman qui conte l'histoire de Marie, mère de Jésus, mais de manière réaliste. Un très beau livre de Erri De Luca que j'en profite pour vous recommander également chaudement.]

29 septembre 2013

Le Mychtère du Château dichparu

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... par Grégoire Kocjan (auteur) et Julie Ricossé (illustratrice).

A l'initiative de l'inventaire du patrimoine de la région Centre, Le Mychtère du Château disparu est une des bandes dessinées sorties en septembre 2013 et destinées à faire découvrir le patrimoine français aux plus jeunes d'une manière ludique et originale. Le procédé est le suivant : mêler une histoire, rocambolesque de préférence, imaginée par Grégoire Kocjan, et les dessins de Julie Ricossé, à des images d'archives.

 
Dans ce livre-ci, une cheminée du château de Chaumont-sur-Loire, la chapelle du château d'Amboise, ainsi que les rideaux d'Azay-le-rideau ont disparu mystérieusement. Dépéchés sur les lieux, Klutch et ses fidèles acolytes mènent l'enquête...
 
Bien qu'un peu gênée par ce parti pris du cheveux sur la langue en couverture, j'ai lu de concert avec ma grande-fille cette BD originale, dont le concept m'avait d'avance séduite.  L'objet livre est très beau, les dessins plutôt réussis, et même si l'intrigue est un peu légère, il remplit grandement son office. En fait, ma grande fille s'est très vite désintéressée de l'histoire humoristique pour concentrer son attention sur la partie inférieure des pages, consacrée aux châteaux et à l'Histoire. S'en est suivie une discussion sur les Châteaux de la Loire, leur magnificence, et la possibilité d'aller les visiter un jour en famille. Oh oui ce serait super !, m'a-t-elle dit !! Et effectivement, ce n'est pas si loin.
 
Je tire donc mon chapeau à cette initiative de région qui dépoussière grandement les ouvrages sur le patrimoine. Elle permet une première approche, titille la curiosité, et donne envie d'aller plus loin, notamment sur ces lieux souvent méconnus des plus petits. Je souhaite beaucoup de succès à cette collection !
 
Edition de l'atelier du poisson soluble ! - Collection les mystérieux mystères insolubles - 15€ - 2 septembre 2013
 

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4 septembre 2013

Le bruit de tes pas ~ Valentina d'Urbano... Rentrée Littéraire 2013

lebruitdetespas"Sa faiblesse, son je-m'enfoutisme, sa paresse, sa résignation face au monde qui l'avait produit m'insupportaient. Les filles qui lui plaisaient, nos copains quand ils tentaient de le détourner de moi, tout ce qui risquait de me l'enlever m'insupportait. [...] Je pensais que les éléments se liguaient pour nous éloigner et, Alfredo n'ayant aucune volonté, je lui imposais la mienne. Je n'avais pas compris qu'il cherchait autre chose, qu'il voulait me fuir. Et se fuir lui aussi."

Beatrice et Alfredo habitent "La Forteresse", une zone de non-droit où même la police n'ose mettre les pieds, en périphérie d'une grande ville italienne. Nous sommes au début des années 70. Ils grandissent dans ces appartements que leurs parents ont squatté en leur temps et occupent à présent illégalement. Elevés comme frère et soeur par la mère de Beatrice, qui tente de protéger Alfredo des coups de son père alcoolique, ils deviennent très vite inséparables et leur couple écope rapidement du surnom de "jumeaux". Nous assistons à quinze années d'amitié indéfectible sur fond de violence et de misère. Les deux enfants se transforment en adolescents, l'amitié évolue en amour sauvage, les caractères s'affirment... mais Le bruit de tes pas ne saurait déroger à sa dimension tragique, celle que le roman annonçait déjà en incipit !

Ce titre est le premier roman de l'illustratrice pour enfants italienne Valentina d'Urbano. Et j'ai beaucoup aimé le lire, découvrir ses personnages, notamment ses deux héros tragiques, une Italie que je ne connaissais pas. Je suis restée étonnée qu'une population aussi importante puisse vivre ainsi des années en marge, à priori comme 90% des habitants de Rome coincés en banlieue, dans un pays moderne et proche de nous géographiquement. Il ne m'en restera cependant pas un souvenir impérissable, je le pressens. Il m'a manqué quelque chose, comme une force supérieure dans les mots, pour vraiment l'apprécier, le sentiment constant que les descentes aux enfers des jeunes de "La Forteresse" ont été ici lissées pour être lues par des adolescents. Un peu plus d'émotion brute ne m'aurait pas déplue.
Ce premier roman est cependant à lire, par curiosité, et pour découvrir cette Italie éloignée des cartes postales que le roman évoque.

Valentina D'Urbano a été éditée en Italie après avoir remporté avec Le bruit de tes pas le concours Io Scrittore organisé par le grand groupe éditorial italien Mauri Spagnol. L'auteur ainsi que la traductrice du livre, Nathalie Bauer, sont invitées au Salon VO VF de Gif sur Yvette le 29 septembre.

Ce livre fait partie des 30 romans de la sélection de Rentrée FNAC.

Un grand merci aux Editons Philippe Rey !! - 19€ - 5 Sept 2013

challengerentree2013

 

Challenge 1% rentrée littéraire : 3/6

(clic sur le logo pour plus de détails sur le challenge)

Les coups de coeur des blogueuses

 

  

7 août 2013

Ma boîte à trucs botanique

maboiteatruc"Tout le matériel nécessaire pour faire des expériences avec les plantes et fabriquer un herbier."

Nous avons eu une petite déception à la réception de cette petite boîte là, éditée par la par ailleurs toujours excellente maison d'édition Tourbillon. Une fois n'est pas coutume.
Convaincus par la présentation, mes enfants s'attendaient à trouver au moins quelques petites graines dans cette petite "boîte à trucs" qui ne contient en fait qu'une loupe, une pince et quelques feuilles de papier couleur terre. Les expériences proposées sont cependant intéressantes et se rapprochent par exemple de ce que ma grande fille a pu faire cette année en sixième en cours de Science et Vie de la Terre... Mais bon, ces quelques pages n'ont pas suffit à monopoliser leur attention. Un petit goût de "pas assez" en somme.
Seule la loupe a trouvé un office approchant et petit dernier observe dorénavant les insectes du jardin avec.

Editions Tourbillon - 9.99€ - Mai 2013

http://www.editions-tourbillon.fr/

Heureusement, depuis quelques semaines, ils peuvent contempler des plantes, notre tout nouveau potager qui ne donne pas tout ce que nous espérions de lui mais au moins deux ou trois magnifiques pieds de courgette.

jardin

19 août 2013

Testament à l'anglaise, Jonathan Coe

testamentalanglaise"La première impression qu'eut Phoebe de Winshaw Towers ne fut guère encourageante. Perché presque au sommet d'une grande corniche menaçante, l'ensemble, à contre-jour, projetait des ombres profondes sur le terrain qu'il dominait. Les jardins n'étaient pas encore visibles ; mais on pouvait déjà distinguer des bois touffus qui masquaient l'approche de la maison, et, au pied de la colline, de vagues et sinistres étendues d'eau. Quant à l'agglomérat insensé de tours gothiques, néo-gothiques, sous-gothiques et pseudo-gothiques qui donnait son nom à la demeure, il faisait plus que tout songer à une énorme main noire, noueuse et déformée, écartant ses doigts vers le ciel pour saisir le soleil couchant comme une pièce de monnaie brunie prête à tomber dans son étreinte."

Michael Owen, écrivain, a été chargé il y a plusieurs années, par un des membres de la famille Winshaw, d'écrire l'histoire de cette dynastie qui peu à peu a su s'inscrire insidieusement dans tous les domaines importants de la vie publique de l'Angleterre des années 80.
La commande provient de Tabitha, une vieille tante jugée folle par le reste de sa tribu, car persuadée que des meurtres restés impunis ont été commis, et enfermée pour cette raison depuis longtemps dans un asile. Michael Owen y a vu au départ un moyen efficace et facile de gagner de l'argent, après le succès mitigé de ses deux premiers romans, puis il s'est progressivement enfermé dans son appartement, blessé par la mort de son père d'abord, puis par les révélations fracassantes de sa mère sur ses origines. Traumatisé le soir de ses neuf ans par la projection d'un film, il se repasse aujourd'hui sans cesse des vidéos pour tenter de franchir l'écran, et s'avère au fil du temps de moins en moins capable de rentrer en contact avec son entourage.
Fiona, une voisine d'immeuble, saura percer avec jovialité et entrain la carapace d'une solitude qu'elle comprend bien. Mais le bonheur sera de courte durée et les Winshaw de plus en plus présents dans le quotidien du jeune-homme...

Testament à l'anglaise est un pavé, riche, dans lequel j'ai aimé me plonger, goûtant avec bonheur son humour anglais et ses beaux moments. En effet, le couple formé par Fiona et Michael est très touchant, ainsi que toutes ces réflexions piochées dans certains chapitres sur l'écriture et la peinture. Au fil de la lecture, reste parfois ce sentiment frustrant que l'intrigue envoie des flèches dans tous les sens et multiplie ses personnages. Mais tout a un sens, devient sens au final, distillant par ci par là quelques références cinématographiques, littéraires et politiques, dont beaucoup m'ont malheureusement échappées. J'ai beaucoup souri en lisant ce roman, malgré les drames et les nombreux meurtres perpétrés (et oui). Le tout est loin d'être à prendre au sérieux, et voici qui est bien agréable de temps en temps.
Je n'avais encore jamais lu Jonathan Coe, et m'en faisais une idée fausse (comme souvent). Erreur réparée. Il me faudra lire autre chose à présent, suite à cette lecture irrésistible.

Editions Folio - 9.90€ - 1997 - Merci B. !

Une foison d'avis sur Babelio 

2 août 2013

Le Chinois, Henning Mankell

LECHINOIS"Birgitta Roslin avait trouvé ce qu'elle cherchait dans un coin, tout au fond du restaurant chinois. A la lampe suspendue au-dessus d'une table manquait un ruban rouge."

Dix-neuf personnes ont été assassinées dans le village tranquille de Hesjövallen, qui ne comptait déjà que quelques maisons. Un village entier presque rayé de la carte. Seul un couple et une vieille femme ont été épargnés. Vivi Sundberg est dépêchée sur la scène de cet incompréhensible carnage. Rien n'a été dérobé. Et l'intention de torturer est manifeste. Mais que s'est-il donc passé ?
A quelques lieux de là, la juge Birgitta Roslin est intriguée et touchée par cette affaire. Des vieillards très liés à sa mère font partie des victimes. Profitant d'un congé maladie, elle se rend sur place et mène malgré elle une enquête parallèle qui la mènera à Hong-Kong, en Chine, là d'où d'anciens émigrés ont été enrôlés de force il y a 150 ans pour l'Amérique...

Quel bonheur que de retrouver ainsi la plume d'Henning Mankell et ce dans une nouvelle enquête ! Même si la juge Roslin n'a pas à mon sens l'envergure de l'inspecteur Wallander ( la série culte et indétronable), et que l'intrigue s'enlise parfois dans trop d'histoires de second plan, le plaisir est là et cette lecture indubitablement passionnante.
Je suis à l'aise dans les pages d'un roman d'Henning Mankell, malgré les corps découpés, et le danger qui rôde, rien ne m'y inquiète vraiment. Et puis, l'auteur sait prendre des positions politiques, mouiller sa chemise au travers de ses personnages, regarder l'histoire en face, et voilà qui est fascinant.
Il me tarde d'ouvrir de nouveau un titre de cet auteur...

Editions Points - 8.20€ - Janvier 2013

Un polar haletant pour Dasola - Cathulu l'a lu aussi... et avec aisance également ;) - Un bon cru pour Aifelle !

(Allez, j'essaye... je reviens doucement).

1 juin 2013

Rangée !

... et déjà saturée. ;) Finalement, le classement s'est avéré étrange et aléatoire, sincèrement en fonction de l'ouverture des cartons. Le grand principe étant : l'essentiel devant, le moins essentiel relégué à l'arrière. Il faudra sans doute acheter une nouvelle bibliothèque pour accueillir les petits nouveaux.

MAISON 036    MAISON 037b  

23 juin 2013

Libéré de soi, Jean-Louis Monestès

liberedesoiLes éditions Armand Colin ont lancé le 22 mai une nouvelle collection intitulée « Expériences de soi ». Une collection de développement personnel dont la spécificité est de s’appuyer sur des expériences scientifiques. Elle propose des clés, des balises pour aider chacun à faire ses propres choix sur sa façon d’être et d’agir au quotidien : la beauté, l’authenticité, la perfection, la conception de soi… À contre-courant de la course à la performance dans tous les domaines. Le slogan de la collection: «moins mais mieux».
Intriguée par l'accroche, et suite à la proposition de l'éditeur que je remercie, j'ai décidé d'essayer un des quatre premiers titres sortis, Libéré de soi. Je lis très peu ce genre de littérature mais les quelques ouvrages que j'ai pu ouvrir dans ma vie, et dont j'ai parfois parlé ici, ont toujours marqué de leur petite pierre bénéfique mon parcours... (Vous trouverez par exemple en cliquant sur les titres mes billets sur Pardonner, tyrannie ou libération, ou bien Mes petites machines à vivre de Maryse Vaillant).
Et puis, n'avez-vous jamais eu envie vous de mettre votre soi de côté pour quelques jours ? Moi si.

De prime abord, il ne faut pas se fier à la légèreté du dessin de couverture car le sérieux est de mise dans les pages de cet ouvrage qui étudie avec minutie toutes nos manières modernes d'être avec notre "moi". Il apparaît que nous consacrons une énergie folle à préserver et à donner une image de nous qui corresponde au mieux à ce que nous jugeons être notre "identité", quitte à nous plonger aussi dans la détresse. Et s'il n'y avait pas de vrai "moi" à découvrir ? Et si nous étions bien plus que ce que nous disons de nous-même ? Et si notre "moi" était en constant changement, construit au quotidien, bien plus vivant dans l'action que dans l'introspection ?

Je ne sais pas ce qu'il me restera véritablement de cette lecture. Je sais seulement que je l'ai dévorée et que j'ai corné de nombreuses pages pour éventuellement en relire des passages plus tard... Hum, cela me semble bon signe, non ?

"Ce moi que le langage nous fait prendre pour notre essence peut-être regardé avec distance. Avec bienveillance même, puisqu'il est aussi une partie de nous. S'il renferme un morceau de vérité sur qui nous sommes, prenons en acte. Il serait vain de vouloir se dégager totalement de cette définition de soi de toute façon. Et dangereux de se battre contre elle. Elle fait corps avec notre expérience. Absorbons-en la moelle. Mais rappelons nous aussi que cette vérité est parcellaire, et que ce que nous pouvons dire ou penser à propos à propos de nous ne racontera jamais toute l'histoire. Le moi est une histoire à vivre, pas une histoire à raconter. Alors parfois, regardons ce moi s'éloigner. Il peut même totalement disparaître, pourquoi pas ? C'est alors qu'il se révèle. Quand le tireur devient sa flèche."

Editions Armand Colin - 15€ - 22 mai 2013

[Les autres titres de la collection]

16 juin 2013

La Singulière tristesse du gâteau au citron, Aimée Bender

lasingulieretristesse"Voir arriver quelqu'un que l'on aime, les jours où tout va mal, est l'un des grands baromètres de la gratitude."

Rose fête ses neuf ans et elle s'apprête à croquer avec enthousiasme dans son gâteau préféré, au citron, préparé par sa mère pour l'occasion. Sa première bouchée a un goût atroce, étonnant et complètement bouleversant, celui du désespoir. Peu à peu, la petite fille va découvrir qu'elle possède un don surprenant et désagréable, celui de connaître les émotions de ceux qui cuisinent ce qu'elle mange, ainsi que les lieux où ces aliments ont été conçus et préparés.
Elle va tenter de fuir ce pouvoir, ou même d'en parler, notamment au meilleur ami de son frère, Georges, qui l'écoute avec patience et tendresse. Cependant, Rose s'apercevra vite qu'il faudra non seulement vivre avec ce don embarrassant, le dissimuler, mais aussi veiller sur son frère qui semble atteint lui d'un mal bien plus puissant.

Comme je vous le disais dans un billet précédent, j'ai été prise à la gorge par les premières pages de ce roman tant l'émotion de cette première bouchée avalée par une petite fille est surprenante et chargée d'affects. L'effet s'est un peu dissipé au cours de ma lecture, avec une impression constante de tourner autour du pot. L'attention du lecteur est en effet dirigée assez rapidement vers le frère de Rose, Joseph, qui semble vivre lui quelque chose de bien plus difficile et de douloureux, mais aucune hypothèse n'étant avancée clairement l'intérêt s'émousse rapidement. Heureusement, le dernier tiers du récit reprend du rythme et de l'énergie et je suis ressortie assez satisfaite de ma lecture, m'interrogeant encore une fois sur ce que l'on sait, ce que l'on voit et ce qui est caché.
Un roman déstabilisant où l'imagination et le fantastique ont la part belle et sensible.

Editions de l'Olivier - 22.50€ - Février 2013

Cathulu a mis ce roman sur son étagère des indispensables - Pour Clara c'est un roman d'une beauté singulière qui l'a touchée et fait vibrer !

15 juin 2013

Des plantes et de la lecture !

En ce moment, ma ville est doucement envahie par un certain esprit nantais... (je vous en avais déjà touché deux mots ici), esprit qui peine un peu, soyons honnêtes, à trouver son chemin dans le coeur d'une citée fondée par Napoléon et dessinée à coup de grandes avenues perpendiculaires. Cependant, chez les Antigone, et comme on est en général pour ce qui ne sert à rien qu'à faire vibrer d'émotion, on a décidé de ne pas bouder notre plaisir... et nous sommes allés rencontrer l'Aéroflorale qui fait escale actuellement sur le chantier de la nouvelle place Napoléon (nous l'avions déjà vue en 2010 ici). Au centre de l'attraction, des plantes, des machines bizarres et aussi du grand n'importe quoi bien amusant.

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montage

Saviez-vous que les plantes aimaient qu'on leur fasse la lecture ? Avec grand sérieux, l'animateur présent nous a expliqué qu'entre tous les textes qu'ils avaient essayé c'est un roman d'amour qui semble avoir eu leur préférence (collection Harlequin pour ne pas la citer). Petit dernier a testé l'appareil sophistiqué.

Le résultat des travaux promet d'être vraiment chouette. Les vacanciers pourront bientôt quitter les plages une journée et venir se promener parmi les bassins, actionner des manettes qui font bouger les animaux. En attendant, il n'est pas défendu de réécrire l'histoire... ;)

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Bientôt, c'est promis, à nouveau des billets de lecture sur ce blog !

29 avril 2013

Crime d'honneur, Elif Shafak

crimedhonneur"Aussi loin qu'il se souvienne, il s'est toujours perçu comme le prince de la maison et sa mère comme celle qui, de façon contestable, le mettait en valeur, était sa protectrice inquiète."
JM Coetzee

Cet incipit résume au mieux l'ambiance du roman, en tous les cas la relation qu'entretiennent Iskender (le sultan meutrier) et sa mère Pembe, avant que celui-ci attente à la vie de cette dernière et séjourne ensuite des années dans la prison de Shrewsbury.
Lorsque cette famille kurde a émigré à Londres en 1970, Pembe est l'épouse d'Adem, mais sait qu'elle n'est que son second choix, il aurait préféré épouser sa soeur jumelle Jamila. Alors, le mariage bat de l'aile malgré la naissance de trois enfants et l'infidélité entraîne dans son sillage un "crime d'honneur" perpétré par le fils aîné, dépositaire traditionnel de l'honneur des femmes de la maisonnée en l'absence du père.

Ce titre est un abandon de lecture. Je jette l'éponge à la page 126. D'habitude, lorsque je n'accroche pas, je ne vais pas au-delà de la page 50, mais ce roman étant le livre sélectionné pour le mois d'Avril dans le cadre du Prix Relay des voyageurs, je craignais de passer à côté de quelque chose... et puis le thème de l'exil annoncé en quatrième de couverture me plaisait beaucoup. Cependant, j'ai eu du mal à situer les personnages de cette histoire inter-générationnelle dès les premières pages et je crois que je ne supporte plus que l'on me promène du passé au présent à chaque chapitre sans explications. Mon cerveau n'est plus apte en ce moment à gérer de quelconques changements spatio-temporels en cours de lecture, peut-être même que le principe commence à m'agacer... Bon bref, voici malheureusement une lecture en forme de déception.

Un avis plus enthousiaste chez Saxaoul

Editions Phébus - 23€ - 7 mars 2013

Ce livre est en compétition pour le prix-relay-logo (clic sur le logo pour plus de détails) et a été retenu pour la sélection d'Avril : http://prixrelay.com - La page facebook - @PrixRelay 

16 janvier 2013

Tribulations d'un précaire, Iain Levison

tribulationsdunprecaire"Je ne demande rien de spécial à mon nouveau job, sauf qu'on ne me raconte pas de salades. Je ne veux pas entendre que tous mes rêves vont se réaliser, que je peux devenir millionnaire en six semaines. Je préfèrerais entendre simplement que je vais travailler près d'une machine à café, ou que j'aurai des pauses payées.
"Licence de Lettres ?" dit l'homme en regardant mon CV d'un air perplexe. J'ai fait très fort cette fois, j'ai même imprimé un CV. Curiculum vitae, le terme latin pour "ramassis de bobards", qui monte en épingle trois ou quatre de mes quarante-cinq derniers emplois et ignore les autres."

A la fin de son parcours universitaire, une Licence de Lettres Modernes en poche, Iain Levison a exercé toutes sortes de métiers. Sans plan de carrière (cette drôle de notion irréaliste), il cherche simplement à survivre quotidiennement et à éviter de se retrouver à la rue. Il examine les annonces des journaux, apprend à déchiffrer les arnaques pour chômeurs incrédules en quête de miracles, et passe de nombreuses semaines en Alaska sur des bateaux de pêche. Ce sont ces expériences qu'il nous conte ici...

J'ai adoré ce récit, pioché impulsivement en bibliothèque. J'en ai aimé l'humour détaché, et la manière de Iain Levison de déchiffrer ironiquement le monde du travail. Même si l'action de ses recherches se déroule aux Etats-Unis, j'ai retrouvé dans les lignes de ce livre mes propres expériences de recherche de travail, en France, lors d'une longue période de chômage. Ainsi, lorsqu'il est question de ces annonces bidon d'offres d'emploi qui cachent des appâts pour formations payantes, ou bien ces entretiens que vous passez en ayant envie de fuir et de ne surtout pas être apte pour le poste. Effectivement, alors, si vous n'avez pas coché au préalable la case professorale, être titulaire d'une licence de Lettres Modernes devient très vite plus un défaut qu'un atout.
Dommage, peut-être, que l'épisode Alaska prenne autant de place dans ces Tribulations (créant un petit phénomène de lassitude) car j'étais toute prête à accoler un coup de coeur à cette lecture tonique, engagée et lucide, qui donne envie de rester en éveil et de se battre pour l'essentiel.

Editions Liana Levi - 8.50 € - 2009 - Merci ma bibli !!

Un agréable moment pour Kathel - Un humour désespéré et ironique qui fait mouche pour Keisha Un auteur qu'Aifelle relira certainement !

30 mars 2013

PAL de Pâques et Bricolage

paques 001

Pour faire le même petit lapin en papier (et scotch) que le mien, il suffit d'aller chez Zü [clic] !! On ne le voit pas très bien sur la photo mais il s'agit d'une pochette destinée à contenir des chocolats ;).

Sinon, j'ai enfin commencé un nouveau roman, Les petites mères de Sandrine Roudeix. Les autres titres, eux, attendent tranquillement mon bon vouloir sur leur petite PAL urgente.

27 février 2013

Chroniques birmanes, Guy Delisle

chroniquesbirmanes"Ce que j'apprécie beaucoup avec la poussette, c'est que je passe pratiquement inaperçu.
Grâce à Louis qui fait converger vers lui tous les regards.
Il faut dire qu'il est particulièrement mignon.
Je sais , je sais, tous les parents disent ça.
Mais là, force est de constater que c'est la vérité.
Regardez-moi cette bouille !
Pour lui la vie est tranquille, de jolies birmanes sortent de chez elles pour lui distribuer sourires et bisous."

Guy Delisle suit sa compagne en Birmanie, elle y collabore là-bas avec Médecins sans Frontières. Lui, s'occupe de leur fils Louis et tente de se remettre à son métier, la bande-dessinnée. Il raconte son expérience, comment il apprivoise les difficultés de son environnement, et la réalité politique, sanitaire et sociale de ce pays dominé par une junte militaire, et soutenue elle-même par de puissants groupes industriels, comme Total. Les expatriés ont tendance à rester entre eux, dans un cocon moderne qui n'a rien à voir avec ce qui les entoure. Guy Delisle et sa famille profitent de temps en temps de ce confort mais s'ouvrent aussi à ce qui est caché, cherchent à explorer les zones sécurisées, interdites...

Cette BD est plus ancienne que Chroniques de Jérusalem (2011), lu précédemment. Mais comme dans cette dernière, j'ai aimé comprendre ici un pays, la Birmanie, au travers du quotidien et du regard d'un père en prise directe avec le matériel et le prosaïque. C'est la grande force du travail de Guy Delisle. Les scènes sont courtes, l'humour présent, les informations distillées mais complètes. On apprend beaucoup, et on s'amuse aussi.
Une lecture pertinente.

Editions Delcourt coll. Shampooing - 16.95€ - 2007 - Merci ma bibli !!

Guy Delisle vient de sortir Le guide du mauvais père chez Delcourt et c'est un titre qui me fait aussi très envie !
En attendant, on peut toujours le suivre sur son blog : http://www.guydelisle.com/blog/

Quelques lectures... Theoma - Noukette - Saxaoul plus mitigée !

 

29 mai 2013

Allez... un petit jeu sur ce blog pour vous redonner le sourire avec ce temps maussade !!

En partenariat avec le site Créer mon livre.com, spécialisé dans le livre personnalisé et le roman personnalisé, je vous propose aujourd'hui de gagner le titre ci-dessous.

lepetitlivreLe petit livre à offrir aux amoureux des mots

Description de l'éditeur...

"Si vous les aimez petits ou gros, lâchés ou couverts, bleus ou obscurs, savants ou juste bons, d'amour ou d'absence… Si vous aimez les mots pour ce qu'ils sont, alors ce titre va devenir votre livre de chevet.
Vous y découvrirez de jolies collections de mots démodés (bisque bisque rage !) ou de mots rares aux allures de formules magiques (Alprazolam !), des anagrammes percutantes (le beau mot de tombeau), et surtout de nombreuses prouesses verbales inédites, proposées par Michel Clavel, sympathisant de l'Oulipo."

La fiche du livre sur le site 

creermonlivre

Pour jouer, c'est tout simple, il suffit de liker la page facebook de Créer mon livre.com : https://www.facebook.com/CreerMonLivre et de me laisser un petit commentaire (en vous enregistrant avec e-mail pour vous contacter) sous ce message.

Vous avez jusqu'au dimanche 2 juin 2013 minuit pour jouer. Le gagnant sera tiré au sort parmi vos commentaires et le résultat affiché dans les jours suivants sur ce blog. Bonne chance !

(Outre de permettre de créer des livres personnalisés, le site propose toute une panoplie de livres à offrir et vous permet également d'éditer vous-même votre recueil de poésie ou carnet de voyage [clic ici pour plus de détails].)

8 février 2013

L'atelier des miracles, Valérie Tong Cuong

latelierdesmiracles"Faites-moi confiance, Mariette. Des gens comme vous, au bout du rouleau, j'en suis depuis si longtemps, si vous saviez. Nous vous écouterons, vous nous écouterez, c'est l'essentiel de la recette. Nous vous apprendrons à vous regarder telle que vous êtes vraiment, et non au travers des yeux des autres, ni des filtres que vous a imposés votre histoire. C'est ce qui nous tue : les filtres. Il faut les cerner et les anéantir. Nous vous apprendrons à aimer vivre chaque instant. Il n'y aura plus de pièces manquantes, de chevilles mal fixées, de tristesse ou de pessimisme, et puis vous savez ? Cela marchera tellement bien qu'il arrivera un jour où ce sera votre tour d'aider les autres à vivre."

Mariette, professeur d'histoire-géographie, craque. Un de ses élèves la harcèle depuis de nombreux mois et un jour c'est le drame, la gifle balancée qui fait tout basculer. Millie n'en peut plus de ces missions interim qu'elle enchaîne, elle trouve sans la chercher une porte de sortie dans un incendie et le confort de l'amnésie feinte. Monsieur Mike, lui, installé dans la rue, sûr de sa carrure, sera mis à terre sous les coups d'un confrère pour le privilège d'une place bien située.
Tous, au fond du trou, rencontreront la main tendue de Jean, qui gère avec talent l'Atelier, un lieu connu pour faire des miracles. Pour le meilleur et peut-être aussi pour le pire...

Autant annoncer la couleur d'emblée, je ne partage pas du tout l'enthousiasme complet rencontré ici et là pour ce roman. J'en ai eu personnellement une lecture très partagée.
Dès les premières pages, l'écriture m'a déplu, sauté au visage. J'ai passé outre car les personnages sont attachants et j'avais très envie tout de même de connaître la fin de l'histoire. Et puis, en tant que lectrice, je suis toujours friande de ces petits bijoux littéraires qui font du bien, quitte à être parfois un peu bon public pour le style.
Je pense que c'est en fait la trame du récit, oui sans doute, qui n'a finalement pas emporté mon approbation, le fil qui tient le tout ensemble et l'explique, et que vous découvrirez si vous lisez L'atelier des miracles.
Pourtant pourtant, j'ai aimé rencontrer Mariette, Millie, Monsieur Mike et leur part d'ombre.
Pour eux, pour ce qu'ils ont de réel, pour leurs doubles vivants qui errent dans nos villes, ce livre valait sans conteste ma lecture.
Bouh, allez, je vous laisse faire le tri dans cet avis très emmêlé. ;) M Antigone, lui, a beaucoup aimé.

Editons JcLattès - 17€ - Janvier 2013

Un coup de coeur qui fait du bien pour Clara ! - Il a beaucoup plu à Lucie aussi !!

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Les lectures d'Antigone ...
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  • "Tu vois, moi, j'ai des passions, les livres, ça me sauve... J'ai traversé mes temps morts avec des gens qui ont oeuvré pour ça, ceux qui ont écrit... J'ai le livre en main et c'est du carburant pour ma vie à moi..." Jeanne Benameur
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